Jura Tastival 2017

51% alc./vol.
À l’occasion du festival de whisky annuel, la distillerie Jura a importé dans son île, l’esprit de la vallée du Douro grâce à l’expression Jura Tastival 2017. Mariant quelques-unes des meilleures eaux-de-vie vieillies dans les chais de Jura, cette édition limitée, non filtrée à froid et embouteillée à la force du fût est magnifiée par une maturation en ex-fûts de bourbon en chêne blanc d’Amérique de premier remplissage et en fûts de porto Graham’s minutieusement sélectionnés dans la luxuriante vallée du Douro, au Portugal. Jura Tastival 2017 est la première édition limitée à avoir été supervisée par Graham Logan, le nouveau directeur de la distillerie, qui a pris la succession de Willie Cochrane en septembre 2016.

André 90%
Oranges, fruits séchés, caramel, chocolat noir, ananas. Ensemble lourd et compact, raisins secs et prunes séchées. La bouche est pointue, beaucoup de cannelle et de caramel, beaucoup d’épices aussi et de poivre, oranges confites, raisins secs, prunes, encore les pommes rouges (comme l’édition 2016), les cerises noires, avec une finale salée et épicée. Finale sur les oranges et les fruits noirs séchés, les raisins secs, prunes. J’adore la présentation de ce whisky, les saveurs sont très définies, intenses, le whisky est lourd et ne laisse place à aucune ambivalence. Un whisky dessert de grande envergure, un peu pompeux mais à la qualité indéniable.

Patrick 84%
Un bon whisky, mais une petite touche de raisins moisi m’a un peu dérangé. Je vais donc m’en tenir aux classiques de la distillerie. Nez : Oranges enrobées de chocolat noir, avec un trait de caramel, servies à une table où il y a des fleurs séchées. Bouche : Belles épices boisées, du raisin un peu moisi, des oranges-pas-tout-à-fait-mûres et une touche de sel. Finale : D’une belle longueur, épicée et salée, avec une touche d’oranges.

Martin 89.5%
Nez: Sucre goulu, orange et orge terreuse. Raisins secs et fleurs, cacao et chêne. Très intriguant. Bouche: Doux, dattes, fruits secs, orange et chocolat noir. Superbe. Parfait pour le bord du foyer. Finale: Chaude et épicée, notes de chêne, de fruits confits, de cannelle et de chocolat blanc. On reste sur une impression de céréale verte ou germée. Équilibre: Bien que le nez peut en déstabiliser quelques uns, les saveurs du reste de la dégustation sauront vous rassasier amplement. Un scotch à la hauteur des attentes, et plus.

KAH Añejo

40% alc./vol.

Patrick 90%
La bouteille en forme de crâne me faisait craindre la pire attrape touriste qui soit – toute qu’une surprise que de trouver ici en fait une superbe tequila, avec une belle base d’agave et des saveurs complexes et bien équilibrées. Nez : Oh que ça sent bon. Du caramel, du chocolat au lait, de l’agave grillée, de la vanille… Alléchant. Bouche : De l’agave délicieuse, de belles épices, du bois et une touche de chocolat. Finale : D’une belle longueur, marquée par de l’agave grillée.

Kaiyo 7 ans The Single

44% alc./vol.

Patrick 83%
Un bon whisky, qui demande qu’on s’y attarde pour l’apprécier pleinement. Nez : Un parfum frais et léger, avec de fleurs, de la noix de coco et du miel. Bouche : Du miel, des fleurs, les épices du chêne et une discrète touche de vanille. Finale: D’une longueur moyenne, plutôt boisée.

Karuizawa 1992

62.8% alc./vol.
Distillé en 1992, embouteillé le 20 février 2007, fût #6978. Un nouveau venu dans notre collection de whiskies japonais, un single malt millésimé 1992 embouteillé au degré naturel en provenance de la distillerie indépendante Karuizawa.

André 85%
Salé avec un brin de fumée, très typique et alcool très senti. Cendre de foyer avec agrumes, principalement orange et citron. Très soyeux en bouche, oranges confites et rappel heubeux à la Bunnahabhain, légèrement tourbé comme nous retrouvions dans certaines anciennes versions de Bruichladdich. Finale interminable et très soutenue où les fruits jouent agréablement leur rôle d’agent adoucissant face au fort taux l’alcool.

RV 85%
Excellent whisky mal exécuté ou mauvaise recette superbement rendue. Bas sales et fond de chapeau de feutre, avant de le boire impossible de savoir si je vais lui donner une note de 62 ou de 92. Très drôle d’effet en bouche, avec une arrivée très fruitée suivie de l’alcool, puis plus rien pendant 15 secondes avant une finale peut-être tourbée mais bien racée.

