BenRiach 18 ans Latada Peated

46% alc./vol.
Pour sa nouvelle gamme « très tourbé », Benriach propose cette version âgée de 18 ans. D’abord vieillie en fût de chêne américain, elle est ensuite affinée en fûts de Madère. Latada tire son nom de la culture traditionnelle de la vigne sur l’île de Madère : les vignes sont disposées horizontalement sur des treillis proches du sol.

André 87.5%
Audacieux, très audacieux. Nez de melon au miel passé à la fumée de tourbe, miel, les poires, abricots, beaucoup d’agrumes aussi. Ça court-circuite un peu le cerveau ce mélange inhabituel des fruits vraiment sucrés et de la tourbe terreuse. En s’évaporant, l’alcool laisse se libérer beaucoup de vapeurs de caramel et de toffee. Ces saveurs continuent leur évolution en bouche jusqu’à l’arrivée, avec tambours et trompettes, de la tourbe qui brise le tempo feutré et doux des fruits. Cela donne l’impression de prendre une gorgée du sirop de fruits restant dans la canne de métal et de prendre une bouffée de cigarette par la suite. Il y a aussi quelques épices et du poivre concassé qui assèchent la finale de bouche. Le nez m’a renversé mais le manque de subtilité masquant ces belles saveurs fruitées m’a fait décrocher lorsqu’est venu le temps de le savourer. Pas que c’est un mauvais whisky, loin de là, mais c’est un peu comme un film avec un scénario béton et des acteurs kick-ass à qui on a attribué le mauvais rôle.

Patrick 91%
Une tourbe balancée de façon extraordinaire par le fût de Madère qui nous offre une whisky complexe et savoureux qui saura plaire à tout ceux qui ont les moyens de se l’offrir. Trop souvent je goûte des whiskys dont l’âge indiqué sur la bouteille n’est pas reflété par le contenu de la dite bouteille, mais ici, on a vraiment affaire à un whisky costaud qui a été adouci de main de maitre par 18 années passées dans des fûts choisis avec soin. Nez : Tourbe fumée presque dominée par du bruyère mielleux, des poires mûres, quelques agrumes ainsi qu’une délicate touche de caramel et de vanille. Bouche : Fumée de tourbe délicate avec une bonne dose de sirop de fruits mûrs. Le tout est complété par un riche et intense bouquet d’épices. Finale : Longue, fumée et avec une belle chaleur provenant des fûts de Madère.

BenRiach 1998 Triple Distillation Oloroso Finish

58% alc./vol.
Embouteillé en 2008, 678 bouteilles, cask 78622, 9 ans.

Patrick 86%
Très bon whisky, mais la triple distillation fait qu’il ne saurait être vraiment complexe. Nez : Xérès intense : Notes vineuses fruitées et vanille. Bouche : Chaleureux xérès, bois brûlé, vanille, touche de tire Ste-Catherine rappelant une jolie vieille fille (celle que tout le monde se demande pourquoi elle est toujours célibataire, elle la première!). Finale : Longue et savoureuse, nous laisse dans un état contemplatif et songeur : Pourquoi est-elle célibataire?

BenRiach 20 ans

43% alc./vol.

André 81%
Nez très frais et fumé, herbe fraichement coupée, pomme grenade. Un nez généreux et attirant tout en étant finement sucré. L’arrivée est claire et sans consistance et laisse un vide à peine comblé par une touche herbeuse. La finale est aérée livrant à la fois menthe poivrée, eucalyptus et citron confit. La rétro-olfaction est âcre, à saveur de bouillie de céréales.

RV 69%
Faites un copier-coller du 16 YO, la sœur en gros pyjamas de 20 ans d’âge enrhumé, avec 14 chats et qui passe son vendredi soir avec de la crème glacée vanille à lire des Arlequins. Beaucoup trop passe-partout, et pas assez distinctif. À ce prix là, de loin je préfère 2 bouteilles de Curiositas. Simplement dit, inutile; à prix égal avec le 16 ans, j’aurai donné la même cote piteuse, malheureusement, rapport qualité/prix déficient.

