Glen Breton Ice 10 ans (40%)

40% alc./vol.

André 79%
Glenora peut être bien inconsistant sur la qualité des produits qui sortent des chais de la distillerie et la ligne de marketing disant qu’ils sont le premier Canadian single malt à avoir été fabriqué au Canada est maintenant tellement dépassé que l’on peut penser, avec raison, qu’ils se sont assis sur leur lauriers depuis plus de 20 ans. Mais cette édition est certainement une des plus singulière du portfolio de whiskies Canadiens. C’est à se demander pourquoi un Ice wine cask finish n’avait pas été distribué avant. Nez sucré, beaucoup d’agrumes et de saveurs herbeuses, influences du cask de chêne, presque une touche de virgin oak, pâtisseries fraiches, gingembre râpé, léger brûlé. Texture huileuse en bouche, mais beaucoup plus épicée que l’annonçait le nez. Bois séché, barrique de chêne brûlée, céréales maltées, poires, fleurs blanches, herbe verte mouillée. La finale est très épicée, le gingembre cache beaucoup des saveurs plus volatiles et l’influence du fût de chêne est aussi beaucoup trop forte. L’idée du scénario était intéressante mais la mise en production ne rend pas justice à l’audace du cask finish. Dommage, mais définitivement un whisky à essayer.

Patrick 90%
Complexe et savoureux, ma bouteille s’est vidée sans que je m’en rende compte, ce qui est le compliment le plus sincère qui soit! Dommage que ce soit la création vraiment intéressante venant de cette distillerie. Nez : confiture de pommes, orge, touche de chêne, de vanille et d’agrumes. Bouche : Épices, ou en fait sucre épicé, avec un peu de bois, d’agrumes, de miel et de pommes. Finale : D’une belle longueur et savoureuse. Et enfin, on y retrouve de vraies notes rappelant le vin de glace.

Martin 83%
Ambre à peine désaturé. Nez: Les céréales typiques de Glenora nous sautent au nez, avec une poignée de fruits rouges et de flan. L’impression de vin de glace semble être juste dans ma tête. Bouche: Bien sucré et fruité en bouche, quoique légèrement métallique. Chêne et épices complètent le tout. Finale: Longueur moyenne, mais compense par son intensité. Baies rouges glacées, épices, bois et vanille. Crème anglaise, un peu terreux. Équilibre: Belle expérience pour la distillerie, ce qui m’amène à imaginer que certains autres malts de Glenora pourraient bénéficier d’une telle maturation.

Glen Breton Ice 10 ans Cask Strength

62.2% alc./vol.
Format 250ml. Le premier (et le seul!) single malt whisky vieilli dans des fûts ayant contenus du vin de glace. Plutôt cher, mais rare!

Patrick 92%
Au nez, sucre, raisin. Au goût, on ne sent pas les 62% d’alcool ! Unique! Douceur du vin de glace. En fait, on dirait un vin de glace sur les stéroïdes! La finale est longue! Un goût très sucré reste en bouche. En résumé, wow!!! Ce whisky est une expérience en soi! Je le recommande chaleureusement!

Martin 86.5%
Nez: Céréale classique de Glenora, couplée à un vent sucré tiré du vin de glace. Hormis cela, rien pour épater la galerie. Bouche: Arrivée en bouche musclée, orge, épices du Cask Strength, miel acide, citron et orange. Son taux d’alcool n’est étonnamment pas trop envahissant, et rehausse même un malt qui serait autrment plat. Finale: Longue et épicée, elle est aidée par son degré d’alcool et son fût particulier. On imagine ici des petits gelondés de l’île d’Orléans. Équilibre: Normalement cette expression ne m’aurait pas excité outre mesure mais je dois dire que sa force en alcool et sa finition unique m’ont eu à l’usure…

Glen Breton Rare

43% alc./vol.
Le single malt original de Glenora, maintenant remplacé par le 10YO.

RV 83%
Promesses de belles réalisations à venir. Paille vieillie, malt et vanille. Belle arrivée en bouche, assez franche et propre. Se développe sur groseille et fruité intéressant mais finale un peu trop courte. Bel effort, un premier single malt canadien qui ne fait pas honte, mais surtout un bon départ comme version de base. Les années et les différents casks pourraient lui être bénéfique.

