Lagavulin 12 ans – Special Release 2020

56.4% alc./vol.

André 89%
Un Lagavulin un peu brut et dépouillé au départ mais qui développera de belles notes savoureuse et tendres en respirant. Poires bien mûres, oranges, iode et accents maritimes, notes de tourbe végétale aussi. Nez franc et marqué par le taux d’alcool. La bouche est étonnamment crémeuse, citronnée aussi. Oranges, poires, agrumes tranché par des soupirs poivrés et salés. La fumée de tourbe est bien présente mais pas overwelming, très médicinale, plus qu’au nez du moins. Fruits de mer cuit sur la plage, sable mouillé, citron. L’alcool est beaucoup mieux intégré en bouche qu’au nez. Belle et longue finale poivrée et médicinale, très tourbée mais adoucie par les notes vanillées. Gros aftertaste iodé et maritime. Belle version dépouillée des influences du sherry cask.

Patrick 90%
Je me suis amusé à déguster ce whisky en parallèle avec celui de l’année précédente (2019) – Sinon, j’aurais juré que c’était le même whisky! Bref, une valeur sûre? Absolument! Nez: Un mélange intense de fumée de tourbe, de cendre de feu de camp et d’une touche de vieille huile à moteur. Le tout est complété par une pincée de sel et une touche d’agrumes à peine perceptible. Bouche: Toujours le mélange de fumée de tourbe, de cendre et d’huile à moteur, mais ici le sel est beaucoup plus intense et les agrumes sont probablement uniquement dans mon imagination! Finale: D’une superbe longueur, fumée, salée et pleine de bonheur!

Martin 90%
Nez: Tourbe sèche, embruns marins, lime amère et sillage de goudron, relevés d’une nuance boisée et vanillée. Poire pochée et touche d’iode. Bouche: Tranchante puis onctueuse, texture affirmée, sur la braise chaude, le poivre noir, la réglisse salée et le malt grillé, ponctuée d’une touche bien tourbée à l’image de la distillerie. Finale: Longue, saline et résineuse, évoquant encore le feu de camp au bord de la plage. Équilibre: Puissant et précis, ce whisky révèle une fumée maîtrisée, à la fois brute et subtilement gourmande. Mon genre de dram any day…

Lagavulin 12 ans – Special Release 2021

56.5% alc./vol.

Patrick 91%
Un classique annuel qui ne déçoit jamais. Nez : Un superbe parfum de fumée-de-tourbe-à-la-Lagavulin, de chêne et de sel de la mer. Bouche : La première impression est dominée par le sel de mer, qui est rapidement emporté par une vague de fumée de tourbe, qui laisse ensuite la place encore au sel, puis la fumée, le sel encore, etc, etc. L’ensemble est frais et porté par une belle texture. Miam! Finale: D’une superbe longueur, fumée et salée.

Martin 92%
Nez: Tourbe sèche, embruns marins, citron vert et corde goudronnée, avec un soupçon de thym sauvage. Bouche: Tranchante et saline, sur des notes de cendre chaude, poivre noir, zeste de citron et céréale grillée. Le résultat est net, vibrant, avec une fumée mordante et des accents herbacés qui équilibrent la richesse du malt. Finale: Longue et précise, sur la braise, la roche humide et un soupçon d’anis. Équilibre: Un Lagavulin sans détour, droit comme une flèche. La réduction d’influence du sherry met la tourbe et l’iode en lumière, pour un dram intense, vif et bien maîtrisé. Un classique moderne en quelque sorte.

Lagavulin 12 ans 1995-2008

48% alc./vol.
Embouteillé spécialement pour Friends of Classic Malts, bouteille #02976. Vieilli exclusivement en fûts de chêne de Xérès Européen.

