Gordon & McPhail Ardmore Cask Strength 1991

57.3% alc./vol.
Distillé le 11 juillet 1991 et embouteillé le 7 mars 2007, fûts #6167, 6168, 6169, 6170.

RV 90%
À Ardmore, une fois le feu allumé, on sait vraiment bien accueillir la visite. D’une belle approche gentille et chaleureusement olfactive, devant le foyer sont servis des chips faites maison un peu poivrées. Suit alors une confortable conversation de tourbe, où un peu de bacon se mêle à la discussion, se terminant dans une soirée qui se termine très amicalement, dans une très belle douceur, spécialement pour un cask strength.

Patrick 94%
Nez : Fumée de tourbe appétissante avec une touche huileuse rappelant des chips maison.  Bouche : Les larmes me viennent presque aux yeux!  Fumée de tourbe, huile graisseuse, poivre et chêne.  Le tout d’une intensité extrême, mais tout de même superbement équilibrée.  Finale : La finale est très longue, mais très douce!  Marquée par la tourbe et le chêne.  Balance : Une arrivée en bouche si intense, suivie d’une finale interminable mais tout en douceur?  Je n’avais jamais vu ça!!  Découverte et achetée sur un coup de tête au Festival des spiritueux de Fredericton, cette bouteille valait à elle seule le voyage!

Gordon Graham’s Black Bottle Blended Scotch Whisky

40% alc./vol.

Patrick 90%
LE whisky le plus populaire chez les Ileachs. Ça devrait vous suffire comme raison. Sinon, c’est complexe, bien équilibré, savoureux et tourbé. Nez : Fumée de tourbe, sel et notes terreuse. Bouche : Du sel, de la fumée de tourbe, du chêne et un peu de sucre et une belle dose d’épices. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 87%
Nez: Miel, céréales et crème fraîche. Sel, légère tourbe, poignée de terre, herbe et bois épicé. Bouche: Miel et sucre en poudre, épices, herbe, meringue et chène. Belle tourbe grasse qui ne prend pas toute la place. Crème fouettée. Finale: Longue, chaude et étrangement fraîche à la fois. Tourbe discrète, bois et épices. Équilibre: Une superbe balance des saveurs, un embouteillage chic. Honnêtement un autre coup sûr en SAQ au niveau qualité-prix.

Gordon Graham’s Black Bottle 10 ans

40% alc./vol.

André 82%
Tarte aux pommes et coulis de caramel parfumé au feu de tourbe, miel, on perçoit l’Influence de l’Ile assez rapidement mais sans haute voltige. Background de fruits rouges, cerises et cœur de pommes, une touche de cannelle. La bouche manque de texture et la dilution se fait sentir. Belles notes de tourbe poivrée, miel et vanille et une sensation de cendre refroidie qui colle sur les dents, ça ressemble aussi à de la poussière de calcaire, quelque chose de rocheux. Épices bien présentes mais on a délesté une bonne partie des fruits rouges au passage. La finale est très poivrée et tourbée, d’une longueur étonnante.

Patrick 89%
Un superbe scotch. Quelques degrés d’alcool de plus, et ça serait une bête de compétition. Nez : De la délicieuse fumée de tourbe, avec du chêne, de la cassonade, des pommes, du miel et une touche de fleurs. Bouche : De la fumée de tourbe, du bois, des pommes, de la banane et des poires et un peu de sucre brun. La texture est un peu aqueuse, mais c’est autrement délicieux. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la belle fumée de tourbe aromatique.

Martin 85.5%
Nez: Miel et malt, quelques belles notes de fumée. Pommes, fleurs et caramel. Léger cuir. Fond de chêne, très bel assemblage. Bouche: Céréales tourbées et salées. Épices et grain. Belle chaleur, texture quand même solide pour un blend de classe moyenne. Quelques fruits lointains. Finale: Assez courte, mais les saveurs sont bien au rendez-vous, sans toutefois parler plus fort que les autres. Poivre rose, bois de chêne, grain et miel dilué. Équilibre: Quand même un très beau caractère, des beaux piliers d’Islay pour supporter une expérience qui vaut amplement son 50$ la bouteille.

Gordon’s Dry Gin

40% alc./vol.
London Dry Gin, Écosse (version distillée au Canada).