Patrick 75%
Surprenant nez fumé et tourné. Léger et agréable. Au goût, une saveur d’huileuse grasse brûlée qui n’est pas, elle, agréable. La finale s’étire sur la sensation de gras, ce qui est assez unique, et ce probablement pour une bonne raison. On se demande vraiment pourquoi une distillerie, qui produit autrement des scotchs de grande qualité, n’a pas préférée vendre ces futs douteux pour en faire un blend… Ouch.

Benriach 20 ans 1997 Marsala Single Cask

54.8% alc./vol.
Marsala Hogshead #4437, Distilled 25/11/1997, Bottled 2018, Bottle 212 of 414

André 89%
Oranges glacées et poires, pêches, salade de fruits tropicaux, intense bois séché et épicé, purée de bananes, miel, résidus de fruits rouges séchés. Les épices du nez au départ s’estompent avec le temps, le whisky demande passablement de temps pour s’équilibrer et le bon moment s’annonce avec une sensation licoreuse qui émergera à la longue. La bouche une superbe texture, finement huileuse et épicée. Intensément fruité; bananes, poires, pêches, zeste de citron, oranges, pommes rouges, miel, glaze, fruits secs, gingembre. Salade de fruits. Longue finale très épicée et sur le bois sec.

Patrick 90%
Un beau whisky savoureux et chaleureux et surtout délicieux. Bon, j’ai déjà vu des whisky plus jeunes offrir la même chose, mais ça demeure excellent. Nez : De beaux fruits mûrs et sucrés, de la vanille et du chocolat 50%. Bouche : Du bois brûlé, de beaux fruits mûrs, du chocolat noir. L’ensemble est chaleureux et intense. Finale : D’une belle longueur, boisée et chaleureuse.

Martin 89%
Nez: Très doux et sournois. Le taux d’alcool se cache aussi bien qu’une perdrix dans le bois. Douces notes de vin chaud, de fruits rouges, de salade de fruits et de bois. Bouche: Texture agréable, bois toasté, fruits rouges, réglisse, raisins secs et cuir. Touche de gingembre et de poivre rose. Finale: Bien forte, pas au niveau des épices et de la morsure de l’alcool, mais plus au niveau de l’intensité des saveurs. Un beau voyage. Équilibre: Un délice chaleureux, un autre bon coup. Vieillissement complet en fût spécial versus un simple affinage, quelque chose à surveiller.

BenRiach 20 ans Burgundy Finish 1994

54.2% alc./vol.
272 bouteilles, embouteillé exclusivement pour le New Hampshire.

Patrick 89%
Belles notes de guimauves au bord du feu, le tout accompagné d’un bon verre de vin pimenté et marqué par les épices du chêne.  Un dram chaleureux, épicé.  Pour une soirée romantique, dans un chalet de luxe.

BenRiach 20 ans Pedro Ximenez 1994

51.7% alc./vol.
604 bouteilles, embouteillé exclusivement pour le New Hampshire.

Patrick 91%
Vraiment surprenant!  Tourbe fruitée et complexe, chêne (vraiment très boisé), framboises et épices brûlées.  Bref, le meilleur match possible : Vin, tourbe et chêne!  Tellement complexe, si bien balancé, j’adore!

BenRiach 21 ans Authenticus Peated

46% alc./vol.
Non filtré à froid provenant de l’assemblage de quelques fûts de chêne ayant contenu du bourbon. En dégustant ce Benriach, on se sent beaucoup plus proche des rivages de l’île d’Islay que de la tranquillité verdoyante du Speyside. Une version officielle limitée à 4 800 bouteilles.

André 92%
Il faut un bon 20 minutes au malt pour atteindre son apogée. Une attente liturgique hautement récompensée. Au nez, la tourbe se révèle rapidement, le malt lui est très croustillant et frais. On se croirait sur l’Ile d’Islay. La tourbe est si proche de ce que je connais de Laphroaig que j’ai même dû aller chercher ma bouteille de 10 ans d’âge afin de les sentir en même temps. Médicinal, éther, antiseptique et fumée. Au goût, une fine pointe de sel appuyée par la tourbe très douce (au souvenir, près du Ardbeg 17 ans). La finale est liquide mais très persistante.