André 92.5%
Classique Lagavulin dans l’approche mais attendri par les notes de fruits du xérès. Le nez est pleinement épicé mais garde une belle rondeur malgré les atours maritimes et tourbés, la réglisse noire, la vanille tendre, le miel. La bouche est vigoureuse mais langoureuse, affichant encore sa dualité masculine maritime de sel de mer et de tourbe phénolique s’opposant avec les saveurs de fruits rouges et d’épices mélancoliques. Texture huileuse avec accents d’agrumes et finale de bouche de tourbe terreuse-fruitée vraiment superbe. Étonnant d’avoir un whisky aux saveurs primaires si puissantes qui est si doux en bouche. Finale avec une touche de bois de chêne, vanille mielleuse, puis mélangé savamment orchestré de sherry-fumé-tourné.

Patrick 96%
Quand on dit « Lagavulin a son meilleur », ce n’est pas peu dire! A 48% d’alcool en plus, on ne saurait demander mieux! Un whisky stellaire, définitivement hors de ce monde! Ca fait 15 ans que je cherche, meilleur que ça, ça n’existe pas! Nez : Xérès intense, fumée délicate, touche de goudron, bon fond de tourbe et enveloppe malpropre des plus agréables. Bouche : Belle texture huileuse, xérès, chêne brûlé, épices, fumée, réglisse rouge subtile et chocolat noir tout aussi discret. Finale : D’une belle longueur, épicée et fumée.

Martin 93%
Belle teinte profonde qui trahit son éducation dans le sherry. Nez: Tourbe légèrement salée mais qui sait se tenir droite. Belles notes de xérès qui viennent s’harmoniser avec la fumée. Raisins secs et chêne. Bouche: Fruits rouges pétillants, épices, raisins d’un côté, doux phénols de la fumée maritime de l’autre. Finale: Le chêne et le sherry sont dans une proportion qui épouse à merveille la tourbe parfaitement dosée de Lagavulin. Équilibre: Déjà un classique? On l’espère. Encore un peu loin de détrôner le 16 ans, mais c’est un malt qui exige sa place dans votre armoire à whisky.

Lagavulin 12 ans Cask Strength 2015

56.8% alc./vol.

André 88%
Beaucoup de tourbe ici, pas de surprises, mais de pleines notes d’agrumes maritimes, sensation citronnée, biscuits salés au beurre, vanille, poires, miel et du bois vert, un peu herbeux même, mentholé et frais. Bouche huileuse, tourbée, terre mélangée d’herbe mouillée, fruits tropicaux, épicés tranchantes, pointes de poivre frais. La texture est inférieure à l’édition 2016 même si on constate vite le souci de la présentation, savoureuses notes médicinales. La finale est copieusement poivrée et épicée et pour ma part les notes de bois vert me dérangent un peu. Finale relevée, beaucoup de notes camphrées et terreuses ainsi que des saveurs verdâtres (feuilles et bois vert). Pas mon édition préférée du 12 ans d’âge mais une qualité que bien des distilleries aspirent un jour à livrer à leur consommateurs.

Patrick 90%
Intense et savoureux, complexe et superbement balancé. J’apporterais n’importe quel whisky de cette distillerie ave moi sur une ile déserte. Nez : Tourbe brûlée, sel, poivre et… des légumes bouillis ? Bouche : Sel, fumée de tourbe, poivre, bois brûlé et une note d’orge sucré très subtile. Belle texture huileuse. Finale : Longue, fumée, poivrée et surtout intense !

Martin 86%
Nez: Assez doux versus les attentes de son degré d’alcool. Tourbe salée, algues et pierre, orge et fleurs. Le calme avant la tempête. Bouche: Tourbe, herbe, citron, miel, menthol, fruits rouges, agrumes, épices, huile et feu du taux d’alcool. Texture un peu unidimensionnelle. Finale: Bois sec et vert, légèrement moisi, ce qui vient un peu gâter la sauce. Équilibre: Un bel effort, mais ça reste malheureusement le vilain petit canard de l’éventail de la distillerie.

Lagavulin 12 ans Cask Strength 2016 200th Anniversary

57.7% alc./vol.

