Scapa Skiren – Batch SK02

40% alc./vol.
Batch SK02

André 76%
Quelque chose de pas agréable au nez, comme le mauvais fût de bourbon, presque le fût de bourbon neuf, le vieux fromage peut-être. Difficile de passer outre cette odeur dérangeante. Poires, miel, agrume avec un fond citronné, la pomme verte des Glenlivet. La bouche est cireuse et poudreuse, beaucoup de poires au miel et de pommes vertes, toujours ce fond d’agrumes, de jus de citron et saveurs tirées du fût de bourbon avec une finale d’épices, de sel et de poivre moulu. Un whisky sans attache, aux origines dénigrées. Je suis déboussolé avec le rendu final de ce whisky, qui tranche abruptement des précédentes parutions. J’ai l’impression que l’on vient d’asséner le coup fatal au gars qui avait déjà le genou par terre. Pour un no age statement et le prix demandé, je suis très heureux de ne pas avoir acheté la bouteille et me contenterai de l’échantillon.

Patrick 68%
Peut être une mauvaise batch? En tout cas, moi je ne dépenserai pas une cenne de plus pour le valider! Si quelqu’un de la distillerie lit ces lignes, je vous invite à m’envoyer un échantillon « normal ». Pour les autres lecteurs, d’ici là, achetez autre chose! Nez : Sent le « renfermé ». Après quelques efforts, on détecte des notes de bruyère et de fruits tropicaux. Bouche : Toujours la sensation de « renfermé », mais le bruyère et les fruits tropicaux se démarquent un peu plus. On détecte un peu de bois aussi. Finale : Courte et diluée.

Martin 74%
Nez: Céréales, miel et vieille poche. Rappelle certains malts des Lowlands. Pommes vertes, chêne et citron. Bouche: Miel, poires, pommes, épices, bois et vague arrière-goût de renfermé. Paraît beaucoup plus fort qu’il ne l’est en réalité. Finale: Épices, poivre et planche de chêne trop amère. Agrumes pourris, je ne veux pas finir mon verre. Équilibre: Je le trouverais passable pour un NAS d’entrée de gamme, mais au prix demandé ce single malt est une vraie honte.

Scapa Skiren – Batch SK19

40% alc./vol.
Batch SK19

Patrick 59%
Ouf, c’est dégueulasse rare ça. Nez : Yark. J’ai l’impression de me plonger la face dans un mélange de bac à compost et de vestiaire pas propre. Si je vais dans un gym que le vestiaire sent ça, vous pouvez être certain qu’ils ne me reverront plus. Dégueu. Bouche : Yaaaaaaaaaark t@b@rn@k! Finale : Fuck it.

Schenley Golden Wedding

40% alc./vol.

André 80%
Nez discret, plutôt sucré à la vanille et de meringue flambée. Trop passager en bouche sauf un p’tit kick d’alcool. La finale est uniforme et uniquement à saveur de toffee. Un divorce à l’amiable ?

Patrick 84%
Pas de surprises, nez de whisky canadien très jeune. Au goût, jus de fruits rouges chimiques sur l’acide! Finale plutôt courte et sèche, mais quand même agréable. Pas un whisky qui révolutionnera quoique ce soit, mais qui ne devrait pas vous décevoir.

Martin 74%
Teinte à la hauteur de son nom. Nez: Peu surprenant, touche bien la plupart des notes attendues d’un whisky canadien d’entrée de gamme. Vanille, bois, alcool, léger rye, à peine quelques fruits rouges. Bouche: Fruits et rye épicé qui veulent racheter le nez, suivis d’un duo vanille-caramel qui se noie malheureusement dans une mer de térébenthine. Finale: Courte et sèche, sans être trop désagréable, mais sans être trop mémorable non plus. Fortes notes de toffee et d’épices. Équilibre: Pas trop cher pour ce que c’est, malgré que 40oz c’est long à passer en maudit. Morale de l’histoire, si vous vous cherchez un whisky pour cuisiner, c’est un choix plus que judicieux.

RV 81.5%
À l’image de sa couleur, moins de vanille mais plus de caramel que le OFC. On sent encore le bonbon cheap, mais plus loin dans le plat de bonbon en bois. L’arrivée est très proche du OFC, mais il faut attendre la finale pour que le Golden Wedding se démarque et que le peppermint du de sa cousine soit remplacé par un caramel assez fortement boisé (bois de chauffage d’érable mouillé). Ce n’est pas un grand whisky, ,qui goûte un peu la production industrielle, mais qui au moins passe le seuil de n’être servi qu’en mix. Un digestif que l’on prend après un dessert et qui fitte bien, mais si le dessert est délicieux c’est peut-être plus de l’assiette qu’on se souviendra que du verre. Peut-être aussi un petit point en plus pour la bonne odeur de cassonade qui s’en dégage après avoir respiré longtemps.