Patrick 90%
Tourbe humide. Fumée. Plus léger au goût que l’odeur laisse présager. Clou de girofle un peu désagréable au palais… Et devrait être plus alcoolisé. Mais quand même très raffiné. J’aime.

Kim 91%
Nez : cendres froides, et c’est appétissant, souvenir de rallumer le feu de camp le matin en camping en soufflant sur les braises pour faire ses toasts. Melon de miel, papaye, un soupçon de grenadine. Mes attentes sont hautes!
Goût : Tranchant, c’est la première chose qui me vient en tête. J’ai l’impression que le whisky mène un duel avec mes papilles et que celles-ci ne peuvent que parer les coups. Pourquoi un duel et non un assaut? Parce que c’est tout en finesse. Bam, une pointe de vanille! Vlan, un embrun salin! Pow, un coup de tourbe végétale. C’est complexe et délicieux.

RV 93%
Chips poivre et sel Lays™. Algue plus humide au goût. Peat et algues séchées. Peat animal de Lagavulin.

BenRiach 21 ans Tawny Port Finish

46% alc./vol.
Ce Benriach a vieilli de manière traditionnelle en fûts de bourbon américain avant d’être affiné dans des fûts de porto Tawny en provenance de la région de Douro au nord du Portugal.

André 86%
Confiture de framboises et de cerises, poivre noir concassé, fruits secs. La bouche est un peu diaphane et délavée, affadie et presque diluée, la texture est un peu trop limpide malgré l’intensité des saveurs bien fruitée; confiture de cerises noires et framboises, prunes, fruits secs, raisins secs, oranges, réglisse rouge, très aromatique mais une texture vraiment ordinaire. Belle finale fruitée mais qui manque de caractère. J’avais de beaucoup préféré l’édition de 15 ans avec qui affichait une légère fougue et une intensité surprenante.

Patrick 90%
Un whisky comme je les aime, avec du beau xérès sucré et un bel ensemble de saveurs équilibrées avec brio. Nez : Bonbons sucrés aux fruits, sucre d’orge et surtout, tellement alléchant. Bouche : Bois brûlé et épicé, vin rouge intense, et sucre d’orge. Yummy. Finale : D’une belle longueur, fruitée et légèrement épicée.

Martin 89.5%
Nez: Malt grillé, caramel brûlé, raisins rouges et dattes. Sucre d’orge et xérès. Bouche: Caramel, bois et épices. Raisins juteux, vin rouge et pruneaux. Finale: Épices, bois vineux et orange sanguine. Équilibre: Bel équilibre des saveurs, bon sherry cask, pas trop prononcé. Le porto adoucit très bien ce qui aurait pu autrement être une bête incontrôlable.

BenRiach 22 ans Albariza Peated 2nd Edition – PX Sherry Cask Finished

46% alc./vol.
Benriach Albariza a été vieilli dans des fûts de chênes américains avant d’être affiné dans des fûts de sherry Pedro Ximenez. Albariza tire son nom de l’espagnol, terme désignant le sol blanc typique d’Andalousie où poussent des grappes de raisins à destination de la production des vins sherry. Ce Benriach 22 ans est l’une de ces pépites cachées au sein de la collection Benriach baptisée « The Lab ». Cette partie de l’entrepôt est réservée aux expérimentations les plus prometteuses de la distillerie, où l’art, la science et le savoir-faire se combinent pour créer une véritable synergie. La toute dernière gamme Benriach des « Wood finishes » en est issue.

