Glengoyne Cask Strength Batch 4

58.8% alc./vol.
Ce quatrième batch de Glengoyne Cask Strength a bénéficié d’une distillation lente suivi d’un vieillissement dans des fûts de sherry de premier remplissage et refill casks.

André 82%
Panier de pommes et sherry, fruits secs, sensation pâteuse bizarre et un xérès ayant presque un peu tourné, raisins secs, bleuets, cassonnade. Le whisky offre une superbe texture en bouche, très huileux et collant, aspect d’une liqueur; confiture de pommes, bleuets et rhubarbe, palette de chocolat et raisins secs, sherry, prunes, mélange de cassonnade, poivre et cannelle, une délicate touche d’oranges. Longue finale, tannique, très orientée sur la cannelle poivrée. Une bizarre de présentation, qui perdra beaucoup de plumes en finale de bouche.

Patrick 86%
Un beau whisky simple et intense, conçu pour ceux qui aiment leur scotch sans artifices. Très bon. Nez : Savoureux parfum fruité et sucré, avec une belle dose de vanille et de caramel. Simple et efficace. Bouche : Des pommes fraîches, du miel, du thym, du poivre et un peu de chêne. Très intense. Finale : D’une belle longueur, intense, avec du chêne et du poivre.

Martin 84%
Nez: Présence non-négligeable au nez des vapeurs de l’alcool. Sherry goulu, pommes mijotées et cassonade. Caramel chauffé et fruits des champs. Touche de chêne. Bouche: Texture exquise, notes de raisins secs et juteux à la fois. Caramel salé, vanille, cacao, dattes, xérès et bois. Petits fruits, poivre et cannelle. Finale: Assez délicate comparé à mes attentes. Douces vagues de fruits, de sherry, de bois et d’orange. Équilibre: Avec la finale un peu décousue et surprenante, ainsi que le nez agressif, je dois dire que même si les saveurs et arômes sont au rendez-vous, ce dram demeure une expérience ambiguë.

Glengoyne Legacy Chapter Three

48% alc./vol.

Patrick 89%
Oh que c’est une belle surprise ça! J’en ai adoré chaque gorgée. Nez : Un beau parfum de xérès, avec de beaux fruits mûrs et juteux, avec des notes de chocolat, des oranges et une petite pointe boisée. Bouche : Du beau xérès chaleureux débordant de fruits mûrs, avec une belle pincée d’épices, du chocolat noir, des oranges et du bois chaleureux. Le tout porté par une belle texture. Finale : D’une belle longueur, boisée, chaleureuse et fruitée.

Glenkinchie 12 ans

43% alc./vol.
Glenkinchie fut fondée en 1837 par deux frères, John et Georges Rate. Fermée en 1853, la distillerie fut rachetée par des négociants et des blenders d’Edimbourg et de Leith en 1880. Reconstruite en 1898 sous la direction de Charles Doig d’Elgin, elle fut encore réaménagée en 1914 et intégra la Scottish Malt Distillers. Malgré les liens étroits qu’entretenait Glenkinchie avec l’agriculture locale, la distillerie cessa de malter elle-même son orge en 1968. Les aires de maltage furent alors transformées en centre d’accueil pour les visiteurs, où il est possible entre autres d’admirer une superbe maquette de la distillerie réalisée en 1924 pour « l’empire exhibition ». Produisant environ 1,8 millions de litres d’alcool par an avec seulement deux alambics, Glenkinchie se démarque de la traditionnelle triple distillation des Lowlands pour n’en effectuer que deux.

André 79%
Nez herbeux et fruité, genre sirop de poires, les amandes et le melon au miel, les céréales séchées aussi. Ça ne couvre pas une très grande partie de la palette aromatique comme saveurs. En bouche, la texture est diaphane et n’offre que très peu de viscosité. Les fruits sont maintenant plus de style fruit tropicaux, saveurs de citron et de nectarines, les céréales au miel, les poires et abricots, miel chaud. J’ai aussi une sensation verdâtre, herbeuse ou mentholée qui se termine par des épices poivrées en finale de bouche. La finale est courte et sucrée pour être ensuite poussée par des notes d’épices relativement soutenues.

