Clarke’s Court Special Dark Rum

40% alc./vol.
Grenada Distillers

Patrick 87%
Une belle surprise à un coût très raisonnable, et qui saura plaire à tous les amateurs de rhum, qu’ils soient de type « traditionnel » ou « agricole ». En fait, malgré qu’il s’agit d’un industriel, il nous rappelle un agricole. Nez : Canne brûlée sur fond de bois carbonisé et de cassonade. Un rhum qui semble avoir bien de la personnalité! Bouche : Toujours la canne brûlée très végétale et agréablement sucrée (enfin, selon mes goûts, c’est-à-dire pas trop sucrée!). Le bois brûlé et ses épices sont aussi toujours bien présents. Finale : D’une longueur moyenne, un peu sucrée et boisée.

Classic Laddie F.F. Calvados Cask Finish

50% alc./vol.

Patrick 89%
Un très bon whisky, débordant de savoureuses pommes cuites et meilleur de gorgée en gorgée. Nez: Le nez est très fruité, avec des fruits des champs trèèèès mûrs, des pommes cuites et du caramel. Bouche : Très chaleureux, avec du bois brûlé des fruits mûrs, des pommes cuites et du chêne brûlé et épicé. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, fruitée et épicée.

Clément Rhum Vieux Agricole

44% alc./vol.
La Trinité, Martinique. Blend de rhums vieillis pour un minimum de 3 ans.

RV 85.5%
Cette fois-ci, il s’agit d’une canne très verte et végétale au nez, avec des élans de citron et de lime (donc parfait pour l’accord avec les ti-punchs), et même un peu métallique. Sur les papilles, c’est tout aussi vert, puis cuivré, très cuivré et un peu huileux, comme si le spiritueux était resté trop longtemps dans l’alambic. La finale est de son côté d’abord à mi-chemin entre le fer et les épices, pas très loin du jus de canne, puis s’estompe avec de la pierre calcaire et du caramel, dans une finale qui serait meilleure un peu plus longue et plus sucrée. Un rhum tempéramental qui manque peut-être un peu de balance ou de direction mais qui sait rester très typé. À mon goût, un peu comme le Chivas Regal chez les blended scotches: loin d’être le meilleur, il reste un très beau standard d’étalonnage, et un beau rhum à la bonne franquette de tous les jours. (je tiens à souligner que pour ma critique pour ce whisky, j’ai tenté de rester un objectif, or il s’agit aussi du salaire que j’ai reçu pour le poisson ramené à la suit d’une excursion de pêche à 20km des cotes de la Martinique, alors l’expérience est probablement d’un ou deux pourcents sur la note)

Patrick 75%
Belle chaleur au nez, canne brûlée. Arrivée en bouche chaleureuse marquée par le chêne brûlé et la canne… qui se transforme malheureusement en quelque chose de désagréable rappelant les toilettes chimiques bleues. La finale permet de récupérer quelques points avec une saveur de canne brûlée. Ne serait-ce de la « twist » bizarre au niveau du goût, aurait pu se mériter 10 points de plus.

Cleveland Bourbon

50% alc./vol.
Lot #006. Procédé très spécial pour ce bourbon vieilli à la mode traditionnelle dans un premier temps, puis celui-ci est par la suite transféré dans des cuves d’acier, l’ancien fût coupé en morceaux et ajoutés dans la cuve. Le vieillissement est par la suite accéléré artificiellement en utilisant un procédé de variation de pression atmosphérique afin de recréer les changements de températures et de saisons…

André 80%
Nez très fruité, cerises noires, chocolat noir, fond de bois de chêne brûlé. Approche feutrée et fruité, très ‘’bourbon style’’, les mêmes cerises du nez, forte présence de flaveurs de tamis de percolateur avec grains de cafés fraichement moulus suivi d’une vague de chêne sec et bien épicé, jumelé du punch d’alcool. Finale moyenne en longueur et un peu trop agressive en bouche et le bois est aussi trop prédominent. À l’aveugle cela aurait pu passer mais une fois que l’on sait ce que sait, il est facile de faire le lien et de trouver que le whisky a l’air ‘’fake’’…

Patrick 79%
Définitivement pas une sensation intéressante en bouche….  Nez : Cerises sucrées et charbon de bois.  Bouche : Toujours le charbon de bois, beaucoup d’épices et un peu de cerises.  La texture est aqueuse.  Finale : Longue et bizarre.

