Auchentoshan 21 ans (nouvelle édition 2009)

43% alc./vol.

RV 80%
Nez loin d’être invitant avec son navet dans un jardin tard au mois d’octobre après plusieurs gelées, fruits mûrs et plastique. Le plastique se transforme ensuite en bananes métallisées de manière trop lente, et il faut attendre la finale pour un léger kick d’épices. Assez ordinaire, sans particularité autre que son nez repoussant, un goût correct et le fait qu’il compte 21 ans n’excuse pas ses 150$.

Patrick 88%
Nez : Quel nez! Chêne, xérès et soupçon d’épices rappelant le bourbon. Le tout est marié agréablement par une touche de vanille. Bouche : Épices, chêne et xérès chaleureux, le tout baignant dans le miel et le caramel. Finale : Chêne et fruits mûrs qui s’étirent longuement. Balance : Savoureux et complexe, un dram dont je ne me tanne pas. Dommage qu’il soit si dispendieux.

Martin 90%
Sa teinte est d’un ambre riche et franc qui tire à fond sur le cuivre. Nez: Insolite. Extrêmement doux et mature à la fois. Un méli-mélo de raisins, de lozenge au citron, de feuille de tabac, de fleurs et de chocolat, le tout évoquant une douce barrique de xérès. Bouche: Corps sirupeux sur de belles notes de miel, de muscade, de cannelle et d’orange. Un beau couple de cassonade et de légère mélasse vient couronner le tout de manière on ne peut plus péteuse. Finale: Infime amertume et acidité agréable. Dattes et épices chaleureuses nous crient sherry. Équilibre: Personnellement, j’y trouve un tout petit manque de coeur au ventre, surtout à ce prix, mais dans son créneau il démontre une magnifique complexité. Le Highland Park 18 des Lowlands.

Auchentoshan 29 ans 1988 PX Sherry Cask Finish

49.7% alc./vol.

Patrick 92%
Un Auchentoshan à son meilleur qui a ravi le fan de cette distillerie que je suis. Wow. Nez : Parfum très fruité et sucré, avec une touche de vanille et… Beaucoup d’attentes envers la bouche! Bouche : Oh! De beau fruits chaleureux, les épices du bois brûlé, du sucre chauffé… Wow! Finale: D’une superbe longueur, épicée et marquée par les fruits mûrs.

Martin 84%
Nez: Cuir et conserves de fruits. Orange, vanille et cacao. Bouche: Sucre brun, raisins et fruits épicés. Cannelle. Finale: Bois, cuir et cannelle. Équilibre: Un beau sherry cask, qui essaie tant bien que mal de cacher le caractère singulier de la distillerie.

Auchentoshan American Oak

40% alc./vol.

André 69%
Pas de doute, on est dans le fût neuf avec ses arômes qui puent (et non sentent…) et que je déteste. Il faut avouer que depuis près de 2 ans, ce que nous présente la distillerie ne m’épate pas beaucoup… Nez présentant un mélange d’oranges presque pourrîtes et de vanille crémeuse, tombées dans un sac de pelouse juste tondue et humide. En bouche, le whisky est plus tolérable (je ne dis pas meilleur… ce n’est pas pareil), les épices tirées du fût sont plus frénétiques avant que ne reviennent les oranges et la vanille puis les agrumes et un citronné ensoleillé un peu acide (c’est peut-être la bile qui me remonte en bouche…) qu’enveloppera un nuage d’épices assez opaque qui demeurera en bouche de façon prononcée. La finale (souhaitée) est rêche et acide, oranges, vanille et agrumes.

Patrick 65%
Si vous être du genre à voler des sous-vêtements sales dans les bacs de lavage et vous les appliquer contre le visage, ce whisky est pour vous! Sinon, je peux vous garantir que l’expérience n’est pas du tout agréable. Nez : Sent le jus de bas pas propres qui dégoûtent de sueur acide. Bouche : Arrivée de bois épicé, avec une vague de miel rapidement engloutie par un raz-de-marée de jus de bas et de sueur. Finale : S’étire sur le chêne, mais laisse surtout une impression de sous-vêtements sales en bouche.

