Laphroaig Elements L1.0

58.6% alc./vol.

André 91%
Ananas flambés sur le feu de plage, sel de mer, céréales séchées au feu de tourbe très présentes, zeste de citron, gras de bacon sur le gril, belle vanille onctueuse. La bouche est camphrée, médicinale et maritime, axée grandement sur l’aspect céréalier. Tarte au citron & meringue, ananas, abricot, miel, vanille, sel de mer et poivre moulu le tout sur une texture huileuse hyper agréable supportant bien le taux d’alcool. Très costaud comme édition, la fumée de tourbe est intense et prononcée. Beaucoup de corps et superbe texture. Finale maritime, parfumée de fruits tropicaux et de fumée de tourbe camphrée très puissante, le tout de bonne longueur. Superbe! Mais le prix…ouf…

Patrick 90%
Un superbe Laphroig, dommage qu’il ne soit pas disponible dans notre coin de pays (du moins, au moment d’écrire ces lignes). Nez : Un beau parfum présentant une belle richesse, avec du sel, des céréales, du bacon, de la vanille et de la fumée de tourbe évanescente. Bouche : Superbe texture en bouche supportant une belle palette de saveurs avec une grosse dose de sel, des épices chaleureuses, du miel, de la vanille, du poivre, des agrumes et de la vanille. La fumée de tourbe est présente en arrière-plan, fournissant un superbe canevas à l’ensemble. Finale : Dune belle longueur, avec du sel, de la fumée et des agrumes.

Laphroaig Four Oak

40% alc./vol.
Laphroaig Four Oak est une édition limitée du célèbre single malt de l’ile d’Islay réservée au travel retail. Il a vieilli dans une combinaison de quatre futs différents dont des futs de bourbons, des quarter casks, les fûts de chêne vierge américains et des fûts Européens de type hogshead.

André 77%
On dirait qu’on s’emploie à se mettre à dos les hardcore fans de la distillerie avec les dernières parutions de Laphroaig. Le nez est presque absent, laconique et végétatif. Quelques notes verdâtres, de la vanille timide, tout comme la tourbe phénolique représentative de la distilerie mais diluée à son maximum, les épices livrées par le bois de chêne. Après quelques minutes odeurs citronnées et d’agrumes mais rien d’extraordinaire ou de singulier. La bouche est flat et diluée bien que médicinale et phénolique. Le chêne est omniprésent et confirmée par la vanille riche. Sensation de sel de mer sur les galets séchés au soleil, poivre et épices. La texture est rachitique, c’est digne des images présentées sur le grand écran lors du concert Live Aid de Bob Geldof en 1985. La finale est moyennement longue, poivrée et épicée. Laphroaig est en train de devenir son pire ennemi. C’est rare que je vais dire ça mais, à moins d’être un vrai crinqué vendu de la distillerie, passez votre tour sur l’achat et pour pratiquement le même prix payez vous un 10 ans ou un quarter cask.

Patrick 68%
Sur papier, tout semble y être, mais c’est tout de même mauvais. Je n’avais qu’un échantillon d’un demi-once, mais j’en ai tout de même jeté la moitié dans la toilette. Et j’ai pris soin de flusher deux fois. Nez : La fumée de Laphroaig la plus légère que je n’aie jamais senti, avec d’étranges notes végétales. Bouche : Bois brûlé, fumée de tourbe, poivre, sel, un peu d’agrumes et des légumes trop cuits et bizzares. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la fumée malpropre, mais dans le sens que j’aime habituellement.

Laphroaig Lore

48% alc./vol.