Martin 78.5%
Couleur orangée d’un bourbon classique. Pas de grande révélation ici. Nez: Charbon de bois et amandes. Une impression de plastique chauffé vient gâcher bien des choses ici. Vanille, maïs et glaçage à gâteau. Bois marqué et sec d’un plancher de pin. Bouche: Vanille et cerise noire. Son taux d’alcool élevé marque quelques points mais pas plus. Le chêne et le maïs sont là comme dans tout bourbon qui se respecte, mais rien ne fait lever ce palais au-dessus de ses compétiteurs. Finale: Épices classiques du bourbon, belle longueur. Malheureusement elle s’effondre ensuite dans un fouillis au goût métallique désagréable. Équilibre: Un bourbon potable mais avec un je-ne-sais-quoi qui dérange un peu. Une fois qu’on sait comment il a été élaboré, on ne peut qu’être ambivalents devant cette audace de la distillerie et son je-m’en-foutisme évident pour les pratiques traditionnelles.

Clontarf 1014 Classic Blend

40% alc./vol.
La distillerie tire son nom d’une célèbre bataille ayant eu lieu sur les champs de Clontarf près de la ville de Dublin, le Vendredi Saint, au printemps de 1014. Le grand roi irlandais Brian Boru et ses hommes ont alors repoussé les vikings et permis à l’Irlande telle que nous la connaissons d’exister. Ce whisky est vieilli exclusivement en ex-bourbon cask.

André 79%
Vite comme ça, la première gorgée me fesait penser à un whisky Canadien. Le côté céréales et alcool de grain ou d’alcool neutre, très passif au nez commes autre saveurs sans être agressif ou mal conçu. Au nez, notes de céréales maltées, de vanille et de miel, d’épices tout de même douces. Rien pour casser la barraque mais rien qui nous ferait dire qu’on a ici droit à une erreur de confection mais plus à un manque d’originalité. La bouche est soutenue, les épices rendent la sensation un peu acérée, éventail de saveurs limitée avec les notes de céréales et de grais divers, la poire, le miel et la vanille, la salade de fruits. Le whisky est a little bit oaky en bouche, légèrement sec et épicé. La finale est moyenne et n’est ponctuée que par les épices et les notes du bois de chêne.

Patrick 83%
Au nez, les noisettes comme dans les Frangelico… Frais, malt, herbe fraîchement coupée, avec quelques fleurs au travers. En bouche, malt doux, herbes, et fleurs qui prennent de plus en plus de place au fur que l’on se rapproche de la finale. La finale présente de légères épices qui sont rapidement enveloppées par un sucre herbeux et doucereux comme les yeux de ma blonde.

Martin 83.5%
Nez: Grain, acétone, vanille et sucre doré. Lointains fruits rouges, touche d’alcool assez présente. La douceur classique des whiskeys irlandais me semble manquer à l’appel. Ou du moins arriver en retard. Herbe et poivre. Bouche: La douceur arrive ici. Miel, malt, caramel et vanille. Léger poivre noir, planche de chêne et petits fruits. Bien savoureux tout ça. Finale: Un peu relevée, sur des notes de poivre, de cannelle, de fruits et de vanille. Le chêne sec boucle le tout. Équilibre: Je suis agréablement surpris par ce blend. Je m’attendais à du bottom shelf de fond de tonne, mais wow. De belles saveurs, rien d’extravagant, mais une douceur qui ferait de cet embouteillage un bon Irish de semaine, on va se le dire.

Clyde May’s Alabama Style Whiskey

42.5% alc./vol.
Recipe #1

Patrick 85%
Une belle surprise que ce whiskey, même si on a aucune idée qui le produit (Alabama-style, embouteillé en Floride et Distillé par…?). Nez : Un délicieux parfum de tarte aux noix de pacanes, du cuir qui a eu chaud dans le char et quelques fruits subtils. Bouche: D’intenses épices de bois brûlé, des pacanes, du cuir brûlé et des céréales. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Clyde May’s Special Reserve 6 ans 110 Proof

55% alc./vol.
Une réserve sélectionnée vieillie de 6 à 7 ans dans des fûts de 53 gallons char #4 et finis lors de la mise en bouteille avec une essence naturelle de pomme.

André 86%
Un whisky de style bourbon typique dans sa présentation. Nez gorgé de cerises, cannelle et petit fruits séchés, cosses d’oranges sur une planchette de cèdre, bois brûlé et caramélisé. À l’aération, les notes de céréales Sugar Crisp prennent place, de beaux fruits tropicaux aussi, mais les fruits rouges prédominent encore et s’accompagnent de clou de girofle et de cannelle. Belle texture onctueuse qui supporte l’alcool. La finale est corsée et sèche, la cannelle et les épices importantes, les notes boisées également.

