Gibson’s Finest Bold 8 ans

46% alc./vol.

André 77%
Gummy bear, cassonnade, quelques soupirs de rye épicé à saveur de savates rouges et de fruits séchés, pelure de pomme, cire de chandelle, se noyant dans une marée de caramel, de cannelle et de poires. La bouche est étonnamment douce pour un taux d’alcool de 46%, le caramel aidant. La bouche est définitivement bold, belle consistance et texture molle et généreuse, caramel chaud, tarte aux pommes tout juste sortie du four, cassonnade. Finale sur le fût brûlé et l’astringence du fût de bois de chêne, beaucoup de caramel brûlé aussi d’où s’esclaffent des rires épicés espiègles.

Patrick 88%
Une qualité surprenante venant d’un whisky si bon marché. Un whisky qui porte d’ailleurs très bien son nom ! Nez : Parfum riche et marqué par le caramel, un discret bois fumé, de la vanille et un subtil fruité sucré. Bouche : Un bon whisky présentant un mélange d’épices, de fruits et de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Martin 86%
Nez: Caramel grillé avec un trail mix de céréales tout aussi grillées. Bois sec et épices pas encore passées au mortier. Bouche: Texture légèrement sirupeuse. Fruits rouges, vanille, chêne et épices. Finale: Bois, épices et fruits encore une fois. Belle longueur poivrée. Équilibre: Un beau petit blend canadien qui perce un petit peu au-dessus de la moyenne.

Gibson’s Finest Rare 12 ans

40% alc./vol.
La marque Gibson appartenait à un distillateur de whisky de seigle de l’ouest de la Pennsylvanie qui s’est enfui au Canada à l’époque de la prohibition aux États-Unis afin de continuer dans le commerce du whisky.

André 78%
Nez typique de whisky canadien ‘’old style’’; caramel et cassonade, cannelle discrète, oranges, bois toasted et sirop de maïs. La bouche manque d’attrait. Caramel et cassonade, cannelle effacée, orange sanguines, bois de cèdre et sirop d’érable. Peu ou pas de texture même si une souplesse agréable est ressentie en bouche. Courte finale, sur le sirop d’érable et le caramel parfumé d’un peu de cannelle et de poivre.

Patrick 77%
Il ne s’agit pas d’un mauvais whisky, mais quand il n’y a que ça à boire, j’aime mieux m’abstenir. Nez : Cannelle, caramel, cassonade et chêne sec, le parfum typique d’un « rye » canadien qui ne contient pas nécessairement de seigle, ou si peu. Bouche : L’arrivée en bouche est sucrée, puis boisée et enfin épicée. Bref, le goût d’un whisky canadien soporifique. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois et un peu l’alcool.

Gill Marry

34.2% alc./vol.
Matured Malt & Scotch whisky, Sumy Distillery, Népal.

André 73%
Toujours cet alcool neutre jumelé de carrés de sucre et de vanille. Le nez est nul à chier; alcool bon marché. En fait, le nez est tellement pauvre qu’on ne peut qu’être surpris par l’arrivée en bouche qui est agréable, textural et agréablement doux, mais il n’offre par contre aussi rien de plus que le nez… pas de surprises. Finale vaporeuse, sucrée, finement épicée et au goût de céréales. Sans arrière-goût désagréable mais aussi sans distinction. J’ai fait ma partie d’aide humanitaire pour cette semaine. Done on the check listing…

RV 80%
Y a-t-il quelque chose dans le verre? Il y a bien un liquide coloré mais le colorant semble inodore. Au goût, plus chaud, légèrement caramélisé avec un goût qui monte tranquillement sans atteindre de sommets notoires. En finale, petit seigle canadien à la cassonade, pas désagréable. C’est une petite fille de 6 ans qui essaie de chanter sa dernière comptine apprise avec une extinction de voix dans un open bar de Hell’s Angels, un soir que Poignard est particulièrement en forme et en voix.

Patrick 76%
Sent le détergent à plancher industriel. En fait, le genre de détergent qui n’est plus utilisé à nulle part car le syndicat a porté plainte. En bouche, très sucré, maïs cheap et touche subtile de fruits. En finale, le côté fruité semble vouloir se faire remarquer, mais la saveur d’alcool sucré prend le dessus. Pas de fautes majeures, mais vous ne ferez pas de faute non plus en le laissant sur la tablette. Si tous le whisky goûtaient toujours comme ça, j’arrêterais d’en acheter!

