Throttle 2 Bottle Canadian Whisky

40% alc./vol.

André 73%
2016 a été une année prolifique en whisky Canadien insipides et au marketing poche et de bas étage et ce whisky ne fait pas exception. En parlant de bas étage, c’est probablement sur ces tablettes qu’il aboutira, ce qui est, avouons-le, une crisse de bonne affaire. Au départ, le nez est très flat et sans beaucoup d’attrait. On croirait avoir à faire avec un flavoured whisky, genre, mélange 9 portions d’eau du robinet et une portion d’eau d’érable. C’est sucré et dilué, vanillé et fortement influencé par les notes de sirop d’érable. On distingue quelques fruits sauvages en background, noyés dans l’océan de sucre pas subtil mais il faut être perspicace… quelques influences de rye peut-être, mais difficile de se défaire de l’avalanche de sucre qui fait office de barière olfactive et gustative. C’est aussi perspicace au nez et en bouche que peut l’être une crotte de chien pogné dans son poil de postérieur. Simonac… En bouche… bon, on ne peut pas dire qu’on est déçu car on s’attendais pas à mieux disons; texture nulle à chier, la dilution à son maximum, les saveurs mal définies qui se terminent par les saveurs de grains de céréales et l’alcool bon marché. La finale (grandement souhaitée) est malheureusement un peu trop longue, lot de céréales séchées et de sirop d’érable cheap. Bon, je suis heureux de vous montrer que ce n’est pas toujours un plaisir d’évaluer des whiskies… c’est à ça que sert ce site web… Beware, vous aurez été prévenus.

Martin 79%
Nez: Caramel et rye timide. Maïs et sucre blanc. Assez raide, voyons ce qu’il y a plus loin. Bouche: Fruits rouges, miel et bois. Plutôt sobre et classique. Touche de cannelle plus on le garde en bouche. Finale: Épicée et poivrée. Chêne, fruits et caramel. Pas bête, mais pas chavirant non plus. Équilibre: Un dram disons correct. Been there done that.

Thumb Butte Distillery Bloody Basin Bourbon

46% alc./vol.
Batch #68, Bottle #7. Mashbill composé de 74% maïs, 21% seigle et 4% orge maltée, maturation en American White Oak barrels avec affinage supplémentaire en Port Wine infused barrels.

La région de Bloody Basin fut le théâtre d’une violente escarmouche le 27 mars 1873. Des éclaireurs de l’armée suivirent un groupe d’Apaches jusqu’au sommet du Turret Peak. Ceux-ci avaient attaqué et tué trois fermiers blancs la veille. Les soldats attaquèrent à l’aube et prirent les Apaches à contre-pied. Entre 25 et 57 Indiens furent tués sans perte de vies humaines parmi les troupes de l’armée.

André 82%
Nez hyper doux et calme, loin des stéréotypes habituels du bourbon. Poires en conserve, framboises, cassonade, miel et abricot. La bouche est bien influencée par les grains de maïs enrobés de miel, de poires et d’abricots, d’oranges et de fruits séchés très lointains, le tout sur fond poivré et de bois au forts tannins. L’apport du port cask est bien discret. La texture manque de structure et de support gras aux éléments. La finale est sucrée et mielleuse, fruits à chair accompagnée d’une sensation de bois sec poivré de bonne intensité. Après 30 minutes à s’aérer, notes soutenues de cassonade, de purée de bananes et de pacanes.

Thumb Butte Distillery Crown King Single Malt

46% alc./vol.
Batch #6, Bottle #59. Produit avec de l’orge de l’Arizona provenant de la Valley Verde. Vieilli dans des barils ayant préalablement contenu le Bloody Basin Bourbon et affiné dans du bois ayant été utilisé pour faire vieillir du sherry.

André 77%
Encore une fois hyper singulier. Nez de bois sec toasted, d’un mélange de cassonade et de sirop d’érable, de poudre de fruits rouges séchés, oranges sanguines et de miel. La bouche est onctueuse, belle texture fluide avec passablement de corps, gorgée de sucre naturel. La jeunesse du whisky est évidente côté saveurs avec un côté verdâtre prédominent. Cassonade, mélange de bois vert et de bois toasted, miel d’acacia, petits fruits sauvages, oranges sanguines, caramel, sous fond artificiel. Finale boisée et tannique, beaucoup d’épices de bonne force parfumant du caramel.