Patrick 78%
Doux genièvre, peut être trop doux car on y perçoit aussi l’alcool. En bouche, approche sucrée, puis le genièvre, accompagné d’une légère touche d’épice subtile qui fait tout son possible pour rester cachée. La finale est sèche, courte, légèrement poivrée et florale. Pas de fautes majeures, mais pas de plaisir non plus, si ce n’est le prix payé.

Gosling’s Family Reserve

40% alc./vol.
Bermudes. Rhum fabriqué aux Bermudes et embouteillé par Heaven Hills au Kentucky.

Patrick 89%
La toute première bouteille de rhum que je me sois achetée, je n’ai encore rien trouvé à ce jour qui y ressemble.  Un excellent whisky, mais son intensité fait en sorte qu’il est difficile d’en prendre plus qu’un verre.  A partager entre amateurs de rhum!  Nez : Clous de girofle, papaye, caramel brûlé, épices rappelant un bourbon et notes de chêne.  Semble extraordinairement complexe.  Bouche : Onctueuse et chaleureuse et ce, à un niveau d’intensité rarement égalé.  Très épicé, chêne intense, avec des notes de papaye, de rhubarbe et surtout de caramel brûlé.  Après quelques gorgées, on détecte aussi des notes de fruits exotiques tel que l’ananas ainsi qu’une pointe de poivre.  Finale : Extrêmement longue et sirupeuse.  Le chêne brûlé, le poivre et le clou de girofle y dominent.

RV 83%
Bizarre papaye séchée qui colle aux narines. En bouche, l’apport du bois rend le brûlé trop agressif, mais heureusement la finale rétablit la papaye qui se joint à de l’ananas. Particulier certes, mais je ne sais si j’aime ou pas. Malgré tout, il vaut définitivement la peine d’être essayé, reste à savoir si c’est pour l’adopter.

Grace O’Malley

40% alc./vol.
Un assemblage de whiskies de 3 à 10 ans vieillis dans divers types de fûts ; ex-rhum, ex-bourbon et chêne français.

André 76%
Nez au fond de poudre sucrée des gommes Bazooka et de cassonade-sirop d’érable, de petits fruits secs et de vanille. La bouche est bizarre, poudreuse on dirait. Sucre à glacer, cassonade, cerises, ananas, le tout saupoudré de flocons de cannelle et de poivre. À la rétro-olfaction, mélange de purée de bananes et d’ananas. Il y a toujours un fond d’alcool neutre cheap qui revient à la surface. Côté texture c’est assez simpliste, liquide sans apport gras ou huileux. La finale est courte, sucrée, remplie de cannelle, vanille et de caramel.

Patrick 79%
Alors qu’il y a des dizaines de whiskeys irlandais extraordinaires qui ne sont pas disponibles au Québec, la SAQ, notre-monopole-d’état-qui-décide-ce-qu’on-a-le-droit-de-boire, a choisi ce whiskey parce qu’une histoire de fille pirate, c’est ce qu’il y a de plus pertinent à considérer quand on choisit quel whiskey offrir à la plèbe.  Nez : Nez relativement insipide, avec une touche de fruits tropicaux et de chêne humide. Bouche : Le chêne est ici plus présent, et les fruits tropicaux se mélangent à une discrète touche d’agrumes. Finale : Plutôt courte et boisée. 

Martin 78%
Nez: Une douceur immédiate de pommes au four et de vanille, relevée par un soupçon de foin sec et un trait discret de sucre en poudre. Bouche: L’entrée est moelleuse, avec des notes de poire mûre, de toffee et d’un peu de poivre blanc. Un léger boisé se glisse en fond. Finale: Moyenne, teintée d’amandes et de céréales maltées, avec une persistance légèrement boisée et poivrée. Équilibre: Un peu cheap quoique bien accessible, ce dram mise sur un semblant d’élégance en se donnant l’illusion d’une expérience complexe. Pouet pouet.

Gran Centenario Añejo

38% alc./vol.

Patrick 84%
Une bonne tequila goûtée dans sa version mexicaine diluée à 38% (sous nos latitudes, vous la retrouverez à 40%). Bref, c’est bon, mais il y a mieux. Nez : Parfum d’une douceur rare pour une tequila, avec des amandes mielleuses, du chêne sec et une touche d’agave. Bouche : Très herbeuse et boisée, avec de belles épices, une touche d’agave discrète et agréable ainsi que quelques gouttes de caramel. Finale : D’une longueur moyenne, présentant du bois et du caramel.