Martin 78.5%
Jaune doré tirant de peine et de misère sur tarte à la citrouille. Nez: Vanille, citron et orge quand même plaisante. Je suis agréablement surpris de moins retrouver la poche sale habituelle des lowlands que ce à quoi je m’attendais. Bouche: Chêne épicé plutôt discret. Retour de la vanille avec une petite vague de fenouil. Peu de citron et de meringue. Pas top, mais pas horrible non plus. Finale: Courte et sèche, sur quelques épices volatiles et un rayon de miel passager. Équilibre: Un autre triste NAS, sans plus, mais qui ne se prend pas pour un autre non plus. Plaira possiblement au néophyte, mais le connaisseur ne sera pas rassasié. Au mieux un whisky du mercredi soir.

Auchentoshan Classic

40% alc./vol.

André 71%
Poires trempant dans leur jus presque ranci, miel, malt verdâtre encore mouillé trempant dans un baril de chêne pas encore sec, vanille, côté zesty, alcool encore jeune. Agréable texture en bouche, crème pâtissière, fruits tropicaux, malt vert, pincée de citron, poires, pelures de bananes, pointe de cannelle. Les saveurs s’étiolent rapidement en bouche, aucune longueur et la sensation de whisky diluée gagne rapidement l’ensemble des saveurs. Finale liquide et éphémère, poires et fruits tropicaux, diffus et anonyme.

Patrick 65%
Oh que c’est méchant ça. Tellement mauvais, je ne peux pas croire qu’on ait embouteillé ça sous le propre nom de la distillerie. Ceci étant dit, le mot « propre » ne m’est pas spontanément venu en tête en goûtant ce whisky. Nez : Oh que ça sent mauvais: ça me fait presque penser au jus qu’il y a dans le fond de mon bac à compost. À moins que ce ne soit une toilette bleue dont on a pas fait le ménage depuis trop longtemps, compte tenu des notes chimiques qu’on y retrouve aussi. Bouche : Définitivement plus la toilette bleue que le bac à compost, c’est comme trop chimique. Finale : Trop longue.

Martin 75%
Ambre pâle, or léger. Nez: Miel floral, avec notes de poire, d’orange et même de lime. Faible malt derrière tout cela, mais il est difficile de se faire un portrait précis tellement le nez est diffus. Bouche: Minéral sur des saveurs de sucre mielleux, limette, poire et cumin. Encore plutôt confus et propulsé par une vague d’alcool jeune mal placée. La lime aide à étouffer la minéralité exubérante de cet embouteillage, mais à peine. Finale: Très courte avec des accents de poire sèche qui déboulent rapidement sur un retour de la vague d’alcool mentionnée précédemment. Cruel manque de complexité. Équilibre: Tant qu’à se garder une expression de base, vaudrait mieux coller au 12 ans. Même pour le prix, donne plutôt envie de se tenir loin des Lowlands. Un bon coup de la SAQ de ne pas rentrer ça en succursale.

Auchentoshan Select

40% alc./vol.
Édition distribuée en Duty-free exclusivement jusqu’en 2008, maintenant remplacée par le Auchentoshan Classic.

André 83%
Boire du whisky pour le plaisir de boire du whisky… Bouillie de céréales, noix, miel, quelques notes d’herbe verte. En bouche, exercice sur les céréales, les noix enrobées de miel, gingembre, bois sec. Avec le temps, nuages d’agrume et de pêche émergeront avec douceur. Easily drinkable comme on dit… Très doux mais un léger manque de consistance en bouche, mais c’est un whisky sans prétention et très agréable. Les agrumes resurgissent en finale de bouche avant la flopée de céréales Sugar Crisp un peu éventées. Finale relativement longue, portée par des saveurs bien persistantes et livrées sur une texture claire et limpide.

Patrick 82%
Nez : Orge, vanille et noix de coco.  En fait, la noix de coco domine nettement.  Bouche : Toujours l’orge et la noix de coco, mais enveloppé d’un écrin de chêne tapissé de vanille.  Finale : D’une longueur moyenne, s’étirant sur les notes de chêne.  Balance : Un bon représentant de la distillerie, et surtout à un prix qui semble impossible aujourd’hui.

Martin 83.5%
Ambre doré, or ancien, voire même carrément jaune. Nez: Céréale salée, définitivement moins agressif que le Classic. Miel et vanille se battent pour une place au soleil. Le chêne est tout de même marqué et laisse entrevoir une pointe de banane. Bouche: Très doux et sucré, avec les céréales grillées au miel qui dominent. Un bon petit goût comme ça s’peut pas. À l’arrière-plan on garde un peu de vanille ainsi que quelques noix salées et des pommes à la tire au caramel. Finale: Franche et pas trop longue, sur de douces notes de bois et d’orge juteuse. Côté cireux du rayon de miel. Équilibre: Extrêmement facile et plaisant à boire. Flagrant manque de complexité malgré que je n’aurais aucune honte à servir ça à des convives. Quelques points lui sont retranchés pour son sucre exagéré, mais tout de même de loin supérieur à son remplaçant.