Gin Canopée

40% alc./vol.
Québec

Patrick 90%
Riche, intense, complexe et surtout, goûte le Québec!! On devrait en envoyer une bouteille à tous ceux qui achètent une carte de membre du Parti Québécois, lol! On ne peut qu’aimer ce gin, sans fautes et vraiment trippant! Nez : Agrumes écrasés sur une pierre dans le fond du bois. Bouche : Limonade, fruits, conifères, touche de fumée subtile et de vanille. Finale : Longue et marquée par les agrumes.

Gin Dandy

42.3% alc./vol.
Domaine Lafrance, Québec

Patrick 81%
Un gin fort sur la coriandre et le new make. Un peu déconcertant… Intéressant pour un cocktail où on veut une bonne dose de genièvre. Nez : La première impression que j’ai eu m’a fait penser à du new make, puis une touche de jus de pomme est venue donner un petit kick à l’ensemble. Le tout avec de la glace à la vanille, une touche feuillue et de discrètes épices. Bouche : De belles épices rappelant du bois sec, du savon, du new make, une tonne de fleurs et quelques pommes. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le savon.

Gin de Neige

43% alc./vol.
Québec

Patrick 90%
Une tarte aux pommes rencontre un gin. Plus un dessert qu’un gin, parfait pour ceux qui ont la dent sucrée. Ou, au contraire, qui veulent sauter le dessert. Étonnant, ce produit ne pouvait provenir de nulle part ailleurs que du Québec! Nez : Parfum sucré marqué par les pommes, avec une pointe de genièvre et un je-ne-sais-quoi rappelant la forêt, l’automne. Bouche : Pomme et cannelle avec de belles épices. Comme une succulente tarte aux pommes. Finale : Un peu courte et très sucrée.

Gin St-Laurent

43% alc./vol.
Rimouski, Canada. Lot No 0007.

Patrick 94%
Je crois qu’il s’agit du meilleur gin que j’aie goûté à ce jour! Succulent et original, j’adore! Un gin qui se boira « straight » avec plaisir, ou qui saura faire de vos cocktails favoris de véritables chefs d’œuvres. En tout cas, l’amateur de scotch le trouvera certainement des plus intéressants! Nez : Wow! Un parfum unique où, au premier abord, se mélangent les effluves maritimes et le parfum caractéristique du genièvre. L’ensemble est frais et léger, voire fruité. Très estival! Bouche : En bouche, quoique le genièvre soit toujours très présent, les algues et les notes maritimes s’expriment avec force. Le tout est accompagné d’agrumes subtils et de quelques touches herbacées. Finale : Longue et savoureuse.

Girvan Patent Still Single Grain No.4 Apps

42.6% alc./vol.
La distillerie de grain Girvan a été construite par William Grant & Sons en 1963 sur le terrain d’une fabrique de munitions de la Seconde Guerre mondiale juste à côté du port de Girvan et inaugurée en 1966. Son emplacement est idéal car d’importantes quantités de grains peuvent être débarquées au port tandis que l’eau nécessaire à la production de Girvan provient du « Loch Penwhappel « . La distillation s’effectue dans un coffey still et un continuous still.
En 1966, une distillerie de malt, Ladyburn, lui avait été rattachée, puis détruite en 1976. Issu exclusivement de la distillerie Girvan, ce whisky de grain est réalisé avec 90% de blé et 10% d’orge maltée. Il est vieilli, par la suite, dans des fûts ayant contenu dans un premier temps du bourbon américain. Le nom de cette version provient de « apparatus » le nom donné aux alambics. L’Apparatus n°4 a été installé en 1992 à Girvan et opère un type de distillation sous vide unique au monde. Aujourd’hui, plus de 99% de la production de whisky de grain est consommé par les maisons d’assemblage pour la création des blends. William Grants & Sons fait le pari de construire une gamme durable de Single Grain. En effet, le vieillissement de Single Grain donne des résultats impressionnants et la société possède un des stocks de whisky de grain les plus âgés au monde. Seulement 7 distilleries produisent actuellement du whisky de grain en Écosse.

André 83%
Nez très doux et rond, super équilibré. Miel, agrumes, vanille, touche d’herbe mouillée, poires flambées ainsi qu’une touche de pelure de banane et d’ananas. Très près des saveurs découlant de l’utilisation de bourbon cask. En bouche, le whisky est souple et livre une belle texture crémeuse, mais les saveurs sont relativement limitées, mais compensées par une justesse de l’équilibre et une texture feutrée. Les mêmes saveurs senties au nez s’expriment maintenant en bouche, les céréales gagnent la palme, auquel s’ajoute une bonne dose d’épices un peu pointues, une touche de poivre noir moulu et une touche d’herbe verte genre menthol-eucalyptus. Finale courte, mis à part les notes poivrées et épicées. Un whisky rectiligne mais dans la section grain whisky, offrant une belle introduction au style sans être déboussolé.