André 87%
Nez typique de la distillerie ; fumée de tourbe intense, bitume chaud, mélange de vanille crémeuse et de discrets fruits rouges, grains de café torréfiés, chocolat noir amer. Maritime dans le style avec ses arômes d’agrumes un peu citronnées. Petite précision ici ; ne faites pas de votre première gorgée votre opinion définitive, car les saveurs sont définitivement au rendez-vous mais la texture est encore une fois très ordinaire. Donc en bouche ; tar, asphalte, notes médicinales et maritimes, la tourbe phénolique. La vanille et le miel sont très présents également, peut-être légèrement trop car cela ampute la longueur de certaines saveurs en bouche. Au final, les épices, la réglisse noire et le poivre ressortent de l’ensemble et la toute finale offre de belles saveurs salées et tourbées se mélangeant à la sécheresse du chêne vanillé. Pour le prix demandé et le résultat final, compte tenu que cette édition fera partie du porte-folio régulier de la distillerie, il faudra que les gens du marketing fassent un miracle pour le justifier vis-à-vis l’édition régulière de 10 ans et le quarter cask qui sont à 40% du prix de celui-ci, à moins que cette parution sonne le glas de ces deux congénères. À 180$ la bouteille, ça va être difficile à faire avaler aux consommateurs.

Patrick 89%
Un superbe Laphroaig, savoureux, intense, complexe et trop cher. Malgré son prix, il ne s’agit pas du plus complexe des Laphroaig, mais il est tout de même suffisamment bien balancé pour en faire un très bon whisky. Pour moins d’argent, vous trouverez plusieurs marques concurrentes vous offrant des meilleurs produits. Pour 100$ de moins, il serait extraordinaire, mais à 150$ (ou plus, selon les marchés), c’est du vol, il ne les vaut définitivement pas. Nez : Tourbe fumée avec un petit fond de fruits mûrs. Poivré et épicé, avec une touche de bois brûlé. Bouche : Épices, fumée, poivre, bois brûlé, tourbe et xérès brûlant. Chaleureux, brûlant et intense. Finale : D’une belle longueur brûlante et épicée.

Laphroaig PX Cask

48% alc./vol.
Le Laphroaig PX est en fait un Triple Wood qui a fini sa maturation en fût de PX plutôt qu’en fût d’oloroso.

André 84%
Réinventer un classique n’est pas une mince affaire. Quand j’écoute Little Wing interprétée par Stevie Ray Vaughan, je ne peu que m’extasier devant tant d’adresse, mais la version de Jimmy Hendrix aura toujours une place de choix dans mon cœur de guitariste. Même feeling pour ce PX (un peu la même chose que pour le Triple Wood…) qui est excellent mais qui n’éclipsera pas le classique Laphroaig 10 ans. Le nez est doux et musclé avec toute la singularité que peut avoir un Laphroaig. Les notes de fumée et de tourbe sont assagies par l’effet du fût de sherry, une puissance tranquille, un démon endormis… Prédominance du sherry, notes de marmelade d’orange, avec tourbe sous-jacente. En bouche il est plus puissant que le nez le laissait présager, avec ces mêmes notes mélangées de sherry et de tourbe-fumée style BBQ. Finale douce et longue ou la tourbe revient toujours à la charge et les éléments distinctifs de la distillerie reviennent au bercail.

Patrick 75%
Le symphonie de la sublime tourbe médicinale de Laphroaig se trouve mélangée à une note discordante de vin de xérès Pedro Ximenez. En bouche, l’orchestre symphonique est bousculé par un band de trash métal sorti de nulle part. Bref, la tourbe médicinale, la fumée, un petit air marin et un gros dégât de PX qui vient ruiner le tout. La finale s’étire sur une fausse note un peu trop longue. Manque d’équilibre qui mène à une expérience ratée. Pourtant, mes whiskys préférés sont en général ceux présentant ce type de mélange. Mais ce n’est pas parce que Metallica a eu un franc succès en enregistrant un disque avec un orchestre symphonique que ça sera nécessairement une réussite pour tous les autres bands.

Martin 85.5%
Ambre coloré et teinté de roux dû à son fût. Nez: Bien qu’une généreuse dose de sherry tente de l’occulter, le caractère tourbé et iodé de la distillerie parvient heureusement à percer. Fumée et fruits. Bouche: Le mariage précédent est plus heureux en bouche qu’au nez. Le taux d’alcool supporte parfaitement cet union saugrenu. Miel, noix et confitures se mêlent à tourbe, fumée et diachylon. Finale: Épices, chocolat au lait, chêne, tourbe et orange. Linéaire mais vachement bon. Équilibre: Vraiment dur à cerner. Un bon exemple que parfois il y a des trucs qui marchent alors que d’autres fois non. On aime ou on aime pas. J’irais jusqu’à oser dire que j’aime bien.

