Glen Breton 16 ans – The Dark Glen

43% alc./vol.

Patrick 89%
Un Glen Breton comme j’avais toujours rêvé de goûter! Complexe et savoureux, j’ai encore de dire « enfin! » Nez: Une tourbe discrète, aromatisée d’agrumes, de jus de pomme et d’une petite goutte de sirop d’érable. Bouche: La tourbe, sans être réellement intense, prends ici presque toute la place. J’y retrouve tout de même les épices du chêne, un peu de pomme verte et une toute petite goutte de sirop d’érable. Finale: D’une belle longueur, fumée et épicée.

Glen Breton 21 ans

43% alc./vol.
Fût #665, bouteille 25 de 268.

André 80%
Le nez est réservé, presque timide. Beaucoup de vanille épicée finement, arômes de chêne sec et d’eucalyptus, à la limite les feuilles vertes mouillés avec la rosée du matin. La bouche est fortement diluée, on pourrait jurer que le whisky est à 40% d’alcool, manque de structure et de panache. Fruits divers, agrumes et fruits tropicaux, pomme poire, herbe mouillée et soupçon d’eucalyptus mentholé éventé. Les saveurs découlant du chêne sont aussi grandement perceptibles. Le tout s’accompagne d’une sensation mi-sèche et épicée. Je m’attendais à quelque chose de doux en bouche et ça, c’est réussi, mais le whisky est dilué, ce qui est bien différent. La finale est soutenue et la conjonction chêne et épice aide le tout. Les fruits s’accrochent en bouche mais le whisky manque de définition et de raffinement. Un bon whisky… sculpté à la hache. Je suis encore étonné de voir comment cette distillerie, la première à produire un single malt Canadien, a fait du sur-place depuis sa fondation. Dans l’ensemble, leurs whisky sont ordinaires, sinon mauvais, quelques rares expressions valent que l’on mette le prix pour acquérir mais au final, on risque fort de faire un mauvais bargain plutôt qu’une bonne affaire. Si cela continue, le conservatisme prudent finira par avoir raison de la maison.

Patrick 83%
Un bon dram léger et efficace, mais qui ne propose rien de nouveau sous le soleil. Dommage, je trouve que Glenora s’assoit sur ses lauriers de première distillerie canadienne de single malt, alors qu’elle est capable de tellement plus. Nez : Parfum léger marqué par les céréales, l’herbe et quelques agrumes. Bouche : Les agrumes explosent dès l’arrivée en bouche, laissant tout de même apparaître quelques touches de sciure de bois franc légèrement brûlée. Finale : D’une longueur moyenne. Fraiche, marquée par l’herbe et les agrumes.

Martin 83%
Nez: Miel de trèfle, pomme cuite, vanille et une légère note herbacée. Bouche: Délicate mais bien arrondie, avec des couches de fruits à noyau, caramel tendre, céréale maltée et une nuance de cuir sec. Une certaine agressivité qui ne sied pas à un embouteillage de cet âge fait quelques ravages ici. Finale: Longue et acérée, sur les fruits secs, le pain grillé et une certaine touche florale. Équilibre: On veut en faire une dégustation attentive, mais sa puissance et son intensité nous brassent un peu trop à mon goût.

Glen Breton 24 ans Single Cask

66.2% alc./vol.
Cask #689, Bottle #68.

André 65%
Acétone et réglisse rouge, petits fruits sauvages, Fleecy parfumé au lilas, cerises. Aux gorgées subséquentes, caramel, grosse acétone puissante et encore cette saveur de savon et d’adoucisseur à linge… j’ai quand même de la statique sur la langue. En laissant l’alcool s’évaporer, grosses notes de bois de chêne, de caramel et de vanille. J’ai aussi l’image du Ice Wine Cask, avec une certaine dose sucrée. Finale de bonbons en forme de poisson à saveur de cannelle, de réglisse fraiche et de nettoyant à cuisine. Soap opera whisky.

Patrick 59%
&#%@!! L’un des pires whiskys que je n’aie jamais goûtés. J’ai toujours beaucoup de sympathie pour cette distillerie, mais c’est plus pour son histoire que la qualité de ses produits, qui sont, au mieux, bien moyens. Nez : Oh. Ok. Je n’en prendrai pas trop de celui-ci. Ça donne l’impression qu’on a oublié de retirer la tête de distillation et qu’on nous sert de l’alcool de bois. Bouche : Toujours l’alcool de bois, mais un peu sucré. Finale : D’une longueur moyenne, a fini dans l’évier pour éviter de m’empoisonner.

