Balvenie TUN 1401 Batch #3 US Release

50.3% alc./vol.
Tonneaux #9919, 12541, 5239, 7043, 15327, 5829, 6302, 5182, 13137 & 13836. La distillerie du Speyside avait lancé la première édition de The Balvenie Tun 1401 en 2010, une réalisation signée par le maître de chais David Stewart. Celle-ci avait jusque là été réservée à la vente exclusive à la distillerie. Devant le succès rencontré David Stewart a décidé de créer une seconde et une troisième édition, The Balvenie Tun 1401, Batch 2 et 3. The Balvenie Tun 1401 Batch 3 Us Release est issu de 10 fûts d’une grande rareté puisqu’il s’agit de malts ayant vieilli dans des fûts de Sherry depuis 1970, 1971 et 1973 ainsi que dans des fûts de chênes américains ayant été distillés en 1967, 1971, 1972, 1974, 1975, 1978 et 1989. Tous ont été transférés dans un fût chiffré 1401 de 2000 litres pour un dernier séjour de 3 mois.

André 92.5%
Wow, Huge !!! Une variante améliorée, boostée au miel et au sherry et soulevée par un bon taux d’alcool. Tarte aux fruits, confiture de raisins, miel et énorme en saveur boisées. Feeling un peu cireux en bouche, polis, feeling « style cire à chaussure ». Cire d’abeille ? Incroyable balance des fruits et du miel-vanille avec accents d’agrumes. Texture explosive et finale tranquille sous ces mêmes éléments. Le taux d’alcool permet d’étirer la finale passablement longtemps. Ne sera pas le single malt le plus diversifié que vous goûterez mais la maitrise dans l’exécution et la succession des éléments est étonnant. Superbe!

RV 89.5%
Ma belle, je peux t’appeler Sweetie Pie? Beau nez profilé, un grand élan d’orange aux allures de certains Glenrothes, aggrémenté de crème anglaise et de sirop de table. Suite en bouche, rejoint par le caramel sous la crème brûlée, simple mais efficace, qui se poursuit pour une finale d’intensité surprenante et de longueur non-négligeable, empreinte d’extrait de vanille. Définitivement une soeur gustative des bons Glenrothes, cette petite cousine mérite tout au moins une note similaire à celles-ci.

Patrick 92%
Au nez, cireux, mielleux, avec un mélange de fruits rouges et d’agrumes plutôt original. En bouche, il picote la langue de façon agréable. Les agrumes prennent une place jamais vu dans un Balvenie, tout en laissant le premier rang aux notes sucrées du xérès. Le tout est marié avec brio par de belles notes de chêne qui s’expriment de plus en plus fort en approchant de la finale. Superbe complexité, superbe balance, commentaire général : wow!

Balvenie TUN 1509 Batch 2

50.3% alc./vol.

André 88%
Superbe expression Balvenie encore une fois. Nez typique, céréales au miel, gruau chaud aux pommes et au miel, vanille omniprésente, oranges et ensemble pas du tout marqué par l’alcool. J’adore Balvenie, cette souplesse en bouche et des saveurs réconfortantes, une douceur sécurisante. En bouche, fruits tropicaux, apport de cannelle, texture très crémeuse avec un kick de gingembre. Mais l’embrassade manque de passion… Agrumes nappés de miel. Dans l’ensemble, la bouche confirme le nez. Je ne sais pas pourquoi mais il manque un petit quelque chose au whisky, c’est subtil mais un manque de hook et de singularité peut-être. La finale est plus pointue, l’effet du bois de chêne est plus présent et se manifeste au travers d’épices soutenues et de céréales concassées au miel. À environ 500$ la bouteille, j’aurais souhaité un brin de singularité…

Balvenie TUN 1509 Batch 3

52.2% alc./vol.
Pour créer le Batch No. 3 du Tun 1509 The Balvenie, attendu de pied ferme par les connaisseurs et limité à seulement 8 850 bouteilles dans le monde, le maître de chais Master David C. Stewart (MBE) a fait appel à ses connaissances approfondies pour sélectionner minutieusement 31 des meilleurs fûts parmi les stocks de whisky prestigieux de la distillerie. Il a ainsi utilisé 12 fûts de xérès dont la distillation remonte à 1989 et 1992, 11 hogsheads en chêne américain dont la distillation remonte à 1989 et huit butts de second remplissage en chêne américain correspondant à une distillation de 1992 et 1993. Tous ont été transférés dans le seul conteneur de mariage, entreposé dans l’entrepôt Warehouse 24 avant mise en bouteilles. Il s’agit d’une interprétation très rare du processus de mariage qui permet de réunir les 31 fûts afin de créer une expression unique pour The Balvenie, supérieure à la somme de ses parts. Un lot de ce single malt rare est embouteillé chaque année et le Batch 1 du Tun 1509 The Balvenie a été lancé en 2014.