Grand Grizzly 3 ans 100% rye whisky

40% alc./vol.
Exclusif au Mexique.

André 82.5%
Le gros ours grizzly Canadien s’est affublé de son Speedo rouge afin de conquérir le chaud soleil du Mexique. Nez d’herbe coupé assaisonné de poivre concassé et de seigle, une touche de vanille. Celui-ci surprend d’ailleurs un peu de par sa robustesse au nez. L’entrée de bouche est inoffensive, douce et crémeuse, puis les saveurs s’installent et le rye monte en force, mélange d’épices et de poivre noir, puis vaguelette d’orange/agrume. On ressent bien aussi l’héritage des grains de céréales et des fruits rouges que rappellent certains rye whiskies plus typiques. Le rye étire la finale et son alliance avec le poivre décuplera sa ténacité. Un whisky correct, dans sa phase « terrrible three », hésitant entre les épices et le poivre à fort caractère ou la douceur envoûtante des agrumes et de la vanille.

Patrick 80%
Nez : Chêne intense avec une pointe d’épices. En fait, j’ai l‘impression d’avoir le nez collé sur une vieille planche de chêne desséchée et poussiéreuse. Bouche : Toujours la sensation de poussière, puis le chêne sec et enfin une belle mais petite vague d’épices à steak. Finale : D’une longueur moyenne, plutôt marquée par l’alcool. Balance : Un bon whisky honnête, sans faute, sans grands attraits non plus.

Grand Macnish

40% alc./vol.

RV 74%
Malt. C’est tout. Plus intense en bouche qu’au nez, mais toujours aussi banal. La finale, son meilleur point, donne des tons de grains à peine fumée, sans longueur réellement intéressante. Anodin, sinon inutile, rince-bouche entre meilleurs dégustation peut-être.

Patrick 82%
Délicat, léger sirop de fruits, épices intrigantes qui donnent le goût de s’en servir un autre verre. En finale, le sirop se dissipe tranquillement en nous laissant dans un état songeur.

Grand Old Parr 12 ans

40% alc./vol.

André 89%
Céréales trempées dans une solution de citron et d’agrume, fruits secs roulés dans le caramel, oranges et douce vanille. Le whisky a presque des odeurs de virgin oak (sans le côté pourri et p’tit bas dans le fond de la benne de lavage). Miel dans lequel des grains d’épices se seraient mélangés. La bouche est tendre, la texture exquise, beaucoup de miel en avant plan suivi de fruits tropicaux et d’une portion d’épices bien dosée rehaussant l’ensemble du whisky qui est globalement doux. Mélange de cannelle et de fruits épicés réchauffant maintenant la bouche. Avec le temps, les notes de caramel sont plus soutenues. La finale est plus épicée mais se couche sur un lit de miel et de caramel un peu brûlé. Une bataille d’éléments aux saveurs opposées mais qui au final gagnent chacune de l’autre. Un superbe blend, consistant et savoureux avec une qualité que ferait l’envie de bien des single malts.

Patrick 90%
Un bel exemple de la supériorité des scotchs face aux autres spiritueux. Idéal pour une fin de semaine de pêche. En fait, il en faudrait au moins deux bouteilles! Nez : Surprenant parfum agréable et complexe. Vanille, céréales, orange, fumée subtile, chêne cuir, sucre à la crème… Tout y est! Bouche : Ici encore, la complexité est au rendez-vous, avec une prédominance des épices, puis du chêne, de la fumée et d’un peu de caramel. Pour compléter le tout, on a ajouté une touche d’herbe et de fruits mûrs. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Martin 88%
Coucher de soleil ambré. Nez: Vanille, caramel écossais, crème anglaise et miel. Orge et cuir viennent compléter le tableau. Un assemblage fortement réussi. Bouche: Cuir et miel, orge et crème, citron et vanille, meringue et chêne. Très complexe et bien construit. Finale: Vanille et épices. Une douce chaleur reste avec nous sur de timides notes de cuir fumé. Les touches du whisky de grain ressortent ici. Équilibre: Un brillant exemple d’un blend réussi. Pas arrogant, ni présomptueux. Comme j’ai toujours dit, quand un blender passe autant de temps et d’effort sur un assemblage, ça doit bien valoir quelque chose.