Patrick 85%
Au nez, douceur de miel et bruyère, légère fumée, gingembre. Au goût, chêne brûlé, amandes, caramel. La finale est ronde, avec une douceur persistante, et une douce fumée. Commentaire final : Compte tenu de sa relative proximité, la visite de la distillerie est un must pour tout amateur de whisky.

Martin 77%
Nez: Fleurs et vanille. Miel et gingembre. Une touche d’érable (peut-être dans ma tête, une suggestion subconsciente du fait que ce soit un single malt canadien)… Bouche: Butterscotch syrupeux. Un peu savonneux. Rondeur intéressante. Finale: Herbe légèrement fumée… suivi d’une pointe d’eau d’érable. Malheureusement trop courte… Équilibre: Après l’avoir bu, on croirait entendre au loin le bruit de la paille qui aspire le fond de glace d’un verre de Coke. C’est un whisky triste… Il s’en va trop vite. Il paraît qu’ils en font une version vieillie en fûts de vin de glace. C’est un Cask Strength typiquement d’ici que j’aimerais bien essayer un jour…

Kim 70%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Bois vert, jus de raisin concentré, biscuit aux figues un peu ranci, ça sent jeune ou juste pas vraiment bon. Bouche : Sur le grain à fond, avec le classique petit gout de jus de raisin qui va avec, mais cette fois du raisin vert et non rouge. Après avoir appris de quel produit il s’agit, je suis étonnée d’avoir affaire à un whisky de 10 ans. Je m’attendais à un petit jus expérimental d’une nouvelle distillerie.

Glen Breton Rare 19 ans

43% alc./vol.

André 76%
Nez bizarre, à la fois céréalé et sur le zeste de citron, feeling organique et craft distillery. Melon au miel, zeste de citron, pommes poires. La bouche offre des notes de céréales au miel, de bois séché, de citron, de vanille boisée. C’est plat et endormant. Au moins la texture n’est pas si mal, belle rondeur. Finale de pomme tire et mélange de miel et de citron sur un canevas de bois sec. Je m’explique mal que cette distillerie ait réussi à traverser le temps.

Patrick 69%
Glen Breton étant la première distillerie que j’ai visitée, elle aura toujours une place spéciale dans mon cœur. Cela étant dit, il s’agit des pires rapports qualité/prix sur le marché : la qualité est douteuse, et les prix sont exorbitants. A noter que la première fois que j’ai dégusté ce whisky, ce fut à l’aveugle dans le cadre d’un concours et qu’il s’est classé dans les 10 plus mauvais. Nez : Parfum de fleurs en train de pourrir, avec des notes d’agrumes et une touche de « sapin-sent-bon-cheap-de-char-de-brosse ». Bouche : Ouf, le « sapin-sent-bon-cheap » est encore plus présent ici, toujours avec les fleurs moisies et un soupçon d’agrumes. Finale : D’une longueur moyenne, présentant en mélange de saveurs boisées et de fleurs moisies.

Glen Deveron 20 ans – Royal Burgh Collection

40% alc./vol.
Macduff Distillery

André 78.5%
Agréable mélange de sherry, de purée de pommes sucrées et bananes, poudre des gommes Bazooka, caramel, miel, lilas en fleur. Un peu trop rectiligne en bouche, malgré les fruits et les notes florales poudreuses, belle vanille ronde, sherry fruité, pommes, caramel, chocolat au lait, fruits secs. Courte finale, diluée, fruitée, florale.

Patrick 86%
Un whisky simple et efficace. Bon, honnêtement, si c’était mon whisky, je serais un peu déçu du résultat après 20 ans. Mais le prix (en boutique hors-taxe, toutefois), demeure honnête. Nez : Parfum de malt sucré et légèrement fruité. Léger, mais appétissant. Bouche : Du malt, les épices du chêne, des fruits et un peu de sucre. Et aussi un peu de chocolat. Finale : D’une belle longueur, avec un peu d’épices et du chêne.

Glen Elgin 12 ans

43% alc./vol.
Speyside 1900.

