Aberlour A’bunadh – Batch 066

59.2% alc./vol.
Le batch n° 1 de la version A’bunadh, qui signifie « origine » en gaélique, a vu le jour en 1998. Depuis, la recette qui a fait le succès de cet Aberlour est restée inchangée. A savoir, un vieillissement en fût de sherry Oloroso de premier remplissage, une filtration traditionnelle, très légère comme celles pratiquées au XIXe siècle et surtout une mise en bouteille au degré naturel avoisinant ou dépassant les 60 %. Les fûts qui entrent dans l’assemblage sont âgés de 5 à 25 ans.

André 89%
Nez beaucoup plus équilibré que les dernières batch évaluées qui étaient beaucoup plus robustes et épicées. Le nez de cette édition est doux et soyeux et cache bien l’alcool sous-jacent. Sherry pâteux et résineux, café noir et mousse au chocolat, raisins secs, oranges, pommes. La bouche est chaleureuse et pas trop sèche, épicée tout de même par les notes de cannelle et de gingembre mariées aux grains de café et au chocolat noir. Pommes, oranges, raisins secs, fruits secs, cerises noires, aspect pâteux goulu. Finale moyennement longue, sur des notes de fruits secs poivrés et une fine astringence boisée.

Patrick 90%
Encore une réussite cette batch, un whisky intense et savoureux, une bombe de xérès comme je les aime. Nez : Robuste, avec une tonne de chocolat mi-noir, du café noir et du xérès dont j’ignore la couleur! Aussi des raisins secs, des oranges et des pommes bien mûres. Bouche : Ooooooh! Wow! Toujours aussi remarquable ce whisky, peu importe la batch! Savoureux, chocolaté, avec de beaux fruits mûrs, quelques grains de café, des oranges et du chêne. Finale : D’une superbe longueur, pleine de xérès, de sucre chaleureux et d’épices.

Martin 90%
Nez: La pâte de fruits en puissance, le vin chaud et sirupeux. Sherry explosif, raisins bien juteux, tabac à pipe et chocolat noir. Solide! Bouche: Bois fruité et pousssiéreux, incroyable vague de vieux sherry. Chêne, tabac, cuir, oranges, cacao et raisins. Toutes nos papilles sont stimulées. Finale: Longue et chaude, empreinte de raisins secs, de pelure d’orange, de noix, de gingembre, de fruits et de cannelle. Touche de café moulu. Équilibre: A’bunadh frappe encore. C’est une série qui rejoint les Octomore et les SMWS, une catégorie de produits qui nous sciera les jambes à tout coup.

Aberlour A’bunadh – Batch 075

60.9% alc./vol.
Chaque lot de ce single malt est vieilli exclusivement en fûts de sherry oloroso espagnol et est ensuite embouteillé à son degré naturel, sans filtration à froid. « A’bunadh », du gaélique, signifie « Origines ».

André 86%
Un classique sherry cask cask strength. Avalanche de cerises marasquin et de raisins secs, sensation cireuse au nez qui adoucir le taux d’alcool, pincée de cannelle et de poivre, crayon de cire Crayola, pommes et oranges. Superbe équilibre en bouche, la texture est gourmande et généreuse, la ligne directrice statuée, beaucoup de corps. Mélange de caramel et de cassonade, cerises, framboises et raisins, puis cosses d’oranges dans le chocolat au lait, réglisse rouge, poivre et gingembre en background. Bon taux de sucre sur texture grasse et charnue. Bizarrement, la finale perd rapidement de son charme et les épices sont beaucoup plus présentes. Malgré tout, un plaisir à déguster et un classique dans le genre. Il en faut une bouteille dans la collection de chaque amateur.

Patrick 90%
Dans ce monde en changement perpétuel et parfois déroutant, il est rassurant de savoir que près de 30 ans après la première batch, la batch 75 est aussi satisfaisante que la première. Nez : (Imaginez la prochaine description en me voyant avec un gros sourire satisfait) : Grosses cerises noires sucrées et nappées de chocolat au lait, raisins secs, pommes cirées et un petit zeste d’orange. Bouche : Texture très huileuse, supportant des saveurs riches de cerises, de chocolat au lait, de vanille, de caramel, de raisins secs, d’oranges, de poivre, de cannelle et de bois carbonisé. Finale : D’une superbe longueur, boisée, fruitée et sucrée.

Aberlour A’bunadh – Batch 069

59.8% alc./vol.
Comme toujours, le lot 69 a été tiré exclusivement de fût espagnols Oloroso Sherry et mis en bouteille à la force du fût sans aucune filtration par refroidissement.

