Boulder Cask Strength Straight Bourbon Whiskey

64% alc./vol.
Mashbill composé de 51% corn, 44% malted barley et 5% rye, fruit d’un mélange de 15 fûts vieillis pendant un minimum de 7 ans et 4 mois. Édition limitée de 1984 bouteilles.

André 89%
Ode aux grains de céréales. Sensation moelleuse au nez. Oranges sanguines, céréales Honey Comb au miel, abricot, une touche de cerises marasquin. Cannelle et caramel en fond de scène. La bouche est huileuse, superbe texture. Onctuosité du pain frais sorti du four et des céréales sucrées. Figues, raisins, oranges sanguines, abricot, gingembre, cannelle, miel, caramel. Les tannins du chêne sont bien maitrisés, l’alcool se perçoit mais est bien encadré. Longue finale fruitée, beaucoup de notes d’oranges, de miel et d’abricot. Superbe.

Patrick 92%
Voici la preuve qu’il faut sortir des sentiers battus : D’une qualité égale, voire supérieure aux poids lourds du marché, si celle-ci est sensiblement au même prix, consolez-vous en vous disant qu’aux moins Boulder n’a pas d’économie de volume. Bref, comme ils disent en South Saskatchewan (la joke va probablement mal vieillir, faudra vous référer à l’Infoman du 31 décembre 2024), buy, buy, buy! Nez: Le parfum est intense sans être agressif malgré le taux d’alcool catégorie « poids lourds ». J’y retrouve le sucre du maïs, des fruits des champs mûrs, du sucre brun chauffé, des noix caramélisées, de la vanille et de discrets fruits tropicaux. Bouche : Ici encore, je ne ressens pas la force de l’alcool. Bon, pas au point de me dire que c’est un whiskey dilué à 40%, mais certainement pas plus de 60%! Bref, du sucre brun chauffé, du chêne brûlé, du sucre de maïs, des fruits des champs et de belles épices chaleureuses. Impressionnant! Finale : D’une très belle longueur, chaleureuse, boisée et épicée.

Martin 93%
Nez: On commence avec quelque chose qui au nez s’annonce corsé. Fruits au rendez-vous, maïs sucré, vanille et pointe de caramel. Bois sec et bien cramé, on frappe dans le mille pour les saveurs classiques d’un bourbon cask strength. Le mashbill vise les extrêmes tout en étant le plus assumé et transparent possible. Bouche: Maïs, vanille, bois, poivre enflammé, cannelle, cassonade. Chêne et maïs, Maximus, chêne et maïs. C’est gros, et c’est bon. Finale: La force du fût, les épices et le bois transportent tout ce qu’il faut pour une ostie de belle soirée. Équilibre: Un autre dram des grandes occasions. On a pris toutes les caractéristiques d’un bourbon parfait, on y est allé de manière extrêmement calculée, à un niveau presque ridicule, et ça paye.

Kim 90%
Nez : L’alcool est si bien intégré que malgré les 64,2%, ça ne prend pas toute la place. Évoque étrangement une barre tendre maison, pleine de graines de tournesol, canneberges, céréales, pépites de chocolat noir, servie avec un café mocha. Bouche : À des milles d’un classique bourbon, mais ce n’est pas un défaut. Plus robuste, sur le grain et plein de saveurs maltées. Je trouve souvent que les bourbons se ressemblent, mais Boulder ont su innover en respectant les règles en place.

Bowen’s Small Batch Whiskey

45% alc./vol.
Bowen’s Spirits California

André 76%
Doux nez de céréales roulées dans la cannelle et le clou de girofle et nappées de caramel légèrement brûlé. Bonne dose de feu de plage mourant dans la bruine du matin. Chocolat au lait et vanille. En bouche, l’arrivée est posée et moelleuse, très caramel fumé, le roasted du fût aussi est bien présent en bouche. Les influences du maïs sont bien représentées dans le côté sucré du whisky. Finale parsemée d’épices et d’une douillette de caramel fumé très bizarre. À mon avis, le caramel cache trop des subtilités du whisky, seul quelques épices réussissent à émerger au travers le mur de caramel en finale. Les saveurs sont aussi très limitées. Pourquoi écrire un livre quand on a si peu à dire?