Patrick 84%
Maritime, sel, algues, fumée, difficile à cerner. Toutefois, en bouche, les arômes se précisent : Sel, touche de tourbe, poires(!), algues… Semble plus jeune que son âge… Avant d’arriver à la finale, il y a une chute au niveau de l’intensité des saveurs (causée par l’évaporation de l’alcool) suivi d’une tourbe intense. Des saveurs intéressantes, avec un problème au niveau de l’équilibre. Un whisky tout de même très intéressant, celui qui a créé les discussions les plus intenses ce soir!

Karuizawa Asama Vintages 1999-2000

46% alc./vol.
Embouteillé en 2012. La distillerie Karuizawa ne se trouve pas sur l’Ile méridionale du Japon, mais dans les Alpes Japonaises, à une encablure de Nagano. Fondée en 1956, elle fut construite près d’anciens vignobles sur les flancs du Mont Asama (dont était tirée l’eau servant pour le whisky), le volcan le plus actif de l’ile d’ Honshu. Le malt « Golden Promise » utilisé par la distillerie était importé de Berwick-upon-Tweed en Écosse et la maturation de la majeure partie de son whisky se faisait en futs de Xeres. Elle fut active jusqu’en 2001 et en 2006 son propriétaire, la compagnie Mercian, fut racheté par Kirin, l’un des géants de la boisson alcoolisée au Japon. La suite tient du cauchemar pour tout amateur de single malt : Kirin refusa de vendre la distillerie a des investisseurs étrangers voulant reprendre la production pour finalement se délester du terrain au profit de promoteur immobiliers (Karuizawa est un lieu de villégiature courru des Tokyoïtes ou l’empereur a une résidence d’été). En 2011, peu avant cet épisode tragique, un embouteilleur anglais, Number One Drinks, qui distribue également les single malts Hanyu et Chichibu, se porta acquéreur des futs entreposés dans les hangars de la distillerie. On estime entre 200 et 250 le nombre de futs restants.

André 87.5%
Copieusement fruité, fort sur le xérès et les aromes de tabac, les cerises et le sucre, le bois. La bouche est puissante et offre de multiples facettes; bois gorgé de xérès, fruits rouges, cerises, miel et vanille, un brin de délicate fumée. En finale de bouche, une marée tranquille de sel de mer apparaitra on ne sait d’où. En respirant, le xérès prendra des atours un peu rustiques mais agréable, le toffee et le caramel brûlé gagneront aussi en importance. Finale interminable avec des pointes salées. Les fruits tiennent toujours la route, shortcake aux fraises et réglisse rouge. Bien que la conception de ce whisky est superbe, les saveurs ne tombent pas réellement dans ma palette de goûts perso. Mais je ne peux nier la qualité de ce qui est livrée ici.

RV 80%
Trop c’est comme pas assez. Vieux bois, mangue, un peu de l’orge ennuyante des speyside anonymes, prune et caramel brûlé du Auchentoshan 3 woods. Bref, tout un carnaval olfactif, mais pas nécessaire invitant. En bouche le party ne lève pas non plus de la texture poussiéreuse et sirupeuse mais avec de la patience, le fruit se révèle. Malheureusement, au travers de cette belle prune il y a un peu de l’oignon des mauvais Balblair (oui, un pléonasme). Bravo pour l’exotisme, intéressant de voir la forte copie du Auchentoshan 3 woods, mais à part pour l’aspect curiosité, pas vraiment un dram de tous les jours.

Patrick 94%
Nez : Nez: Subtil et complexe.  Fruits mûrs, avec une touche de chêne et de vanille.  Difficile à décrire, mais passionnant.  Bouche : Toujours les fruits mûrs, mais on jurerait que quelques feuilles sont tombées dans le bol.  Le chêne et la vanille sont toujours omniprésents.  La texture est très huileuse.  Je détecte aussi une petite pointe de sel quasi-traditionnelle pour les whiskys japonais.  Finale : Longue, intense, savoureuse.  Balance : OMG, je serais prêt à payer cher pour en avoir une bouteille!

Martin 88%
Foncé, ambré, roux-brun. Le signe irréfutable qu’un fût de sherry vous perce l’âme du regard. Nez: Parmi les céréales grillées et le caramel se démarque un côté boisé et un petit peu floral. Le malt lui-même est évident au centre d’un maelstrom de crème brûlée, de toffee et de caramel Kraft. Bouche: L’arrivée en bouche est marquée de miel, de caramel et d’épices, tout en gardant un beau poids sur la langue. Pruneaux, raisins, dattes, muscade, tabac à pipe, une parade en l’honneur du xérès. Finale: La progression logique continue sur les épices et les fruits rouges, accompagnés d’une pointe d’orange et de fumée. Équilibre: Une vraie bombe (sans jeu de mots) de sherry à la japonaise. On pourrait même dire « le Macallan de l’orient »…

Kavalan Concertmaster Port Cask Finish

40% alc./vol.