André 88%
Nez suave et soyeux, hyper bien équilibré sur un sherry approchable, pas trop épicé ou tannique, presque un peu festif qui rappelle le gâteau aux fruits et la confiture de framboises. On y retrouve aussi de la réglisse et de l’orange confite, les raisins secs et les mûres. Incroyable texture, ronde et chaleureuse, le sherry se fait plus pâteux, plus épicé et poivré aussi. Raisins secs, cerises noires, chocolat, poivre, baies sauvages, dattes, pincée de cannelle et du caramel en toile de fond. À chaque gorgée je suis subjugué par la texture d’une qualité incroyable. Une fois ingéré et la vague épicée passée, on revient rapidement sur du sucre naturel que l’on retrouve sur certains fruits séchés. La finale présente l’influence boisée de façon plus directe, une légère sensation tannique se lève comme le vent du large par une chaude nuit d’été.

Patrick 89%
Du gros xérès délicieux et audacieux, avec une savoureuse complexité. Encore une valeur sûre. Nez : Un appétissant xérès intense, fruité (fruits des champs) et sucré, dans lequel on a fait tremper du chocolat au lait. Du vrai dessert pour les grandes filles et les grands garçons. Bouche : Du beau chocolat au lait, fruité à souhait, avec une pincée de chili et du chêne sec. Finale : D’une belle longueur, fruitée et sucrée.

Aberlour A’bunadh Batch 062

59.9% alc./vol.

André 83%
Nez réservé même si livre d’évidentes notes de sherry et de pâte de fruits, d’oranges, prunes. Sensation pâteuse et très bold. En bouche, le xérès est gras et très ‘’in your face’’, oranges, cerises, prunes, fruits secs, fruits sauvages. Ce qui est moins agréable c’est le déséquilibre apporté par les trop fortes notes d’épices et de bois brûlé qui viennent à masquer beaucoup des subtilités des arômes et saveurs fruitées et donne un rendu tannique et très astringeant. Finale de bois brûlé et d’épices sur les stéroïdes. Une des pires éditions que j’ai évalué de la série A’bunadh.

Patrick 90%
Et oui, une autre superbe Batch d’Abunadh! C’est superbe, c’est riche, j’aime! Nez : Oh que ça sent bon ça! Du beau jus de fruits sucrés, avec une bonne dose de chocolat au lait. Du dessert, du vrai dessert pour adulte. Bouche : Du xérès chaleureux, boisé, avec de la cannele. Savoureux et intense, j’adore. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès.

Aberlour A’bunadh Batch 065

59.5% alc./vol.

André 86%
Grosses cerises noires, cosses d’oranges, dattes, chocolat noir amer, fruits secs, gâteau aux fruits, des notes d’Amaretto aussi. Bouche poivrée et épicée à saveur de cannelle et d’anis, fruits secs et cerises noires, cacao et chocolat. Les fortes épices tuent l’onctuositée apportée par le shery cask, les notes de poivre sont soutenues et très intenses et gonflent l’amertume des notes de chocolat ce qui donne un rendu robuste et costaud. Finale très poivrée, beaucoup de gingembre, cacao et chocolat amer, pâte de fruits. Un A’bunadh intense mais légèrement déséquilibré par les épices.

Patrick 91%
Un autre gagnant! C’est gros, intense et savoureux! Que demander de plus? Nez : Parfum me rappelant une fondue au chocolat, dans laquelle on tremperait toutes sortes de fruits des champs, quelques noix et un trait de vanille. Bouche : Hyper chaleureux, plein de fruits et de chocolat au piments. Intense et savoureux. Finale : D’une belle longueur, fruitée et épicée.

Aberlour Casg Annamh – Batch 01

48% alc./vol.
Casg Annamh signifie “rare cask” en Gaélique. Cette expression a vieilli dans 3 types de futs, dont des futs de Xérès et deux types de futs de chêne Américain.

André 84%
Une version qui rappelle le 16 ans DoubleCask en version un peu pimpée côté alcool. Je suis un peu ambigu sur l’approche adoptée pour la commercialisation de cette version et la place qu’elle trouvera dans le portfolio de la distillerie. Au nez; raisins secs un peu pâteux, biscuits au beurre, sherry volatile, pelure de bananes et ananas, cerises, cœurs de pommes poires, caramel. Beaucoup d’ambivalence au nez, on est un peu malmené dans tout les sens sans vraie ligne directrice. La texture en bouche est pauvre et liquide malgré le taux d’alcool appréciable, sensation de gomme savon, de lilas en fleur, violette, raisins secs, poivre, bananes et poires. Finale épicée de cannelle et de poivre, la canne en bonbon du temps des fêtes, tarte aux pommes nappée de caramel, raisins secs, prunes. Mmmmm… pas convaincu… Un Aberlour qui se cherche.