André 95%
Nez Classique représentatif de la distillerie; tourbe puissante mais à la balance juste, éléments verdâtres et camphrés, de vanille et de sucre caramélisé, d’agrumes assaisonnés d’une touche maritime et d’oranges. La texture en bouche est unique, soyeuse et ronde même si saupoudrée d’épices qui exploses telles de petits feux d’artifices en bouche. Ensemble très agrumé avec une savoureuse fraicheur maritime poivrée et épicée livrées sur un nuage de fumée de tourbe et de vapeurs d’asphalte de nid-de-poule tout juste réparé. La finale est douce, longue, quoique sans ambivalence. La pierre angulaire de ce whisky c’est sa texture unique qui sert de toile de fond à la multitude de saveurs maritimes et tourbées. Je dois l’avouer, j’ai eu un coup de foudre…

Patrick 91%
Très complexe et bien balance comme seul Lagavulin sait y arriver. J’adore. Nez : Fumée de tourbe, agrumes sucrés, orge. Bouche : Fumée intense et poivre en premier lieu. Ensuite, un peu de miel, de sel et de bois brûlé. Finale : Belle finale intense et savoureuse, avec une belle texture huileuse.

Martin 94%
Nez: Tourbe sèche et salée classique de Lagavulin, couplée à des notes de cassonade chauffée, de vanille et de miel. Fumée et marmelade à l’orange. Bouche: Texture ample et huileuse. Touches de fruits épicés, de bois, de sel marin et de phénol. Orchestré et dynamique à la fois. Finale: Chaude et longue, poivrée et tourbée. Rien de bien nouveau, mais parfois il faut savoir rester soi-même. Équilibre: Un monde de différence par rapport aux autres 12 ans de la marque. Toute la fougue d’un cask strength, maîtrisée par la douceur et la sagesse du caractère de Lagavulin.

Lagavulin 12 ans Cask Strength 2017

56.5% alc./vol.

André 89%
Médicinal et maritime mais aussi bien influencé par le bois de chêne. Poires, pommes, vanille, ananas. Tourbe terreuse et sel de mer, du poivre concassé nargue aussi les narines. Fraicheur citronnée, agrumes, caramel au sel. Approche plutôt brute et franche. Si le nez est plutôt direct, les premières impressions en bouche sont bien différentes. La texture est ronde et huileuse et nappe bien la bouche. Une fois ingéré, l’ensemble est plus costaud et alcoolisé même si adouci par les notes de fruits à chair et de sucre, puis sel de mer, tourbe terreuse et fruits de mers cuits sur un feu de plage, raisins verts. S’en suit une bonne vague poivrée intense. Finale intensément tourbée, sirop de poires, pommes et raisins verts, agrumes, fruits de mer, sel et beaucoup de poivre. Un Lagavulin sur les stéroides.

Patrick 92%
Toujours une valeur sûre que le Lagavulin cask strength. Trèèès intense et savoureux, un classique que je tente d’acheter à chaque année, j’adore. Nez : Délicieuse fumée de tourbe, avec une touche d’ananas sucrés, de sel de mer, voir de fruits de mer. Bouche : Du superbe sel de mer, avec de la fumée de tourbe enveloppante, de l’ananas et quelques agrumes. Ça donne presque l’impression de mordre dans un bon homard avec un peu de beurre salé au citron. Finale : D’une belle longueur, salée, fumée et agréablement épicée.

Martin 87%
Nez: Et c’est parti! Franc et sans hypocrisie, Tourbe herbeuse, ananas, fleurs blanches, crème et fruits tropicaux. Poires et terre humide. Bien particulier. Bouche: Texture huileuse à souhait, sur de beaux accents de tourbe, de foin, de miel et de poivre blanc. Fruits tropicaux, chêne et vanille. Touche de vin blanc minéral et de fleur de sel. Finale: Longue et fumée, touches de citron, de pierre lavée et de bois. Vanille qui perdure. Équilibre: Assez solide, j’aime bien, quoique je ne peux m’empêcher de penser que le traitement Cask Strength ne sied pas à tous les whiskys, surtout Lagavulin.

