Glen Grant The Major’s Reserve 2010

40% alc./vol.

André 85%
J’adore la simplicité de Glen Grant, un whisky easy going sans soucis qui vous ramène à l’essentiel. Nez très fruité – compote de pommes vertes et ananas, melon d’eau, mélange discret d’herbe sucrée, très doux et agréable. Le taux d’alcool donnera une bouche à l’approche monotone un peu plate, feeling un peu moelleux mais avec un côté edgy du oak cask, miel, noix et bois, fond d’épices. Finale un peu courte mais à l’image du reste, calme et posée, un filin d’herbe et de pomme épicée. À ce prix – 20$ – un des meilleurs rapports qualité-prix du marché. C’est presque le prix d’une bouteille de vin de semaine!

Patrick 80%
Nez : Céréales Honeycomb et pommes. Bouche : Ok, c’est ici que ça se passe! Très agréable en bouche, avec des notes d’Honeycomb, de caramel et une pointe d’épices de chêne. Finale : Plutôt courte et sèche. Balance : Nez ordinaire et finale inexistante. Mais le goût est vraiment intéressant. Bref, Intéressant, surtout pour un whisky à moins de 30$.

Glen Keith 10 ans

43% alc./vol.
Glen Keith fut la première distillerie à être créée au XXème siècle. Cet ancien moulin fut transformé en distillerie par Seagram dans le but d’élaborer un single malt issu d’une triple distillation en 1958. La distillerie fut inaugurée par les frères Chivas. En 1970, cette méthode fut abandonnée et le nombre de ses alambics porté à 5. Quelques années plus tard un sixième alambic fut installé. Glen Keith fut la première distillerie à chauffer ses alambics au gaz et à informatiser son outil de production. Depuis 1994, Glen Keith fait partie de la gamme officielle « Heritage Selection ». Les distilleries du groupe « The Chivas and Glenlivet Group » appartenant à Seagram ont été rachetées par le groupe Pernod-Ricard le 19 décembre 2001.

André 84%
Bananes vertes et pommes Granny Smith, cuir et raisins. Vague vanillée et en sucre en dés. Bouche malheureusement trop soutenue par le sucre. Finale sur les grains d’orge, les céréales, le yaourt à la vanille et le miel chauffé. Une découverte très intéressante.

RV 85%
Tout un rapport qualité/prix, spécialement quand je me serais attendu à un autre Speyside anonyme. Terre et grain d’orge à la Longmorn, avec un soupçon agréable de zeste de citron, un nez inoffensif avant que la banane ne se fasse sentir. L’arrivée est dans le même élan de banane, très verte et très cireuse. La finale est toute aussi cireuse, ronde et juste assez chaud, avant la banane toujours reine.

Patrick 85%
Nez léger et épicé, avec une touche de banane et de cuir. En bouche, la banane (verte) explose, en libérant en même temps épices et agrumes. La finale s’étire un peu sur les épices. Assez bien balancé, original grâce à la banane. Un whisky intéressant qui devrait se boire quand même assez vite.

Glen Keith 21 ans Secret Speyside Collection

43% alc./vol.

André 88%
Nez TRÈS gourmand. Belles grosses poires bien mûres, fruits tropicaux, miel, vanille, bananes en purée. La bouche est crémeuse et offre une généreuse texture. Vanille, poires en conserve nappées de miel, oranges, citron, céréales au caramel, touche de bois épicé très bien équilibré. Belle finale lente et langoureuse, légèrement épicée, sucrée et à saveur de fruits tropicaux. Belle exécution, équilibre et agencement des saveurs vraiment agréable, mais pas le whisky le plus singulier qu’on pourra croiser.