André 95.5%
Le savoir-faire de David Stewart est légendaire et cette édition est l’expression même du génie de cet icone du whisky Écossais. Le nez évoque une marche dans un entrepôt où vieillit le xérès, panier de fruits séchés, bâtons de cannelle frais, prunes, boisson gazeuse aux fraises, oranges ou mandarines, raisins secs, miel et vanille. WOW!!! Juste avec le nez on sait immédiatement que ce sera une expérience unique. Même l’onctuosité et la viscosité du liquide s’annonce dans ce nez plein et entier. La bouche est encore plus wow… Prunes, raisins séchés, oranges, xérès onctueux et licoreux, cannelle fraiche, notes de rhum brun, de caramel chauffé, vanille, miel tout juste récolté de la ruche. La rondeur de la bouche éclipse le taux d’alcool, sérieux quel tour de force, je suis bouche bée… Bouche gourmande, pulpeuse, hyper sexy. La finale est interminable, fruits séchés, cerises noires, prunes, oranges sanguines, cannelle et légère astringence épicée. Ce whisky est désarmant de part sa présentation juste, l’équilibre irréprochable, sa palette de saveur exquise. Encore une fois, je m’explique mal que les produits de cette distillerie ne soient pas reconnus à leur juste valeur. Faudra juste passer la caisse sans perdre connaissance…

Patrick 89%
Un très bon Balvenie, avec tout ce que j’aime de cette distillerie à la bonne place Toutefois, pour une raison qui m’échappe, je ne suis pas capable de tomber en amour avec ce whisky… Un peu à l’image d’une « date » trouvée sur Réseau Contact il y a plusieurs années, la fille était belle, grande, blonde aux yeux bleus avec une conversation passionnante mais… Elle me laissait froid. Allez savoir pourquoi! Nez : Appétissant parfum de xérès avec les notes d’oranges typiques de Balvenie et savoureuse touche de chocolat au lait. Bouche : Je retrouve ce que j’avais découvert au niveau du parfum, mais en plus, j’y trouve aussi quelques épices venant d’un fût de chêne. L’ensemble présente un beau mélange de sucre et d’épices, idéal pour ceux qui n’aiment pas vraiment les desserts! Finale : D’une belle longueur, marquée par l’orange et les notes boisées.

Bardinet Sir Edward’s Smoky Blend

40% alc./vol.

André 70%
Grains de céréales séchés et cosses d’oranges, sherry lointain et fruits tropicaux, miel, ensemble assez diffus. Lointaine fumée sucrée, très approchable mais sans beaucoup de complexité. Texture liquide et diluée, mélange de caramel, de fruits secs et de fruits tropicaux, miel, cerises éventées. L’alcool ne tarde pas à se pointer le bout du nez et précipite la finale dans une descente acérée, sèche et sans structure aux saveurs très éphémères. Dans les rinks ça doit être bon mais neat, on va repasser.

Patrick 83%
Un bon whisky agréable, genre pour essayer voir si on aime la tourbe sans se ruiner. Nez : Fumée et whisky de grain entrelacés, avec un peu de vanille. Bouche : De la fumée de tourbe D’une intensité moyenne, des épices boisées, de la vanille et un beau whisky de grain mariant le tout ensemble. La texture laisse toutefois un peu à désirer… Je serais curieux d’essayer le même whisky à un taux d’alcool plus élevé. Finale: D’une longueur moyenne, avec de la fumée et du whisky de grain.

Martin 76%
Nez: Légère fumée de tourbe, vanille douce, céréales et une touche de fruits secs. Bouche: Texture fade et légèrement sucrée, avec des notes de toffee, de miel et une pointe de fumée boisée. Finale: Courte à moyenne, avec un vent de céréales grillées et une subtile note fumée. Équilibre: Un blend simple et somewhat agréable, idéal pour ceux qui souhaitent découvrir les whiskys tourbés sans intensité excessive. Try before you buy.

Barr An Uisce 16 ans Irish Whiskey

46% alc./vol.
Maturation en First Fill Ex-Bourbon Barrel. Édition de 1803 bouteilles.

André 86%
Compote de bananes et zeste de citron au nez comme notes de tête. À l’aération, pommes vertes, vanille, céréales au miel. Une présentation qui inspire le calme. En bouche, poudre des emballages de gommes Bazooka, compote de bananes, abricots, sucre à glacer, pommes vertes, citron, miel. Très tropical comme saveurs et démontrant clairement l’utilisation des Ex-Bourbon casks. Côté texture c’est relativement rond malgré les épices de bonnes forces. Finale un peu courte pour ce whisky dessert bien agréable, qui se termine sur des notes de bois plus importantes et des épices soutenues.