Martin 78%
Nez: Caramel chauffé et maïs douteux. Un peu de vanille et un peu de bois humide. Notes un brin « off » pour un produit de cette catégorie. Bouche: Texture légèrement cireuse. Cerises et maïs, vanille et caramel, fruits rouges. Pointe de cannelle et de clou de girofle. Finale: Le bois et le poivre sont en vedette, avec grain et caramel. Une expérience qui va en s’améliorant. Équilibre: Assez bien, construction légèrement maladroite, Le poivre prend un peu trop de place dans l’ensemble, et bien qu’on se plait dans le reste, le nez ne donne pas la meilleure des premières impressions.

Bowmore 10 ans Dark & Intense Duty Free Exclusive

40% alc./vol.

André 87%
Au nez, rappelle le bon vieux Bowmore avec ses notes de sherry savonneuses, xérès maritime, sel de mer, oranges, chocolat noir, gâteau aux fruits, fruits séchés, prunes. Belle et savoureuse bouche maritime, xérès salé, galets parsemés de sel de mer séché au soleil, oranges bien mûres, chocolat noir, raisins secs. Dommage que la bouche soit un peu diluée de par le bas taux d’alcool, cela en affecte la texture et dilue les saveurs. La tourbe est persistante, agréablement nuancée par les notes de poivre et de cannelle, le sherry est harmonieux et finement savonneux, les oranges rendent le whisky frais et maritime. Finale un peu camphée, tourbée et bien fruitée avec un résiduel de sel de mer bien agréable. Surpris par cette version, belle qualité pour le prix dérisoire.

Patrick 88%
Un bon whisky riche et complexe, mais qui manque un peu de profondeur. Mais on s’en fout, the price is right et ça se boit bien! Nez : Riche xérès salé, avec des notes d’oranges, de sirop d’érable et d’une légère fumée de tourbe. Bouche : Sel et bois brûlé, avec des notes fruitées et un peu de chocolat au lait. Finale : Un peu courte, salée et fruitée, avec une note de fumée de tourbe.

Martin 86%
Nez: Sherry poussiéreux allié à la tourbe salée et la pierre lisse de Bowmore. Peu de citron, mais en revanche on a droit à de belles notes de fruits secs et de chocolat, de pelure d’orange et de bois. Bouche: Un peu fade au niveau de la texture, mais avec quand même quelques belles saveurs affirmées. Tourbe discrète, cuir, bois et xérès. Un peu de caramel salé et de raisins secs. Pâte de fruits rouges. Finale: Les saveurs sont intéressantes, mais la longueur de la finale l’est un peu moins. Équilibre: Bowmore nous a habitués à une certaine qualité, et on dirait ici qu’elle en souffre dans cette itération Duty-Free.

Bowmore 10 ans Inspired by the Devil’s Casks Series

46% alc./vol.
Fruit d’un mélange de fût de sherry Oloroso et de Red Wine Casks distribué exclusivement dans les boutiques hors-taxes.

André 86.5%
Inspiré par… c’est un peu comme les groupes hommage. Ça fait la job mais ça ne sera jamais comme voir le vrai band en show pis on espère que le cover charge est correct aussi. Évidemment impossible de passer à côté de la comparaison avec les éditions régulières Devil’s Cask qui, dans mon cas, ne m’ont pas impressionné (pas déplu mais pas impressionné aussi). Le nez représente bien le mélange de fûts utilisés; très fruité du style de sherry Oloroso goulu et épicé avec un fond de pierre ponce poreuse un peu bizarre, des galets de plage nappés de sherry Oloroso, chocolat noir, oranges, sel de mer, fruits rouges, raisins secs, canneberges. La première impression en bouche laissera le dégustateur avisé un peu dubitatif avec une impression de ‘’juste bof’’ malgré l’équilibre notoire et le taux d’alcool de 46%. Le whisky semble un peu dilué à la première gorgée mais se bonifie à chacune des lapées supplémentaires. Ce qui impressionne, c’est cette sensation de galets sur lequel le sel de mer aurait séché au soleil, les prunes et le sherry puissant, avec une finale d’oranges, de chocolat noir et quelques épices. La finale est bien longue malgré sa douceur, beaucoup de fruits rouges tirés du sherry cask qui s’accompagnent de cette sensation poreuse de poussière de pierre et d’épices. Pour les 100$ demandés, pour un litre, un whisky honnête et bien correct. Pour être franc, je suis d’avis que cette expression est peut-être la version ‘’grand-public’’ du Devils’s cask régulier. De quoi satisfaire les hardcore fans pour le rapport qualité-prix mais définitivement une expression destiné aux amateurs de whisky cherchant de la nouveauté représentative mais adoucie par le wine cask… mais j’en achèterais définitivement une bouteille pareil!

