Woodford Reserve Master’s Collection Historic Proof Barrel Entry Serie #18

45.2% alc./vol.
Mashbill compose de 72% corn, 18% rye et 10% malted barley. Le ‘’barrel entry proof’’ du new make spirit joue un rôle important dans le processus de maturation et cette norme a changé au cours des deux derniers siècles. Le bourbon du 19e siècle avait une ‘’barrel entry proof’’ de 100 à 103 proof (50 à 51.5% abv). Suivant la prohibition, les ‘’barrel entry proof’’ ont commencé à augmenter. La norme actuelle, établie en 1962 est de 125 proof (62.5% abv). Une plus grande concentration d’eau ajoutée lors de la mise en fût, abaisse le taux d’alcool, résultant en une plus grande influence des saveurs naturelles absorbées par le fût bousiné. Cette édition fût mise en baril au taux de 100 proof (50 abv). Édition lancée en février 2023.

André 88%
Cassonade et tarte aux pacanes, Turtles, raisins secs et cerises, pommes et vanille. La bouche est robuste, très chapentée; coMpote de bananes, confiture de cerises et de framboises, cannelle, raisins, prunes, bois toasted, grains de café torréfiés trempés dans le chocolat, oranges. Texture fluide et épicée. Plus musclé que les ditions phares de la distillerie. Les notes boisées sont plus prononcées en finale et s’accompagnent d’oranges et de noix ainsi que de beaucoup d’épices.

Patrick 89%
Un autre superbe Woodford, complexe et savoureux. Nez: Un succulent parfum complexe et bien équilibré. Du caramel, de la compote de fruits des champs, du maïs et de la vanille. Bouche : Oh, le chêne brûlé et épicé se présente ici à l’avant-plan, laissant à l’arrière plan les fruits et le caramel. Finale : D’une belle longueur, boisée et épicée.

Martin 90%
Nez: Céréales et vanille à l’avant-plan, sur une toile de fond de fruits rouges, de bois et de sucre brun. Cireux, avec une touche de pommes, de raisins et de cannelle. Vague de bonbons M&M. Assez solide et accrocheur. Bouche: Cerise, maïs et gomme balloune. Fois sec et chêne. Vanille et poivre noir. Toutes les saveurs gagnantes pour un bourbon de qualité. Finale: Poivre, bois et cannelle. Longue et chaude. Caramel, toffee et fruits secs sont au rendez-vous. J’adore. Équilibre: Une saveur et un complexité des plus marquées pour ce dram exceptionnel. Une édition spéciale de la part d’une distillerie de tradition qui ne déçoit que rarement.

Woodford Reserve Sonoma-Cutrer Finish

45.2% alc./vol.

André 93.5%
Je suis sur le cul. Douceur extrême et l’intégration pleinement réussie du wine cask. Céréales de gruau aromatisées au vin rouge, les fruits sauvages divers, encore ce clou de girofle et la cannelle, de belles notes de caramel épicé. À certains égards, je lui trouve de belles similitudes avec le dernier né de 40 Creek. En bouche, texture hallucinante, les raisins rouges écrasés, les cerises, le caramel et les épices. Chaque gorgée est une autre bouffée de plaisir, c’est bien construit, la séquences des saveurs et arômes est agréable, l’ensemble est différent, unique. Finale à la fois poivrée et épicée, fruitée à souhait, avec une texture un peu sèche portée sur le bois. Certains puristes crieront à la profanation du bourbon, car j’avoue que l’on a dénaturé une peu la ligne habituelle, mais personnellement j’adore lorsque l’on fait preuve d’initiative afin de présenter du connu d’une façon si inhabituelle et de plus lorsque c’est bien conçu… Voilà, une note pleinement méritée!

Patrick 87%
Bourbon au nez, mais tellement que ça en bouche! On y retrouve tout du bourbon, mais aussi la douceur et la chaleur du vin : Chêne, cerises, raisin, une pointe de gruau. La finale apporte toutefois une sensation rappelant une bouteille de vin ouverte depuis trop longtemps. Presque parfait, vaut le coup d’essai!