RV 87.5%
On carbure a quoi sur Islay?? La tourbe, le fusain, la cendre; si on est pas a Islay physiquement, on y est spirituellement. Mais aussi avec un peu d’encre de stylo bleu et au gaz a briquet. L’ile prend du temps a s’installer en bouche, puis la tourbe, un peu trop juteuse et non raffinée, domine l’ensemble. La finale est bien meilleure, avec le bois du fut bien travaille, avec la tourbe qui s’assoit confortablement au siège du conducteur. Toutefois, l’arrière-gout est trop court est un peu maladroite. Jeune conducteur spectaculaire, je ne parierais pas nécessairement sur lui a chaque course.

Laphroaig QA Cask

40% alc./vol.
Fût de chêne blanc américain, Quercus Alba.

André 85%
Nez représentatif de la distillerie; phénolique et antiseptique, couloir d’hôpital, vanille douce, fruits tropicaux, rubber brûlé. Bel équilibre mais légèrement volatile. La bouche est épurée et ne démontre pas une grande texture, le 40% d’alcool ne convient pas bien aux Laphroaig… Une fille avec un cul d’enfer mais qui livre pas la marchandise une fois au lit. Bouche de gingembre et de poivre, suie de cheminée, phénols et notes iodées en background. La force de la tourbe médicinale de Laphroaig est surprenante en bouche, le 40% lui permet au moins de laisser libre court à la tourbe. Finale soutenue, portée par la tourbe et les saveurs de bandages d’hôpital, le sel et quelques notes de fruits acidulés. J’ai l’impression qu’on s’obstine à faire entrer un éléphant dans un trou de souris chez Laphroaig avec leur expérimentations sur les cask finishes et les divers types de bois. De plus, de livrer les derniers embouteillages duty-free à 40% d’alcool dénature fortement ce whisky qui a toujours mérité un taux d’alcool à l’image des saveurs qu’il transporte. Juste un 3% d’alcool additionnel aurait déjà été beaucoup mieux.

Patrick 90%
Nez : Laphroaig… Médicinal, tourbé, goudronné, fumé et pas trop subtil, si ce n’est ne délicate note de vanille et de feuilles mortes. Bouche : D’abord la fumée tourbée et la vanille (plus puissante en bouche qu’au nez), puis le goudron. D’accord avec André pour le gingembre et le poivre, qui me fait penser à un mix Laphroaig-Talisker! Finale : Longue et intense, marquée par la tourbe, le goudron et les feuilles mortes qui font un retour vers la fin. Balance : Définitivement un dram d’automne! Toujours est-il que je félicite et remercie ma femme (qui déteste les spiritueux de toutes sortes, lol!) de m’avoir ramené ce souvenir de voyage lorsqu’elle est passée à Londres! Les choses que l’amour font faire!

Martin 88%
Sauvignon blanc, presque transparent. Nez: Tourbe médicinale sur belle vanille. Le goudron et l’asphalte nous emmènent par le pneu chauffé pour nous laisser sur une céréale citronnée. Pas de doute, c’est du Laphroaig. Bouche: Les sucres cèdent la place à une tourbe herbeuse. La texture et le poids en bouche demeurent toutefois trop légers et diaphanes. Tous les aspects de la distillerie sont là, mais avec un peu de coeur au ventre en moins. Finale: Longue, mais avec peu de personnalité. Comme si on voulait me dire que c’est un Laphroaig, mais qu’il ne fallait pas le crier sur tous les toits. Trop douce, malgré que médicinale à souhait. Équilibre: Un excellent scotch, mais un Laphroaig loupé, parti en couille.

Laphroaig Quarter Cask

48% alc./vol.
Single malt non filtré à froid affiné dans des fûts de chêne de petite taille ayant contenu du bourbon. Une version officielle qui renoue avec une tradition datant du XIXème siècle.

André 91%
Ça sent vraiment bon. Cidre? Ca goûte le bois. Relents d’antiseptique à la Laphroaig. Très jeune. Expérience concluante et merveilleusement adaptée à Laphroaig. Au départ j’avais un doute, mais le Capitaine Bonhomme (ou le pêcheur de Fisherman’s Friend) m’ont convaincu.