Patrick 90%
Un excellent scotch, complexe et bien bâti. Il gagnerait à avoir quelques degrés d’alcool de plus, mais ça contribue à en faire un dram de semaine spectaculaire.  Nez : Un beau parfum complexe et délicat, avec de la pêche, des fruits du verger, du chêne et du caramel. Bouche : Le chêne craquant enveloppe la pêche, les amandes grillées, le caramel, les agrumes, la vanille et les fruits du verger. Miam! Finale : D’une longueur moyenne, boisée et avec des fruits du verger. 

Kim 87%
Nez : Évoque le côté citronné et minéral de certains vins grecs, avant que se profile une sucrosité sur l’ananas bien mûr, de l’anis étoilé rappelant un bon ouzo sur glace. Est-ce que la Grèce me manquerait par hasard? Bouche : Plutôt sec à la première approche, à la limite austère, bien que le citron et une minéralité presque saline demeurent. Mes papilles s’y habituent graduellement, y découvrant un côté crème caramel vanillée et zeste d’agrume confit. C’est bien, mais pas à tout casser.

Glen Master Bowmore 14 ans

46% alc./vol.
Single Cask #3349, distillé en octobre 1990 et embouteillé en octobre 2004.

André 90%
Beau drap maritime, salé et tourbé, marmelade de fruits et fond de sherry, poudre des gommes lorsque nous étions enfants. Nez qui rappelle la distillerie sans ambiguïté, ce mélange de fûts de sherry jumelé de saveurs maritimes très agréables.  J’adore la balance et l’exactitude du nez. Arrivée sèche, avant le retour du sherry-cerises confites-sel-tourbe et une finale de léger miel et de chocolat fumé. Un whisky complet, agréable et représentatif.

Patrick 86%
Nez : Fumée, léger sel, fond de marmelade. Bouche : Fumée intense, un peu de sel, un peu de tourbe. Touche d’agrumes. Finale : La fumée s’étire et se transforme en chocolat noir amer. Balance : Bien équilibré, mais je préfère les versions régulières de la distillerie.

Martin 89%
Aussi doré et plein de promesses que le Grand Condor. Nez: Une fumée de tourbe très discrète accompagne de fortes notes de sel de mer et de marmelade à l’orange. Bouche: L’arrivée est très sucrée et se situe dans les pruneaux et le zeste d’orange. Une force et une confiance en soi digne des plus vieux fûts de xérès complètent l’expérience, secondées par un doux rayon de miel. Finale: Longue et chaude avec d’agréables touches de miel, de chocolat noir, de cannelle et de muscade. Équilibre: Un bien bel embouteillage, chapeau à Glen Master qui a pris le risque de garder un parfait taux d’alcool à 46%. Un Bowmore de 14 ans à ce prix, ça botte des culs.

Glen Master Longmorn 14 ans

46% alc./vol.
Fût #30094, distillé en février 1990, embouteillé en juillet 2004.

Patrick 89%
Le nez est plutôt léger, mais la sensation en bouche est plutôt agréable. Céréales sèches, pointe de poussière et pourquoi pas, une subtile note de sel. Le tout baigne dans un léger caramel dans son fut de chêne.

Martin 86.5%
Cuivre orangé, citrouille dorée. Nez: Assez discret au départ, il faut le laisser se développer un peu. Céréales sur une planche de chêne marquée de quelques gouttes de xérès. Raisins et caramel, touche de muscade avec une pointe de mélasse. Bouche: Caramel un peu salé et très épicé. Toffee et raisin, pelure d’orange et chair de pamplemousse. Un peu de guimauve et de chêne. Finale: Toujours du chêne épicé et du caramel. Quelques fruits rouges accompagnent le reste sur une durée moyennement longue mais fort agréable. Équilibre: Un bon sherry cask, c’est indéniable, mais qui ne se démarque pas tant que ça, que ce soit dans cette catégorie autant que parmi les whiskies en général.

Glen Mhor 20 ans 1976

57.9% alc./vol.
Speyside, 1892 (fermée-démolie). Cadenhead’s.