Patrick 84%
Plus boisé que ce qu’Aberlour nous a habitué, mais le xérès demeure tout de même bien présent. Un beau mélange de boisé et de fruité, mais un petit quelque chose m’accroche au niveau de la balance. Nez : Plutôt épicé, ou plutôt épicé. Après quelques secondes, les notes fruitées commencent à apparaître, puis les notes chocolatées. Agréable. Bouche : Ici encore, nous sentons d’abord le bois et ses épices, puis les fruits mûrs du xérès, des pommes rouges, quelques oranges et une pointe de chocolat noir. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits mûrs et une touche boisée.

Martin 85.5%
Nez: Fruité, épicé et crémeux. Herbe, malt, miel et compote de fruits rouges. Raisins, xérès, bois et punch aux fruits. Touche de caramel. Bouche: Légèrement aqueux comme texture, mais de belles saveurs sont au rendez-vous, avec les fruits et le bois à l’avant-plan, bardées de miel et de légère fumée. Quand même solide. Finale: Assez plaisante, épicée et boisée. Malheureusement sa longueur laisse à désirer. Bof, au pire on se sert un autre verre. Équilibre: J’aime bien le mélange de fûts, j’aime bien le degré d’alcool, mais on dirait que son absence de mention d’âge vient ternir un peu le paysage.

Aberlour Glenlivet 8 ans (1970’s)

50% alc./vol.
Lancés dans les années 1970, les embouteillages d’Aberlour âgés de 8 ou 9 ans deviennent assez répandus après le rachat de Campbell’s Distilleries – le propriétaire d’Aberlour – par Pernod Ricard en 1974. Il en existe plusieurs versions, embouteillées à 70 proof (40%) ou à 50%. Comme de nombreuses distilleries du Speyside à l’époque (Glenfarclas, Glenburgie, Macallan…), Aberlour accole à son nom la mention Glenlivet pour revendiquer son origine, au grand dam de la distillerie éponyme qui se bat pour faire cesser cette pratique depuis le XIXe siècle.

Patrick 84%
J’avais déjà goûté un whisky similaire et mon impression avait été complètement différente… Je suspecte peut-être que la bouteille d’où fut tiré cet échantillon n’était pas tout à fait étanche. Enfin, ça demeure un bon dram, mais c’est surtout une bonne leçon à savoir que lorsqu’on achète un whisky qui a été embouteillé il y a plus de 50 ans, même si ça vient de la meilleure source possible, on ne sait jamais à quoi on va avoir affaire. Parfum très herbacé avec une touche de menthe et de viande rouge bien cuite. Bouche : Les notes d’herbes et de menthe sont toujours présentes, mais partagent ici l’espace avec du chêne sec, du caramel, des oranges et des prunes. Après quelques gorgées, des notes épicées prennent de plus en plus de place. La texture en bouche est un peu mince. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et épicée.

Aberlour Hand-Filled 13 ans

58.1% alc./vol.
Batch A16, bouteille 267, embouteillé 24/01/20177, Bourbon Cask rempli à la main à la distillerie.

André 91.5%
Raffiné et hyper soyeux. Bananes, coconut, vanille, fruits séchés, huileux, fruits tropicaux, wine gums. Étonnant et très challengeant comme nez. La bouche est musclée, brassée de fruits et de bananes, fruits tropicaux coupés en dés, le tout nappé de vanille crémeuse et d’une pincée d’épices (gingembre, cannelle). Sérieusement, je suis très surpris de l’avalanche de fruits secs et tropicaux, surtout en provenance du bourbon cask. Belle présence en bouche, l’alcool est perceptible mais loin d’être omniprésent. La finale est sucrée et très fruitée, vers en gélatine, bananes, recouvert d’épices. Un Aberlour atypique et énigmatique à l’équilibre indiscutable et aux saveurs étonnantes.

Patrick 90%
Un superbe whisky ! Si c’était pour ressembler à ça, un peu comme pour la série des Glenlivet Nàdurra, j’amerais bien qu’Aberlour fasse une édition « bourbon » de leur A’Bunadh. Nez : Noix de coco, jus de fruits tropicaux, sucre blanc, gâteau à la vanille et bananes. Bouche : Superbes agrumes, vanille chaleureuse, bois épicé, gingembre et fruits tropicaux. Le taux d’alcool semble être 10% plus faible. Finale : D’une belle longueur et savoureuse, marquée par les agrumes.