Patrick 81%
Un bon whisky offrant une belle complexité mais qui aurait gagné à passer quelques années de plus en fût. Aussi, en terme de rapport qualité/prix, on repassera… Un whisky pour les whisky geeks curieux seulement. Nez : Parfum crémeux et fruité, avec une touche de sucre en poudre. Bouche : Vanille, bois frais, crème, fruits complexes et sucre blanc. Touche subtile d’épices. Frais, léger et complexe. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Martin 81%
Nez: Trop doux, presque insipide. Crème, fruits, herbe et vanille. À peine de banane. Bouche: Vanille, un peu de chêne, un peu de sucre, avec un doux build-up de poivre noir. Le tout demeure excessivement doux. Finale: Assez longue et épicée, quoique minérale, pétillante et astringente. Équilibre: Belle personnalité complexe pour un whisky de grain. Aide à comprendre bien des blends. Par contre sa douceur lui fera perdre les durs-à-cuire.

Glann Ar Mor Kornog Oloroso

46% alc./vol.
Oloroso sherry cask #15

André 75%
Au nez je trouve que ça a plus un nez de Sauternes que de Sherry. Pomme poire, fruits tropicaux, de miel et de vanille, de tourbe et chocolat noir. La bouche est très souple, les fruits rouges peut-être plus évidents et la tourbe plus puissante. Il y avait une odeur au nez qui me plaisait plus ou moins que je retrouve aussi en bouche, genre saveurs de fromage cheddar, de vins de Sauternes visqueux et cette pomme poire fraiche, une touche florale, de forte tourbe terreuse et de sel de mer. Le seul endroit où les saveurs peuvent rappeler le fût de sherry, c’est en finale de bouche qui s’exprime par des notes savonneuses et de chlore de piscine, signe qu’il y a un problème avec le fût de sherry. Sinon, définitivement, il n’y a rien dans ce whisky qui peuvent le lier à des saveurs que l’on associerait avec le sherry. Je ne sais pas si c’est une bonne chose ou non, car je n’ai rien contre le fait d’être amené dans des saveurs inattendues mais encore faut-il que la présentation soit adéquate, ce qui n’est pas le cas ici. Ma première déception de côté de Glann-Ar-Mor…

Patrick 82%
Ca commence plutôt bien, mais ça se gâche en approchant de la finale. On aura pas réussi à tout à fait cacher le jeune âge de ce whisky. Nez : Parfum de fruits sucrés qui dissimulent presque avec succès la tourbe et les épices du Kornog. Bouche : Fruits, épices chaleureuses et fumée. Le tout semble toutefois vouloir dissimuler un whisky plutôt jeune car on sent le new make pas trop loin. Finale : Longue et savoureuse, s’étire sur des notes de fruits et de new make.

Glann Ar Mor Kornog Peated

46% alc./vol.

André 88%
Tourbe parfumée, bien fruité; pêches et abricots. Phénolique et salin, caractère maritime. Bouche sucrée puis salée à mesure qu’il prend place en bouche, puis vagues herbeuses et terreuses en finale. Le nez, en respirant, libère des arômes similaire à celles retrouvées dans les affinages de Sauternes, lui donnant un bon côté sucré, idéal pour les desserts ? La tourbe affiche réellement un visage tout à fait différent de ce à quoi on nous a habitué avec les single malts d’Islay ou dans certains malts du Speyside où l’on retourne à l’exploration de la tourbe. Définitivement singulier et une découverte qui vaut le détour.

RV 90.5%
Une beauté qui peut tout autant brasser que se vautrer pour s’amuser. Belle tourbe bien dressée qui reste en second plan, et reste d’une grâce sexy. En bouche, la framboise de plus en plus mûre cède sa place au jello aux cerises pour la finale, d’abord très tourbée, avant un retour final sur les fraises très sucrées. Surprise d’un bout à l’autre avec un bel équilibre entre le fruité et la tourbe.

Patrick 90%
Nez tourbé et brûlé, avec une belle fumée sèche avec une touche de charbon! En bouche, une tourbe d’abord incertaine ou plutôt bizzarre… Serait-ce la tourbe bretonne? En tout cas, elle semble fruitée, marquée en fait par les cerises et par de petites baies. Une belle fumée vient envelopper le tout. La finale, moyennement longue, offre une finale en douceur. Une main de fer dans un gant de velour, ou plutôt l’inverse en fait! Original, j’en veux une!