Lagavulin 16 ans

43% alc./vol.

André 94%
Si la perfection existe, c’est ce qui peut s’en rapprocher de très près. Le Dieu de la tourbe, la force digne mais puissante. Nez très peaty, fumé, tourbe phénolique, sel de mer, pulpeuse notes de sherry et de fruits rouges, café, chocolat noir… Ce qui étonne ici, c’est l’équilibre des éléments et la maitrise de la force sous-jacente de chacune des saveurs qui constituent l’épine dorsale de ce whisky. La bouche offre des saveurs puissantes mais une texture moelleuse hyper agréable, la bouche confirmera les saveurs du nez, avec de plus un crescendo d’épices et de poivre bonifiant le tout. J’aimes beaucoup les saveurs de sherry manquantes dans le 8 ans 200th anniversary. Feu de plage avec du bois de cerisier, fumée phénolique marine, c’est très sexy comme texture et comme finition. La finale est longue mais bien domptée, tourbe herbeuse avec accents verdâtres, bois de cerisier, orange, cerises, poivre, avec un résidu de sel de mer. Choisir entre ça et une soirée avec Christy Turlington, j’hésite…

Patrick 96%
Simplement le meilleur. Nez: Riche, océanique, peat, fumée. Légère réglisse. Goût: Peat, fumée, poivre, chocolat noir, poudre de fusil, huileux. Global: Riche, fantastique, simplement le meilleur.

Martin 95%
Nez: Tourbe, mousse, fumée, cuir, air salin. On s’imagine en train de tanner du cuir au pied d’un phare sur une côte de la tundra… L’Islay, quoi… Si on le laisse s’ouvrir, de fortes effluves d’iode s’en dégagent. Je pourrais y rester le nez dedans pendant des heures… Bouche: Cuir, un peu de caramel, un peu d’orange, particulièrement doux et sucré pour un Islay… Probablement dû à son vieillissement en fûts de sherry/xerès. Finale: Fumée, lichen, le nord. Interminable, j’adore. Équilibre: Une belle complexité, et surtout une belle progression. Toutes les étapes de la dégustation s’enchaînent et se complètent à merveille. Tout semble exactement à sa place, on dirait presque un rituel.

Kim 92%
Le whisky par excellence pour un soir d’hiver très froid, après avoir passé quelques heures à sortir sa voiture du banc de neige. Juste à le sentir, vous risquez d’avoir quelques poils de chest qui vous sortent du collet. C’est viril, rough, tourbé. Clairement un whisky d’Islay, avec une beurrée de caramel au beurre par-dessus là tourbe. En bouche il est encore plus rough qu’au nez, dégage des saveurs de paille et de bois. Définitivement pas pour les débutants!

RV 96%
I am Alpha and Omega. Un des seuls whiskies sans site web mais qui en a pas besoin, tout comme de représentant; aucune autre publicité que le bouche à oreille n’est nécessaire, et on ne change pas une recette gagnante. Au nez, la tourbe, les algues et un soupçon de sel. En bouche, sans égal, avec la tourbe et un je-ne-sais-quoi d’animal et d’épices, franchement magique. Finale longue, dans le même thème; l’excellence sans paraître forcée. Et le genre qu’on se souvient de l’endroit et de l’occasion ou l’on a eut son premier, et celui qu’on prend comme dernier verre avant d’entamer un carême alcoolique.

