Matsui The Peated

48% alc./vol.
Un whisky tourbé de la distillerie Kurayoshi, sise entre Osaka et Hiroshima au pied des Monts Deisen. Il est distillé en potstill puis élevé dans des fûts de bourbon de chêne blanc Américain. L’orge maltée a été sélectionnée puis tourbée par le maître distillateur de la distillerie Kurayoshi. La bouteille est ornée de la célèbre pièce de Katsushika Hokusai, The Great Wave, choisie pour représenter l’esprit et la force du whisky.

André 78%
Soyez prévenus, on est dans la singularité ici… Nez d’huile industrielle souillée, de sel de mer et de fruits rouges, d’oranges et de mangues. J’avoue avoir passé pas mal de temps à trouver la voie définie par le nez, à ne pas me sentir complètement égaré en plongeant et replongeant le nez dans mon verre en quête de repères. Bouche de fruits tropicaux et de fumée crasseuse et cendreuse sur fond de varech et d’enbruns maritimes, d’oranges, mangues et framboises. Courte finale, brise salée sur un bol de fruits tropicaux où les oranges prédominent et une rétro-olfaction de fumée crasseuse bizarre.

Patrick 65%
Ben voyons donc? Quelqu’un s’est trompé à l’usine d’embouteillage et nous a refilé du diluant à asphalte usagé ? Je fais quoi avec ça? Je peux même pas le mettre dans les toilettes, ça va tuer toute la vie marine des océans ! Nez: Ouf, ça doit sentir comme ça un incendie dans une usine de produits chimiques dans un pays sans règles environnementales. Vraiment agressif, dans le top 10 des pires parfums de whiskys que j’aie senti à ce jour. Bouche: Avec un peu d’imagination, je peux voir du sucre, des épices et même des fruits. Mais non. On dirait un feu dans une dump à déchets du tiers-monde. Finale : D’une longueur moyenne mais trop longue, avec le petit goût de produits chimiques brûlés qui colle trop longtemps.

Martin 77%
Nez: Fumée légère, pomme verte, céréale sucrée et vanille artificielle. Au départ ça m’apparait buvable. Bouche: Très mince, sur le bois grillé, la fumée diluée, des fruits secs discrets et une note de caramel un peu creuse. Quelques épices, rien de palpitant. Finale: Courte, poussiéreuse, avec une pointe herbacée. Difficile d’en tirer plus de jus. Équilibre: Un dram manquant cruellement de profondeur et de cohérence, dont la tourbe timide ne parvient pas à masquer les faiblesses du reste de l’expérience. Amère déception.

Maxi Dry Gin

40% alc./vol.
London Dry Gin, Québec.

Patrick 81%
La bouteille en plastique me laissait présager le pire. Toutefois, au nez, le genièvre me surprend par sa pureté! Bon, ce n’est pas une profondeur et une richesse d’aromes incomparable, mais ce n’est pas du tout rebutant. En bouche, l’approche est sucrée, puis le genièvre prends sa place, accompagné par un bagage d’épices assez agréables. La finale, sèche, s’étire moyennement sur une note sucrée/épicée. Une belle surprise, et à moins de 20$, il s’agit définitivement de l’un des meilleurs rapport qualité/prix de notre monopole d’état. Cachez l’horrible bouteille, mais n’hésitez pas à l’offrir sous forme de gin tonic à vos amis!

MB Roland Black Dog

45% alc./vol.
Moonshine élaboré à partir de grains fumés à partir de plateaux de feuilles de tabac.

André 85%
Protecteur extérieur à bois, agave et fumée. Très particulier et intriguant. Meilleur en bouche ou la fumée et l’herbe prennent encore plus d’importance. Il sait vous sortir de votre zone de confort en empruntant des chemins inconnus, mais cela le rend difficile à cerner sans perdre de sa singularité. Différent mais pas nécessairement dans ma palette de goûts personnel.

RV 93%
What you read is what you taste. Au nez, exactement à ce dont on s’attend: du maïs sur fond de fumée, une première dans mon excursion des moonshines. Le tout agrémenté par une faible odeur de peinture non intrusive. Au goût, le bacon que l’on aurait cru sentir paraît enfin, et se poursuit en gorge où la fumée ressort de manière encore plus franche. Ne me fait pas nécessairement penser à un corn whiskey proprement dit, mais pour l’amateur de whiskies francs d’une part et de single malt d’Islay de l’autre, je trouve qu’il s’agit d’une incontournable diaboliquement sexy.