Martin 86%
Nez: Le classique nez du bourbon bonifié d’une douceur et d’une tranquillité que peu de whiskys américains peuvent s’enorgueillir de posséder. Cerises noires et raisins secs, maïs sucré, vanille, quelques autres céréales, vin rouge. Le tout bardé par les lattes de ce beau tonneau de chêne. Bouche: Bien que la texture soit un peu aqueuse, un torrent de saveurs est au rendez-vous. Chêne épicé, poivre rose, cerises, maïs acéré, raisins, vanille et caramel. Finale: La planche de bois est bien gorgée de toutes les saveurs exprimées ci-haut et prends le temps de doucement nous déposer au sol. Équilibre: Une belle expérimentation qui ne dénature pas trop l’essence du bourbon en général. Il s’agit de regarder ce qui se fait sur le marché écossais avec les finitions spéciales pour voir que bien des spiritueux dits traditionnels pourraient bénéficier de ce traitement.

Kim 84%
Nez : Confiture de fraises, sirop de grenadine, cerises au marasquin, bref c’est juteux et sur le fruit rouge bien sucré. Vient ensuite la vanille, cannelle, menthe séchée et même un soupçon de crème de coco. On ne se cachera pas que c’est gourmand à souhait. Bouche : De toutes ces arômes alléchantes, la menthe est celle qui demeure le plus, avec cette fois un généreux bouquet d’herbes de Provence. Le bois prend énormément de place, ce qui me déstabilise aux premières gorgées, moi qui anticipais un gouleyant jus de fruits rouges. C’est tannique, comme certains vins rouges du nouveau monde… par exemple de Sonoma. Une fois le choc passé et malgré le mélange de saveurs à tendance sec et herbacé, je me surprends à avoir quand même un certain plaisir à le savourer. La finale s’étire, au point où je suis surprise de ne pas avoir affaire à un whisky à un si faible taux d’alcool.

Woodford Reserve Straight Wheat Whiskey – Batch 003

45.2% alc./vol.
Bottle 2921. Woodford Reserve Wheat vient rejoindre la gamme Distiller’s Select. Inspirée de recettes traditionnelles, cette nouvelle expression est un Wheat whiskey caractérisé par la présence dominante de la céréale principale, à savoir le blé. La recette créée par Chris Morris intègre quatre céréales sélectionnées dans des proportions bien précises : 52% de blé, 20% d’orge maltée, 20% de maïs et 8% de seigle.

André 81%
J’adore le nez qui évoque le bourbon amadoué. Grosses notes de fruits rouges, pelures de pommes, caramel, oranges trempées dans le chocolat au lait, onctuosité moelleuse, presque réconfortante, cerises trempées dans la cire de chandelle, une touche de cannelle attendrie par les céréales de blé. Les promesses du nez ne sont pas livrées par la bouche qui est platte et diluée. Côté saveurs, on retrouve ce que le nez avant détecté, la tarte aux pommes et la pomme caramel, mais qui même à une finale dominée par les saveurs de bois sec, de bois brûlé et de rye terreux épicé. Finale épicée et aiguisée par les notes de bois brûlé. La rondeur du nez est disparue à partir de la première gorgée. Dommage.

Patrick 83%
Un bon whiskey, mais bon, ça aide à comprendre pourquoi les whiskeys de blé ne sont pas si populaires que ça. Nez : Un superbe parfum de whiskey de blé, avec des beaux fruits généreux et sucrés et une touche de bois plein de sève. Bouche : Du bois brûlé, des épices, mais le blé et les fruits sont ici beaucoup plus discrets. Le tout est porté par une texture un peu poussiéreuse. Finale : D’une longueur moyenne, marquée le blé et le bois brûlé.

Martin 82%
Nez: Vanille, fruits et céréales d’entrée de jeu. Sucre, bois et caramel. On joue safe. Bouche: Texture moyenne, le blé prend une bonne part de la scène, avec fruits rouges, épices, chêne brûlé et vanille. Forte astringence qui nous fait nous ennuyer un peu du maïs traditionnel américain. Finale: Forte et épicée, sur des notes de bois carbonisé, de vanille et de fruits en compote. Équilibre: Très très agressif. On y va fort sur des saveurs sans compromis, mais justement ça fait qu’elles ne s’entendent pas vraiment bien ensemble.

Writer’s Tears 2019

40% alc./vol.