André 85%
Nez très affirmé. Caramel, épices, jus de canneberges rouges. Bouche fortement caramélisée, avec un apport de cerises sur fond de benne de métal me rappelant les premiers embouteillages de Arran. La finale est un bon retour sur les épices et la menthe. Si on laisse le verre se reposer, le nez se développe sur le toffee, le brûlé et les notes vanillées.

RV 83%
Ça sonne faux quelque part. Caramel aux cerises trop sucrées. Sirop de maïs. Sur la langue le sirop de maïs se mélange à de l’orge sucré, et peut-être même un peu tourbé? La finale est toute aussi sucré et accompagné de feuilles. Le tout se termine néanmoins par un désagréable plafond de tôle d’étable avec une finale un peu trop courte et une texture qui n’est pas à mon goût.

Patrick 89%
Nez: Fruits tropicaux sucrés, vanille et touche vineuse. Bouche : Très sucré et fruité. Le vin, les fruits tropicaux, la vanille ainsi qu’une touche de noix de coco. Finale : D’une longueur moyenne et marqué par un sucre fruité et chaleureux. Balance : J’aime. Un bon whisky simple ou complexe, selon l’attention qu’on a lui donner. Bref, il saura en satisfaire plusieurs. Les Écossais doivent croiser les doigts pour que ce whisky demeure relativement rare et dispendieux… Car le jour que les gens de King Car Food décideront d’utiliser une politique de grand volume et de bas prix (comme c’est le cas pour tant de produits en provenance de Chine), l’industrie du scotch subira le même sort que la plupart des industries lourdes en Occident.

Martin 82.5%
Rouille foncé, terre de sienne, témoignage de sa finition. Nez: Bien sûr, porto tirant sur le sherry dès qu’on met notre odorat au travail. Baies foncées avec des touches de fruit de la passion et de menthe. Légèrement vanillé et terreux. Bouche: Caramel fruité et punch au raisin, accentué d’un goût métallique pas mal moins l’fun. Finale: Plutôt courte et marquée par l’impression de mâcher de la gomme balloune tout en léchant un tuyau de cuivre. Équilibre: Effort honnête de la jeune distillerie taïwanaise. Ils n’ont qu’à perdre le petit goût de cuivre et crinquer le taux d’alcool un peu, et ils seront en mesure de réaliser de grandes choses.

Kavalan Concertmaster Sherry Finish

40%
 alc./vol.
Maturation en Refill Sherry Cask et affinage en First Fill Sherry Cask.

André 79%
Étrange pour un whisky en sherry cask d’avoir des notes d’abricot et de vanille aussi présentes au nez. Abricot, oranges, fruits secs. Plutôt mince comme approche. La bouche s’ouvre sur les fruits tropicaux puis s’additionne de fruits séchés et d’énormément de notes de bois sec et astringent. Caramel, cerises, abricots, oranges, raisins, chocolat, gingembre, tannins du bois. Finale sur l’amertume du bois et ses tannins, sur une texture épurée et dépouillée d’éléments gras et huileux.

Patrick 90%
Ok, un whisky de cette qualité à environ 100$, c’est rare. Certains amateurs seront peut-être déçus par le taux d’alcool faiblard, mais le tout est amplement compensé par l’intensité des saveurs. J’adore! Nez: Un gros parfum de xérès très fruité et vanillé, avec du caramel écossais et de la crème brûlée. Intense et alléchant. Bouche : Ici encore, j’y retrouve d’intense fruits mûrs, du caramel, du cuir, de la vanille, du chêne épicé (mais pas trop, juste assez!), de noix et des fruits tropicaux. La texture en bouche est quand même « pas pire » malgré la dilution à 40%. Finale : D’une longueur moyenne, fruitée et sucrée.

Kavalan Distillery Reserve Peated Cask

56.3% alc./vol.
Cask #R0771217028, Bottle #588 of 697.

André 93%
Je m’attendais à de la tourbe en avant-plan mais c’est plutôt sur les fruits tropicaux, sur l’ananas et les cosses d’oranges, le melon au miel, une pointe de sherry peut-être, une touche de tourbe terreuse et salée. La texture est hallucinante, ronde et huileuse. La tourbe plus prononcée; ananas flambé sur un feu de plage de mottes de tourbe, sel de mer, cerises, oranges, melon au miel, cataloup et la papaye, belle envolée de sucre naturels puis montée du poivre moulu dansant dans les bras de la fumée de tourbe terreuse et maritime. Finale singulière de fruits tropicaux à chair et de tourbe prononcée aux accents à la fois terreux et maritimes. Un maudit beau défi de dégustation et d’analyse.

