Nirasaki Japanese Blended Whisky

40% alc./vol.

André 76%
Nez d’alcool cheap, cannelle éventée, rye (???), sirop pour la grippe à saveur de cerises, fruits séchés, Sérieux, avoir goûté ce whisky à l’aveugle j’aurais betté sur un Canadian Whisky. Je suis à refaire le patio et le nez m’évoque aussi le bois teint pas encore séché. La bouche est hyper épurée, sans structure, la texture est diluée. Sirop de maïs, rye, cerises, fruits séchés, planche à cointrer en cèdre. Finale réveillée par quelques notes d’épices vagues et impersonnelles. Soporique à souhait.

Patrick 79%
Un whisky des plus ordinaires. À mi-chemin entre le whisky et la vodka. Bof, bof, bof. Nez : Parfum d’alcool, des amandes, des biscuits et des fruits exotiques. Bouche : Simple, marqué par l’alcool, avec du bois et des biscuits. Finale : D’une longueur moyenne, avec du bois et de l’alcool.

Martin 78%
Nez: Volutes d’acétone et d’alcool bien à l’avant-plan, aucune subtilité. Caramel, vanille, biscuits thé social, colle à bois. Bouche: Très peu complexe, vanille, caramel, bois et miettes de graham. L’alcool enrobe le tout. Finale: Alcool, vernis, épices, bois. Équilibre: Très décevant, noyé dans l’alcool, la jeunesse et le grain. Dommage, car les distilleries nippones nous ont habitués à bien mieux.

Noah’s Mill Small Batch Bourbon

57.15% alc./vol.
Batch QBC #15-92. Assemblage sélectionné parmi une vingtaine de fûts (small batch) qui ont vieillis entre 4 et 20 ans provenant de diverses petites distilleries artisanales. Il est embouteillé par la distillerie Willett à Bardstown (Kentucky Bourbon Distillers).

André 94%
Some kind of monster… Fruits secs, caramel collant, toffee. Le nez est liquoreux et hyper fruité, quelques épices bien douces. Pâte de fruits, coffee beans dans le chocolat noir. La texture en bouche est hallucinante, c’est goulu, rond, amoureux, compact, entier. Les saveurs en bouche sont les même qu’au nez mais le miel, la réglisse et le sucre brun s’additionnent à l’ensemble. Encore une fois, la texture est juste …wow.. Gâteau aux fruits, poivre, bananes, réglisse, chocolat noir sur une sensation légèrement astringente et une texture cireuse. La finale est moyennement longue, fruitée, oranges, sensation cireuse et sucrée à la vanille, au miel. J’adore!

Patrick 91%
Tout comme pour la bouffe de la belle-mère, la meilleure preuve qu’on aime un whisky est d’en réclamer une seconde portion sitôt la première finie! Si j’en veux encore, belle-maman? Laissez-moi la bouteille ici à côté de moi, ça va être plus simple! Nez : Succulent parfum d’épices fruités, chaleureux, légèrement sucrés et vanillés. Après quelques minutes à respirer, on sent aussi le bois brûlé. Bouche : Wow! Pour ceux qui aiment les desserts épicés : Sucre brûlant, épices BBQ, fruits chaleureux et bois brûlé. Bref, tout ce que j’attends d’un whiskey américain! Finale : Longue, chaleureuse, épicée et marquée par le bois brûlé.

Martin 92%
Nez: Caramel maison, écorce d’orange, noix grillées, sucre confit avec une pointe de tabac aromatisé. Bouche: Texture incroyable, dense et tendue, sur le toffee, la cannelle, le mûrier sec, le malt toasté et un vent de noix grillées. Finale: Longue à souhait, boisée, sèche, avec des relents de sel marin et d’épices de boulangerie. Équilibre: Un dram ambitieux et riche, à la fois classique et puissant. Un bourbon qui séduira les connaisseurs à la recherche de profondeur et de caractère. Allez, je m’en sers un autre…

Nomad Outland Whisky

41.3% alc./vol.
Ce whisky né et vieilli en Ecosse – et éventuellement fini à Jerez en Espagne. Ce double processus de vieillissement unique en enfreint les règles de la SWA pour la définition d’un « scotch » : il s’agit donc d’un « whisky » aux termes de la loi européenne, et non un « scotch ». Le spiritueux est fabriqué à partir de 30 whiskys de malt et de grain du Speyside, âgés entre 5 et 8 ans. Le whisky est ensuite envoyé à Jerez, où il subit une finition pour un minimum de 12 mois en fûts de Pedro Ximénez, dans la cave de Nomad des caves González Byass.