Patrick 94%
Wow, un Devil’s Cask light! Enfin, light, mais pas trop. Juste assez pour ne pas se sentir coupable d’en prendre un verre de plus. J’adore. Aaaaah, si seulement ça pouvait devenir un produit régulier à un prix tout autant régulier !!! Nez : Vin brûlé et fruité, nectarines, prunes, épices et cassonade. Bouche : Beaux fruits riches et épicés, tonne de sel ainsi que fumée enveloppante. Finale : D’une belle longueur et intense. Fruitée, chocolatée et épicée.

Martin 88.5%
Nez: Tout de suite le chêne poussiéreux gorgé de xérès nous acueille. Fruits rouges, orange sanguine, caramel épais, toffee, dattes, le tout enveloppé d’une volute de fumée de tourbe d’Islay. Bouche: Caramel et raisins, bois de chêne, épices astringentes du xérès. Sel de mer et chocolat noir. Superbe. Finale: Épicée et terreuse à souhait, longue et langoureuse, on dirait qu’elle dépasse son degré d’alcool. Équilibre: André a beau dire que les bands hommage c’est pas pareil, il y en a qui sont solides. Dans ce cas-ci, les yeux bandés je croirais goûter à une nouvelle batch du vrai Devil’s Casks.

Bowmore 10 ans Tempest Batch #1

55.3% alc./vol.
Édition limitée à 12000 bouteilles.

André 88.5%
Très sucré, permettant de neutraliser le taux d’alcool de plus de 55%. Tourbe – évidemment – une pincée de sel en prime et une belle présence de cacao. Finale sur un rappel de tourbe salée, un brin de poussière de pierre. Finale de belle longueur. Me réconcilie avec cette distillerie qui avait perdue quelques plumes dans ses embouteillages réguliers.

Patrick 88%
Nez fumé et salé typique d’un bon Bowmore. Au goût, sel, très marqué par les agrumes et légère tourbe. Une valeur sure.

Martin 89%
Nez: Tourbe, sel marin et citron. L’épine dorsale de Bowmore est impossible à manquer. L’alcool d’emblée annonce sa présence, avec pierre lavée et agrumes en puissance. Bouche: Tourbe herbeuse et citronnée, malt, bois et cannelle. Un peu cendreux, superbe texture huileuse. Finale: Longue et chaude, les épices et la tourbe sont les premiers au rendez-vous. Impression restante d’agrumes et de cendre. Équilibre: Très belle édition cask strength, du Bowmore comme il ne s’en fait plus.

RV 88%
Les fruits sont très présents avec de la confiture aux fraises sans sucre ni pectine, avec un peu de vanille qui se mélange au tout. En bouche, les fruits sont présents à l’ouverture mais sont aussi rapidement remplacés par la fumée, puis la tourbe puis enfin le sel typique de la distillerie. La finale est de bonne longueur et l’alcool est moins évident que l’ancien cask strength sans toutefois être totalement effacé; c’est du Bowmore qui ne me semble ni forcé ni contraint. Un digne remplaçant du défunt cask strength dont le petit côté sucré excuse le 15$ supplémentaire, que je verrais très bien servi avec de la truite aux canneberges dans un chalet dans le fond du bois sur le bord d’un lac.

Bowmore 10 ans Tempest Batch #2

56% alc./vol.

André 92%
Superbe nez, dans la ligne de la distillerie. Le bourbon cask est à l’honneur; embruns maritimes, sel marin, tourbe relativement puissante, agrumes, oranges et nectarines, vanille, citron, pommes vertes, poires, abricots. Puissant en bouche en arrivée, l’attaque est franche avant que s’installe l’effet mouth coating huileux du whisky. Puis, lentement mais avec asssurance, les saveurs de fruits s’installent fermement; poires, ananas, abricots, vanille, citron, agrumes, nectarines, tourbe un peu sale et maritime, chocolat noir. La tourbe s’évapore lentement en bouche en laissant une sensation de suie un peu froide, rafraichie par les saveurs de fruits tropicaux. La finale est fruitée et tourbée, la tourbe frétille sur la langue comme l’huile dans une poêle chaude, belles vagues d’agrumes et conclusion de sel de mer. Une ode à la mer sur des notes de bourbon cask.

