J.R. Ewing Private Reserve Bourbon

40% alc./vol.
Whiskey Américain de 4 ans d’âge, distillé au Kentucky, fruit de la collaboration entre Southfork Bottling Company et Warner Bros. Mashbill de 81% de maïs, 13% de seigle et de 6% d’orge.

André 75%
Après les séries TV générique, y’a aussi le bourbon générique. Je ne sais pas pour vous mais j’ai juste osé un moment donné sneeker un épisode de cette série culte que ma môman regardait. Je n’ai jamais été capable et souffert d’envie de m’automutiler les yeux et l’esprit aussi férocement. Ce whisky est un peu à l’image d’un épisode; grand public, sans trop de casse-tête, saveurs générique et expérience passagère. Au nez, les fruits rouges, maïs, les cosses de pommes, la vanille onctueuse, une pincée de rye épicé, caramel et oranges. La bouche est souple, rectiligne, agréable mélange de fruits rouges, de pommes rouges et de cannelle, caramel, oranges, léger cireux en finale (très courte) qui cache bien les épices. Un whisky idéal pour l’effet mais pas l’expérience de dégustation.

Patrick 82%
Un bon bourbon anonyme, qui ne décevra pas au niveau du goût, mais bon… J’aurais préféré qu’on indique la distillerie qui a distillé le whiskey plutôt que celle qui l’a embouteillé. Nez : Parfum très sucré et fruité, avec de la vanille, de discrètes épices et une touche de bois frais. Bouche : Épices du seigle, un mélange de bois frais et de bois brûlé et une touche de cerises. Finale : D’une longueur moyenne, marqué par le bois épicé.

J.T.S. Brown Kentucky Bourbon Bottled in Bond

50% alc./vol.
Distillé par Henven Hill Distillery et distribué exclusivement au Kentucky. Bien que le mashbill de cette édition ne soit pas dévoilé, le mashbill habituel de Heaven Hill est composé de 78% corn, 10% rye et 12% malted barley.

André 84%
Pour un whiskey low shelf générique à 16$us, ça fait grandement la job sans pour être singulier ou unique. Nez hyper doux et sirupeux de cerises trempées dans le chocolat noir et la cassonade, la vanille et le sirop de maïs, caramel chaud. La bouche est remplie de cerises noires et d’un mélange de cannelle, vanille et caramel, notes de noix aussi. Cela me rappelle les pastilles Halls pour la grippe comme style de cerises et le filling de tarte aux pommes, de cuir également. Ensemble générique et ‘’straight to the point’’. Dans l’ensemble, la finale est un peu courte et rectiligne côté saveurs; cerises, noix, caramel et cannelle. Comme dram de semaine c’est parfait mais ne vous attendez pas à être challengé sur vos aptitudes de dégustation.

Patrick 88%
Le bonheur des « Bottled-In-Bond »! Toujours une valeur sure, et en voici une autre brillante démonstration. Nez : Un whisky plein de fruits des champs, avec de la vanille crémeuse et un petite note boisée. Riche et sucré. Bouche : Ici aussi, ça déborde de fruits des champs généreusement saupoudrés de sucre blanc et de quelques gouttes de vanille, servis sur une planche de bois brûlé. Après quelques minutes, les épices prennent beaucoup plus de place. Finale : D’une belle longueur, bien épicée.

Martin 86%
Nez: Typiquement bourbon, avec du maïs sucré, de la vanille et un caramel pâle, rehaussés par une pointe d’épices sèches et une note de chêne carbonisé. Bouche: Texture droite et franche, sur la cassonade, les céréales grillées, un peu de cannelle et une touche poivrée qui accentue la structure un peu à la manière d’un filtre Insta. Finale: Moyenne à longue, chaleureuse, avec un retour de chêne toasté et une nuance de réglisse douce. Équilibre: Un dram simple mais toutefois assez solide, qui s’inscrit dans la tradition du Kentucky avec une certaine constance et efficacité. On peut pas être bin bin plus rectiligne que ça.

J.W. Kelly Bourbon

47% alc./vol.

