Royal Lochnagar Distiller’s Edition 1998-2011

40% alc./vol.
Lot RL/98-11V

Patrick 82%
Un bon whisky avec un brin d’originalité qui a malheureusement été trop dilué. C’est quoi l’idée d’embouteiller un tel whisky à 40% d’alcool, surtout pour le vendre à un prix si dispendieux? Faut croire qu’il y a des poissons prêts à payer parce que c’est écrit « Royal » sur la bouteille. Nez : La tomate typique de Royal Lochnagar, mais plus subtile que d’habitude, enveloppée par quelques fruits mûrs, de la vanille et un chêne discret. Bouche : Une boîte de bois brûlé, remplie de fruits et de tomates, avec quelques épices saupoudrés en surface. Finale : Un peu courte et fruitée.

Royal Lochnagar Distiller’s Edition Muscat Finish

40% alc./vol.

André 87%
Nez généreux et délicatement, très sirupeux et amoureux, aromatisé aux fruits, cerises poivrée, pectine, léger aigre en sourdine. Texture d’un bourbon en bouche, fortement sucré. Les cerises s’attachent au palais et sont d’une bonne persistance. Retour sur les feuilles de fraisiers. La courte finale est sucré et sans réelle surprise et apporte ce que le nez a présenté, en ajoutant un rappel de fin brûlé et d’épices. Me rappelle le Baker’s 7 avec 15% d’alcool en moins.

RV 89%
Ca tire partout: cannelle, vieille sève, vinaigre blanc, amidon, puis la tomate pas mûre et enfin la muscade. L’arrivée est vraiment mystérieuse avec un mélange légume-fruit à la cerise de terre mais pas tout à fait. La finale est encore plus dans le style légume/fruit, avec un aftertaste plus terreux. Une expérience de fût qui tourne bien, affreusement bien. Malheureusement, la finale est courte mais excellente. Hétéroclite mais savoureux, un autre trop cher mais très bon Distillers Edition.

Patrick 84%
Léger et subtil, mais quand même énormément plus de personnalité que la bouteille régulière. Poires, ananas et tomate verte. Finale plutôt courte. Globalement bien équilibré, mais rien pour que j’attende impatiemment le prochain embouteillage de cette distillerie.

Royal Reserve

40% alc./vol.

André 74%
Poivre blanc sur bois vanillé, très vif. Nez acéré et baveux. Bouche vide et sans structure menant sur une finale (souhaitée) de toffee et d’alcool. Ok, « Done on the check list ». Next !

Patrick 75%
Nez de whisky canadien bon marché. Bon marché dans le sens de cheap. Arrivée en bouche intense et épicée, avec poivre blanc, mais sans grand raffinement. Finale avec touche de caramel. Définitivement pas un grand whisky de dégustation. En fait, aucun plaisir à boire ca. Pourrait peut être bon dans un cocktail qui permettrait d’en cacher le goût.

Martin 74%
Nez: Touche dominante de rye, par-dessus caramel, vanille, bois de chêne et poivre noir. Acétone marqué du whisky canadien cheap. Bouche: Léger rye, accompagné de caramel, d’épices, de vanille et de bois, toujours en gardant l’impression de vernis sous-jacente. La texture est quasi-inexistante. Finale: Longue, mais pas pour notre plus grand plaisir. Les notes de vernis et de bois étouffent le peu de caramel et de vanille qu’on aurait pu apprécier. Équilibre: Vraiment un whisky de base, dans un cocktail peut-être? Par contre sa seule rédemption serait sa douceur qui plaira peut-être à bien des amateurs. Pour ma part je passe.

RV 77.5%
Et puis bof. Rye, sel et poivre et mélange de caramel. Arrivée épicée du rye, assez mollo avec une mince présence d’orange. Début de finale assez vineux, dans le même ton, mais pas vraiment d’aftertaste sauf un peu de bois mouillé.

Royal Reserve 1975

40% alc./vol.

Patrick 70%
Un whisky qui manque définitivement de finition et de balance.  Doit être potable lorsque servi avec beaucoup de Coke et de glace.  Nez : Alcool de grain rappelant presque une vodka.  Touche de panier de fruits, mais faut vraiment la chercher!  Bouche : D’abord l’alcool, puis les herbes mais ensuite ça se bouscule : Orge, caramel, chêne, vanille et quelques fruits.  Finale : Assez courte, portée sur l’alcool.