Patrick 85%
Un très bon whisky de style boisé sans artifices. La brûlure de l’alcool me semble toutefois plus intense que 46%, mais sinon je ne trouve rien à y redire. Nez : Bonbons à la banane, zeste de citron, jus de pomme et miel. Intéressant. Bouche : Toujours les bonbons à la banane, mais aussi du chêne grillé, du sucre à glacer, des pommes vertes, des abricots, du zeste de citron et une goutte de miel. Finale : D’une belle longueur, boisée avec des fleurs et des fruits tropicaux.

Barrell Craft Spirits Armida Bourbon

56.14% alc./vol.
Tennessee whiskey affiné en Pears, Brandy, Rum & Sicilian Amaro Casks.

André 92%
Les bourbon ayant eu un finish ne sont pas nouveau dans le monde strict des whiskies américains, mais peu le font correctement. Woodford nous a pondu de superbes exemples mais la collection Barrel est définitivement au-dessus du lot. Nez intense mais brillamment balancé, bol de fruits rouges, framboises, cerises, prunes, pommes. La toile de fond est belle et sucrée; cassonade et sirop d’érable, bois toasté et caramélisé. En laissant le whisky s’épanouir, je dirais que les tonalités tirées du pears et du brandy casks deviennent rapidement les notes de tête. Celles-ci se marient agréablement bien sans dénaturer l’esprit du bourbon lui-même. La texture en bouche est stellaire, moelleuse et grasse, l’alcool pleinement intégré. Notes de sirop de poires, cerises marasquin, raisins, fruits rouges pataugeant dans l’alcool, cannelle, poivre et cassonade. Très challengeant à la dégustation. Les notes tanniques du bois marquent la finale, souple et langoureuse, parfumée de fruits rouges, pastilles Vicks aux cerises, pommes, poires, cannelle et caramel. Superbe expression, hors norme mais qui respecte aussi, dans un sens, la tradition.

Patrick 90%
Un whisky qui est tout sauf ennuyeux! Une superbe palette de saveurs mariées avec brio, avec juste assez d’originalité pour multiplier mon plaisir de dégustation. Nez : Le parfum est un vrai feu d’artifice de saveurs, avec des fruits des champs, des poires mûres, des herbes aromatiques, du sirop d’érable et une bonne dose de bois carbonisé. Bouche : Belle arrivée en bouche chaleureuse et sirupeuse, avec de la poire cuite, des cerises, du chêne carbonisé, des herbes aromatiques, de la cannelle, du poivre et du sucre brun. Finale : D’une très belle longueur, chaleureuse, boisée, épicée et herbeuse.

Barrell Craft Spirits Seagrass Rye

59.74% alc./vol.
Bourbon affiné en Martinique Rhum, Madeira & Apricot Brandy Barrels.

André 89%
Nez très étrange pour un rye, sur les fruits tropicaux et l’abricot, l’ananas et l’orange. Pour ajouter au déboussolement, la première gorgée nous amène complètement dans une autre direction; le rye à pleine gueule… tornade de cannelle et de poivre, abricots et poires, des cerises et une tonne de fruits rouges qui pourraient s’apparenter à un high rye bourbon. Le tout s’accompagne aussi d’une touche végétale et herbacée aux allures de menthol, de vanille et caramel bien en évidence. Aux gorgées subséquentes, un aspect cireux se développe en bouche. Finale sur le rye à plein régime; bonbons à la cannelle, menthe et herbe verte, cornichons poivrés. Expérience intense ce rye.

Patrick 93%
Cette évaluation a passée bien proche de ne pas voir le jour car j’ai trop aimé ce whisky: la bouteille s’est en effet vidée très vite, toujours une preuve fiable de la qualité d’un produit. Bon, fait aimer le rye et les whiskeys qui sortent un peu de sentiers battus, mais c’est tellement bon, j’en commanderais une caisse si c’était possible! Nez : Un parfum intriguant et envoûtant, débordant de saveurs de fruits tropicaux, d’épices, de fruits des champs, de chêne, de caramel, de vanille et, évidemment, de seigle. Bouche : L’arrivée en bouche présente un beau mélange de chaleur et de douceur. Porté par une belle texture, j’y retrouve des herbes, du sel, des épices, du chêne, des fruits des champs et tropicaux, du caramel… Extrêmement complexe et savoureux. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse et épicée.