Patrick 82%
Un bon bourbon, mais qui n’apporte rien de bien à nouveau sous le soleil, mis à part peut-être une saveur de « brûlé » assez intense, au point de manquer un peu de balance. A la quantité d’excellents bourbons qui ne traversent pas la frontière, on peut se demander pourquoi celui-ci est disponible ici. Nez : Parfum de bourbon brûlé, avec une touche de fruits trèèès mûrs. Bouche : Bois brûlé, fruits mûrs et sucre caramélisé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le caramel un peu brûlé.

J&B Rare

40% alc./vol.

André 88%
Wow, un superbe nez, très énigmatique, un patchwork de whisky japonais sur un canevas de bourbon américain. Nez de grain de seigle, de tangerines ayant pour toile de fond le côté cerises et l’herbe coupée, la réglisse rouge très affirmé de certains bourbons. Ça sent la cire qui recouvre les pommes à l’épicerie. Le taux d’alcool semble étrangement haut mais ne se présente pas en bouche, habilement caché sous des allures fruitées et que dire de la texture d’un équilibre contrôlé de façon exceptionnelle. Les oranges réapparaissent en finale dans un maelstrom épicée, une bouffée de grains de seigle s’étirant sur le chocolat, le poivre et le tabac.

RV 60%
Éric Lapointe dans le circle pit d’un show de MyChildren MyBride versus devant le micro dans une collaboration avec J-P Ferland dans un pesstacle de Saint-Jean. Ou pour ceux musicalement moins nanti: dans un mix avec du Cointreau, c’est tout juste endurable, mais face à face avec des vrais single malts, il serait expulsé de la scène par les huées de la foule. Nez hyper citronné fake, près du Lestoil, quoiqu’en respirant, peut-être peut-il y avoir de la fumée (où serait-ce les relents de nettoyant de plancher qui monte à la tête?). En bouche, marqué par les épices qui réchauffent sans piquer, mais sans profondeur. Enfin, la finale est désagréable (un peu à la Label 5), beaucoup trop citronnée. Et je ne veux surtout pas de rappel.

Patrick 59%
Pot pourri et ketchup maison au nez. Abominable au goût. Le ketchup maison est finalement passé date. Finale trop longue à mon goût.

Jack Daniel’s 150th Anniversary – 43%

43% alc./vol.

André 85.5%
Fan de Jack, cette bouteille est pour vous, pour les autres, je vous recommande le single barrel à 20$ de plus, quoique… Belle signature de Jack Daniels avec l’avalanche de fruits rouges, de réglisse, un nez soyeux et duveteux, drapé de vagues de caramel sucré très agréable. La bouche est parcellée de notes de chocolat et d’oranges, que nuance de savoureuses notes de cannelle et de réglisse rouge, puis de caramel sucré. Vraiment savoureux et très approchable. On comprend rapidement pourquoi ce whisky est si apprécié de par les amateurs. Une fois les saveurs s’estompant en bouche, les épices s’élancent avec plus de force. On ressent aussi avec plus d’évidence le 3% d’alcool supplémentaires. La finale quant à elle est hyper douce, avec quelques nuées d’épices et des saveurs tirées du fût de chêne. Pour 3$ de plus, vous avec 3% plus de degré alcoolique, pour 20$ de plus environ 4-5%. Dans tous les cas, l’épine dorsale de Jack Daniels est présente, dans tous les cas vous ferez un achat agréable. Pour les novices, l’édition de base est un choix logique, cette édition à 43% offrira aussi une belle variante pour les fans. Mais personnellement, je crois que les trippeux de whisky mériteront d’allonger un 20$ supplémentaire et de se payer le pot-luck des single barrel à 50%, juste ‘’parce que vous le méritez bien’’(sic).

Patrick 87%
Un beau cadeau à un prix raisonnable pour les fans de Jack. A ce prix-là, je vais aller m’en chercher une autre bouteille! Alerte aux collectionneurs! Plus intense et plus « bourbon » que le Jack « ordinaire ». Nez : Beau parfum fruité avec de la réglisse rouge, du caramel, du chocolat et des oranges. Notes de bois brûlé. Appétissant. Bouche : Bois brûlé, épices, touches de fruits (dont la cerise), fumée, toasts brûlées et réglisse noire. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et les cerises.