Patrick 92%
Bois brûlé intense; Épices à steak, céréales, fruits… Wow, un mélange hétéroclite, mais qui promet! Au goût, on dirait que ce new make a déjà subit un important vieillissement. Approche boisée-brûlée-fumée-vanillée et avec une touche de fruits, de sucre, d’épices à bourbon et de céréales. Wow. La finale est sucrée et fumée. Un superbe ensemble de saveurs, riche, bien équilibré et surtout le plus original que j’aie vu depuis longtemps. Au goût, Islay rencontre le Kentucky!!! Pourquoi personne n’y avait pensé avant??? Bravo!

McAdams Blended Canadian Whisky

40% alc./vol.

Vieilli 36 mois

Patrick 80%
À moins de 10$ la bouteille, je m’attendais au pire! Mais finalement, même si c’est loin d’être un chef d’œuvre, c’est définitivement un rapport qualité/prix surprenant. Si vous avez besoin d’une base de whisky neutre pour un cocktail, ça serait un bon choix. Et si vous êtes coincés dans le milieu de nulle part et que ça vous prends une shot de whisky, celui-ci ne sera pas le pire choix. Nez: Le parfum me fait plus penser à une vodka qu’à un whisky… L’alcool est bien présent, adouci légèrement par une note de caramel et de vanille. Bouche : Au goût, je retrouve sans ambiguïté le whisky canadien « classique », avec une saveur globalement sucrée et pas trop intense. Bref, du chocolat, un peu de bois, un mélange de grain difficile à définir (maïs, blé et seigle, probablement) et une petite note de pelures d’oranges. Finale : Courte et légèrement boisée.

McCarthy Oregon Single Malt Whiskey 6 ans – Batch MC6-21-01

50% alc./vol.
Batch MC6-21-01, embouteillé 8/8/22

Patrick 91%
Un whisky unique qui m’apporte énormément de plaisir. Pour l’amateur de tourbe qui aime tout de même (un peu) de diversité dans son verre.  Un coup de cœur! Nez: La fameuse tourbe empreinte de laine mouillée de McCarthy, avec une discrète touche florale et sucrée. Bouche: La laine mouillée est rapidement enveloppée par la fumée de tourbe, complétée par une petite note sucrée et fruitée. Finale: D’une belle longueur, fumée et sucrée. 

McCarthy’s Oregon Single Malt 3 ans

40% alc./vol.
Produit à partir d’orge tourbée en provenance de l’île d’Islay, ce single malt, vieilli en fût de sherry, a été affiné dans des fûts de chêne de l’Oregon.

André 87%
Goûte le sabot de mouton; les mitaines quand tu te morves l’hiver quand il fait « fucking frette », le p’tit goût de sel, mais après l’avoir redécouvert, la note à considérablement augmenté. Feeling de pierre de savon. Malheureusement la note se fait écorcher dû à la bouche qui manque de texture et de structure. Finale salée et mentholée style pastilles casse-grippe. Beau tour de force qu’on soit aux États-Unis pour un single malt qu’on jurerais Islay !

Patrick 77%
Oui, Goûte définitivement la laine mouillée; Goût de tôle! 2eme tasting 85% Tourbe et pointe de fumée et quelques grains de poivre. En bouche, fruits, caramel, un soupçon de fumée, quelques épices et de la sève amère. La finale s’étire sur un sucre et une épice agréable. Le tout est un mélange de saveurs un peu bizarres qui, sans être désagréable, n’a pas su me convaincre hors de tous doutes. 2eme tasting 85% Tourbe et pointe de fumée et quelques grains de poivre. En bouche, fruits, caramel, un soupçon de fumée, quelques épices et de la sève amère. La finale s’étire sur un sucre et une épice agréable. Le tout est un mélange de saveurs un peu bizarres qui, sans être désagréable, n’a pas su me convaincre hors de tous doutes. 3eme tasting 85% Nez: Feu de camp éteint dans lequel on avait mis pas mal n’importe quoi. Genre un mélange de plastique brûlé, de laine mouillée brûlée et un tout petit peu de bois. Bouche: Toujours la laine mouillée et le plastique brûlé… Finale: Donne l’impression de licher le fond du foyer de fonte. Balance: Vraiment un côté bizarre et intense.