Lagavulin 16 ans – Fèis Ìle 2017

56.1% alc./vol.
Double Matured in Moscatel cask wood – bouteille 5069 sur 6000

André 92%
Shit… une main de fer dans un gant de velour, c’est exactement ça. Le nez est rond et onctueux, presque inoffensif au départ; raisins blancs, tourbe phénolique très amadouée, poivre concassé, enbruns salins et maritimes, une touche épicée en retrait, une touche de zeste de citron et d’agrumes. Sérieusement, je cherche l’alcool, cibolle, 56.1% seriously?!?! La force de la bouche surprend un peu au départ, la douceur du nez avait bien caché le jeu de l’alcool; tourbe phénolique, raisins verts pressés, ambiance maritime, une touche herbeuse peut-être, qu’égaye les notes fraiches de citron. Prennent place par les suite, notes salines, de fruits de mer, camphre, fumée presque industrielle crachée par les usines du 19eme siècle. La finale est poivrée, plus douce et tendre, belles notes de vanille. Un beau Lagavulin, qui respecte la ligne directrice, plus doux que bien d’autres éditions et à l’équilibre certain. Pas certain du ‘’plus’’ apporté par le Moscatel, personnellement, je n’ai pas trouvé l’ajout ou la variante qui pouvait relier au cask finish. Ceci étant dit, je classerais cette édition entre un 12 ans cask strength et un Distiller’s edition. Les fans seront ravis, peut-être pas renversés mais certainement reçus.

Patrick 93%
Un superbe Lagavulin (comme toujours), mais plus épicé que d’habitude. Mais bon, ça reste un Lagavulin, alors c’est excellent! Nez : Parfum fruité et sucré, enveloppé par une belle fumée superbement aromatique et une note de chêne subtile. Bouche : Charbon, fruits mûrs, bois brûlé, fumée de tourbe, sucre blanc et touche de vanille. Finale : D’une belle longueur, fumée, épicée et légèrement fruitée.

Martin 94%
Nez: Une douceur sournoise. Tourbe et raisins verts. Le phare de Lagavulin surplombe les arômes de sucre blanc et d’agrumes. Cacao et cendre. Bouche: Doux et mielleux, tourbe salée, citron et crème, fruits rouges, raisins secs, sherry, épices et chêne. Exquis. Finale: Tourbe de Laga en puissance et en douceur à la fois. Épices, bois et vin fortifié, fumée, orange et cacao. Équilibre: C’est ça qui arrive quand tu prends un des meilleurs whiskys de l’histoire et que tu le crinques cask strength. Le grand phare de la tundra est de retour. Un chef d’oeuvre pur et simple.

Lagavulin 20 ans Fèis Ìle 2020

54% alc./vol.
Refill & PX/Oloroso Sherry Hogsheads, Bottle #893 of 6000

André 92%
Framboises, fruits rouges et figues, compote de bananes, oranges, viande fumée, iode, citron et touche végétale à saveur médicinale ou d’eucalyptus. La bouche est incroyablement douce et puissante, mélange d’anis, d’oranges et citron, abricots, ananas et fruits secs. Les notes de sel et de poivre sont aussi omniprésentes. Fumée de tourbe à la fois huileuse et cendreuse. Finale vanillée et fumée, mélange d’oranges, citron et d’ananas, sensation huileuse, poivre, raisins verts. Le whisky demande beaucoup de temps pour s’équilibrer.

Patrick 95.5%
Un dram d’une rare complexité et d’une balance magistrale comme j’en vois trop rarement. Le genre de whisky qui est en soit une raison de vivre! Nez : Un parfum envoûtant présentant un savoureux plateau de fruits avec des fruits des champs, des fruits tropicaux, des agrumes, de la viande fumée, du sel et une goutte de caramel. Ça met l’eau à la bouche! Bouche : Fumée de tourbe très aromatique, sel de mer, chêne sec, fruits des champs, fruits tropicaux, agrumes, poivre, anis et tellement plus! Superbe texture huileuse en bouche. Finale : D’une superbe longueur, salée, fumée et avec des raisins verts et des agrumes.

Martin 94%
Nez: Un voile de tourbe poussiéreuse couvre une tablée de fruits des champs, de citron, de pierre lavée, d’algues méditerranéennes, de smoked meat de Montréal, de dattes et d’argile. Wow, complexe à souhait. Bouche: Tourbe un peu verte, retour de la viande fumée, un peu de vanille et de fruits, agrumes même. Sel marin et poivre noir supportent délicieusement l’expérience. Finale: Tourbe cendreuse, poivre, vanille, bois, huiles essentielles de citron et d’orange. Équilibre: Un prestigieux assemblage, rarissime, tout aussi savoureux. Si vous avez la chance de vous en enfiler un dram un jour, ne la laissez pas passer…

Lagavulin 8 ans 200th Anniversary

48% alc./vol.