Martin 69%
Coloris à mi-chemin entre le doré et le roux clair. On ne peut s’empêcher de penser au Crown Royal. Quelques particules en suspension nous font penser à un Raw Cask, mais il serait fort mal avisé dans ce cas-ci de se faire de faux espoirs. Les canadiens sont là après tout. Nez: On commence avec l’alcool qui nous foudroie d’un uppercut sans crier gare. Si on ose baisser sa garde un peu, on peut déceler un petit côté fruité noyé dans la térébenthine. Un vent de cerise transporte des notes de bois et de vanille avant de les larguer dans une bassine de solvant à peinture. Touche de poivre et de jus de raisin Welch’s. Bouche: Arrivée en bouche plus mielleuse que prévu. Je suis même agréablement surpris de me faire servir un peu de caramel et de fruits des champs mêlés aux épices du seigle. Finale: Retour du solvant, avec épices, toffee et bois. Heureusement, la finale est très courte. Seul le poivre blanc demeure longtemps en bouche. Équilibre: Ce n’est quand même pas un désastre sur toute la ligne. C’est juste que dans la vie, il y a des choses qui ne changeront jamais, et le Royal Reserve en fait malheureusement partie. Comme chanterait si haut et fort ma petite Simone : « La peinture à l’huile c’est bien difficile, mais le Royal Reserve c’est pour laver mes pinceaux… »

Rozelieures Single Malt – Origine Collection

40% alc./vol.
Distillerie Grallet Dupic

Patrick 90%
Une superbe surprise que ce whisky, surprise qui gagnerait à être mieux connue!! J’adore, tout ce que j’aime dans un whisky!!! Nez : Savoureux parfum légèrement tourbé et fruité (agrumes) avec une touche de vanille. Bouche : La fumée de tourbe et les épices recouvrent les agrumes, les fruits exotiques et la vanille, le tout servi sur une planche de chêne brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par la tourbe et le bois brûlé.

Rozelieures Single Malt – Rare Collection

40% alc./vol.

Patrick 85%
Un beau whisky de dessert, l’automne, après une journée à cueillir des pommes. Nez : Beau mélange de pommes vertes rouges, avec un coulis à base de cassonade. Bouche : Jus de pomme brûlant, cassonade et épices. Ça m’inspire en fait une recette de tartes aux pommes pour adultes! Finale : Un peu courte et sucrée.

Russell’s Reserve 10 ans

45% alc./vol.
Reserve de Wild Turkey désormais hors marché.

André 82%
Rye poussiéreux. Le fruité est discret, comme atténué, mis entre parenthèse. Frais en bouche, un peu trop épars et diffus, cerises marasquin, miel et vanille, piquant de fraises et toujours ce twist poussiéreux. Finale à saveur de poivre et de muscade. Manque de consistance et de ligne directrice. Ensemble mal défini et décevant.

Patrick 84%
Un superbe bourbon pour ceux qui ont la dent sucrée et qui aiment la vanille. Trop sucré à mon goût, mais tout de même très bon. La bouteille devrait se vider assez vite! Nez : Très sucré, vanillé et fruité, marqué par les cerises, et une pointe subtile (vraiment subtile) de bois brûlé. Bouche : L’un des whiskys les plus vanillé que j’aie jamais goûté. Avec aussi des notes de cerise, de bois brûlé et ses épices caractéristiques. Intense, pas subtil pantoute (surtout pour un 10 ans!), mais vraiment intense. Finale : Longue et marquée par la cerise et le bois brûlé.

RV 88%
À cheval sur la ligne jaune, la route du bourbon appartient aux Russell l’espace d’un instant. Premier mot olfactif: équilibre. Deuxième mot: bourbon. On est dans le on-ne-peut-plus standard, mais quel standard! Bien que l’appellation suggère 51% de maïs, on croirait avoir à faire avec une recette tier-tier-tier où la vanille joue doucement avec le grain. L’arrivée continue en douceur mais grimpe et grimpe, alors que du miel se joint à la danse. La finale légèrement aigre est ensuite corrigée par l’aftertaste de retour à l’équilibre, presque parfait. Le genre à prendre lorsque le confort prime sur l’originalité.

Russell’s Reserve Single Barrel

55% alc./vol.