André 89.5%
Grosses cerises noires, oranges, chocolat noir, tourbe terreuse présente mais pas envahissante, prunes, fraises et framboises, gâteau aux fruits dont les fruits ont mariné dans le rhum, raisins secs. La bouche est very silky, plus douce que l’édition de 18 ans; cerises noires, prunes, dattes, gâteau au fruit nappé de chocolat noir amer, oranges sanguines, léger terreux en background, fumée de tourbe que parcelle de petits sourires poivrés. De puissantes saveurs sur une texture soyeuse divine, accents agricoles dans la tourbe, genre paille et terre mouillée. Finale moyennement longue, tourbée et poivrée ainsi que sur les fruits rouges. Un bond à 450$ pour le 22 ans, presque le double du prix du 18 ans, j’ai ravalé ma salive après avoir découvert cette surprise… Je préfère la version 18 ans à la 22 ans 2eme édition.

Patrick 91%
Un superbe whisky avec tout ce qu’il faut à la bonne place. Aussi bon que ce que vous pouvez souhaiter. Nez : Superbe fumée de tourbe, un peu de fruits, du chocolat et du bois. Bouche : Fumée de tourbe d’une intensité bien mesurée, quelques beaux fruits légèrement sucrés, avec une petite pointe de poivre. Finale : D’une belle longueur, fumée et fruitée.

BenRiach 22 ans Dunder Peated 2nd Edition – Dark Rum Cask Finish

46% alc./vol.
Fait inhabituel pour un malt du Speyside, ce 22 ans a été distillé à partir d’orge malté tourbé. Vieilli dans des fûts de chêne américains, Benriach Dunder a ensuite été affiné dans des fûts de rhum vieux ambré sélectionnés en Jamaïque. Dunder est le terme anglais désignant le résidu de jus de canne à sucre restant au fond de l’alambic, utilisé comme levure dans le processus de fermentation des rhums Jamaïcains. Dans les profondeurs de la distillerie Benriach se trouve des trésors restés jusqu’à présent cachés : des fûts exceptionnels du Speyside, d’une diversité incroyable, en maturation depuis plusieurs dizaines d’année. Ce Benriach 22 ans est l’une de ces pépites cachées au sein de la collection Benriach baptisée « The Lab ». Cette partie de l’entrepôt est réservée aux expérimentations les plus prometteuses de la distillerie, où l’art, la science et le savoir-faire se combinent pour créer une véritable synergie. La toute dernière gamme Benriach des « Wood finishes » en est issue.

André 87%
Tarte aux pommes, pommes poires, cannelle, petits fruits sauvages, cassonnade, caramel chaud sur des bananes coupées en tranche. La bouche est étrange; tourbe terreuse et épicée, caramel et cannelle, pommes cuites, fruits rouges et poivre noir broyé. La montée en bouche est plus prononcée que l’on supposait au nez, surtout les épices qui se recouvrent rapidement de tourbe puissante et sale. Peut-être aussi des accents de bois de chêne brûlé. Finale fumée et épicée, soutenue. Présentation singulière, approche unique, rendu qui challenge à la dégustation.

Patrick 90%
Un beau whisky avec de la belle fumée et de belles épices. Simple et efficace. Nez : Une superbe fumée de tourbe, avec un peu de sucre, des pommes mûres et du poivre très subtil. Bouche : De la fumée de tourbe, avec des pommes mûres, du sucre et de l’orge et un beau mix d’épices. Finale : D’une belle longueur, fumée et poivrée.

Martin 91%
Nez: Superbe approche, vent de pommes et de malt, de tourbe légère et d’épices. Cassonade, caramel et chêne. Une belle poignée de fruits nappés de miel tiennent tête à un vent de tourbe qui veut s’approprier plus de place. Bouche: La texture semble un peu vaporeuse au départ, mais les saveurs finissent par arriver avec une belle intensité. Une toile de fond de cuir et de tourbe laisse briller les fruits des champs, le caramel, la cassonade, le chêne poivré et les pommes caramélisées. Finale: Longue, fumée, épicée et boisée. Elle nous laisse sur d’autres notes de cuir, de pommes et de sucre brun. On en redemande. Équilibre: Un malt tout en douceur et en subtilité. Un scotch unique, qui sort des sentiers battus, mais qui sait nous offrir une expérience d’exception.