André 84%
Le sherry du nez a la même exubérance que Richard Patterson dans ses ateliers de whisky. Fruits séchés, grains de popcorn salé nappés de chocolat et de caramel fondu vendu au Burk Barn, une touche de sherry sec et astringent, abricots séchés, dattes, oranges, vanille. La texture en bouche est unique, goulue, presque collante de sucre. La bouche développera les mêmes éléments du nez. C’est très compact et compressé, presque brut et sans subtilité comme présentation. Je suis tourmenté entre la sensation de se dire ‘’maudit que ça se boit bien’’ et ‘’maudit que c’est pas subtil’’… Donc, très porté sur les fruits séchés, les dattes, les prunes, caramel salé et sécheresse du sherry. Mais l’ensemble général est très collant et sirupeux comme texture. La finale est très douce, fruitée et longue avec une rétro-olfaction épicée et sèche. J’ai rarement été si ambivalent pour donner une note. Ce whisky est définitivement unique. La touche de sherry typique de Patterson est sans ambiguïté, mais le manque de subtilité général est un peu agaçant. Par contre, l’envie de se taper ce whisky verre après verre est forte tellement ça se déguste facilement. Pour les amateurs de whisky à la dent sucrée, ce whisky dessert est pour vous!

Patrick 83%
La publicité ne ment pas, ce whisky est extrêmement intense en terme de xérès. Par contre, il semble que le whisky soit un peu trop jeune pour être vraiment très bon. Nez : Sucre et cassonade, avec des raisins secs, des fruits mûrs et un peu de chêne brûlé et une belle touche de vanille. Bouche : Toujours les raisins secs et les fruits mûrs avec une bonne dose de vanille et un peu de cassonade chaleureuse. Finale : D’une belle longueur et chaleureuse.

Martin 85%
Nez: Fruits rouges intenses, raisins juteux, dattes et oranges. Vanille et caramel onctueux complètent une toile de fond veloutée et suave. Les xérès à fond la caisse. Bouche: Explosion de xérès fruité, presque comme une claque sur la gueule. Raisins, cassonade, caramel salé. Oranges, dattes, bois sec et cuir. Belle chaleur épicée, mais on refuse ici de jouer dans la subtilité. Finale: Sucrée, empreinte de poivre, de bois et de cuir. Les fruits du sherry sont toujours au rendez-vous. Équilibre: Ce n’est certainement pas un méchant dram, mais on reste en territoire évident, ça sent les raisins secs à 2 pieds du verre. Comme si plus on est proche des caves González Byass, plus ça va goûter le sherry… Je ne sais trop quoi en penser, cheers!

Noroi – Esprit du Tennessee

0% alc./vol.
Liquide sans alcool supposément à saveur de whisky

Patrick (sans note)
C’est la première fois que je bois un  » whisky » qui me donne des haut-le-cœur si intenses que je crois que je vais vomir. Depuis plus de 15 ans que j’évalue des spiritueux, c’est de loin le pire produit que j’aie goûté (bon, ce n’est pas exactement un spiritueux non plus). Nez : Térébenthine, eau de pluie dans le fond d’un feu de camp éteint et gras cramé dans le fond du four mixé à un produit-de-nettoyage-fort-probablement-trop-toxique-pour-être-utilisé-à-un-endroit-où-on-prépare-la-nourriture. (Certains ont suggéré que ma bouteille avait peut-être un défaut : si la distillerie veut bien m’envoyer un échantillon de leur « vrai » produit, je serai plus qu’heureux de corriger mon évaluation. D’ici-là, pour être fidèle à l’indépendance de Québec Whisky, je me dois de dénoncer un produit aussi odieux). Bouche : L’arrivée en bouche est dégueulasse et évolue rapidement vers une envie de vomir (j’ai vraiment eu un haut-le-cœur). Finale : J’ai fait trois essais et à chaque fois, j’ai été forcé de cracher ma gorgée pour ne pas vomir. Bref, aucune idée de la finale.