André 89.5%
Très floral – pensées, beurre de vanille, légère amertume salée. L’alcool ne se manifeste pas au nez. La texture en bouche est très agréable, la finale, elle, est tout en raisins mauves qui endors les papilles avant l’arrivée massive d’alcool qui embrase le tout. Élégant et suave.

Patrick 89%
Nez léger, malté un peu vineux. Au goût, le vineux est plus présent. Aussi, poivre, sel. Étonnamment riche en comparaison au nez. La finale est longue, vineuse et sucrée. Un whisky vraiment passionnant, qui évolue à chaque étape de la dégustation. Se mériterait plus de 90% si ce n’était du nez trop discret.

Glen Moray 12 ans

40% alc./vol.

André 86.5%
Étrange mélange de céréales un peu sèches au citron, de miel, d’herbe fraiche et de citron mûri juste à point. Une belle qualité d’exécution mais des saveurs qui me laissent froid dans l’ensemble. La bouche est légèrement plus relevée que la bouche, quelques épices au passage s’entourant d’une chorale à diverses tonalités herbeuses. Bonne dose de sucre en général, le whisky est agréable, bien que s’expriment de fortes vagues de gingembre. Le mélange gingembre-herbe se marie fort bien en bouche. On est à même de constater l’utilisation de bourbon cask de par les saveurs livrées. Puis apparaissent progressivement les nuances de miel, de toffee et de bois de chêne qui se noient dans une grosse poignée d’herbe tout juste coupée. La finale est soutenue par le gingembre et le chêne sec, de bonne longueur pour un Speysider si doux.

Patrick 79%
Nez : Orge au miel, avec une petite pointe d’alcool et de gingembre. Bouche : Alcool, malt, vanille, miel et chêne. Semble plus jeune que 12 ans… Probablement que le fût n’était pas neuf! Finale : Moyenne et portée sur l’alcool. Balance : Coûte pas cher, vaut pas cher.

Martin 79%
Levé à la lumière, affiche un or très pâle, pas même ambré. Nez: Orge typique du Speyside, avec un léger manque d’affirmation. Quelques notes florales et minérales. En-dessous de tout ça, une faible brise de caramel, vanille, orange et poire tente de se montrer. Bouche: Relativement léger, peu huileux et très sucré. Malt, vanille et chêne. Touches de cannelle et de toffee ici et là. Finale: D’une durée moyenne, la finale est poivrée de noix, de chêne et d’anis. Équilibre: Une belle nouveauté en SAQ, doublée d’un beau whisky de semaine. Vu son prix, difficile de lui trouver des défauts vraiment impardonnables.

Kim 80%
Nez : Pomme super juteuse, comme mordre directement dans le fruit que l’on cueille dans le verger, un soupçon d’anis vient relever le tout. Une touche de chair de kiwi, d’abricot et probablement d’un paquet d’autres fruits. Très frais et plaisant. Bouche : Encore sur les fruits, mais trop aqueux. Petite touche que j’ai de la difficulté à identifier et que je ne sais pas si j’aime ou pas. Ça reste super facile à boire, floral et parfumé.

RV 77.5%
Triple ou quadruple distillation au Speyside? Pas désagréable mais étouffé, comme si on sentait un Balvenie avec le nez un mètre au-dessus du verre. Très, mais alors trop liquide en bouche, c’est du malt qui prend trop de temps à se dévoiler avec un peu d’épice. Finale décevante avec de la feuille de jeune menthe et d’orge verte. Vraiment pas mon genre de whisky, un Speysider anonymement ennuyant.

Glen Moray 12 ans American Cask

40% alc./vol.

André 81%
Poires nappées de vanille, marshmallows, céréales au miel, herbe verte mouillée. Oh boy… la bouche est sans passion, diluée au maximum, on ressent la dilution à l’eau, ce qui délave les saveurs; céréales au miel, herbe coupée, notes de céréales maltées, poires et abricots nuancé par une touche de gingembre. La finale est expéditive, épicée mais fade et triste. Un whisky qui manque de panache mais avec des arômes et saveurs intéressantes. Un taux d’alcool plus élevé et ne pas lui enlever ses huiles par la filtration lui donnerait définitivement plus de corps. À 40$, un bon whisky de semaine ou une bouteille pour la visite imprévue.