Auchentoshan Springwood

40% alc./vol.

André 75%
Forte présence d’agrumes au nez, tout comme la vanille du fût, les amandes grillées, omniprésentes. Traces de noix de coco, d’oranges, poires. Texture très douce en bouche, mais le pourcentage d’alcool semble plus élevé que le maigre 40% d’alcool qui se traduira par une finale précipitée et abrupte à laquelle seule les épices et les grains de céréales séchées survivront. On retrouve donc en bouche un léger piquant à saveur de gingembre et de chêne sec, doublé de notes acidulées d’agrumes, de citron, d’amandes et de vanille. La finale est courte, mis à part les notes de gingembre qui laisseront une sensation plus pointue et épicée sur la langue.

Patrick 77%
Un whisky ok, mais définitivement trop jeune pour être vraiment agréable. J’ai déjà vu beaucoup mieux venant de cette distillerie. Mais ça fait longtemps de ça. Nez : Vanille, fleurs pourries, marmelade d’agrumes et feeling général que le whisky est plutôt jeune. Bouche : Mélange d’orge et de bourbon, avec de belles épices venant du chêne, des agrumes et une touche de vanille. Très classy, mais aussi très jeune : L’alcool s’affirme avec force malgré son 40%. Finale : Un peu courte, avec de belles épices.

Martin 79%
Doré clair, soleil éclatant. Nez: D’entrée de jeu le nez nous envahit d’une typique céréale des Lowlands, suivie d’un tourbillon anticipé de miel, vanille, citron et crème. Malheureusement c’est un peu trop évident comme introduction, on voudrait un brin plus de complexité. Bouche: Belle légèreté, frais et mielleux, assez floral quoiqu’un peu fade. Petit plancher de bois franc amer qui vient un peu gâter la sauce à la toute fin. Finale: Douce et courte, mais empreinte de solvant à peinture, d’amertume, de ripe pressée et de mélamine. Ça fait plus que patate. Équilibre: Pas la fin du monde, dans tous les sens de l’expression. Ça me rappelle le Auchentoshan Classic mais en moins raide. Le nez et la bouche sont relativement plaisants dans leur style, mais le conte de fées s’écroule rapidement et violemment.

Auchentoshan The Bartender’s Malt – Annual Limited Edition #02

50% alc./vol.
Mélange de whiskies ages entre 6 et 40 ans provenant de cette distillerie des Lowlands.

André 80%
Cerises marasquin et oranges sanguines, raisins secs, cannelle, pelures de pommes. Le nez est très attirant malgré sa ligne directrice de malt. En bouche, je perds un peu de mon enthousiasme avec les notes de virgin oak (je ne sais pas s’il y en dans le mélange mais j’ai ça pareil en bouche). Une belle pleiade de fruits évolue en bouche; confiture de fruits, oranges, cerises, auxquelles s’ajoute une pincée de poivre et de cannelle. La bouche a une texture un peu collante presque gluante malgré les épices pointues, ça rappelle les notes de Porto collées sur les rebords du verre un lendemain de soirée arrosée. Je reviens à la bouche avec une deuxième gorgée et là, je flash… Ces notes que je n’aime pas sont celles du jeune spirit! Si y’a du 40 ans dans le mélange ça doit être 25ml sur des certaines de litres… Finale de jeune spirit assaisonné de fruits et de cannelle et de gingembre. Pas convaincu pour le whisky neat. Si les mixologues y trouvent leur compte, bien heureux pour eux. Pour ma part, je préfère le Three Woods.

Patrick 89%
Je n’ai pas de misère à comprendre que les bartenders aiment ce whisky! Un superbe whisky à boire straight, mais qui saura aussi inspirer les mixologistes les plus blasés! Nez : Oh que ça sent bon! Des oranges, de la bruyère, de la cannelle et des notes savoureuses de porto. Bouche : Du poivre noir, du porto, des oranges, de la bruyère et un peu de cannelle. Très intense et surtout très complexe! Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices du bois et du porto très chaleureux.