Martin 75%
Couleur très neutre, moins orangé qu’un bourbon, mais plus qu’un scotch vieilli en fût de bourbon. Nez: Fumée de tourbe aux fruits des champs. Certains pourraient avoir tendance à penser à un Islay, mais la framboise et le cuir nous emmènent ailleurs. Le nez est plutôt jeune et fringuant pour un malt à 40%. Bouche: Miel et pierre avec un goût très plat, très fade. On fait ensuite place à un peu de caramel et beaucoup d’amertume. Manque d’unité et d’équilibre. Vieux caoutchouc moisi. Finale: Courte avec un cuir qui se lave prestement à l’eau stagnante. Équilibre: Dur à croire que c’est américain. Un effort honnête, mais qui passe à quelques lieues de la cible.

RV 90%
Laine fumée et agressive au nez spécialement pour seulement un 40%. Vague de tourbe légèrement agrumes sucrée suivie de la tourbe qui s’éteint un peu vite et qui laisse la langue fatiguée mais repue d’avoir su affronter une aussi belle tempête, avec l’œil tranquille de sucre en son centre. Un whisky bien particulier qu’il ne faut pas manquer, en espérant que Clear Creek se garde quelques barils de côté, car quelques années de vieillissement de plus pourrait mettre mon top 5 en péril.

McClelland’s Regional Highland

40% alc./vol.

André 70%
Nez pas du tout attirant; sueur, ananas surie, un peu de bonbon Certs, oranges sur un fond organique presque fermier. Pas de texture en bouche, et on passe sur les saveurs… Finale épurée et sans distinction.

Patrick 65%
Nez : Sent le scrotum vraiment pas propre. Bouche : Considérant le nez, j’ai vraiment pas le goût de me mettre ça en bouche. Yark. Toujours le scrotum pas propre, mais avec une touche d’urine. Finale : Heureusement courte. Balance : Compte tenu de l’excellente réputation de Morrison Bowmore, le propriétaire de cette marque, j’avais quelques attentes. J’ai donc été très déçu.

Martin 70.5%
Teinte de caramel neutre. Nez: Vanille et sucre d’orge cachent du foin et des fruits sûrs. Zeste de citron avec un soupçon de vernis à bois. Un brin de noix et de sueur de scrotum. Bouche: Un peu aqueux avec une faible vanille et quelques agrumes. pommes pourries avec un petit arrière-goût métallique. Finale: Amère, courte et sèche. Épicée et métallique. Je ne la voudrais pas plus longue que ça. Équilibre: Pas si horrible que tous ceux qui l’ont essayé avant moi l’ont rapporté. Le spiritueux de base semble avoir un petit côté rédempteur, alors qu’il me semble que ce sont peut-être des fûts de mauvaise qualité qui ont gâté la sauce.

McClelland’s Regional Islay

40% alc./vol.
Le Single malt McClelland est conçu afin de représenter une région particulière d’Écosse, ou plutôt afin d’illustrer un style, celui de l’ile d’islay. McClelland, propriété de Morrison Bowmore est distillé sur l’Ile d’Islay et représente l’essence même de cette région.

André 87.5%
Pochette de cuir tannée contenant des raisins secs. Légère saumure, maritime à la Bowmore dilué avec de l’eau. La bouche s’avère différente, livrant tangerines et grains secs. La finale quant à elle, est asséchée à la poussière de pierre rappelant l’air chauffé dans une carrière.

Patrick 82%
Tourbe intense à la Ardbeg et touche de poivre. Le nez est très intense, au point de faire paraître le goût bien fade. La fumée en finale donne quelques points supplémentaires. Rien de désagréable, mais le manque de relief au niveau du goût le lui permet pas de prendre son envol.

Martin 78%
Nez: Je laisse le verre sur la table après l’avoir versé, et une faible vapeur d’iode embaume la pièce. Ça sent l’hôpital avant même d’avoir songé à mettre le nez au dessus. L’ambiance est plein de promesses. Je plonge dans le verre et une tourbe intense me met au défi, suivi d’une fumée raffinée mais assurée. Une infime touche de cuir s’en dégage après en avoir pris une gorgée. Un peu moins subtil que les autres Islay auxquels j’ai goûté. Comme s’il me disait « C’est de même »… Bouche: Miel onctueux dès l’arrivée sur la langue, volutes de fumée par la suite pour finir en épices. Le tout dominé par un petit côté un peu plus fade sur lequel j’ai de la difficulté à mettre le doigt. Finale: Très nette et quand même plus longue que ce à quoi je m’attendais. Un brin de fumée au début et ensuite on s’étire sur un fond de pastilles pour la toux. Je suis intrigué par ce que ça doit donner si j’en bois pendant un rhume. Équilibre: Pour les experts, je dirais que ce n’est rien de plus qu’un Islay de semaine. C’est toutefois un bon début si on en est à notre tout premier Islay, il ne faut pas effrayer les gens après tout. Un des bons rapports qualité-prix en SAQ. Excellent pour les cocktails fumés.