North Of Seven Distillery White Dog

62.5% alc./vol.
Four Grains Spirit. Distillé le 8 février 2015, batch W15005

André 82%
En plus d’avoir Michel Guénard à Ottawa, on y distille aussi du whisky ! Difficile tâche d’évaluer des new make, on se heurte souvent à des distillant qui se ressemblent pas mal au final sans compter que bien des évaluateurs n’aiment pas avoir à noter un whisky en devenir. Nez direct et tranché, sur les céréales, le maïs, le popcorn au beurre, évier de cuisine en stainless, l’alcool est puissant et assomme le nez (et les yeux aussi…). Dans le style, il confirme la règle et demeure dans ce qui se fait du même acabit. La bouche est généreuse et soyeuse, agréablement douce malgré le fort taux d’alcool, les céréales en introduction, le maïs prédomine, texture de maïs au beurre, de céréales concassées, l’alcool est presque mentholé. La pierre angulaire de ce spiritueux est sa texture d’une incroyable qualité, qui en fait oublier son taux d’alcool stellaire… Pas de surprise, sa longueur en bouche que l’on pourrait attribuer à tort qu’à son haut taux d’alcool est étonnante, la mixture de céréales est bien sentie mais encore une fois le maïs prédomine avec sa texture de beurre chaud. Le feeling de whisky fraichement sorti de l’alambic avec ses volutes de stainless est disparu. Le manque de diversité de ses arômes et saveurs et bien compensé par la qualité de sa texture en bouche et évalué en tant que new make ou white dog, force est d’admettre que les gars de la distillerie ont fait du bien bon travail. J’ai bien hâte de voir leur bébé prendre des galons et passer dans les ligues majeures du whisky Canadien.

Patrick 84%
Un bon new make s’il en est un! J’ai bien hâte de revoir ce produit dans quelques années. D’ici là, je vous invite à visiter la distillerie, mais attention : Vous devrez apporter votre équipement d’escalade! (vous devrez visiter la distillerie si vous voulez comprendre!) Nez : Parfum de céréales sucrées, notes d’épices subtiles. Très frais. Bouche : Très épicé et sucré, avec une belle complexité et une surprenante profondeur. Finale : D’une belle longueur et savoureuse.

Martin 82%
Nez: Quand même solide pour un truc non vieilli! Céréales, herbe et une goutte de mélasse chauffée. Bouche: Texture soyeuse, épices chaudes et acérées. Puissant et affirmé, sans toutefois être trop destructeur. Céréales, fruits, explosion de sucre raffiné. Finale: Longue, chaude et bien poivrée. Équilibre: Un new make prometteur, un peu rough sur les bords, mais après tout c’est un new make!

North Port Brechin 23 ans 1971

54.7% alc./vol.
Bouteille #2143, Rare Malts Selection.

Patrick 85%
Nez : Parfum d’orge épicé et de chêne puissant.  Bouche : Comme mordre dans une planche de chêne!  Quelques épices, un peu d’orge bref, un beau mélange simple et efficace.  Finale : Longue et savoureuse, marquée par le chêne brûlé.  Balance : Un bon dram efficace, j’aurais aimé voir ce que ça aurait pu donner avec les masters blenders d’aujourd’hui.

North Port Brechin 28 ans

53.3% alc./vol.
Distillé en 1977. Située au nord de la ville de Brechin, la distillerie North Port fut fondée par une famille de banquiers et d’agriculteurs en 1820. Elle demeura une distillerie familiale jusqu’à son rachat par la D.C.L. (Distillers Company Ltd.) en 1922. La distillerie fut fermée en 1983 et démolie. Son single malt demeure disponible auprès de certains embouteilleurs indépendants ou officiellement dans la gamme des « Rare Malts » sous le nom de North Port Brechin.

André 82%
Définitivement pas assez de texture et de relief pour cette rare édition gâchée par l’acidité et asséchée par un taux d’alcool trop fort pour les arômes qui auraient aimé s’extirper du verre. Du grain, du foin, un zeste d’orange et un cendreux pas très agréable. Une déception all the way, provenant d’une distillerie fermée et démolie et ce n’est pas en goûtant au produit que les anciens propriétaires trouveront un capital de sympathie.

RV 86%
Délicat et bien fait dans le style fancy. Au nez, la banane est assez marquée, puis au goût c’est le malt crasseux qui précède une finale de raisin et de jello à la pomme verte où l’alcool se fait sentir un peu trop. Bonne profondeur et variété, mais il lui manque quelque chose pour justifier son haut prix.

Patrick 85%
Vent de fraîcheur au nez, touche d’agrumes et de petits fruits rouges. Au goût, malt… Euh… malt? Sucre léger en finale. Frais, net, sec! Aucune faute, on jurerait qu’il vient de sortir du fût. Aucun relief non plus. Uniquement pour la curiosité.