Patrick 86%
Je n’avais pas revisité ce scotch depuis plus d’une décennie (il s’agissait à l’époque d’un 10 ans) et je me dois d’admettre qu’il s’agissait d’une erreur : Je suis agréablement surpris! Les saveurs sont présentées avec fermeté et précision, l’ensemble est bien balancé et savoureux. Une délicieuse surprise. Auchentoshan ayant perdu pas mal de plumes ces dernières années, Glenkinchie devient donc mon malt favori des Lowlands! Nez : Comme entrer chez le fleuriste et que celui-ci vient tout juste de déballer une Juicy Fruit. Et, la fenêtre ouverte nous apporte le parfum de l’herbe fraîchement coupée. Bouche : En bouche, on retrouve le scénario entrevu au nez, mais on y ajoute aussi un lointain feu de camp (à mon grand étonnement!). Finale : Sèche, fumée, avec une note de biscuits.

Martin 81%
Nez: Un mélange orange-vanille, qui se transforme rapidement en tarte au citron et sa meringue. Ensuite sous un premier voile d’alcool qui trahit son 43% on y hume un léger, surprenant et séduisant fond de tourbe. Bouche: Une belle et douce balade. Quand même belle rondeur, j’apprécie. On y goûte épices, agrumes, caramel au beurre, herbe et très légère tourbe fumée à la fin. Finale: Moyennement longue et épicée. Ça rappelle presque un cask strength distillé plus d’une fois. Équilibre: Un 12 ans plus que respectable. Un tantinet trop dispendieux, je le verrais plus entre 60 et 65 douilles. C’est pas le scotch de l’année mais je le choisirais volontiers avant un Glenlivet ou un Glenfiddich du même âge…

Glenkinchie 20 ans Cask Strength

55% alc./vol.
Distillé en 1990 et embouteillé en 2010, bouteille #0285.

André 83%
Pêche, abricots et melon au miel. On fait dans la dentelle et dans les fines broderies… Un brin citronné avec une couche herbeuse en arrière-plan. L’alcool, très présent au nez, s’efface assez rapidement et de manière inattendue en bouche. Toutefois, l’herbe fraichement coupée, même adoucie par la pêche et le suave mielleux du melon au miel, ne parvient pas à s’effacer en bouche. Si vous n’êtes pas fanatique du style, vous n’apprécierez pas et c’est mon cas… Cette désagréable sensation verdâtre est toujours dans les parages et c’est franchement agaçant. Ce même feeling s’atténue progressivement en bouche pour réapparaitre avec puissance en rétro-olfaction, fortement sucrée et à saveur de salade de fruits. Cet embouteillage pourrait ressembler à certaines anciennes éditions de Bunnahabhain à laquelle on aurait ajouté un penchant fruité. Je n’ai jamais vraiment apprécié les créations de cette distillerie, ce n’est pas ici que je serai converti. Et pour 353$, ce n’est pas seulement l’herbe coupée qui me restera de travers en bouche.

RV 77%
Je croyais impossible de ne pas finir un demi-once de whisky à 353$, et je ne crois pas que c’est que je suis blasé des whiskies. Ça pue le moisie, les herbes moisies, les cerises moisies, le grain moisie (vous voyez?). Arrivée en bouche d’herbes pas très fraîches, de muguet, et sa seule force est l’alcool qui joue un beau rôle sur la langue. Finale de bonne longueur, et après avoir respiré, beaucoup respiré, du caramel.

Patrick 85%
Nez : Orge sucrée et crémeuse. Bouche :Orge sucrée, vanille, quelques poires et soupçon de fruits murs. Un peu d’herbe aussi. Finale : Plutôt herbeuse, le tout bien enveloppé par la vanille. Balance : Une bonne complexité, un bon whisky, mais disons que je m’attendais à mieux compte tenu du prix.

Glenkinchie 24 ans 2016 Release

57.2% alc./vol.
Bottle 5030 of 5928. Maturation en refill European oak butts, cette édition est la parution la plus agée distribuée en version cask strength provenant de cette distillerie.

André 85%
Poires et pêches, oranges, fruits à chair, voluptueux et à l’approche un peu noble. Pas l’approche tape à l’oeil qu’on pourrait s’attendre. Certains amateurs ne jurent que par des whisky coup de poing, sur l’alcool décoiffant et la tourbe sans subtilité, mais on a autre chose ici, un travail de nuances et de tonalités olfactives. La bouche est juteuse; le jus de salade de fruits en canne, sirupeux au départ puis s’aiguisant par la suite avec les épices et le poivre. Salade de fruits, un brin de sherry, les poires, pomme-poire, vanille onctueuse puis grosse astringence un peu sèche du bois, ce qui débalance beaucoup l’histoire de saveurs qui étaient, jusqu’ici, très douces, presque féminines. Le bois est peut-être un peu trop présent en bouche, surtout en finale où, avec les notes de poivre, laissent une sensation bizarre qui tranche abruptement avec l’avalanche de fruits divers. Une expérience en queue de poisson, je pointe du doigt le choix du fût de chêne Européen.