Patrick 85%
Un gros whiskey pas subtil, mais quand mène agréable à boire. Idéal pour une belle soirée entre amis, assis sur le bord de la plage dans le sud de États-Unis. Nez: Parfum fruité et alcoolisé, avec des cerises et une goutte de caramel. Bouche : Gros, gros, gros, des grosses cerises, du gros bois brûlé, des grosses céréales trempées dans le caramel. Pis du gros alcool. Finale: Riche, intense, pleine de bois et de cerise.

Martin 85%
Nez: On s’écarte dans ce dram de la voie de la subtilité. Vanille riche, maïs rôti, caramel foncé et touche de cuir. Bouche: Riche et robuste, dominée par le chêne toasté, le sirop d’érable, la cannelle et une pointe de noisette grillée. Finale: Longue, chaude et persistante, avec des relents de tabac et d’épices sèches. Équilibre: Un dram généreux, qui combine intensité et rondeur, en général fidèle à l’esprit bold et chaleureux de Clyde May’s.

Clyde May’s Straight Bourbon Whiskey

46% alc./vol.
Recipe #2

André 82%
Nez hyper doux. Sirop de maïs et caramel, miel, sirop d’érable peut-être. La cannelle typique du rye est bien en retrait. Fine touche végétale en addition aux lapéées suivantes. La bouche est douce, notes de pommes et de feuilles mouillées, miel et caramel, cannelle éventée. Celle-ci gagne en force aux gorgées suivantes et la bouche devient plus affirmée et franche. La finale est en crescendo d’épices et dévoile l’appellation avec plus de précision. Malheureusement, la texture demeurera confuse jusqu’en touche finale, ce qui le dépouillera de quelques points.

Patrick 87%
Un beau bourbon original, qui ne saurait déplaire aux fans du genre, du moins ceux qui recherchent quelque chose de différent! Nez : Oh, c’est spécial ça! Des abricots intenses, des fraises sauvages, de la cassonade et un peu de bois. Bouche : Les épices du bois brûlé, des abricots (et encore des abricots, c’est vraiment intéressant!), du cuir et quelques noix. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Clyde May’s Straight Rye Whiskey

47%
 alc./vol.
Recipe #3 – Distillé en Indiana (MGP?), embouteillé en Floride

André 87%
Nez de bois caramélisé et de cassonade. Compote de pommes et d’oranges, cerises, sirop de maïs. Relativement sucré au nez et confirmé par la bouche. Belle texture ronde et dodue. Les sucres sont importants et offerts en différentes tonalités; caramel, miel, cassonade. Puis notes de cerises noires, pommes et réglisse, oranges aussi. Le tout est recouvert de miel. La finale est un peu déséquilibrée, sèche et très oaky, cela est étonnant car le whiskey demeure sérieusement sucré passablement longtemps. Bois de chêne, miel, cassonade, cannelle et pommes.

Patrick 89%
Un rudement bon rye! Je m’attendais à quelque chose de bien, sans plus, alors j’ai été agréablement surpris. J’ai toujours un peu de misère avec les « sourced whiskies » (les whiskeys qui ont été produits par une autre distillerie celle apparaissant sur l’étiquette), mais je me dois tout de même de le mentionner quand c’est réussi, ce qui est le cas ici. Nez : Parfum me rappelant un chèvrefeuille, avec des notes florales, du miel, des agrumes et quelques épices. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, j’y retrouve un joyeux mélange d’épices, de chêne, d’agrumes, d’abricots, de fleurs, de miel et de poivre noir. Finale : D’une belle longueur, épicée, sucrée et poivrée.

Clydesdale Whisky Co. Highland Park 8 ans

58.2% alc./vol.
Distilled March 1989, Bottled September 1997, from Cask #10034, 480 bottles.

André 88%
Belle approche au nez, mielleuse à souhait, léger caramel aussi, film de sel de mer séché en background, céréales au miel, fumée lointaine et caramel chauffé qui a légèrement collé au fond de la poêle, petits fruits rouges sauvages. La bouche est soutenue et franche, bois de chêne séché, miel et caramel, gingembre, abricots, céréales séchées au feu de tourbe, sel de mer. C’est assez costaud comme présentation malgré des saveurs relativement douces. Longue finale poivrée et boisée, céréales au miel fumées. Représentatif de la distillerie et conservateur dans l’approche.

Patrick 89%
Un beau Highland Park qui impressionne: Malgré son jeune âge, j’ai l’impression qu’il est en fait au moins deux fois plus vieux. J’aime bien! Nez : Un beau parfum mielleux, avec une touche maritime, du caramel, des abricots et une vague touche de fumée. Bouche : Un beau mélange de fumée de tourbe, de caramel, de fruits mûrs, de miel, de céréales et de sel de mer. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle finale, longue, salée et fumée.