Martin 86.5%
Nez: Pas de doute, c’est du Jack, mais avec un beau côté un peu plus panaché.Caramel, bois, charbon et fruits. Bouche: Réglisse rouge en puissance, vanille et chêne, caramel et épices. Cannelle. Doux et savoureux. Finale: Longue et sucrée, soyeuse et racée. Notes langoureuses de vanille, de bois et de fruits des champs. Équilibre: Impressionnant! Ça reste un Jack Daniel’s au niveau du caractère, mais ici on a mis de côté l’agressivité pour faire place au raffinement.

Jack Daniel’s Barrel Strength Cask Sample

61.5% alc./vol.

André 89%
Bon, enfin, JD vient aussi de redonner quelque chose à la hauteur des attentes de ses hardcore fans de whiskies plus punchés. Les moumounnes avaient eu leur JD Honey et le Fire (aromatisé à la cannelle). Cette nouvelle édition Barrel Strength livrée à des taux variant entre 60 et 65% d’alcool vient palier à l’idée saugrenue d’embouteiller des single barrel à 47% d’alcool… Une belle addition au portfolio de la distillerie qui sera bientôt disponible sur le marché Nord-Américain. Alors un gros merci à John Breckon pour l’échantillon (fort recherché). Nez très doux, l’alcool relégué en arrière-plan. Au nez, les céréales de maïs domptent le taux d’alcool avec brio, le nez est sucré à souhait, on ressent aussi passablement le charred du fût de chêne, les fruits rouges, la réglisse et la pomme rouge. En bouche, je suis étonné car je m’attendais à un uppercut d’alcool en pleine gueule mais le whisky est tout de même passablement doux même si il affiche en première son taux d’alcool relativement haut. La douceur des céréales est évidente mais on dirait que le taux d’alcool fait aussi ressortir les épices du rye. Les saveurs en bouche sont typiques du style, les fruits rouges, la pomme, la réglisse, un taux de sucre enviable. La finale est hyper longue, fruitée et très punchée en alcool. Belle addition au portfolio, à défaut de faire preuve d’originalité, on a compensé par le taux d’alcool et des versions single cask. Entre la version à 47% et celle-ci je demeure ambivalent.

Patrick 94%
L’un des meilleurs whiskys que j’aie jamais goûté, toutes catégories confondues. Et, oui, un embouteillage de la part de Jack Daniel’s, les septiques seront confondus! Nez : OMG! Sérieux? Jack Daniel’s? Mais quel parfum sublime! Des sucres mirobolants, des cerises noires jouissives, des herbes intrigantes, une touche de mélasse brûlée et une note d’hickory. Bouche : L’expérience est incroyable, avec de belles saveurs épicées et boisées au premier plan. Plus sec qu’on s’y attendait, avec toujours des notes sucrées, huileuses et de cerises noires, mais aussi avec infiniment plus de subtilité que ce que le nez laissait présager. Finale : Longue et savoureuse, avec des épices et du bois brûlé.

Jack Daniel’s Bonded

50% alc./vol.
Mashbill composé de 80% de maïs, 12% orge maltée et de 8% de seigle.

André 86%
Trait d’union entre l’édition régulière et les single barrels? Nez parsemé d’oranges nappées de caramel fondu, cerises marasquin, pointe de bois brûlé et de bananes flambées, bois mouillé, cassonade et anis. La bouche est franchs et souple à la fois, l’alcool bien ressenti. Sirop d’érable, réglisse, avalanche de cerises. La touche de bois brûlé parvient aussi à se manifester en bouche. Le caramel et la cannelle servent de toile de fond à cet amalgame de saveurs typiques dans l’ensemble. Petite touche astringente en finale de bouche, qui offre des tonalités de cerises et de réglisse rouge. Le bois brûlé se marie aux notes de caramel et de cassonade. Peut-être pas à la hauteur de certains single barrels de la distillerie mais supérieur à l’édition régulière, mais pour les fois que Jack Daniel’s lancent de nouveaux opus, personne ne vas se plaindre…