Patrick 70%
Autant le Glenkinchie 12 ans est une valeur sûre que celui-ci est une catastrophe. Je n’ai jamais goûté un whisky aussi mauvais qui soit si dispendieux. À suggérer à quelqu’un que vous haïssez à vous en confesser. Nez: Baptême! Ça sent le vestiaire de hockey après les séries. Bouche : Le goût de vestiaire pas propre évolue sur une note sucrée et feuillue. Au mieux, on pourrait le qualifier de bizzare. Finale : Trop longue à mon goût.

Glenkinchie 27 ans – The Floral Treasure – Special Release 2023

58.3% alc./vol.
Maturation en Ex-Bourbon casks, European Oak Casks et Ex-Sherry Butts.

André 91%
Quelle superbe expression. Nez gorgé de fruits tropicaux et évoquant des images mentales de jardins de fleurs en pleine floraison. Pommes poires, mangue, ananas, poires, prunes, cerises et miel floral. Très gourmand. En bouche j’ai une pointe de parmaviolet et de gomme savon qui accompagne une avalanche de fruits tropicaux frais, de miel de fleurs aussi. Malgré de bons tannins du bois et une bonne dose de poivre moulu, la texture est souple, huileuse et bien vanillée. Zeste de citron, fruits tropicaux à chair, miel, vanille, poivre et gingembre. Belle et longue finale fruitée et épicée.

Patrick 92%
Un superbe whisky riche, intense et très bien construit. Meilleur de gorgée en gorgée, j’adore !  Nez: Des amandes, des fleurs et de discrètes pommes sucrées. Alléchant !  Bouche : Oh, c’est bon ça: un beau mélange de saveurs, avec des pommes juteuses, des amandes sucrées, de la vanille, des fleurs et une belle note de chêne épicé. Le tout est bien équilibré et porté par une belle texture. Finale : D’une belle longueur, ronde, boisée et épicée.

Glenkinchie Distiller’s Edition 1986

43% alc./vol.
Distillé en 1986 et embouteillé en 2000. Double vieillissement complété avec des fûts d’Amontillado.

André 82%
Sherry, miel, melon d’eau. Bouche tel qu’annoncée au nez, avec une finale sèche et épicée. Je lui trouve encore des notes d’orange et de nectarine, qui se mélangent bien aux vagues de sherry un peu sèches avec des retours de notes de gingembre. Finale qui étonne par sa longueur compte tenu de la lassitude du nez et de la bouche. Un bel essai afin de redorer un whisky ordinaire en le maquillant du fût d’Amontillado, mais une fois le rideau de scène tombé, l’acteur se sent bien fragile sans ses masques et maquillages.

Patrick 82%
Nez : Les arômes sont dominés par des effluves fruités et sucrés. Ensuite, nous y détectons l’orge et des notes de caramel légèrement chauffé. Bouche : Les saveurs vineuses se mélangent bizarrement avec le côté herbeux du whisky. Le tout évolue jusqu’à dévoiler son cœur marqué par l’orge. Finale : Plutôt sèche, mais tout de même longue et chaleureuse. Balance : Pas mauvais, mais tout de même un peu n’importe quoi. Enfin, peut-être est-ce moi qui ne sais pas apprécier l’Amontillado.

Martin 84.5%
Assez sur le brun henné pour un Lowland, mais ça s’explique par sa finition. Nez: Orge fruitée enlacée avec du caramel et des petits raisins secs. Bouche: Miel et caramel dansent agréablement ensemble pour le plus grand plaisir de l’orge, avec l’herbe et les fruits des champs qui les regardent. Finale: Assez agréable quoique sèche, mais parvient habilement à se marier à certains chocolats. Équilibre: S’annonce quand même bien, mais réussit tout de même à s’essouffler à la fin. Je ne le déteste pas du tout, mais son prix élevé lui coûte quelques points.