André 89%
Après les déceptions des éditions 200eme anniversaire des distilleries Ardbeg et Laphroaig, j’attendais avec expectative et un peu de crainte l’édition de Lagavulin soulignant aussi leur ‘’deux-centenaire ‘’… L’édition 16 ans d’âge trônant tout au haut du palmarès des meilleur whisky sur le marché (dans mon livre à moi comme on dit), la barre était haute. Ne fût pas la surprise d’apprendre que la distillerie optait pour un 8 ans d’âge pour souligner cet événement. Synonyme des tendances du marché, pénurie de vieux fûts (et de whisky âgé), hausse faramineuse des prix, plafonnement des ventes de single malt au niveau mondial (les amateurs eux-aussi sont peut-être plus éveillés au marché des micro-distilleries et du nouveau-monde) mais cette édition avait donc une grosse responsabilité envers ses amateurs. Distillerie chérie de plusieurs hardcore fans, on attendait avec une pelle et un fanal comme on dit… Donc, au nez; directement dans le style Islay, pas de Lagavulin comme on le connait, plus artisanal et brut comme les Kilchoman peut-être. Tourbe et fumée, huileux et bizarrement un peu sec aussi. Beaucoup de toffee, de vanille, motte de tourbe mouillée, terreuse et herbeuse. Mélange bizarre de poivre et de fruits tropicaux. La texture offre une approche douce, le whisky semble un peu dilué malgré son 48% d’alcool. Au fil des petites gorgées, les strates de tourbe fumées s’accumulent et gagnent en puissance. Cela amplifie les saveurs de poivre et d’épices. Au final la tourbe semble plus mentholée, un peu comme les bonbons casse-grippe. Les fruits encerclent bien le tout; poires, pommes vertes, un brin d’agrumes. Côté médicinal omniprésent en finale, les bandages et l’antiseptique médical, sel et poivre, menthol, tourbe grasse, beaucoup de poivre (encore une fois) et de gingembre astringent. Un superbe whisky dans le style, mais j’ai de la difficulté à lui faire passer la barre du 90%, surtout pour un manque de « wow factor » au niveau texture. J’adore les effluves de chocolat noir qui s’échappent du verre une fois le whisky terminé. Alors fans de Lagavulin; BUY!

Patrick 92%
Différent de tous les Lagavulin que j’aie jamais bu, avec un bon fond malpropre et une intensité débridée. Pas extraordinaire comme l’original (le 16 ans), mais c’est tout de même vraiment réjouissant de découvrir une nouvelle facette de Lagavulin. Nez : Oh que la fumée est intense ici! Intense et malprore comme je n’ai jamais connu Lagavulin, avec une bonne dose de charbon et d’huile à chauffage. Bouche : Poivre, sel et épices, avec une bonne dose de chêne brûlé. Intense, huileux, mais avec aussi une texture démontrant que le whisky est plutôt jeune. Finale : Fumée et intense.

Martin 90%
Blanc cassé, presque transparent. Nez: Thé, miel et cassonade. Pierre lavée, tourbe salée, phare du Fisherman’s Friend. Racé et robuste. Xérès. Bouche: Tourbe enflammée, algue et sel, miel et vanille. Bois sec et épices, le tout nappé d’une douceur insoupçonnée. Crème brûlée, noisettes et tourbe verte. Finale: Épices chaudes et bois gorgé de sherry. D’une belle longueur, la fumée iodée fait office de toile de fond pour épices, cantaloup et raisins blancs. Équilibre: À la hauteur de attentes et de la réputation de la distillerie. Très unique par rapport aux autres Lagavulins sur le marché. Un sacré beau coup pour souligner le bicentenaire de la distillerie. Un peu jeune, mais avec un taux d’alcool qui compense amplement.