André 83%
Voici un parfait whisky pour chaud après-midi d’été. Frais au nez, agrumes et citrons, peppermint éventé puis oranges. Texture – malheureusement – ordinaire, un peu pétillante en bouche, sucrée et bien agréable. Belle finale, accentuée par le toffee, caramel. Très agréable et sans trop de prétention.

RV 82%
Beurre et fleurs très doux comme du lilas pas encore éclos, le nez laisse présager une suite très douce. En effet, ça se poursuit sur la langue, mais un léger goût d’œufs à la coq suivit d’épices vient agrémenter les saveurs. La finale manque de caractère sans être désagréable. Une bouteille passe-partout qu’il vaut mieux ne pas laisser traîner, car sans être grandiose un froid soir de novembre elle pourrait descendre rapidement.

Patrick 80%
Feuillu. Pas de personnalité. Ouin. En bouche, en plus du coté feuillu, une légère touche de fruits qui lui fait gagner quelques points. Une pincée d’agrumes en se dirigeant vers la finale qui lui offre une belle dimension supplémentaire. La finale est sèche, s’étire moyennement. En fait, en oubliant le nez, il offre tout de même une belle diversité, mais il lui manque toutefois une certaine profondeur. Agréable à boire, mais pas au point que j’en redemande…

Glen Elgin 16 ans

58.5% alc./vol.

André 88.5%
Gros sherry et oranges, fruits secs, pommes rouges, raisins, pâte de fruits, abricot séchés, prunes, chocolat noir, poires. Rarement on aura vu un Glen Elgin dénaturé par rapport à la présentation traditionnelle. J’adore ce nez goulu et généreux, très intense. La texture en bouche est pleine et dodue, parsemée de belles épices, belles notes de chocolat immédiatement au nez puis se développant sur la cannelle, le gingembre et les épices poivrées. Les autres saveurs sont celles humées; oranges, raisins, cerises, abricot, poires. On ressent bien le taux d’alcool mais l’Intensité du sherry le camoufle bien et rend l’expérience très agréable. La finale est sur les fruits secs, les épices et le poivre. Un whisky intense et entier, peut-être un peu trop épicé par contre.

Patrick 88%
Un très bon whisky d’une distillerie trop discrète. Riche, complexe, savoureux et très bien construit. Un whisky parfait pour le samedi soir, au coin du feu. Nez : Parfum étonnamment léger pour un tel taux d’alcool. J’y retrouve des notes de xérès sucré au premier plan, du bois épicé et une touche chocolatée subtile. Bouche : Chaleureux xérès, chocolat noir et un peu de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, boisée et chocolatée.

Martin 89%
Nez: Le vieux sherry poussiéreux saute aux narines d’entrée de jeu. Fruits secs, raisins, pruneaux et tabac séché. Poudre de cacao, pelure d’orange. Évoque un certain âge et une certaine tradition. Bouche: Fruits rouges et chocolat noir, orange, caramel, raisins secs, planche de chêne. Le poivre et la cannelle virevoltent et menacent de tout emporter avec eux. Finale: Plus posée que le début de l’expérience, la finale est portée par la texture et les épices. Le goût de xérès est très présent, soutenu par la force de l’alcool. Fruits secs, caramel et orange. Tabac sec. Équilibre: Un beau dram, bien élégant et riche. Un autre qu’on ne trouve plus…

RV 87.5%
Méga caramel peut-être, probablement, vraiment, assurément pas subtil. Mais rien d’autre. En bouche, c’est la pomme dans le caramel qui s’installe et l’alcool attaque subitement en … Adoi! Très liquide, un peu crasseuse, une belle surprise violente après le nez ennuyant. Pour une Speyside qui semblait inoffensive, c’est une facette cachée peut-être dispendieuse mais que j’apprécie beaucoup.

Glen Elgin 18 ans 1998 (Edition 2017)

54.8% alc./vol.
5352 bouteilles.

André 87%
Poires, miel, melon au miel, agrumes, citron, fruits tropicaux, vanille, porté sur le bois de chêne et les épices également. La bouche est robuste, mélange de pommes jaunes, de toffee et de vanille, beaucoup d’épices, cassonade en fond de bouche. Longue finale alcoolisée et fruitée, passablement d’épices mélangées et de cassonade et une fine touche de fût carbonisé.