André 88%
Le nez m’a rappelé certaines éditions de Two Brewers avec ses fortes odeurs de jujubes en forme de bananes. Avec plus d’attention, on est sur les notes de poires et de miel, d’oranges et d’agrumes. Hyper frais et un peu funky festif. Y’a aussi quelque chose qui me relie à l’épine dorsale aromatique du Glenlivet, les pommes vertes ou la gomme Bazooka peut-être. La bouche est douce; melon au miel, poires, oranges, miel chaud, pommes vertes, caramel onctueux. La texture quant à elle est très velvety et ronde avec quelques épices en toile de fond. Finale planante, douce et fruitée, en grande partie sucrée mais aussi épicée, caramel et miel.

Patrick 83%
Meilleur que je m’y attendais, mais je vais quand même attendre la prochaine St Patrick avant d’en reprendre. Nez : Parfum d’huile de lin, de vanille, de fruits tropicaux et de biscuits. Bouche : Du lin, du bois, un peu d’épices et de discrets fruits tropicaux. Le tout porté par une texture légèrement huileuse. Finale : Un peu courte, marquée par le lin.

Martin 89%
Nez: Céréales fruitées, touche de crème fouettée. Fruits rouges, miel et pommes mijotées. Cassonade et poivre noir. Pointe de chêne, on est dans le doux ici. Bouche: Frais et fruité, gomme balloune et bois. Herbe et fleurs roses, touche de poivre tout aussi rose, melon, miel et cantaloup, le tout dans un voile de vanille épicée. Wow, doux et complexe. Finale: Courte, mais chaude et bien ponctuée par le poivre, le chêne, les fruits, la barbe à papa et le brie fondant au miel et aux noix. Équilibre: Du beau savoir-faire de blending irlandais. Doux et caractériel à la fois, la complexité des saveurs est au rendez-vous, et nous sommes heureux d’avoir un blend doté d’une docilité qui nous offre le temps de pleinement l’explorer.

Kim 74%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Sirupeux, cerises au marasquin, caramel épicé, sympathique, zeste de citron confit. Bouche : Plutôt terreux, sirop simple, aqueux, agréable en restant très convenu.

Writer’s Tears Japanese Mizunara Cask Finish

55% alc./vol.
Distillé en single pot still et affiné pendant 9 mois en Ex-Japanese Mizunara Oak Cask. 636 bottles.

André 93%
Équilibre, du début à la fin. WOW. Nez de pommes vertes, poires, vanille crémeuse, fruits tropicaux, oranges et cerises/réglisse rouge. La texture en bouche est divine, licoreuse et grasse, qui annihile l’alcool. C’est doux et soyeux en bouche, un vrai charme. Après quelques gorgées, notes herbeuses et végétales, crème glacée à la vanille, poires, ananas, melon au miel. Belle fraicheur générale. Savoureux. Finale de pommes vertes, melon au miel et gomme balloune, sucre à glacer. Un whisky gourmand, alliant équilibre et texture incroyable jumelé d’une palette aromatique hors-norme.

Patrick 91%
Wow, le meilleur des whiskys irlandais et japonais réunis dans une bouteille. Un chef d’oeuvre! Nez: Un délicieux parfum typique du délicieux Mizunara, débordant de mangues juteuses, et de vanille. Bouche: Un beau mélange de chaleur et de fraîcheur. Chaleur de l’alcool, du bois et des prunes, fraîcheur du Mizunara, des fruits tropicaux et des pommes jaunes. Finale: D’une belle longueur, avec du délicieux Mizunara qui enveloppe le tout délicieusement.

Martin 90%
Nez: Menthe et pomme croquante. Vanille et bois sec. Un peu d’herbe et de citron par moments. Assez doux pour le degré d’alcool qui s’en vient. Bouche: Crémeux en bouche, miel et vanille, fruits rouges et pommes vertes. Poivre, cannelle et touche d’ananas. Très bien construit. Finale: Longue, chaude et épicée. Une vague de sucre à glacer balaie tout ce qui se trouvait sur la planche de Mizunara. Équilibre: Un excellent Irish, qui garde sa douceur sans sacrifier son punch et sa personnalité unique. Bel alliage de force et d’origine du fût.

Writer’s Tears Limited Edition Marsala Cask Finish

45% alc./vol.
Writers Tears Marsala Cask est une édition alliant les saveurs d’Hibernia et de Sicile. Affiné en fûts de Marsala Hogsheads du magnifique domaine Florio, en Sicile, pendant 12 mois supplémentaires.