North Star Glenturret 8 ans Cask Series 008

58.3% alc./vol.
330 bouteilles – Distillé en décembre 2010, embouteillé en mars 2019 – Refill hogshead

Patrick 87%
Un beau gros whisky intense qui a su satisfaire l’amateur de whiskys tourbés que je suis. Nez: Wow, un beau parfum intense, plein de fumée de tourbe, d’agrumes sucrés et d’un soupçon de vanille. Bouche : Riche et fumée, avec des épices, du chêne, des noix, du tabac, des agrumes et une note médicinale. Finale: D’une belle longueur, tourbée, sucrée. Miam!

Martin 83%
Nez: Des arômes robustes, pâte de fruits rouges, malt grillé, boucane, quelques noix et agrumes, avec un peu de vanille pour chapeauter le tout. Bouche: Texture agréable, fruits et malt, poivre rose, fumée, cuir et agrumes. Vanille et un peu de sucre en poudre. Finale: Les saveurs exprimées précédemment filent à tout allure sur une vieille latte de chêne. Un crescendo de ce que je ne voudrais pas qui soit du soufre se pointe le bout du nez. Équilibre: Un bon whisky pour son âge, en le comparant à d’autres de 8 ans on voit clairement l’influence du fût, du malt d’origine et du savoir-faire à l’oeuvre ici. Dommage qu’une fausse note en finale vienne un peu chier dans mon pickup.

North Star The Campbeltown Connection 10 ans

50,7% alc./vol.

Blended Malt Scotch Whisky – Composé de scotch des distilleries Springbank et Glen Scotia – Distillé en 2015, embouteillé en 2025. En fait, des rumeurs mentionnent que ce whisky est un assemblage de Springbank de 1994 et 2015, avec du Glen Scotia de 1992.

André 85%
Nez de céréales séchées au feu de tourbe, zeste de citron, abricots, oranges et belle vanille onctueuse. Bouche cireuse, très cireuse… avant l’arrivée d’alcool. Ananas grillés sur le feu de plage, gousse de vanille, citron, fruits jaunes à chair, miel, puis montée poivrée en finale de bouche, de bonne longueur et plus sèche, un peu oaky, notes de gingembre et d’oranges, d’iode et féroce retour sur la tourbe animale et organique. Plus dans le style du Glen Scotia que Springbank selon moi.

Patrick 90%
Un excellent dram – Même si j’admets avoir d’abord été séduit par le look de la bouteille. Cela étant dit, j’ai eu la chance d’y goûter avant de l’acheter (vive les pèlerinages à Calgary!) et je n’ai pas hésité une seconde à m’emparer d’une bouteille, surtout considérant le prix très raisonnable de la dite bouteille. Nez : Je retrouve bel et bien le parfum typique des malts de Campbeltown, avec une tourbe légère, une petite pincée de sel, du pamplemousse grillé, de la vanille et de la cire. Bouche : Porté par une belle texture en bouche, j’y retrouve de la fumée de tourbe et du sel au premier plan, de la cire, du pamplemousse, un peu de chêne et une goutte de vanille. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur la fumée et le sel.

Kim 83%
Nez : Fromage? Pourquoi ai-je en tête une fondue au fromage en boite, la Swiss Knight de mon enfance? Peut-être le côté vin blanc sec et un peu funky, une impression de pain au levain. Bref, je ne peux penser à autre chose, et ça donne franchement faim. Bouche : Heureusement, ça ne goute pas la fondue… presque pas. J’ai encore une touche boulangère, mais pas fromagée. Pomme verte, sarriette fraiche, foin d’odeur. Sans être une grande révélation, c’est un whisky agréable.

Nyborg Destilleri – Isle of Fionia – Saudade 12 ans

52%
 alc./vol.
Premier whisky de 12 ans de la distillerie Nyborg – 564 bouteilles – Distillé en octobre 2011 – Embouteillé en septembre 2024 – Élu meilleur whisky du Danemark en 2025 par les cavistes danois – Mélange d’un ancien fût de bourbon et d’un ancien fût de porto, distillé et mis en fût à Ørbæk en 2011, bien avant la construction de la distillerie de Nyborg – Non filtré, biologique et sans colorant ajouté.

Patrick 86%
Rares sont les nouvelles distilleries à être capable de produire un whisky de 12 ans, et encore plus rares celles qui le font avec un produit appétissant. Bravo à Nyborg! Nez: Un beau parfum délicat où un beau malt subtilement sucré domine, puis j’y retrouve une touche de menthe, de la vanille et des raisins secs. Bouche : Porté par une belle texture en bouche, l’arrivée est chaleureuse et marquée par le malt et du chêne épicé et craquant. A la deuxième gorgée, j’y retrouve aussi un subtil mélange de fruits mûrs et secs, et une pincée de chocolat. Finale : D’une belle longueur, assez boisée.