Patrick 86%
Un très bon whisky, mais je m’attendais à quelque chose de plus orthodoxe. C’est bien la première fois que j’écris ça, mais ça m’a dérangé. Bref, non, ce n’est pas un « sure bet » – il faut vraiment être fan de la distillerie pour l’apprécier. Nez : Un parfum puissant avec des arômes de bois frais, de discrets fruits tropicaux et une fumée encore plus subtile. Bouche : Puissante, épicée, tourbée et boisée, avec aussi une petite touche de fruits tropicaux non orthodoxes. Finale : D’une belle longueur, boisée et marquée par des fruits tropicaux.

Martin 92%
Nez: Un joli mélange de tourbe ultra-crasseuse et de fruits tropicaux. Bien malté au niveau des céréales, avec une bonne dose de vanille et de chêne. Vieille pelouse. Sans oublier la crème fraîche. Bouche: Oranges en puissance, touche de miel et de toffee. Raisins goulus et poivre violent. Cask Strength quand tu nous tiens. Finale: Longue, chaude et avec un criant besoin qu’on s’y attarde. Bois sec, épices bien senties, caramel, fruits rouges. Équilibre: Le taux d’alcool ne détruit pas tout, il aime laisser d’autres aspects de cette expression briller. On ne peut pa lui en vouloir. Une superbe complexité, qui sort des sentiers battus certes, mais qui sait laisser sa marque, fidèle à l’idéologie Kavalan.

Kavalan Ex-Bourbon Oak

46% alc./vol.
Embouteillé 2022-07-01 – Kavalan ex-Bourbon Oak est une version diluée avec de l’eau de source de Kavalan du ex-Bourbon Solist pour obtenir un taux d’alcool 46 %.

André 86%
Le nez des éditions Kavalan sont pas mal toujours au-dessus de la moyenne et ce whisky n’y fait pas exception. Le nez nous transporte sous les tropiques. Purée de bananes, mangue, crème à la vanille hyper fraiche, poires, sucre en poudre de confiserie. Très rond, attrayant, bien balancé. La bouche est plus pointue avec ses notes épicées boisées et une envolée de poivre. Belle salade de fruits tropicaux avec une prédominance d’ananas, de poires, mangues et de bananes parfumé d’un zeste de citron et d’oranges ainsi que de miel. La texture est crémeuse tout en affichant de bonnes épices. Plus végétal en fin d’ingestion, ouvrant sur une finale de longueur étonnante, très tropicale et festive avec un brin de folie épicé.

Patrick 89%
Un whisky d’une intensité surprenante et délicieuse. Encore une fois, il m’en faut une bouteille. Nez : Du beau chêne aromatique, de beaux fruits tropicaux juteux et un beau trait de douce vanille. Bouche : L’arrivée est marquée par le chêne, mais celui-ci est rapidement noyé par des fruits tropicaux juteux d’une intensité que j’ai rarement vu! Ces fruits généreusement nappés de miel. L’ensemble est chaleureux. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, avec des notes de miel et de chêne.

Martin 87%
Nez: Vanille fraîche, noix de coco râpée, agrumes confits et une pointe florale. Bouche: Ample et soyeuse, sur la poire mûre, la crème anglaise, le miel clair et une touche de chêne toasté. Finale: Moyenne à longue, douce et légèrement boisée, avec une persistance vanillée. Équilibre: Un dram lumineux, oui, et harmonieux, qui illustre une belle précision sur l’élégance du style Kavalan.

Kim 81%
Nez : Floral et fruité, avec un côté zeste d’orange sucré qui rappelle un cocktail old fashioned, voire même la défunte boisson à l’orange du McDo (pour les plus vieux), avec en trame de fond une charpente boisée qui se fond très bien dans l’ensemble. Bouche : Miel de sarrasin, ananas flambé et un côté torqué, à la limite de l’astringence, amené par le bois. Des cerises au marasquin et un caramel épicé viennent prendre le relais pas la suite. Sympathique, mais mes attentes sont toujours très haute pour Kavalan alors celui-ci est « correct ».

Kavalan Oloroso Sherry Oak

46% alc./vol.

Patrick 89%
Un autre délicieux Kavalan, savoureux, riche et complexe. Nez : Alléchant, chaleureux et savoureux. J’y trouve des fruits séchés, des amandes sucrées, du chêne, des épices, le tout sur un beau fond de vanille. Bouche : Chaleureuse, avec des raisins et des abricots séchés, du fudge, de la vanille, des noix et de belles épices. Complexe et porté par une belle texture. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse et pleine de fruits mûrs.