André 78%
Très ennuyeux et plutôt mal construit. Nez rempli de pommes vertes et de poires baignant dans leur sirop, melon au miel, abricots, miel. Beaucoup de notes tropicales. La bouche est ponctuée de notes de bois et d’une touche métallique bizarre. Miel, pomme poire et melon au miel, teinté de cannelle et de poivre broyé. La texture en bouche est moche et liquide, pas vraiment de structure et d’éléments gras. La finale est précipitée, tropicale et sucrée, sans pérennité avec des notes fromagées en toute fin.

Patrick 82%
Un bon whiskey chaleureux et présentant un intéressant mélange de saveurs fruitées, épicées et herbeuses. Nez : Herbeux, boisé et sucré, avec une touche subtile de fruits séchés. Bouche : Les épices craquantes et chaleureuses du chêne, des pommes caramélisées, de l’herbe et une touche de miel. Finale : D’une longueur moyenne, chaleureuse, avec du miel et des épices.

Martin 84%
Nez: Abricot sec, miel, raisins secs, frangipane, vanille, avec une timide note de zeste d’orange. Bouche: Texture soyeuse qui accompagne des saveurs de caramel, de pêche pochée, de fruits confits, de biscuit au beurre, de muscade et de noix grillée, avant qu’une légère touche vineuse ne vienne enrichir l’ensemble. Finale: Longue et bien réconfortante, sur les épices douces, les fruits secs, le chêne sec et une pointe de cacao. Équilibre: Je trouve que le Marsala s’intègre avec finesse, ajoutant une richesse sans déséquilibrer le caractère simple et accessible de ce whiskey.

Kim 73%
Nez : Pelure d’orange (pas juste le zeste), banane verte, soupçon de caramel salé. Bouche : Raide et vert, grain, finale sur le butterscotch, savon, poivre noir. Pas très plaisant, alcool mal intégré malgré le taux pas si élevé.

Writer’s Tears Limited Edition Inniskillin Ice Wine Finish

46% alc./vol.
Cette 23e expression des fondateurs de Walsh Whiskey, Bernard et Rosemary Walsh, est la dernière innovation de leur quête pour produire le taoscán [tay-scawn], la goutte de whisky parfait. Une expression créée en collaboration avec le magnifique domaine Inniskillin, péninsule du Niagara en Ontario, au Canada. Affinage de 12 mois en Ice Wine Casks. Édition limitée à seulement 3 500 bouteilles.

André 85%
Nez très doux encore une fois, parfumé de pêches, sirop de poires et abricots, miel, oranges, sur fond tropical licoreux et sucré. Très invitant. La bouche est complexe, sur les fruits à chair du nez, auxquels s’ajoutent la mangue et de belles tranches d’ananas juteuses. La texture est plus ronde que l’édition Double Oak. Plus pointue que le nez, la bouche offre des notes de bois sec, de poivre et de cannelle prononcées s’étirant sur une finale de longueur appréciable, à la fois vanillée et épicée.

Patrick 84%
Un whiskey honnête, mais je dois admettre que mes attentes envers un whiskey âgé en fûts de vin de glace étaient plus élevées. Nez : Chêne, céréales sucrées, abricots et discrètes épices. Bouche : Porté par du beau sucre blanc et chaleureux, j’y retrouve aussi des noix, des fleurs et des céréales Frosted Flakes. Finale : D’une longueur moyenne, boisée avec une touche subtile de mangues et de litchi.

Martin 85%
Nez: Le miel et la pêche mûre dominent d’abord, suivis d’abricot, de poire Williams, d’écorce d’orange et d’une délicate note florale. Bouche: La texture est soyeuse et légèrement sirupeuse, sans excès. Des saveurs de fruits confits, de pomme cuite, de caramel et de raisin sec s’entremêlent avant qu’une touche de gingembre et de vanille ne vienne équilibrer le tableau. Finale: De longueur moyenne, elle s’efface lentement sur les agrumes confits, le chêne sec et une pointe d’amande. Équilibre: L’influence du vin de glace apporte une gourmandise évidente, mais conserve suffisamment de fraîcheur pour éviter une impression de lourdeur.

Kim 82%
Nez : Salade de fruits en conserve, poires bien juteuses, une pointe de miel. C’est léger, avec une impression presque crémeuse. Bouche : Le grain est présent, ce qui me plait rarement, mais dans ce cas le miel crémeux vient balancer le tout. L’alcool est peu subtil, mais quand même bien intégré et suivi d’un kick vineux intéressant. Sympathique, un peu trop de grain mais je ne serais pas gênée de l’offrir.