Martin 84%
Nez: Grosses oranges juteuses, cannelle, pommes mijotées et raisins. Un gros punch aux fruits. Les conditions gagnantes semblent au rendez-vous. Bouche: Caramel épais et lait condensé. Miel, raisins, cuir et oranges. Chocolat noir. Les saveurs semblent sûrir vers la fin et le tout perd rapidement de son charme. Finale: Courte mais punchée. Les notes de cerise et d’épices sont plus fortes que jamais. Équilibre: Les saveurs sont très affirmées, parvenant même à cacher la nature habituellement douteuse du malt de base de la distillerie. J’haïs pas, mais je ne croirais pas m’en acheter une bouteille.

Auchentoshan Three Wood

43% alc./vol.
En 1817, John Bulloch construit une distillerie appelée Duntocher, mais fait faillite et la cède à son fils Archibald en 1822. Au cours de la seconde mondiale, en 1941, l’aviation allemande bombarde le site et détruit une grande partie de la distillerie ainsi qu’environ 1 million de litres de whisky ; la distillation ne reprend qu’en 1948. La distillerie Auchentoshan passe encore entre plusieurs mains avant d’entrer dans le groupe Morrison Bowmore, lui-même racheté par le géant japonais Suntory, actuel propriétaire depuis 1994. Typique des Lowlands, Auchentoshan pratique la triple distillation, contrairement au reste de l’Écosse où celle-ci n’est pratiquée que deux fois, avec trois alambics: 1 wash still, 1 low wines still, 1 spirit still. Ce Lowland possède une complexité unique due à l’utilisation de trois types de fût : bourbon barrel américain, sherry oloroso et pedro ximenez espagnols.

André 82%
Nez en sandwich d’arômes; caramel, gâteau aux fruits, chocolat noir, sherry et bien boisé. Une touche de raisins et d’orange. En bouche, la forte présence du bois apporte une touche  »bitter » assez agaçante et un peu trop intense. Le goût de gâteau aux fruits et de chocolat est toujours présent et se drape de bonnes vagues de caramel aux accents boisés. L’alcool semble prendre en puissance en finale de bouche, avec l’apparition de zeste d’orange et de caramel un peu brûlé. Bonbons After Eight peut-être, poivre et gingembre en clôture. Dans la gamme Auchentoshan, cet embouteillage est définitivement hors-norme et j’aime bien la couleur qu’il apporte à cette distillerie que je trouve parfois ennuyante. Sans être exceptionnel, le Three Woods saura être le parfait complément de vos chocolats préférés ou d’un bon dessert.

Patrick 82%
Au nez, poivre, bois brûlé. Vraiment particulier. Au goût, la fumée grasse. Extrêmement boisé, on dirait qu’on a mis des copeaux de bois dans le baril. Intéressant, vraiment différent du 10 ans. Après avoir reposé, le chocolat noir dans le tapis! // 2ème dégustation: Arômes surprenant de choux brûlés… et sucrés. En bouche, la première impression est chaleureuse, épicée et sucrée. Un whisky qui dégage de la chaleur! La finale, plutôt longue, est tout aussi chaleureuse et légèrement amère. J’hésite… J’adore ou je déteste? Le nez est plutôt unique, mais la bouche me semble commune… Est-ce que j’en prendrais un autre verre? Certainement, mais pas ce soir en tout cas.

Martin 89%
Visuellement il est plus roux foncé que le 12 ans. C’est maintenant qu’on va vérifier si le dicton qui dit que les roux n’ont pas d’âme est fondé… Nez: Chocolat à l’orange, raisins, feuilles de tabac. Unique. Acidité plaisante. Bouche: Vanille et sherry surplombent des épices mordantes. Caractère hyper boisé. On hésite à l’avaler pour le garder en bouche encore un tout petit peu… Finale: Tous plein de petits fruits. Chaud et apaisant sur la pente douce. Du réconfort en liquide. Équilibre: Une très nette coche au-dessus de son homonyme de 12 ans. En guise de conclusion, je vous rapporte ces paroles que m’a confiées Tiger Woods lors de ma dernière visite à son chalet manitobain: « Trois marmites, grande fête ; trois femmes, tempête. »

RV 78.5%
4 essences, et celle de caramel brûlé est trop forte. De malt et de vieux foin sucré, l’approche olfactive est immobile dans la cendre. En bouche, ça ne bouge pas davantage, suspendu dans son roulement laiteuse, avec un goût pas original du tout. La finale est très rance, dans les feuilles mortes d’un train en direction des highlands sur lesquelles la fumée du train au charbon retombe. Sans dire qu’il est repoussant, avec des goûts un peu disparates, il s’agit d’un whisky avec qui on baille si ce n’est pas le premier d’une soirée. À ignorer, comme ce whisky semble faire de mes papilles.