André 92.5%
Dans le style bourbon, ce whisky est direct dans la ligne de mire. Au nez; cannelle, clou de gifofle, réglisse rouge, belles épices bien dosées, très fruité et texture feutrée et vraiment sexy. On a juste envie de se tremper les lèvres dans le verre et de déguster le whisky afin de s’en reservir un autre verre rapidement. La bouche offre une texture hallucinante, l’alcool est perceptible mais aucunement agressif, grosse livraison de fruits rouges et de réglisse, cosses d’oranges. Ma grand-maman Fortin gardait un plat de bonbons à la cannelle en forme de poissons de couleur rouges et blancs qu’elle gardait à côté de sa chaise berçante et c’est exactement le souvenir que ce whisky m’inspire. Les saveurs du rye nuancent beaucoup la douceur générale. On note aussi de belles vagues de caramel et de toffee onctueux qui nappent la bouche de façon amoureuse. Les grains de poivre explosent en petits feu d’artifice de saveur en bouche, c’est définitivement savoureux. La finale est longue, sirupeuse et très texturée, fruits rouges, réglisse, poivre, épices, toffee. Savoureux et complexe, on pourrait le sitoter pendant des heures à jouer à cache-cache à essayer de trouver de nouvelles saveurs.

Patrick 89%
Un très bon bourbon avec une belle intensité et une complexité savoureuse. Je ne pouvais qu’aimer ! Nez : Parfum très fruité, avec des cerises, mais aussi des fraises et des raisins. Aussi, des notes de vanille et un peu de « jus de bois ». Bouche : Jus fruité, épices et bois brûlé. Avec un peu de cassonade qui vole sous la formation. Formation qui est en fait entourée d’épices. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Martin 93%
Nez: Maïs, cannelle et poivre. Vanille et bois, tout ce qui est typiquement bourbon. Beaux gros fruits rouges. Bouche: Très doux et agréable. Cannelle, vanille et maïs. Le chêne reste présent, mais tout est bien dosé et présenté. Finale: Longue, chaude et agréable. Poivre rose et retour des céréales. Équilibre: Exquise douceur et complexité, un whisky à déguster en douceur pour y trouver son bonheur.

Rusty Piton Moonshine • Batch #2

40% alc./vol.
Gristmill Distillers, bouteille #5-2015.

André 75%
Nez oscillant entre la vodka et le whisky de maïs, de beurre fondu. Rien de brusque mais rien de fini et de vraiment peaufiné aussi au nez. La texture est huileuse et grasse en bouche, l’alcool est fluide et la dilution à 40% bien sentie, nuancée dur les céréales d’où le maïs sucré émerge avec affirmation. Le côté artisanal et small batch est évident mais on ressent aussi une bonne maitrise dans l’exécution de la distillation. Quelques bouffées d’alcool à friction, les céréales encore, l’eau provenant de la dilution, un léger floral, menant à une finale courte et presque expéditive. Been there, done that.

Patrick 80%
Un new make bien réussi, mais qui n’apporte rien d’original. Pour amateurs du genre seulement. Nez : Vodka et beurre brûlé et train de fondre sur un épi de maïs. L’ensemble est un peu rough, genre, pas exactement une épluchette de blé d’inde pour les enfants. Bouche : Le maïs huileux est très présent en bouche, avec des notes rappelant de la poussière de farine blanchie, ainsi que quelques fleurs. Finale : La finale s’étire sur l’alcool et le maïs.

Saint James Rhum Agricole Ambré

45% alc./vol.
Sainte-Marie, Martinique. Elevé en foudre de chêne de 18 à 24 mois.

RV 83.5%
Un peu rustre, mais très franc et amical. Beau mélange, juste à mi-chemin entre l’aigreur végétale de la canne et le caramel. Ce même caramel se révèle assez fort en bouche, et ne laisse à la canne qu’un léger goût de fer un peu rouillé transparaître. La finale est par contre tout en canne, très feuillue, voire en fougère ou feuille de quenouille. L’aftertaste est assez lustré, à l’image du nez.

Patrick 85%
Au nez, définitivement rustre et sans aucune trace d’amabilité. Va-t-il me planter un poignard dans le dos? Non! Au goût, une aigreur végétale plutôt agréable qui donne l’impression de mordre dans une canne à sucre pas assez mûre. Le caramel vient adoucir l’ensemble pour créer un équilibre agréable et une évolution surprenante. Le tout se termine lentement, avec un goût très végétal, très frais et qui nous donne le goût d’en prendre une autre gorgée. Dommage que le nez soit aussi rébarbatif, il pourrait aller se chercher quelques points de plus. En tout cas, pas surprenant qu’il jouisse d’un aussi grand succès à l’échelle planétaire.