Glen Breton Fiddler’s Choice

43% alc./vol.

André 74%
Mélange de pommes vertes et de virgin oak casks, noix, miel et vanille crémeuse. Rien d’extraordinaire mais le fût est à l’avant-plan… Après les derniers virgins oak évalués (Auchentoshan & Glen Garioch, Deanston, on est définitivement dans la même lignée) il est étonnant de retrouver ces mêmes notes dans un single malt qui ne semble pas avoir été vieilli dans des fûts neufs. Après quelques temps, le nez devient encore plus rond, le miel et la vanille émergent avec force, tandis que la bouche se dilue de façon drastique, laissant quelques notes de miel et noix bien timides. On est à même de distinguer les notes de chêne, nappées de vanille, de miel et de noix. Finale où les éléments précédents s’éteignent simplement dans le whisky dilué dans l’eau. Voire la distillerie se vantant d’avoir produit le 1er single malt whisky Canadien stagner de cette façon dans le bouillant marché des producteurs au pays est presque pathétique…

Patrick 69%
Glenora vient de trouver une façon de passer leur inventaire manqué (évidemment, la SAQ a crié « présent » pour ce produit!).  Il serait plus que temps que cette distillerie « step up their game ».  Ils n’ont plus l’avantage d’être les seuls à faire un single malt au pays…  Bref, malgré tout le capital de sympathie que j’ai pour eux, je suis très déçu.  Nez : Erk.  Métal et soufre.  Bouche : Métal, planche de bois traité et pointe d’orge.  Bon, en faisant un effort supplémentaire, on détecte aussi peut être une petite note fruitée et sucrée.  Finale : Fruits, bois et épices.  Trop peu trop tard.

Martin 73.5%
Doré très pâle et légèrement embrumé. Nez: Marqué par un peu de vanille, de bois et d’orge. Le tout est emmêlé dans herbe et fleurs ainsi qu’une pointe de vernis à ongles. Rappelle un Lowland moyen. Un peu d’anis mal placé. Bouche: Miel et vanille. Épices amusantes et chêne. Moins déplaisant qu’au nez, malgré qu’il fait bien peu de vagues. Finale: Quelques épices dans une vague de vanille s’estompent rapidement et il faut peu de temps pour que toute cette expérience tombe dans l’oubli. Équilibre: Pas horrible, mais doublement honteux, car en plus d’être inférieur aux autres expressions de la distillerie, il est à des années-lumière en-dessous des nouveaux single malts canadiens. Je ne veux plus entendre ce violoneux.

Glen Breton First Inaugural Batch

40% alc./vol.
Bouteille #285, achetée à même la distillerie.

André 79%
Savon à vaisselle en poudre, produit à nettoyer les planchers, épices… Le massacre se poursuit en bouche sur des saveurs de gomme à savon pour se mourir dans une finale vraiment bien penchant sur les céréales. Certain diront « a piece of history », je répondrai « a piece of s**t ».

RV 82.5%
De Massacre à la Tronçonneuse à Animal House. Attaque agressive et maladroite sur les nasaux, avec une odeur persistante de foin pourri et quelque chose d’animal, l’odeur que je me fais d’un manteau en peau de chèvre d’un joyeux redneck du fond de la Louisiane. L’arrivée est plus épicée, quoique légère (spécialement après le choc du nez). Puis en totale surprise, c’est une magnifique finale qui commence par du grain bien brûlé, se poursuivant en aftertaste. Même si j’hésiterai à m’établir chez ces freaks consanguins, question d’élargir le pool génétique, je n’hésiterais peut-être pas tant que ça à aller faire le party avec la cousine Bobbie Joe dans le fond du bayou.

Patrick 78%
Le nez m’a fait grimacer la première fois… La deuxième aussi. Un mélange de « spic and span » en poudre avec une odeur de « renfermé » et de foin moisi. L’arrivée en bouche est mentholée (ce que je n’aime pas en général dans mon whisky), mais évolue vers quelque chose de plus agréable : Puis, surprise, nous retrouvons des céréales brûlées, de la vanille, un peu de « tire Ste-Catherine » et quelques épices, le tout s’étirant jusqu’à en faire une agréable finale. Les ingrédients sont là pour en faire un grand whisky, mais malheureusement, ne tombe pas dans ma palette de goût. À conserver pour les collectionneurs, à éviter pour les autres.