RV 87%
Un peu trop conservateur (dans le style tourbé bien sûr) pour s’élever au-dessus de la masse. Tourbe funky avec quelque chose qui me rappelle un peu le Corsair Artisan Triple Smoke, le jambon en moins prononcé. L’arrivée est davantage goudronnée et tourbeuse mais lente à démarrer, avant qu’un peu de cire ne tapisse la gorge. La finale est vraiment uniforme, mais quand c’est de bon goût, ce n’est pas nécessairement un défaut. Tout y est, et mis à part un peu aspect vinaigré il semble bien conçu, mais à mon avis il lui manque quelque chose. Les bons vatted sont légions, mais les excellents non, et celui-ci, loin d’être une honte comme whisky de tous les jours, n’y fait pas exception.

McClelland’s Regional Speyside

40% alc./vol.
Le Single malt McClelland est conçu afin de représenter une région particulière d’Écosse, ou plutôt afin d’illustrer un style, celui de la région du Speyside. McClelland, propriété de Morrison Bowmore représente l’essence même de cette région.

André 68%
Menthe, herbe coupée, foin séché, miel, poires, céréales, pommes vertes. Nez générique et dilué, sans aucune passion. La bouche est aussi moche que le nez le laissait supposer, le menthol et l’herbe verte prédominent avec une poussée d’épices astringentes désagréables. La texture est diluée dans l’eau et n’aide pas aux saveurs afin qu’elles aient quelque chose sur quoi s’attacher. La finale est pauvre, insipide et n’a rien à dire, comme la famille Kadarshian en fait. À la différence de son petit frère McClelland Islay, ce whisky n’offre aucune plus value, aucun challenge (mis à part le fait de tenter de vider son verre sans recracher) et ne fait surtout pas honneur à sa région d’appartenance. Un autre whisky que les producteurs n’Ont probablement pas goûté eux-mêmes avant de le mettre en marché.

Patrick 70%
À éviter, même pour la curiosité. On essaie ici de nous passer du stock dont personne n’a voulu! Nez : végétal, en fait feuilles mortes en décomposition et recouvertes de champignons. Le tout enveloppe les céréales et quelques notes d’agrumes. Bouche : La description de Martin est parfaite : Beurre citronné, vanille, madère et oui, je confirme, colle blanche! Finale : Courte et portée par des notes florales.

Martin 68%
Robe qui oscille entre le jaune et l’ambre léger. Nez: Doux et réservé. Vanille, beurre, citron et fruits séchés. Touche de madère. Pas désagréable mais vraiment rien d’excitant. Bouche: Beurre citronné, vanille et madère avec une note de… colle blanche? L’alcool brûle un peu. Finale: Courte et sans intérêt. Un peu de citron qui laisse rapidement place à une quelconque amertume. Équilibre: La finale vient briser ce trop jeune whisky. Même s’il n’est pas cher, choisissez autre chose, je vous en prie.

McClelland’s Regional Lowland

40% alc./vol.

André 72%
Fruits nappés de vanille et de miel, saveurs rappelant les virgin oak casks, un peu citronné ou acidulé, le melon d’eau et les notes de céréales. En bouche; poignée de céréales et d’herbe bien verte…et encore ces saveurs qui rappellent les virgin oak casks. Texture épurée, presque diluée à l’eau, s’accompagnant des mêmes arômes du nez. Finale très courte, ce qui n’est nécessairement pas une mauvaise affaire. Du whisky juste pour s’appeler whisky…

Patrick 77%
Ben ordinaire. Ce whisky n’est pas vraiment bien balancé et comporte certaines saveurs presque désagréables. À conserver pour les cocktails. Nez: Orge, pointe de xérès et lointaine poussière. Bouche: Orge et xérès, le tout baignant dans la poussière. Finale: Poussiéreuse avec une pointe de soufre.

Martin 79%
Nez: Citron et meringue, fond de poche des lowlands, céréales et miel, jeune bois et agrumes. Définitivement moins pire que ce à quoi je m’attendais. Bouche: Sucre blanc et caoutchouc, poivre noir et bois. Céréale acérée et retour de la poche. Une déception par rapport au nez. Finale: Courte et astringente. Épices, bois et agrumes. Équilibre: Expérience gustative en dents-de-scie. Un single malt très ordinaire, j’ai l’impression d’avoir perdu un peu mon temps, mais je ne peux pas me résigner non plus à l’envoyer dans l’évier.