Auchentoshan Valinch 2011

57.5% alc./vol.

André 75%
Nez doux, fruits frais – poires, citron – et notes d’herbes grasses. En bouche, désagréable. Sac d’herbe pourrie et d’éclisses de bois secs. Tarte à la meringue et au citron servie sur un tapis de fleurs. Finale sèche avec odeur de foin humide et de bois pourri dans les sous bois. Il y a quelque chose qui cloche dans ce whisky, du nez à la finale.

Patrick 75%
Nez : Crème brûlée, orange. Après avoir respiré, une désagréable odeur d’herbe pourrie. Bouche : Herbe pourrie et copeaux de bois humides. Le tout cache des notes de citron, de mangue et de chêne épicé. Finale : Longue, citronnée et bof. Balance : J’ai adoré presque tous les Auchentoshan, mais la série des Valinch me pue au nez.

Martin 88.5%
Or léger, entre un riesling et le Grand Condor. Nez: Surprenant par son entrée en matière composée de cerises et de mangues avec une touche de vernis à ongles. Herbe, fleurs et cassonade viennent compléter le portrait. Bouche: Encore de la mangue, avec cette fois-ci fleurs et caramel salé. On accélère avec orange, chêne et cannelle. Encore une fois, comme avec la plupart des expressions cask strength, il faut faire preuve de célérité avant que l’alcool nous rattrape. Gomme de sapin. Finale: Cerise, lime et poivre volent la vedette pour un temps, avant d’être remplacés par une longue traînée de muscade et de garam masala. Équilibre: Un vent de fraîcheur chez Auchentoshan. Plutôt rares sont les occasions où mettre en marché un embouteillage cask strength ne paie pas.

RV 74%
Un whisky à ne pas boire en solitaire. Ce n’est pas le cas mais ça respire le whiskey à l’aromatisé, dans ce qu’il y a de moins bon. Un peu à l’image des whiskies de marque « Proof » canadien, le seigle cerisée donne au moins l’espoir de donner un certain élan d’épices. Toutefois, le sirop, de la finale à l’aftertaste, est beaucoup trop fort. Et même si j’essaie une 2e gorgée, le caramel est un peu plus fort, mais la cerise est trop sucrée, trop forte, trop rouge. Reste donc à le boire accompagné de jus, qui paraitra moins sucré. À éviter tout simplement.

Auchentoshan Valinch 2012

57.2% alc./vol.

André 77%
Encore la tarte meringue citron, encore les céréales organiques et le bois neuf, les amandes et les morceaux d’oranges. Bouche acérée même si les saveurs sont relativement douces; orange-tangerine, vanille, crème brûlée, amandes avec sensation de bois sec et d’éclisses de bois en fond de bouche. Même une fois le verre presque vide et après avoir longuement respiré, le nez ne me plait pas plus qu’au début. Finale puissante, crémeuse mais sèche à la fois, les oranges et le bois au citron. Pas dans ma palette de goût, le taux d’alcool est trop élevé selon moi ce qui l’assèche beaucoup trop. Après ma troisième évaluation de Valinch, force est de constater que ces éditions ne sont pas dans mes préférées. J’apprécie beaucoup plus l’édition phare de 12 ans ainsi que le Three Woods…

Patrick 70%
Nez : Odeur nauséabonde et de « renfermé ».  Le tout avec une touche de pêche.  Bouche : Alcool très fort au goût, qui masques les quelques notes de pêche et d’orange.  Le goût évolue toutefois rapidement vers les mêmes notes détectées au nez, soit le « renfermé » et le moisi.  Finale : Malheureusement assez longue et marquée par les notes de moisi.  Balance : C’est le second de la série « Valinch » que j’essaie et mon opinion demeure la même.  Compte tenu de l’affection que je porte à cette distillerie, j’en suis très déçu.

Martin 84.5%
Or ultra léger. Nez: Céréales humides et pseudo-poche typique de la distillerie. Citron et plein d’autres agrumes sous une couche de meringue, de vernis et de noix. Un exemple de nez amour-haïne. Bouche: Miel épicé et caramel salé. Petits fruits baignant dans des chocolats fourrés à la liqueur. Finale: Finale courte sur des notes de vanille, de cherry blossom et de sucre à glacer resté quelques jours sur le comptoir. Équilibre: La plupart de mes collègues vous diront que c’est de la merde, mais je persiste à saluer Auchentoshan pour l’audace de leur cask strength, même si le 2011 est meilleur.