Schenley London Dry Gin

40% alc./vol.
London Dry Gin, Canada.

Patrick 77%
Parfum de genièvre et alcool. En bouche, alcool, genièvre et une touche d’agrumes qui rend l’ensemble moins rébarbatif. La finale, légèrement aigre, ne s’étire pas trop longtemps… Bon, il n’y a rien ici pour convaincre qui que ce soit de se convertir au gin, à moins que le seul critère ne soit le prix et « l’effet »…

Schenley OFC

40% alc./vol.
Un 8 ans qui serait le whisky canadien le plus décoré.

André 78%
Très visqueux, enrobant et collant. En bouche; pommes vertes et un petit goût de « rip pressée ». Finale absente ou disons plutôt bien ordinaire. Difficile d’effacer de sa mémoire la grande qualité des single malt à laquelle on ne peut manquer de comparer celui-ci. La subtilité et la générosité sont manquantes ici. Mais pour le prix, une valeur sûre où on a pas l’impression de s’être fait flouer.

RV 77%
J’aurais aimé mieux coter ce produit local, mais il faut toutefois rester objectif: je vais le garder pour faire des mix. Couleur paille. Alcool très présent au nez, avec bonbon cheap d’halloween, forte essence de chêne et menthe sucrée, qui vire au vanille une fois qu’il a un peu plus respiré. Odeur de fluor de salle d’attente de dentiste, mais il n’y a pas d’arrivée en bouche. Peu ou pas de développement en bouche, mais c’est au finish que les goûts finissent par sortir, principalement la vanille, suivie de chêne et de menthe, trop puissants en aftertaste. Pas très impressionnant, sans être mauvais.

Patrick 85%
Au nez, mélange de bonbons au « fruits » d’Halloween. Le goût rappelle la pâte servir à polir les dents avec un « fraise » chez le dentiste. N’ayant jamais eu de caries, cette saveur me rappelle de bon souvenirs, ce qui explique probablement la note que je décerne à ce whisky versus André et RV. Sucré et fruité, finale un peu courte qui nous donne hâte à la 2ème gorgée.

Schenley Order of Merit 1966

40% alc./vol.
Bouteille #V571335.

André 81.5%
Ok, le nez est très agréable, généreusement sucré et vanillé, crémeux à souhait, féminin et parsemé de fruits et d’odeurs de tarte aux pacanes. Ce qui décevra en bouche, c’est l’absence totale de texture même si quelques timides saveurs de raisins, d’épices et de cannelle saupoudré d’un peu de poivre en finale de bouche et de quelque chose qui pourrait rappeler le rye aussi. Finale très courte avec une petite montée d’épices et de sucre. Une superbe expérience de nez, mais seulement de nez…

Patrick 83%
Nez: Caramel profond, crème brûlée et chaleureuse vanille. Bouche: Me fait presque penser à rhum traditionnel vieillit quelques années. Caramel légèrement brûlé, vanille et rhum. Finale: Le caramel et le rhum. Balance: Bien, sans plus.

Martin 78.5%
Ambre légèrement roux sera son qualificatif coloré. Nez: Agrumes sucrés, notes de seigle, miel, vanille et épices. Plutôt floral. Bouche: Miel fondant et crémeux. Épices, raisin, les saveurs bougent et s’éclipsent rapidement, je dois écrire plus vite. Fébrile en bouche. Galopant. Finale: Moyenne. Raisin, mélasse et sucre. Impression de rhum. Équilibre: Pas mauvais en soi. Très respectable. Un dram qui se mérite. Merci Gérard…

Scotch Blue 30 ans

40% alc./vol.
Destiné au marché asiatique, et produit localement à partir de scotchs importés en vrac

André 82%
Belles oranges confites sucrées, xérès duveteux et luxueux, vanille onctueuse, caramel Écossais, cerises noires, poires, ananas. Superbe! WOW! Autant le nez était fantastique, autant la bouche est anonyme, axée sur les céréales sucrées et des épices maladroites. On retrouve même des notes de ce qui pourrait ressembler à un rye, notes de cannelle et de réglisse rouge juteuse qui s’entremêlent aux saveurs d’oranges, raisins, cerises, poires et d’ananas. Les épices tirent un peu partout, on passe de la cannelle au poivre noir puis au toute-épices. La douceur et l’équilibre du nez viennent d’en prendre tout un coup. La texture, même si épicée, est diluée et flat. La finale est poivrée et hyper épicée, le tout contribue à annihiler les saveurs plus douces de fruits divers.

Patrick 87%
C’est très bon ça! Un bon whisky savoureux et facile à boire. Genre, un whisky de soif de 30 ans. Nez : Parfum sucré et subtilement fruité, avec du caramel, de la vanille et quelques céréales. Appétissant. Bouche : Des Frosted Flakes, mais fait avec de l’orge… Et de la vanille et du beau bois. Savoureux. Finale : D’une longueur moyenne, avec un beau mélange de céréales et de bois.