Patrick 94%
Un superbe whisky d’une grande complexité et d’un équilibre étonnant. Dans la catégorie « île déserte », dans le sens que si vous avez les moyens de vous le payer, vous n’avez pas besoin d’autre chose. Nez : Tellement sucré, avec de la vanille, des agrumes et du chêne. Bouche : Attaboy! C’est quoi ça? Une belle fumée savoureuse et subtile m’a enveloppé la bouche à ma grande surprise, puis des fruits et une avalanche d’épices et de la croustade de pommes. Finale : D’une belle longueur, marquée par la croustade de pommes.

Martin 87%
Nez: Herbe, miel et fenouil. Céréales et crème anglaise. Bouche: Miel et pommes, cassonade et bois. Assez franc et acéré. Finale: Bien aiguisée. Sur le poivre, les fruits et le chêne. Équilibre: Bien agréable, une solide colonne avec quelques accents feutrés.

Glen Garioch 10 ans

40% alc./vol.

André 85%
Meilleur que le 15 ans selon moi, encore méconnu malheureusement et souvent oubliés, ces produits sont pourtant très agréable. Mielleux et fruité (bruyère ?).

Patrick 82%
Nez: fleurs, agrumes; Goût: céréales humides, encore les fleurs (violettes). Excellent apéritif, parfait pour la visite compte tenu de son bon rapport qualité/prix et du fait qu’il est facile d’approche.

Glen Garioch 12 ans (nouvel embouteillage)

48% alc./vol.
Vieilli en fûts de bourbon et de sherry.

André 86%
Poires et toffee, un peu floral aussi, un single malt calme et bien construit. La bouche est plus costaude, l’alcool aidant et affiche passablement d’éléments sucrés qui se mélangent bien avec les petits fruits rouges, finement épicés. Les effets transmis par les fûts de sherry sont très perceptibles en finale, qui s’avère plus pointue d’ailleurs. La texture en bouche me déçoit un peu par contre. Il y a aussi quelque chose qui cloche en rétro-olfaction, quelque chose qui semble relié au fût de sherry.

RV 88.5%
Un baril de whisky semble un bel endroit pour faire pousser les jeunes fleurs. Bien qu’à l’ouverture il sent le whisky vieillot, après 2 ou 3 minutes on retrouve le bruyère du Glen Garioch sans le côté mielleux sucré habituel. Conservateur mais bien équilibré en bouche, le bruyère conserve sa chaleur pour la finale où il explose à un niveau que seul Highland Park m’avait habitué. Le tout accompagné d’une pointe de baril brûlé. Quoique la finale est un peu courte (c’est un 12 ans après tout), cet exercice de style payant bien chaleureux est d’un rapport qualité/prix vraiment intéressant.

Patrick 91%
Nez de fruits et de fudge avec une touche florale. En bouche, les fleurs se révèlent être de la bruyère, avec une touche de caramel et un bon fond d’épices offrant une complexité intéressante. La finale, d’une belle longueur, s’étire sur de chaleureuses épices. Un scotch agréable, bien balancé, qui pourra satisfaire autant le connaisseur par sa complexité que celui qui recherche quelque chose de facile à boire. Embouteillé à un taux d’alcool idéal, il demeure l’une de mes plus belle surprise de la dernière année : plus j’en prends, plus je l’aime!

Martin 87.5%
Nez: D’une douceur singulière, agrumes, lilas, melon, touche de barbe à papa. Le haut degré d’alcool pince à peine les narines. Bouche: Chaud et mielleux, les épices et leu peu de vanille cèdent la place à une marée de caramel salé. Finale: Une petite vague de fleur de sel fait durer le bonheur. Équilibre: Vivement le choix de garder son taux à 48%, je ne crois pas qu’on aurait autant apprécié à moins que ça. Il ne faut jamais abaisser un taux d’alcool sans raison valable, fiez-vous à Maker’s Mark pour vous le rappeler. Comme disait Alec Baldwin il y a fort longtemps: « Si l’autorité n’a pas d’oreille pour écouter, elle n’a pas de tête pour gouverner. »