Patrick 92%
Vraiment vraiment bon! La fumée blaste! Cidre fumé. Ca goûte le bois, mais pas le chêne… Du bouleux? La fumée est toujours présente… antiseptique?

Martin 94.5%
Myriade d’ambre, d’orange, de rose et d’or. Nez: Fumée de tourbe avec un léger accent de caoutchouc. Racines de vanille dans un feu de camp. Eau de mer et notes de noix de coco. Bouche: Tourbe sucrée et épicée. Crème au beurre, cassonade, chêne huileux et érable, le tout habilement occulté par un nuage de salamandre. Finale: Longue et fabuleuse. Un petit zeste de raisin vient nous narguer en fin de partie. Tourbe et charbon de bois en furie. Tellement qu’un soir, alors que je venais de me gâter d’un petit dram, je vais rejoindre ma douce au lit. Après ne serait-ce que trois secondes elle s’exclame : « Lève-toi! Je pense que le chat a pissé sur le lit! » C’est alors que je lui réponds calmement : « Mais non, c’est moi qui vient de prendre un Laphroaig… » Équilibre: Un malt souverain, une bouteille à avoir impérativement en tout temps dans son armoire à whisky.

RV 93%
Douce et forte, une jeune femme poids plume qui fait dans les arts martiaux. Pelure de pomme verte s’ajoute au Laphroaig tourbé usuel, probablement un signe des petits baril. Toutefois en bouche les éléments du nez un peu plus décomposés se mélangent de façon spectaculaire. Finale de fumée de feuilles d’érables, lorsqu’on essaie d’allumer un feu et que celui ne s’embrase pas; on respire alors une grande bouffée de fumée en essayant de le repartir. Le goût, la typicité, le prix abordable: une petite bombe qui monte un savant combat.

Laphroaig Select

40% alc./vol.
Le Laphroaig Select est un assemblage des versions Quarter Cask, PX Cask et Triple Wood pour ensuite être vieilli pendant les 6 mois les plus chauds de l’année en fût neuf de chêne américain.

André 79%
Mon Laphroaig, mais qu’Est-ce qu’ils t’ont fait ??? Nez typique de la distillerie, quelle balance, quelles superbes arômes… Notes médicinales habituelles, tourbe un peu sale et crasseuse, vagues fruits tropicaux, poires mûres, citrussy/citron, chocolat noir et retour sur le TCP. On sent les saveurs amadouées et latentes, un peu de pastilles Fisherman’s friend aussi. La bouche est malheureusement molle et sans vie, la texture épouvantable, même si les saveurs sont superbes. Le nez lui aussi évolue et les arômes gagnent en force et la balance s’arrondit encore plus. On retrouve en bouche les mêmes saveurs que les arômes du nez, mais le canevas est déficient et la texture… disons-le, est à chier… Sursaut de fruits confits en finale de bouche, c’est agréable et inattendu, et beau mélange de feu de plage, de tourbe et de saveurs médicinales nappées de jus de citron. Le camphre s’allonge en bouche et procure un feeling de menthol style pastille pour la grippe assez singulier. Dommage d’avoir gâché un si beau Laphroaig en le présentant à 40% d’alcool… A++ pour les arômes et saveurs, C- pour la texture en bouche et le taux d’alcool inadéquat.

Patrick 82%
Pourrait être un excellent whisky, mais il est tellement dilué que ça en est presque désagréable. Ramenez-le à au moins 46%, il mériterait 10 points de plus! Dommage d’avoir gaspillé ainsi un si bon whisky. Rapport qualité/prix insultant, compte tenu de la quantité d’eau qu’on nous vends à prix d’or. Nez : Orge fumée et tourbée à plein nez, l’ensemble étant dominé par une belle note de cendre et de bois brûlé. Bouche : Sensation en bouche trèèèèès aqueuse. Cendre, bois brûlé et tourbe. Finale : Un peu courte et portée sur le bois brûlé.