Martin 92%
Nez: Très fruité, fruits rouges et bois gorgé de bourbon. Raisins, caramel et pruneaux. Très riche. Bouche: Texturé à souhait, raisins blancs, cannelle, caramel, épices et bois. Exquis. Finale: Longue et chaude, parsemée de cannelle, d’épices et de raisins. Équilibre: Excellent, superbe. Malheureusement un embouteillage unique.

Abhainn Dearg Single Malt 3 ans

46% alc./vol.
Bouteille #1126 de 2011 provenant du fût 07-2008. Le premier embouteillage de la première production légale de single malt de cette distillerie des îles écossaises.

André 81%
Nez un peu crispy, affichant son jeune âge. Le lien avec le new make spirit est assez évident; céréales organiques, les pommes vertes, le miel et la vanille du fût. Le côté organique et traditionnel est indéniable, c’est presque agricole comme produit. En bouche, il étonne par sa douceur à l’arrivée, fond de langue un peu huileux, passablement de saveurs de vanille et de miel, céréales et quelques fruits exotiques peut-être. On dirait un whisky vieilli en virgin oak cask. Finale courte où prédominent les céréales, un côté organique certain, quelques notes de citrus. Une expérience sur la signification historique plus que pour le “trip” du whisky lui-même.

Patrick 87%
Nez : Puissant fruit, malt et sucre d’orge. Intense et intriguant. Bouche : Belle orge épicée et sucrée (caramel en fait). On sent que le whisky est jeune, mais l’ensemble demeure chaleureux et complexe. Finale : Longue, savoureuse et épicée. Balance : Un belle surprise que j’ai définitivement hâte de voir vieillir. J’aime le fait que cette distillerie n’ait pas pris le chemin « facile » de la tourbe pour nous offrir quelque chose de tout autant savoureux, mais qui sera aussi un challenge pour l’amateur moyen.

Martin 82%
D’une extrême pâleur, on en tire deux hypothèses ; soit un vieilissement en fût de bourbon, soit une jeunesse flagrante. On nous informe que le second choix est juste. Nez: Nez très jeune et affranchi. Un fond de mélasse nous rappelle que nous ne sommes pas très loin d’un new make. Une myriade d’arômes, pommes, figues, chêne, herbe et fleurs pour finir sur une croûte de fromage coulant, un peu comme le Secret de Maurice. Bouche: Sucré et huileux à l’arrivée, surfant sur des notes de mélasse, de chêne puissant et de champ de fleurs. Un fond de céréales au miel et aux noix apaise un peu son côté fougueux. Finale: Légèrement fade, légèrement métallique. On garde longtemps l’impression de chêne neuf en bouche. Équilibre: Excellent choix au niveau du taux d’alcool. Ce n’est que le début, c’est un malt qui a avantage à vieillir bien plus. Plein de promesses.

Abhainn Dearg Spirit of Lewis

46% alc./vol.
Le “Spirit of Lewis” est un single malt produit à la distillerie Abhainn Dearg située sur Isle of Lewis et est âgé de mois de 3 ans et pour cette raison ne peut pas porter l’appellation officielle de “whisky”.

RV 91%
L’automne, le ciel du crépuscule, le petit chemin de terre et les récoltes de fruits et de grain. Nez de bois concentré, à un tel point que j’ai peur qu’il soit trop fort en bouche. En même temps, du bleuet et du blé, pas désagréable du tout. Éclos de manière tranquille sur la langue avec le bleuet devenu confiture, et le bois qui se maintient bien au travers du grain. Très belle finale toujours en grain, saupoudré de cassonade et une ou deux gouttes de bière à base de gruau, dans une longueur étonnante (bon, dépendant de l’âge). Avec le côté fruité de HP Ambassador Cask et le côté grain de certains Tuthilltown, levures un peu bizarre en moins, c’est un très bon whisky plus agricole qu’industriel.

Patrick 80%
Nez: Sardines pas fraiches et touche de malt. Bouche: Toujours les sardines, avec une pointe de malt sabloneuse. Finale: Le sable, sur lequel un poisson très salé repose depuis quelques jours. Balance: Bien balancé, mais c’est vraiment n’importe quoi. J’hésite entre une note de 70% et 90%… On va couper la poire en deux, coudonc.