Scott’s Selection Highland Park 25 ans

50.6% alc./vol.
Distilled 1981, Bottled 2006

André 89%
Un Highland Park efface et discret. Miel et vanille, ananas et purée de bananes, un zeste de lime et citron. Le nez développe des notes sucrées intéressantes mais on fait vite le tour pour être franc. On laisse reposer le verre un quart d’heure et en revenant au nez, notes de gommes ballounne et une touche de tourbe florale. La qualité de la texture en bouche rehausse un peu mes espérances laissées sur leur faim. On a un liquide crémeux et amoureux, belle consistance en support aux saveurs. Grosses notes de bruyère, tourbe terreuse discrète mais tout de même présente, agrumes, bananes et ananas. L’aspext floral et sucré est important et tue la sensation acérée de l’alcool. Quelques notes verdâtres en finale de bouche et retour sur la tourbe florale et une fumée terreuse. Une édition qui se dévoile en crécendo sur une finale surprenante.

Patrick 90%
Highland Park dans sa version la plus simple, ce qui est définitivement un compliment. Nez : Fumée de tourbe avec une touche de bruyère, de miel et de bois. Bouche : L’unique fumée de tourbe d’Highland Park marquée par la bruyère et le miel. Mais aussi du bois sec et de discrets fruits. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Seagram’s Five Star

40% alc./vol.

André 63%
Céréales sucrées, sucre (encore), un brin de seigle, pommes rouges, fruits séchés, bonbons en jujube rouges, fond épicé noyé dans le sucre. La bouche est plus poivrée est c’est inattendu, très fruitée avec des traces d’épices de seigle. Sensation terreuse en bouche, très bizarre, céréales séchées. Rétro-olfaction de gingembre et de poivre, les céréales de seigle ont encore la palme. Il existe tellement de bons rye Canadiens sur le marché, pourquoi ne pas ajouter quelques dollars de plus et vous payer un Lot 40 ou un Dark Horse. Faut être soit cassé ou masochiste pour se taper ce whisky neat. Dans les drinks, noyé dans le Coca Cola au chalet peut-être et encore…

Patrick 40%
(non ce n’est pas le taux d’alcool) Nez absent, si ce n’est qu’une odeur d’alcool fort… Goût: on voudrait s’en passer. Arrière goût: très court, mais pas assez. Commentaire global: pourquoi appeler ca « rye canadien »??? Devrait plutôt porter le nom de « base alcoolisé pour mix ». En plus, ça éviterait de scraper la réputation des « vrais » rye canadiens.

Martin 74%
Nez: Céréales et pomme cireuse. Fruits rouges secs, touche d’acétone et de cassonade. Un vent de seigle se lève au loin. Bouche: Cireux en bouche, acétone, poivre, bois, caramel et pommes rouges. Pas si désagréable que ça. Finale: Les épices boisées font perdurer les saveurs ici, qu’on le veuille ou non. Pommes, caramel, vernis à ongles. Équilibre: Si c’est vraiment tout ce que vous avez sous la main, je ne dis pas, mais sinon une poignée de dollars de plus vous rapportera probablement un whisky canadien de qualité immensément supérieure.

RV 57.5%
Un whisky à oublier, à laisser sur les tablettes, et à être insulté de se faire servir. Odeur très industrielle avec un nez beaucoup trop Rye sans rien d’autre. Le rye se poursuit en bouche, mais avec un développement en bouche qui fait qu’on l’avale avant la fin par désintéressement. Aftertaste assez éthéré toujours sur le seigle. J’aime les whiskies avec quelque de chose de particulier, or dans ce cas-ci, le fait qu’il est le seul qui conserve une moyenne vague de seigle égal d’un bout a l’autre ne lui vaut pas grands points.

Seagram’s VO

40% alc./vol.

André 86%
Nez discret et diaphane. Rye avec un mélange de fruits rouges et de cerises s’étirant sur les notes d’orange, autant en bouche qu’au nez. Poivre ouvre la marche en bouche, puis un mélange d’épices suivie des fruits. Finale un peu trop courte, ce qui l’ampute de quelques points. Ensemble bien bâtit, équilibre vraiment bien, j’aime bien la présentation via la simplicité de la livraison.

Patrick 84%
Un whisky d’une belle présentation, bien bâti mais avec une texture qui le dessert un peu mal. Nez: Un parfum où les céréales (seigle, maïs…) et les petits fruits se mélangent agréablement avec une petite note boisée. Bouche : Du bois brûlé, du seigle et de la cerise. Savoureux, mais porté par une texture un peu aqueuse. Finale : Un peu courte, avec des saveurs en continuité avec l’impression initiale en bouche.