Patrick 91%
Le genre de whisky qui fait baver! Du Bowmore pur et sans artifice, il ne saurait en être autrement. Nez : Le sel maritime typique de la distillerie, des agrumes, des pommes vertes des abricots et surtout de la fumée de tourbe. Bouche : Une superbe texture huileuse qui porte une fumée de tourbe presque enveloppée par le sel de mer une bonne dose de chêne brûlé. Wow. Le tout complété par des agrumes, des nectarines et une subtile touche de chocolat noir. Finale : D’une superbe longueur, salée, fumée et épicée.

Martin 90.5%
Nez: Tourbe terreuse et fruits tropicaux endiablés. Céréale, citron, vanille et sucre en poudre. Fleur de sel et salade de fruits. Bouche: Vanille et miel, épices et tourbe iodée. Plus doux en bouche que d’autres Tempest. Finale: Chaude, épicée et bien iodée. Fruits, tourbe et chocolat noir. Équilibre: Forts de l’expérience de la batch #1, on nous offre ici un solide Bowmore qui sait décoiffer

Bowmore 10 ans Tempest Batch #3

55.6% alc./vol.
La troisième dans la série des cuvées limitées, Tempest batch 3 a été entièrement vieilli en fûts de bourbon de premier remplissage pendant 10 ans.

André 91.5%
La tourbe médicinale de Bowmore avec les arômes de fruits sous jacentes, les oranges et les fruits tropicaux, beaucoup de miel aussi, de la pêche peut-être puis les saveurs maritimes jumelés de citron. L’arrivée en bouche est comme un coup de pelle en plein visage, c’est puissant, fumé au style Bowmore, rappelant un feu de plage s’éteignant doucement sous la pluie et les fruits qui réapparaissent progressivement, surtout en rétro-olfaction (oranges et citron…encore). La finale est tout aussi puissante et vraiment représentative du « Bowmore style »; de la tourbe, suie, du sel avec les fruits tropicaux. Un Bowmore qui nous ramène aux anciennes versions, plus punchées et soutenues. Superbe ! .

RV 90%
Beaufort en a vécu de plus violentes, mais à quoi bon le challenge quand on peut doucement voguer? À en lire l’étiquette, sur l’échelle de l’illustre capitaine cette édition se voudrait une violente tempête; le nez m’en dit tout autre avec des impressions d’une balade dans les bois habillé en lapin à la recherche d’œufs de chocolat noir. En bouche, l’agréable balade reste toute aussi frivole, voletant parmi la pierre douce, le chocolat et même le miel. C’est en finale qu’on sort de la forêt pour tomber dans le végétal un peu plus austère mais aussi plus traditionnel. Un marketing à mon avis pour le moins frauduleux… à moins que celui-ci ne soit destiné pour les nouveaux moussaillons; c’est toutefois ce qu’il y a dans la bouteille qui a le délicieux mot final.

Patrick 92%
Une belle fumée de tourbe maritime typique de Bowmore se dégage du verre. En s’approchant un peu du verre, on y découvre aussi des notes de fruits tropicaux et d’agrumes. En bouche, une vague de sel et de fumée tourbée. A la seconde gorgée, on y découvre aussi les notes d’agrumes et de fruits tropicaux. La finale s’étire sur une note fumée-salée durant de longues minutes, à notre plus grand plaisir. Tellement puissant, tellement frais! Définitivement un scotch « quatre-saisons » : la fumée de tourbe pour l’automne et l’hiver, les agrumes pour le printemps et l’été.

Martin 88%
Les ports sont des endroits où les bateaux sont à l’abri des tempêtes, mais exposés à la furie des douanes. Nez: Une légère tourbe fumée et iodée se camoufle derrière la douce vanille du fût de bourbon. Ce scotch cache bien son jeu pou un cask strength. Bouche: On commence sans surprise avec la dîte vanille du bourbon, pour ensuite de faire désarmer par la piqûre de son taux d’alcool. On reste avec de la boucane extrêmement tourbée en bouche. Blitzkrieg est un mot approprié. Finale: Moyennement longue avec un reste de fumée. Si c’était une chandelle parfumée on l’appellerait « Souvenirs de l’Islay ». Équilibre: En tout et partout, un whisky qui se vante beaucoup. Ne vous méprenez pas, c’est une excellente expression, c’est juste que les attentes étaient trop élevées.