Patrick 90%
Aucunement original, et c’est tant mieux! J’y retrouve tout ce que j’aime du Jack, mais en mieux !! Contrairement à ce que un rapporte le Whisky Magazine, je n’irais pas jusqu’à dire que c’est le meilleur whisky de l’année, mais il m’a définitivement mis un sourire au visage et il va devenir mon Jack de tous les jours. Nez: Le parfum habituel du Jack, mais plus intense et raffiné. Bref, caramel, bois brûlé et délicieuses épices. Rudement alléchant! Bouche: Miam miam! Le caramel vient habilement adoucir l’intensité des épices, et sont balancées avec brio par de succulentes notes de chêne brûlé. Le tout est porté par une délicieuse texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Martin 87%
Nez: Caramel épais, banane mûre, vanille, chêne toasté. Bouche: Texture bien riche et huileuse pour un Jack, sur le sirop d’érable, les épices douces, la cacahuète grillée et une touche de charbon de bois. Finale: Moyenne à longue, chaleureuse, avec un retour boisé et sucré. Équilibre: Un Jack Daniel’s plus sérieux et better built, où puissance, texture et rondeur marchent de concert. Quand même solide.

Kim 83%
Nez : sucre d’érable, alcool plutôt présent mais sans que ça ne soit violent, sucre de betterave que je retrouve bien souvent dans les bourbons. Après presqu’un an sans produit états-unien, ça me rappelle des souvenirs de temps meilleurs. Bouche : à la fois classique et unique. Sur les épices douces, mais avec une intensité qui surprend mes papilles rendues un peu farouches. L’alcool est un brin trop exacerbé pour que ça coule bien. Finale longue et plaisante tout de même. 

Jack Daniel’s Distillery Series Straight Tennessee Rye – Selection 009

50.5% alc./vol.
Mashbill compose de 70% Rye, 18% Corn et de 12% Malted Barley. Finished in High Toast Oak Barrel – Juillet 2022

André 90%
Superbe nez, rempli de céréales Puff et Sugar Crisp, de grosse cannelle épicée et poivrée, de cerises marasquin et de bois toasté. La bouche est musclée et affiche un bon punch épicé et de bois carbonisé; bananes flambées, oranges, caramel, cannelle, poivre et réglisse. La texture demeure agréablement moelleuse pour un whisky si épicé et influencé par le bois brûlé. Finale sur les fruits rouges, la cannelle cireuse très épicée et le bois calciné. Superbe whisky, moins grans public et plus de dégustation.

Patrick 88%
J’aime le chêne, j’aime le rye, alors j’ai évidemment bien aimé ce whiskey! Nez : Un délicieux parfum sucré et avec une dose surprenante de fruits sucrés et nappés de vanille et de caramel, accompagné de subtiles, complexes, mais discrètes épices. Bouche : Du chêne, des épices et du sucre brun, avec de discrètes cerises. Et encore du chêne épicé! Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, boisée et épicée.

Martin 89%
Nez: Poivre noir, cannelle, vanille crémeuse et un soupçon de caramel brûlé. Sans oublier un petit bout de charbon. Bouche: Texture assez ample, sur le seigle poivré, le chêne toasté, la réglisse noire et une note de fruits à noyau. Encore maïs et charbon accompagnent ici. Finale: Longue et sèche, dominée par les épices vives et un retour boisé marqué. Équilibre: Un dram robuste et expressif, qui ne plaira peut-être pas à tous, mais qui conserve l’identité de Jack Daniel’s tout en la rehaussant grâce au rye d’une intensité je dirais plus tranchante.

Jack Daniel’s Gold #27 Double Barreled

40% alc./vol.
Asian Duty-Free.

André 81%
Le nez est étonnant de vivacité pour un pourcentage d’alcool si bas. Le miel et le sirop d’érable nappent les fruits sauvages distinctifs, le sucre est prononcé même si le nez demeure au départ relevé par les épices et une certaine sècheresse boisée. La bouche manque de passion et de consistance, le miel, la vanille et l’eau d’érable annihilent pratiquement les éléments représentatifs du style. Quelques fruits obtiennent un rôle de soutien mais sont tellement maquillés que l’on peine à le reconnaitre sous l’étoffe sucrée et mielleuse. En laissant le whisky respirer, le nez revient un peu plus dans la lignée du style, juste à temps pour la finale où – enfin – les fruits, les épices et la réglisse apparaissent enfin. Seules les épices soutiendront la finale bien volatile appuyé par de solides notes de fruits rouges et de savate fraiche. Pour le prix de 149$, je trouve fort cher payé pour un rendu au final si ordinaire.