Barrell Craft Spirits Seagrass Rye 16 ans

65.41% alc./vol.
Bourbon affiné en Martinique Rhum, Madeira & Apricot Brandy Barrels.

André 90%
Nez de bois flambé et caramélisé, de cannelle cireuse, céréales Honey Comb, chocolat noir et fond très léger de pickles et de menthol. Bouche remplie de cerises pulpeuses, de baking spices et de cannelle prononcée, de pommes caramel que l’on retrouve dans les fêtes foraines, de caramel chauffé livré sur une texture style édredon cireux caractéristique du rye. Finale de pelure de pommes, oranges et de cerises épicées et poivrées, cire de chandelle et cannelle relevée sur fond herbacé et verdâtre.

Patrick 89%
Un très bon whiskey, mais j’ai trouvé le produit « régulier » mieux balancé.  Celui-ci est un peu trop fort à mon goût. Mais ça demeure tout de même très au-dessus de la moyenne! Nez : Un beau parfum de seigle sucré et fruité, avec du caramel et une goutte de vanille. Bouche : Très intense, le 65.41% d’alcool est difficile à cacher! Bref, du seigle intense, des herbes, de la salade de fruits, des épices et du chêne brûlé. Ai-je dit intense? Finale: D’une belle longueur, boisée et épicée.

Basil Hayden’s

40% alc./vol.
Ce small batch bourbon (petite cuvée) de Jim Beam est âgé de 8 ans.

André 82%
Jus de fruits congelé McCain & raisins verts. Léger mentholé, camphre. L’ensemble est fort bien balancé. Une aventure sans anicroches mais aussi sans particularité et sans distinction. Qui ne risque rien n’a rien, mais des fois, à ne pas essayer on reste trop dans les normes. Ce n’est pas toujours une bonne chose.

Patrick 86%
Un dram parfait lorsque bu le matin, au chalet, sur le bord du lac! D’une belle complexité (être complètement à jeun aide beaucoup à la découvrir), bien équilibré, il ne saura toutefois pas satisfaire les amateurs de sensations fortes. Nez : Parfum de bourbon relativement léger et sucré, mais présentant tout de même une certaine complexité. Maïs, seigle subtil et chêne légèrement brûlé, le tout dans un enveloppe sucrée de mélasse. Bouche : Épices du seigle savamment équilibrées par le sucre du maïs et quelques copeaux de bois qui marinent dans leur jus pour notre plus grand plaisir. Finale : Pas trop longue, mais tout de même agréable, avec de belles notes de cassonade et de mélange fruité.

RV 80%
Cerise noir et caramel comme beaucoup d’autres bourbons. Fumée en début suivi d’une belle wave fruitée, mais finale un peu courte. La fille conservatrice qui sert de wingman à son amie blonde plantureuse : elle ne sort pas vraiment des rangs des bourbons, mais peu toutefois être agréable à côtoyer.

Kim 75%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Épices, carvi, betteraves, il me rappelle les bourbons, dans le temps où on avait accès à du bourbon… jadis… Bouche : Oh boy l’orgie d’épices, sucre de betterave. Ce n’est pas mauvais, mais c’est trop rough, manque de raffinement.

Basil Hayden’s 10 ans

40% alc./vol.

André 81%
Générique du début à la fin. Fruits rouges, réglisse, cerises, cannelle, cassonnade et une touche de bois brûlé. Fade en bouche, réglisse rouge, cerises, prunes, cannelle, anis, vanille, pomme caramel, aspect sireux mais qui ne donne pas aucune texture ou onctuosité. Bonne épices terreuses et poivrées apportées par le rye. Les gorgées supplémentaires confirment les notes de bois brûlé (charred). Finale épicée à la cannelle et au bois brûlé et poivré, qui surprend de par sa longueur.

Patrick 82%
Un whiskey simple et facile à boire. Trop dilué, et manque définitivement de relief. Enfin, je ne dois pas être le bon public cible. Nez : Du chêne, de la cassonade et quelques discrètes épices. Bouche : Du bois, des épices, du miel, de la vanille et de la cassonade. Finale : D’une longueur moyenne et subtilement épicée.

Martin 84%
Nez: Le simple bonheur du bourbon. Vanille, maïs et chêne. Épices et cassonade. Crème et caramel. Bouche: Texture un peu fade et aqueuse. Vanille, bois et caramel. Maïs et épices. Notes classiques du bourbon. Rien de bien spécial, mais ça reste bon. Finale: Courte et chaude, sur des pointes d’épices, de vanille et de chêne. Équilibre: Droit au but, aucun artifice, mais aussi sans surprise. Quand on a le goût d’un bourbon classique, ça fait plus que la job.