Glenkinchie Distiller’s Edition 2007-2019

43% alc./vol.
Batch #G/292-7-D, Affinage en fût de xérès amontillado de seconde maturation.

André 85%
Bananes flambées, Cream soda, miel et poires, caramel, céréales Sugar Crisp et une touche de fruits rouges séchés. La bouche est soyeuse et offre une belle texture. Zeste de citron et poires, miel, melon au miel, mangue, poivre blanc. Finale sèche, poivrée et épicée, sur la crème à la vanille et le miel, poires, pêches, cosses d’oranges.

Patrick 88%
Un très bon whisky, riche et savoureux. Glenkinchie n’aurait pas beaucoup d’efforts supplémentaires à faire pour devenir vraiment sexy! Nez : Un parfum de xérès bien fruité, un peu sucré, avec du chocolat au lait et une touche d’orge. Bouche : Un beau mélange de xérès fruité et sucré, du chocolat au lait, de l’orge et du bois sec et épicé. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et légèrement épicée.

Glenkinchie Distillers Edition

43% alc./vol.

Patrick 88%
Ceux qui snobent les scotchs du Lowland n’ont jamais bu un Glenkinchie ! Un scotch superbe et savoureux ! Nez: Du fudge fruité dans lequel on aurait parsemé quelques grains d’orge sucré. Bouche : Le vin présente une belle intensité, avec du chocolat « à 50% », du bois craquant et de belles épices. Finale : D’une belle longueur, légèrement fruitée et bien épicée.

Glenlivet 12 ans

40% alc./vol.
La distillerie date de 1824. Elle a été bâtie par Georges Smith, métayer du Duc de Gordon qui venait de faire voter une loi visant à réduire nettement les taxes et à favoriser l’exportation des whiskies, ceci afin de lutter contre la distillation clandestine, sport national à l’époque. Associé à son fils John Gordon Smith, Georges Smith put ainsi pratiquer son art en toute légalité. La renommée du Glenlivet fut telle que bien d’autres distilleries apposèrent la mention « Glenlivet » sur les étiquettes de leurs bouteilles…bien qu’elles soient parfois situées très loin de la rivière en question ! Un décret datant de 1880 mit un terme à cette forme de publicité mensongère et autorisa uniquement la distillerie à porter l’appellation « The Glenlivet ». La distillerie resta indépendante jusqu’en 1935 et fit partie du groupe Seagram en 1977. Elle produit à l’heure actuelle environ 4 millions de bouteilles par an, dont une bonne part est destinée au marché américain.

André 77%
Nez sucré et floral, beaucoup de fruits dont l’ananas et les pommes rouges. Agréable odeurs de miel, de vanille, avec un soupçon d’épices à saveur de canelle. La bouche est monotone mais agréable (tsé rouler à 80 sur l’autoroute 401 ça peut être le fun aussi) mais peut-être trop orientée sur le toffee et la vanille, ronde et bien féminine. Le whisky n’est pas désagréable en soi, juste un peu trop rectiligne et prévisible. La finale quant à elle très douce avec beaucoup de notes de pomes vertes trempées dans le miel et une légère touche épicée. Un classique.. un peu trop classique?

Patrick 77%
Fougère, herbe coupée. Légère menthe. Noix???

Martin 79%
Nez: Orge et vanille dominés par le gazon jauni lors d’un été particulièrement sec. Bouche: En ordre décroissant: vanille, épices, agrumes. Me rappelle vaguement un Glenfiddich 12. Les saveurs sont là mais sans aucune évolution. Finale: De très timides épices déscendent tranquillement. Pourtant se marie bien avec les fromages. Équilibre: Avec un espoir de rédemption au nez qui se dégonfle rapidement en finale, je vais sans aucun scrupule voler cette ligne de Mike Ward et je vais dire que le Glenlivet 12 est un peu comme le Marcel Leboeuf des scotchs. Pas mauvais, mais pas extra non plus. Je le vois comme un excellent scotch de débutant, du genre « Je commence à commencer à m’intéresser au whisky ». Une chance qu’il ne goûte pas le Pur Noisetier en plus…

RV 74%
Frère spirituel du Aberlour 10YO. Poussière et herbeux au nez, vanille en bouche bruyère. L’arrivée est décevante et la finale l’est encore plus. Ma définition d’un whisky cheap autant au niveau de la réalisation que des saveurs.