Patrick 82%
Une variation rare et intéressante sur le thème « Jack Daniel’s », mais rien pour me faire oublier le bon vieux #7, qui lui demeure nettement supérieur. Nez : Chêne mielleux avec une touche de sirop d’érable et un bon fond épicé. Un Jack Daniel’s nappé de miel? Bouche : De belles épices me rappelant un rye, mais quelques cerises nappées de miel me rappellent que le maïs prédomine dans la recette. Chêne et vanille viennent compléter le tout. Finale : Un peu courte et heureusement dominée par les épices.

Martin 82%
Nez: Vanille riche, sirop d’érable, butterscotch et un soupçon de redoutable banane mûre. Bouche: Douce et soyeuse, sur le miel, le chêne poli, le chocolat au lait et une touche d’épices discrètes. Finale: Moyenne, suave, avec un retour sucré et légèrement boisé. Équilibre: Un Tennessee whiskey relativement élégant et accessible, misant plus sur la douceur et la rondeur que sur la complexité ou la recherche. La meilleure qualité que je pourrais lui donner est que c’est le Jack pour le monde qui n’aiment pas le Jack. Ouin ce chapeau pourrait aussi fitter au Gentleman’s Jack, mais bon…

Jack Daniel’s Gold Medal 1954

40% alc./vol.
La collection Gold Release commémore les médailles d’or mentionnées sur l’étiquette de chaque bouteille de Jack Daniel’s. Chacune offre une saveur légèrement ou complètement différente de ses consœurs. Toutefois, il n’est jamais difficile de reconnaître le style de la distillerie, marqué par les fruits, le bois brûlé et les épices.

André 81.5%
On fait dans le bourbon générique ici avec les saveurs habituelles de vanille, de maïs et du fût de chêne. Le nez est suave et doux, les céréales de mais bien en évidence, quelques notes mielleuse saupoudrées d’épices. La bouche est huileuse et sucrée, un peu trop passagère et fluide, je le trouve personnellement un peu trop générique et sans accents particulier. Le maïs se développe encore plus en bouche, les notes de miel et de cannelle lui donnent bien quelques variantes quoique l’ensemble demeure bien fade et respectueux. Finale monotone et prévisible. Un Jack Daniels du type « trop bon Jack », trop doux et manquant de nuances.

Patrick 84%
On reconnaît le maïs huileux du Jack, mais il est aussi plus sucré et moins fumé au nez. En bouche toutefois, l’intensité qu’il semblait manquer au nez revient en force. Le chêne brûlé (ou même les toasts brûlées) est très puissant, laissant une toute petite place aux épices et au maïs. Ceux qui aiment le caramel dans leur Jack seront déçus, mais ceux qui l’aiment viril seront heureux! La finale s’étire longuement et agréablement sur une note brûlée. Bien équilibré mais une touche moins complexe que le Jack régulier. Situé entre le Single Barrel et le Black Label #7, un whisky que j’aurai du plaisir à boire au coin du feu durant le temps des Fêtes! Intéressant pour l’amateur compte tenu de son prix somme toute raisonnable. Il fera un cadeau très apprécié.

Martin 84.5%
Son coloris est plus orangé que roux, dans les eaux d’un Fruitopia à l’orange. Nez: D’entrée de jeu, le maïs, le caramel et la vanille des américains nous frappe. Quand même moins de fumée et de charbon que l’original, mais sans négliger une bonne dose de plus de bois carbonisé. Bouche: Assez huileux en bouche. Chêne, vanille, surtout maïs épicé. Déjà que le Jack original jouit d’une réputation plutôt « mâle », celui-ci est crissement cowboy. Finale: Longue finale de maïs et d’épices, filtrée à travers une couche de charbon, tel le whisky lui-même. Équilibre: Une coche au-dessus de l’original, un superbe sipping whiskey estival. Ça reste que ce n’est pas pour les chochottes. Si vous avez déjà été malade sur le Jack dans votre jeune temps, sauvez-vous!

RV 83.5%
Petit voyage dans les bois nordiques du Kentucky pour mononcle Daniel. Au nez, on a l’impression d’être beaucoup plus près du Derby que de Nashville, avec le grain du bourbon puis l’érable. En bouche trop mou, d’abord bourbon suivi du charbon plus typique, avant la finale assez courte et un peu trop limpide. Ça dépayse, mais en se frottant de plus près aux bourbons, il ne fait pas vraiment le poids.