Glen Breton Ghleann Dubh 13 ans

43% alc./vol.
Distillery Bottling. Produit avec de l’orge tourbée provenant de la Saskatchewan.

André 60%
Je m’explique mal que cette distillerie soit toujours ouverte surtout dans le marché actuel et la qualité que l’on retrouve dans les whiskies Canadiens. Le nez évoque le jeune alcool de micro-distillery grandement influencé par le fût de chêne. On retrouve une tonne de vanille, de la poire, des céréales au miel, une touche de fumée de tourbe bien lointaine et un amalgame floral soapy habituel de la distillerie. En respirant, la tourbe prend rapidement des notes de crottin de cheval fraichement pondu qui a mangé de la lavande les jours précédents. Heureusement la texture se sort bien d’affaire. J’aime les notes de fruits sucrés des gorgées subséquentes qui se mélangent de miel et de fleurs odorantes, la compote de pommes. Finale finement tourbée, florale, un peu sèche et poivrée.

Patrick 84%
Un bon whisky qui a encore une fois été trop dilué. Il y a 15 ans, j’aurais été fier de voir une distillerie canadienne produire un tel whisky. Aujourd’hui, je n’ai d’autres choix que de le trouver simplement bon, mais sous la moyenne. Nez : Belle fumée de tourbe fraîche avec des notes alléchantes d’agrumes et un soupçon de noix. Bouche : Fumée de tourbe diluée, avec de l’orge sucrée, des pommes fraîches et les épices du bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de la tourbe, des pommes et une touche subtile de crème caramel.

Martin 80%
Nez: La tourbe semble timide, se cachant derrière un vent de fruits rouges, de vanille, de miel et de bois. Pas méchant, on verra pour la suite. Bouche: La tourbe arrive ici, doucement, plus verte que fumée. Léger cuir, on revient encore avec les fruits, la vanille et les pommes. Finale: C’est à ce stade que la tourbe prend vraiment son envol. Sans être camphrée, maritime ou iodée, elle est bien fumée et transporte des notes de cuir de chêne et de vanille sur un bon bout. Équilibre: Un peu fade dans l’ensemble mais je salue l’effort. Il se pourrait que je revoie ce dram un jour.

Glen Breton Ice 10 ans (40%)

40% alc./vol.

André 79%
Glenora peut être bien inconsistant sur la qualité des produits qui sortent des chais de la distillerie et la ligne de marketing disant qu’ils sont le premier Canadian single malt à avoir été fabriqué au Canada est maintenant tellement dépassé que l’on peut penser, avec raison, qu’ils se sont assis sur leur lauriers depuis plus de 20 ans. Mais cette édition est certainement une des plus singulière du portfolio de whiskies Canadiens. C’est à se demander pourquoi un Ice wine cask finish n’avait pas été distribué avant. Nez sucré, beaucoup d’agrumes et de saveurs herbeuses, influences du cask de chêne, presque une touche de virgin oak, pâtisseries fraiches, gingembre râpé, léger brûlé. Texture huileuse en bouche, mais beaucoup plus épicée que l’annonçait le nez. Bois séché, barrique de chêne brûlée, céréales maltées, poires, fleurs blanches, herbe verte mouillée. La finale est très épicée, le gingembre cache beaucoup des saveurs plus volatiles et l’influence du fût de chêne est aussi beaucoup trop forte. L’idée du scénario était intéressante mais la mise en production ne rend pas justice à l’audace du cask finish. Dommage, mais définitivement un whisky à essayer.

Patrick 90%
Complexe et savoureux, ma bouteille s’est vidée sans que je m’en rende compte, ce qui est le compliment le plus sincère qui soit! Dommage que ce soit la création vraiment intéressante venant de cette distillerie. Nez : confiture de pommes, orge, touche de chêne, de vanille et d’agrumes. Bouche : Épices, ou en fait sucre épicé, avec un peu de bois, d’agrumes, de miel et de pommes. Finale : D’une belle longueur et savoureuse. Et enfin, on y retrouve de vraies notes rappelant le vin de glace.

Martin 83%
Ambre à peine désaturé. Nez: Les céréales typiques de Glenora nous sautent au nez, avec une poignée de fruits rouges et de flan. L’impression de vin de glace semble être juste dans ma tête. Bouche: Bien sucré et fruité en bouche, quoique légèrement métallique. Chêne et épices complètent le tout. Finale: Longueur moyenne, mais compense par son intensité. Baies rouges glacées, épices, bois et vanille. Crème anglaise, un peu terreux. Équilibre: Belle expérience pour la distillerie, ce qui m’amène à imaginer que certains autres malts de Glenora pourraient bénéficier d’une telle maturation.