Martin 83%
Beau doré neutre rempli d’espoir pour un malt si tourbé. Ses jambes rapides trahissent son taux d’alcool faiblard. Merde. Nez: La tourbe crasseuse traditionnelle à Laphroaig saute au nez, mais semble cette fois-ci empreinte d’une certaine douceur. Ensuite miel, orge et caramel se laissent lentement découvrir. L’iode est là mais se fait plus discrète au profit de la vanille, des épices et d’une pointe de poire. Prometteur est un mot faible. Bouche: Une douce tourbe a la politesse de laisser s’exprimer du caramel et des noix grillées, ainsi que du chêne gorgé de miel. Malheureusement sa texture quasi-inexistante en fait un pétard vachement mouillé. Finale: Longueur risible dûe à son taux d’alcool complètement à côté de la plaque. De faibles notes de vanille et de tourbe peinent sans succès à rattraper ce gâchis. Équilibre: Certaines distilleries ont les burnes qu’il faut pour sortir des expressions NAS à tout casser. Laphroaig, bien que vous faites habituellement partie de ce lot, cette fois-ci retournez faire vos devoirs.

Laphroaig The Cask Lore

48% alc./vol.
Cette édition est le résultat d’un mélange de whisky vieilli dans un mélange de fûts de sherry de premier remplissage, des quarter casks et de fûts de bourbon.

André 83%
Profil typique médicinal de la distillerie. Beaucoup plus sur le fût de bourbon, en fait je cherche l’influence sherry au nez. Confit de citron, abricots, ananas flambés, légère minéralité (que l’on retrouvera plus en bouche), cendre froide, poussière de pierre. Pas super complexe autant au nez qu’en bouche, la texture est moche même à 48%. Iode, antiseptique d’hôpital, mélange de poires et d’ananas, zeste de citron, cendre, poussière de pierre, sucre en poudre, pomme verte suivi d’un crescendo poivré mélangé de piment de cayenne. Finale astringente, salée et médicinale, fruits à chair et beaucoup d’épices. Un genre de Laphroaig Select sur les stéroïdes. Triste.

Patrick 79%
Déception. J’ai acheté ce whisky en pensant qu’il s’agissait d’un simple « réemballage » du Lore, que j’aime de plus en plus (et titrant aussi 48% d’alcool). J’ai donc écrit cette évaluation avec les deux whiskys côte-à-côte, ce qui m’a permis de vivre une étrange expérience : Oui, le goût est presque pareil, mais au niveau de la texture, on n’est définitivement pas dans la même ligue, genre NHL versus pré-novice (ça, c’est plus jeune que des Pee-Wees). Si vous avez la chance de pouvoir faire vous-même cette comparaison, vous comprendrez l’importance de la texture d’un whisky : Celle du Cask Lore est atroce, ruinant totalement le plaisir de dégustation. Je suis indigné, j’ai l’impression de m’être fait voler. Laphroaig, vous m’en devez une. Nez : La fameuse fumée de tourbe médicinale, maritime et goudronneuse de Laphroaig, avec une goutte de vanille, de l’abricot saupoudré de sucre blanc et peu de poivre. Bouche : Sel de mer, fumée de tourbe médicinale, goudron, ananas, zeste de citron, cendres, caramel, bois carbonisé et poivre. La texture en bouche est exceptionnellement aqueuse pour un whisky titrant 48%, semble que quelqu’un chez Laphroaig ait bâclé son travail… Finale : D’une longueur moyenne, ce qui veut courte par rapport à d’autres Laphroaig. Légèrement fumée, salée et boisée.

Martin 85%
Nez: Tourbe saline et cendrée, embruns marins, vanille légère, brioche grillée et une pointe d’agrumes confits. Bouche: Riche et bien construite, sur la fumée iodée, le caramel pâle, la réglisse noire, le poivre blanc et une touche médicinale qui traverse l’ensemble. Finale: Moyennement longue, saline, épicée, tout en laissant paraître le malt grillé et la fumée douce. Équilibre: Un Islay typique mais bien équilibré. Par contre même si la puissance de la tourbe s’harmonise assez bien avec la douceur du malt, cela reste un Laphroaig sans mention d’âge plutôt plat et commercial.