Bowmore 10 ans Tempest Batch #4

55.1% alc./vol.
Issu d’un vieillissement en fûts de bourbon de premier remplissage, ce quatrième opus de Bowmore Tempest, est un small batch mis en bouteille au degré naturel qui nous mène sur des sentiers fumés et tourbés parse- més de genêts. Un Bowmore puissant et équilibré. Une petite merveille ! First Fill Bourbon Barrel, édition limitée.

André 86.5%
Comment un whisky à ce pourcentage d’alcool peut-il avoir un nez si apprivoisé ?! Nez de bonbon camphré et maritime, enrobé de vanille. Le nez est relativement effacé et je reste sur  »ma soif »… La bouche est plus forte, les saveurs maritimes plus présente, la tourbe s’esclaffera avec retenue dans un sourire d’orange et d’agrume, les amandes grillées et la vanille. Finale tourbée et fumée, citronnée, étrangement posée et domestiquée. Cette édition tranche abruptement des précédentes, une variante plus calme et tranquille. Une journée ensoleillée sur le Loch Indaal.

RV 85.5%
Une recrue sherpa au camp de base: du beau courage, une forme déjà hors du commun, mais pas d’expérience. Au nez du moins, la tourbe y est autant que le sel, mais le foin sec semble moins frais, comme si les champignons fleurissaient sous les éléments plus communs de la distillerie. En bouche l’alcool se veut assez fort et pousse fort la tourbe jaune, mais est assez unidimensionnelle. Par chance, la finale est beaucoup plus appétissante car les champignons ont laissé place au sucre vanillé. Pas un mauvais whisky pour tout standard qui se respecte, mais pour Bowmore un contre-performance; heureusement qu’il s’agit d’un batch qui se corrige plus facilement qu’une édition normale.

Patrick 82%
Nez : Menthol, agrumes, noix de coco, vanille, algues. Bizarre, sans être tout à fait rébarbatif. Bouche : Chêne, citron, vanille, clémentines et pamplemousse. Ensuite, poivre et pin, note maritime trèèèèès subtile. Finale : Chêne et touche de champignons. Balance : Dégusté après avoir goûté 4 anciens embouteillages de la distillerie, je m’avoue très déçu. Il s’agit d’un exercice intéressant, mais pour moi, Bowmore est synonyme du mariage des fûts de bourbon et de xérès. Pour fans finis seulement (ok, j’en suis un!).

Martin 86.5%
Arbore un joli coloris jaune doré un peu léger qui fait presque penser à un jus de pomme inoffensif. Nez: Un départ fougueux lourd de tourbe nous annonce sans grande subtilité son degré d’alcool. On se sent légèrement agressé par du poivre et un gros feu de la Saint-Jean-Baptiste. Par contre, une fois qu’on a passé par-dessus son petit côté Matricule 728, on se fait un plaisir d’y déceler vanille, citron et caramel écossais. Bouche: Offre une rondeur bien agréable en bouche, mais on doit se dépêcher de capter miel et vanille avant que la fumée de tourbe suivie du 55% d’alcool prennent toute la couverture. Cet équilibre nous nargue tout de même de façon ludique. Finale: Fisherman’s Friend à l’eucalyptus, cannelle, chêne, baies de genévrier et cassonade. Équilibre: Moins puissant et affirmé que la batch #3. Son grand frère est peut-être supérieur, mais ce quatrième opus demeure un grand Bowmore qui tient la route, surtout pour un maigre 75$.

Bowmore 10 ans Tempest Batch #5

55.9% alc./vol.

André 87%
On peut difficilement faire plus Bowmore au nez… Pastilles Fisherman’s Friend, notes coastal, le sel de mer, les agrumes, beaucoup de vanille, les oranges. La bouche est huileuse et franchement sexy en approche de bouche, puis un bon déferlement d’oranges, de nectarine, de sel de mer et de tourbe camphrée qui demeure d’une belle douceur malgré la force de l’alcool. En s’aérant, belles vagues d’amandes salées et de nectarines, caramel. Le tout remonte en finale et s’accentue avec quelques notes d’épices (clou de girofle, réglisse noire) pour ensuite redescendre en pentes douce vanillées, d’agrumes et d’orange fumées. Moins punché que les 3 premières éditions, mais représentatif et nuancé.