Patrick 75%
L’exemple typique du Speysider insipide et sans intérêt. Un verre d’Eau me donne plus de plaisir (j’ai vraiment comparé les deux côte-à-côte). Coûte pas cher, vaut pas cher. Nez : Céréales, agrumes, herbes et touche de miel. L’ensemble est léger et manque d’intensité. Bouche : Miel, épices, chêne, vanille et quelques notes florales. Pas grand punch ici. Finale : Courte et sans intérêt.

Martin 82.5%
Nez: Céréales grillées mielleuses, poires bien mûres, vanille et bois. Herbe et guimauve, agrumes et léger caramel. La table est mise. Bouche: La texture est plutôt aqueuse, mais on y retrouve tout de même de belles saveurs, si simples soient-elles. Miel et malt, gingembre et crème, agrumes et fleurs rosées. Finale: Courte et éphémère, sur des notes d’épices, de bois, de vanille et de fruits. Équilibre: Très très « basic » comme single malt. Par contre, à 40$ ça reste un deal très acceptable.

Glen Moray 12 ans Chenin Blanc

40% alc./vol.
Speyside, 1897

André 83%
Poire. Mouthfeel intéressant, sans plus. Trouvé à Park Avenue Liquor NY à 28$.

RV 86%
Summer girl, pas un top babe mais pour laquelle on détermine tout de même le regard. Foin poussiéreux du malt sans le grain. Arrivée de peu d’agrumes, assez agréable. Finale de vin douillet et fruité intéressante. Finale d’été et de fraises.

Patrick 85%
Nez: Poires vertes malteuses. Goût: le vin et le malt. Vraiment bon. Original. Super rapport qualité/prix (28-30$).

Glen Moray 125th Anniversary Distillery Edition Peated Sauternes Finish

59.8% alc./vol.
Mis en fût en 2013, embouteillé en 2022 (« auto-remplissage » exclusif à la distillerie)

André 87%
Balance parfait entre la fumée de tourbe et le Sauternes. Fruits à chair et fumée terreuse, compote de poires, oranges, chocolat noir. La bouche est terreuse, légèrement crasseuse. Chocolat noir, poires et abricots, oranges et agrumes, citron confit, vanille, accompagné d’accents verdâtres. Texture cendreuse et sèche, l’alcool en retrait. Finale moyenne en longueur, fumée et tropicale.

Patrick 92%
Oh que c’est un gros hit ça! Superbe et délicieux, toutes des saveurs que j’aime et superbement balancées: malgré la grande intensité de l’ensemble, le tout reste tout de même complexe et savoureux. Nez: Un parfum intense et débordant de saveurs: Fumée de tourbe, sucre et raisins verts. Bouche: Riche et intense, avec la fumée de tourbe, le sucre et le raisin vert. Porté par une belle texture huileuse, wow, c’est bon! Finale: D’une belle longueur, fumée et sucrée, wow c’est bon!

Martin 90%
Nez: Fruits à chair blanche, miel et tourbe terreuse. Raisins blancs, vanille et bois humide. Tous les parfums sont assumés et intenses. Chocolat noir. Bouche: Raisins et dattes, pelure d’orange, chocolat, caramel et poivre. Bois et miel, tourbe cendreuse, texture poussiéreuse, belle influence du fût. Finale: Bien longue et chaude, énergisée par son degré d’alcool. Chêne, poivre, vin chaud, tourbe sèche et agrumes. Cassonade et muscade. Solide. Équilibre: Un superbe dram de fin de soirée. À boire quand le coucher de soleil est de la même couleur que le whisky.