Laphroaig Triple Wood

48% alc./vol.
Grande nouveauté de 2009, ce tout nouveau Laphroaig Triple Wood 48% en Litre fait suite au succès du Laphroaig Quarter Cask (affiné dans des quarts de fûts de 60 Litres autrefois utilisés pour le transport à dos de cheval ou mule). Il s’agit d’une version spéciale de Quarter Cask affiné en fûts de Sherry (vin de Xérès). Non filtré à froid et embouteillé à 48%.

André 87%
Voici une présentation asynchronisme des grands succès de Laphroaig. La tourbe est reléguée en joueur de second ordre, comme si Paul McCartney devenait Ringo Starr au sein des Beatles. Du même coup, l’ensemble sonne plus agressivement, asséché par l’effet du quarter cask, mais avec beaucoup de surprise, le tout est également plus sucré, ce qui donne une impression (voulue ou non?) qu’on échappe la ligne directrice. Il est aussi intéressant de sentir l’effet des fûts de sherry en finale, celle-ci adoucit passablement la texture que les quarter cask avaient rendue plus pointue en bouche. Comme chaque groupe musical aura une fois dans leur carrière un album qui détonne avec les autres et qui ne plaira pas à tous même si la conception et la qualité sont au rendez-vous, c’est un peu l’impression que me laisse le Triple wood.

Patrick 88%
Tourbe puissante et un peu sale. Très intense au nez, on a utilisé une belle tourbe maritime et sale(!), marquée légèrement par la saumure. En bouche, la tourbe laisse la place à une belle fumée florale/fruitée aussi marquée par l’orge, qui laisse la place à un retour de la saumure en finale, qui s’étire, s’étire, s’étire… Wow! À ce prix là, définitivement un bon achat!

Martin 87.5%
Cuivre foncé et ambré. Définitivement plus profond que la moyenne des Laphroaigs. Nez: Un nuage de fumée de tourbe enveloppe un noyau de raisins sucrés. Orange, dattes et vanille juteuse se la jouent ninja à l’arrière-plan. Bouche: Vanille et tourbe, caramel salé et iode. De la terre humide sous un hôpital de campagne se bat pour les feux de la rampe avec un gros bol de salade de fruits. Finale: Les fruits sucrés s’estompent pour laisser place à une tourbe digne du meilleur plan de développement durable. Encore et encore de la tourbe mais roulée cette fois sur un tapis de copeaux de chêne carbonisés. Équilibre: Un excellent whisky, et tout de même un bon Laphroaig. Malheureusement l’effet d’un seul quart de fût prévaut sur la somme des trois barriques ci-présentes.

RV 84%
Whisky de convalence pour une distillerie poids lourd qui cogne habituellement plus fort. Noix et muscade à la japonaise, et même un peu de thé noir, bien équilibré, et surprenant pour un Islay. En bouche, belle arrivée de noix avec une finale bien tourbée, de bonne longueur, à la fois fraîche et sucrée. Pas vraiment à l’image de la distillerie et trop doux pour moi, je préfère les vrais combats.

Larceny Kentucky Straight Bourbon Whiskey

46% alc./vol.

Patrick 90%
Un superbe rapport qualité prix, un bourbon qui saura satisfaire tous les amateurs du genre! Nez : Parfum de bourbon fort en maïs et assez sucré, avec une touche de cerise et de caramel. Bouche : Les épices du bois brûlé, du caramel, un peu de fruits frais et… Beaucoup de bois brûlé! Finale : D’une superbe longueur, sucrée et fruitée.

Martin 87.5%
Nez: Caramel, maïs et cerise juteuse. Cassonade et vanille pour arrondir le tout. Assez classique, tout en penchant vers le sucré plutôt que le boisé. Une pointe de bois sec surgit toutefois quand on le laisse respirer. Bouche: Épices, cerise, foin et bois. Vanille et poivre. Plus punché ici qu’au nez. Finale: Assez poivrée et sèche, sur des notes de paille, de cerise, de chêne brûlé et de cassonade. Équilibre: Quand même surprenant, on débute sur les notes sucrées pour se faire rapidement transporter vers le tonneau torréfié. Un bon whiskey de canicule.