Patrick 90%
Une autre preuve qu’à la question « quelle est la meilleure distillerie au monde », Bowmore fait définitivement partie des plus sérieuses candidates. Un autre excellent whisky. Nez : Air salin et agrumes. Huileux, vanillé et fumé. Bouche : Très huileuse, salée et fumée. Puis, les agrumes, le caramel, le bois brûlé et quelques noix. Finale : Longue, savoureuse et marquée par le sel, la fumée et les épices.

Martin 89%
Beau coloris d’un ambre riche qui transcende sa futaille de bourbon. Nez: La familiarité de la distillerie nous saute au nez. La fumée laisse rapidement place à l’air salin et au citron, des arômes bien de Bowmore, et pourtant un vent de renouveau tente de s’installer sur vanille et mûres. Bouche: Texture soyeuse mais assumée, sur d’agréables notes d’iode, de vanille, d’agrumes et de miel, pour boucler le voyage sur un retour inattendu d’une tourbe qui s’était faite trop discrète jusqu’ici. Finale: Ici se présente un beau vent d’eucalyptus et de diachylon qui m’avait mis sur le cul quand j’ai goûté il y a des lustres à mon premier Bowmore 12. On s’étend ensuite tout en douceur sur un peu d’épices et de noix. Équilibre: Objectivement, un sacré bon whisky. Subjectivement, dû à la mémoire olfactive et à la nature humaine, cette expression me relance dans la nostalgie de mes débuts dans le monde du whisky, et juste ça, ça vaut un point de plus.

Kim 94%
Une tempête sur l’île d’Islay, c’est ce que nous promet le nez de ce whisky : sel marin des vagues qui viennent lécher le quai de Bowmore, fumée tourbée des cheminées du village, algues qui roulent sur la plage. En bouche on assiste à la tempête, mais de l’intérieur du pub. L’air salin et la fumée sont toujours présents, mais enrobés de la chaleur du bois et de caramel épicé. Les effluves typiques d’Islay, qui peuvent rebuter certains, se trouvent adoucies, créant un délicieux équilibre.

Bowmore 10 ans Tempest Batch #6

54.9% alc./vol.

André 93%
Blast d’oranges et de nectarines, de fruits tropicaux, une pincée de citron et de sel maritime discret. La tourbe est enrobée, présente mais pas du style mononcle qui monopolise la soirée. On peut ressentir les origines maritimes du whisky, le sel de mer et les agrumes, la tourbe un peu crasseuse, léger citronné un peu acide. Wow, superbe équilibre, typiquement Bowmore. Texture crémeuse en arrivée de bouche, pelletée de nectarines fraiches, hallucinant… ananas, vanille. En respirant, la noix de coco et l’ananas… agrumes, oranges. L’alcool est complètement absent du nez et de la bouche, très dangereux comme whisky. Finale salée-poivrée, tourbe mélangée d’agrumes et encore ces saveurs d’oranges & de nectarines, les ananas et la noix de coco salée. Rétro-olfaction de tourbe et de sel marin. Superbe, superbe, superbe!

Patrick 89%
Sans être un classique, ça demeure un très bon Bowmore, ce qui est donc largement au dessus de la moyenne. En fait, il est meilleur de gorgée en gorgée. Nez : Noix de coco, fruits tropicaux et évidemment tout ce que l’océan peut offrir comme saveurs. Bouche : Sel de mer, algues, fruits tropicaux dont la mandarine et les ananas. L’ensemble est frais et intense. Finale : D’une belle longueur et délicieuse, marquée par le sel.

Martin 91.5%
Nez: Sucre en poudre, citron, agrumes, vanille et fruits tropicaux, malt grillé. La tourbe y est bel et bien, mais fait preuve de discretion. Bouche: Incroyablement crémeux, tourbe, vanille, cacao, citron et autres agrumes. Crème fraiche, épices et sel marin. Finale: Chaude et réconfortante. Notes de bois, de tourbe herbeuse et cendreuse à la fois. Quelques fruits au sirop. Équilibre: Excellent Bowmore. Dommage qu’il ait fallu toutes ces éditions pour que cette série trouve son élan.