Glen Breton Ice 10 ans Cask Strength

62.2% alc./vol.
Format 250ml. Le premier (et le seul!) single malt whisky vieilli dans des fûts ayant contenus du vin de glace. Plutôt cher, mais rare!

Patrick 92%
Au nez, sucre, raisin. Au goût, on ne sent pas les 62% d’alcool ! Unique! Douceur du vin de glace. En fait, on dirait un vin de glace sur les stéroïdes! La finale est longue! Un goût très sucré reste en bouche. En résumé, wow!!! Ce whisky est une expérience en soi! Je le recommande chaleureusement!

Martin 86.5%
Nez: Céréale classique de Glenora, couplée à un vent sucré tiré du vin de glace. Hormis cela, rien pour épater la galerie. Bouche: Arrivée en bouche musclée, orge, épices du Cask Strength, miel acide, citron et orange. Son taux d’alcool n’est étonnamment pas trop envahissant, et rehausse même un malt qui serait autrment plat. Finale: Longue et épicée, elle est aidée par son degré d’alcool et son fût particulier. On imagine ici des petits gelondés de l’île d’Orléans. Équilibre: Normalement cette expression ne m’aurait pas excité outre mesure mais je dois dire que sa force en alcool et sa finition unique m’ont eu à l’usure…

Glen Breton Rare

43% alc./vol.
Le single malt original de Glenora, maintenant remplacé par le 10YO.

RV 83%
Promesses de belles réalisations à venir. Paille vieillie, malt et vanille. Belle arrivée en bouche, assez franche et propre. Se développe sur groseille et fruité intéressant mais finale un peu trop courte. Bel effort, un premier single malt canadien qui ne fait pas honte, mais surtout un bon départ comme version de base. Les années et les différents casks pourraient lui être bénéfique.

Patrick 85%
Au nez, douceur de miel et bruyère, légère fumée, gingembre. Au goût, chêne brûlé, amandes, caramel. La finale est ronde, avec une douceur persistante, et une douce fumée. Commentaire final : Compte tenu de sa relative proximité, la visite de la distillerie est un must pour tout amateur de whisky.

Martin 77%
Nez: Fleurs et vanille. Miel et gingembre. Une touche d’érable (peut-être dans ma tête, une suggestion subconsciente du fait que ce soit un single malt canadien)… Bouche: Butterscotch syrupeux. Un peu savonneux. Rondeur intéressante. Finale: Herbe légèrement fumée… suivi d’une pointe d’eau d’érable. Malheureusement trop courte… Équilibre: Après l’avoir bu, on croirait entendre au loin le bruit de la paille qui aspire le fond de glace d’un verre de Coke. C’est un whisky triste… Il s’en va trop vite. Il paraît qu’ils en font une version vieillie en fûts de vin de glace. C’est un Cask Strength typiquement d’ici que j’aimerais bien essayer un jour…

Glen Breton Rare 19 ans

43% alc./vol.

André 76%
Nez bizarre, à la fois céréalé et sur le zeste de citron, feeling organique et craft distillery. Melon au miel, zeste de citron, pommes poires. La bouche offre des notes de céréales au miel, de bois séché, de citron, de vanille boisée. C’est plat et endormant. Au moins la texture n’est pas si mal, belle rondeur. Finale de pomme tire et mélange de miel et de citron sur un canevas de bois sec. Je m’explique mal que cette distillerie ait réussi à traverser le temps.

Patrick 69%
Glen Breton étant la première distillerie que j’ai visitée, elle aura toujours une place spéciale dans mon cœur. Cela étant dit, il s’agit des pires rapports qualité/prix sur le marché : la qualité est douteuse, et les prix sont exorbitants. A noter que la première fois que j’ai dégusté ce whisky, ce fut à l’aveugle dans le cadre d’un concours et qu’il s’est classé dans les 10 plus mauvais. Nez : Parfum de fleurs en train de pourrir, avec des notes d’agrumes et une touche de « sapin-sent-bon-cheap-de-char-de-brosse ». Bouche : Ouf, le « sapin-sent-bon-cheap » est encore plus présent ici, toujours avec les fleurs moisies et un soupçon d’agrumes. Finale : D’une longueur moyenne, présentant en mélange de saveurs boisées et de fleurs moisies.