X by Glenmorangie

40% alc./vol.

André 79%
A tale of cocktail? A tale of Bourbon Cask? Nez pas mal effacé, ouvert sur la vanille, les grains de céréales au miel et le citron. En bouche, notes de pommes poire, de poires, oranges, citron et de miel. Belles notes de miel sucré et de quelques épices (cannelle, poivre). Saveurs bien ficelées pour un whisky à 40% d’alcool. La texture est plaisante, ronde mais affiche un fond astringent. Finale de Sucaryl, de salade de fruits tropicaux, vanille, miel et sirop de poires. Les saveurs sont agréables, mais l’équilibre discutable, beaucoup trop sucré en bouche et passablement sec et épicé en finale avec de l’essence de bois verdâtre un peu bizarre. Bon, probablement que je ne tombe pas dans le public cible simplement.

Patrick 80%
Un Glenmorangie dont on aurait accentué certaines saveurs, ce qui doit être en effet assez intéressant en cocktail. Dégusté seul, c’est tout de même bien, mais le 10 ans régulier est de loin meilleur.  Nez : Des agrumes, du sucre, de l’orge et une note de chêne frais. Dans l’ensemble, le parfum est léger et frais. Bouche : Le bois est plus présent en bouche, ce qui emmène un beau mélange épicé, frais et tout de même léger grâce aux agrumes et aussi des pommes jaunes sucrées. Finale : Un peu courte et boisée. 

Martin 80%
Nez: Assez léger, clairement Glenmorangie dans son coeur. Malt, miel et sucre. Fruits et céréales. Bouche: Sucre blanc, fruits rouges et céréales. Vanille et bois, malgré une texture quasi transparente. Finale: Courte, mais chaude et épicée, surfant sur des saveurs de fruits tropicaux, de chêne et de poivre. Équilibre: Doux et sucré, épicé et boisé, pas trop méchant, mais on sent bien que ça se veut un mixer.

Yamazaki « The Kogei Collection » Sherry Peated Spanish Oak

43% alc./vol.
Le Yamazaki Peated Malt Spanish Oak a été créé pour la collection Kogei de Suntory, une gamme exclusive destinée au marché du travel retail qui rend hommage à l’artisanat traditionnel japonais. Ce whisky a d’abord été obtenu à partir de malt tourbé provenant de distilleries d’Islay, puis il a été élevé en fûts de chêne espagnol pendant quatre saisons. L’emballage a été créé en collaboration avec Chiso, une entreprise japonaise de renom qui confectionne des kimonos traditionnels depuis 1555. L’emballage présente un motif inspiré de véritables kimonos Chiso, représentant trois rivières qui se rejoignent, rehaussées de touches dorées.

André 91%
J’avais acheté cette bouteille à gros prix au Qatar en revenant de voyage en Asie et lorsque j’ai ouvert la bouteille pour la première fois, j’avais amèrement été déçu par les notes oaky très intenses et des notes poussiéreuses bizarre. Mais étrangement, plusieurs mois après, j’y suis revenu et ai découvert un malt d’exception que fort probablement l’oxydation a aidé à s’équilibrer maintenant que la bouteille est vidée aux trois quarts… Le nez s’ouvre sur une avalanche de prunes et de raisins secs drapés de chocolat noir, bois de fût de xérès verni et polis, légère sensation vieillotte et poussiéreuse, fine fumée de tourbe en retrait. À l’aération, notes de cerises bing. La bouche est soyeuse et vieillotte également ; poignée de noix et de raisins (le mélange qu’on se fait pour aller faire de la rando), prunes séchées roulées dans le poivre, vieux cuir huilé, oranges, tourbe plus précise, épices boisées. Finale sèche, très fruitée et fumée. Belle découverte.

Patrick 89%
Un délicieux Yamazaki… Mais je dois admettre lui avoir toutefois fait perdre un point quand j’ai vu le prix demandé pour la bouteille (environ 400$, pour un produit comparable à un scotch de 125-150$), ce qui est un rapport qualité/prix complètement… ignoble? Coudonc, faut croire qu’il y a un marché pour ça. Nez : Le parfum rencontre les attentes crées par l’embouteillage, et c’est tant mieux! En premier lieu, de la délicieuse fumée de tourbe, de l’encens, des prunes, des abricots séchés et du litchi. Puis, j’y retrouve aussi quelques amandes, du caramel écossais et du cuir. Alléchant! Bouche : Belle fumée de tourbe avec une touche de sel, du miel, des prunes, des pommes vertes, des abricots séchés, des amandes, des oranges, du tabac et de l’encens. La fumée semble de plus en plus intense à chaque gorgée. Finale : D’une longueur moyenne, fumée et épicée avec quelques fruits rouges et du cuir.

Martin 93%
Nez: Cerise noire, cacao profond, encens délicat, prune macérée, bois noble, fumée fine parfaitement intégrée. Toutes les cibles du sherry cask japonais typiques sont frappées avec précision. Bouche: Texture veloutée dès l’arrivée, chocolat noir, raisin sec, orange sanguine, espresso, épices douces, tourbe élégante qui s’entrelace sans dominer. Finale: Très longue, braise raffinée, chêne épicé, fruits noirs persistants, chaleur soyeuse. Équilibre: Exceptionnel, alliance magistrale entre sherry riche, tourbe subtile et précision japonaise. Esti que c’est bon. Esti que c’est impossible à se procurer. Fuck.

Yamazakura Blended Whisky

40% alc./vol.

André 73%
Vous n’avez pas encore ouvert votre bouteille et avez encore votre reçu de caisse en main ? Je vais vous faire économiser 60$ aujourd’hui… Nez un peu sans attraits et anonyme, quelques notes de fruits étouffées, légère fumée en toile de fond, fine sensation cireuse qui me rappelle les crayons de cire cassés. En bouche, la texture est flat et diluée, aucune passion, mais pas nécessairement sans attraits. Je ne connais pas la proportion de grain whisky mais la bouche est synonyme de whisky à forte utilisation de whisky de grains pas cher. Question de pousser l’affront comme il se doit, on réduit le tout à 40%. Dommage que le prix n’ait pas suivi en ce sens… Donc, revenons à la bouche, car il le faut. Whisky de grain, l’orge maltée, texture effilée (et ce n’est pas dû au taux d’alcool), fruits distants dans un nuage de fumée presque évaporée, miel avec une petite maigre poussée épicée en finale. En fait c’est la partie la plus intéressante de ce whisky. La rétro-olfaction offre aussi une certaine prestance fruitée avant le reflux de grains whisky bon marché. La première idée qui m’est venue en tête en prenant ce whisky sans prendre de note c’est qu’à l’aveugle, j’aurais peut-être misé sur un Johnny Walker Red, qui est vendu 28$. Je dois avouer que c’est environ le prix que j’aurais payé pour ce whisky. Deuxième pensée : c’est avec des whisky comme ça que les novices se lancent dans le milieu du whisky et disent ensuite que le whisky… c’est mauvais… Mais bon, si vous tenez vraiment à l’acheter, attendez au minimum un 15% à la SAQ (un 15% de mémoire ça n’arrive pas…) Je suis quand même curieux quand ça dit « de qualité supérieure ». Supérieure à quoi ?

Patrick 70%
Si vous prenez plaisir à boire ça straigth, vous avez définitivement un problème de consommation d’alcool. En fait, dans les pays où la législation définissant le whisky est le moindrement sérieuse (ça exclu malheureusement le Canada, mais on peut se consoler en se disant que le Japon est 100 fois pire à ce chapitre), ce liquide n’est pas considéré comme un whisky. Bref, plutôt infect, à éviter. Nez : Parfum faisant penser à de l’alcool plutôt jeune. En fait, ça sent l’alcool et le nettoyant industriel avec un logo SIMDUT de tête de mort. Yep, ça donne pas le goût d’y goûter. Bouche : Ok, ce n’est pas si pire, ça goûte l’alcool un peu sucré, voire une note de caramel. Finale : Courte, portée sur l’alcool et le caramel.

Martin 74%
Nez: Assez fade, un peu de fruits baignant dans un sirop alcoolisé, avec une pointe de céréale à peine fumée. Bouche: Bien mielleux et sucré, texture tout de même agréable. La proportion de grain est ici fort exagérée. On y ajoute un peu d’épices pour un résultat ma foi fort décevant. Finale: Épicée, mais courte et insipide, avec un restant de fruits et de bois sec. Équilibre: Bien peu de qualités ici. Réajustez le rapport grain/orge maltée et haussez un peu le taux d’alcool, on verra où ça peut nous mener. Mais ne m’insultez pas en m’en demandant 60$ la bouteille.