Thumb Butte Distillery Rodeo Rye

46% alc./vol.

André 69%
Très singulier comme rye. Le nez est plutôt neutre et non représentatif du style. Nez vanillé et de bois toasted, cannelle éventée et cassonnade, oranges, Coke aux cerises. La bouche est plus soutenue, la cannelle plus apparente et s’accompagne de poivre également. Bonnes notes de caramel et de cerises dans leur jus à l’aspect chimique. La finale est industrielle et artificielle, fruits rouges, cannelle bizarre et métal rouillé.

Thumb Butte Skull Valley Arizona Bourbon Whiskey Small Batch 101 Proof

50.5% alc./vol.

André 88%
Bois légèrement brûlé, un peu organique dans l’approche, petits fruits rouges, petite touche végétale aussi au nez.après aération, notes de caramel. Belle sensation soyeuse en bouche, l’alcool est hyper discret. Des savoureuses notes sucrées se développent en bouche, s’alliant au caramel et au notes de céréales au miel, notes de sirop d’érable aussi. Finale moyenne en longueur, sucrée et céréalée, miel, cassonade.

Timorous Beastie 12 ans Cask Strength

54.4% alc./vol.
Timorous Beastie 12 ans CS est une édition limitée du célèbre blended malt, embouteillée à son degré naturel et soigneusement élaborée à partir de fûts sélectionnés de single malts des Highlands. Ce premier batch est embouteillé à 54.4% sans coloration ni filtration à froid. Vieilli en ex-fûts de Bourbon, Édition limitée de 3000 bouteilles.

André 86%
Noix cuites au four trempées dans le miel, poires nannpées de crème vanillée, céréales maltées, pommes vertes, caramel, chocolat noir et une touche citronnée. Bien que variées, les saveurs penchent beaucoup dans le même coin du spectre aromatique. L’atout majeur de ce whisky c’est sa texture en bouche, de très haute qualité, hyper huileuse et qui nappe la bouche en préservant de la morsure d’alcool. En bouche, j’ai maintenant des notes d’herbe séché qui s’ajoutent aux saveurs de miel, d’oranges, poires, de vanille, caramel et de citron. Une fois la barrière huileuse transpercée par l’alcool, celle-ci picotte un peu partout en bouche et s’accompagne d’épices et de poivre. Finale poivrée, acérée et alcoolisée, herbe séchées et citron.

Patrick 87%
Un très bon whisky, mais étant fan du Timourous régulier, je m’attendais à beaucoup plus. Enfin, j’aime quand même, surtout si je considère la vitesse à laquelle la bouteille se vide. Nez : Orge et épices, avec une touche de sucre rappelant des guimauves et une petite pointe fruitée des plus subtiles. Bouche : Sucre d’orge accompagné d’une tonne d’épices, de miel, de noix et de fruits mûrs et subtils. L’ensemble, quoique complexe, est dominé par les épices du bois. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le sucre et les épices.

Martin 86%
Nez: Malt grillé, miel et amandes. J’aurais pu aussi dire Cheerios au miel et aux noix. Pommes, caramel et vanille. Plus de fleurs que de fruits, ce qui m’étonne un peu quand je pense au Beastie original. Quand même solide. Bouche: Caramel et confiture de framboise. Miel et poivre rose. Raisins juteux et bois de chêne. Pelure d’orange et cacao. Petit cuir fumé nous rappelant à qui on a affaire. Finale: Bien qu’on sache que c’est un embouteillage cask strength, la morsure d’alcool se fait plus timide qu’anticipé. Belles vagues de raisin, de bois et de poivre. Orange et chocolat au lait. Équilibre: Je ne serais pas prêt à dire que cette version brute dépasse vraiment l’expérience de la version à 46.8%, mais on ne peut pas vraiment chialer, une mention d’âge et quelques degrés d’alcool de plus. Je ne refuse pas un verre de la sorte.

Tobermory 10 ans (ancien embouteillage)

40% alc./vol.
La distillerie a produit au cours de son histoire des single malts sous deux étiquettes, selon une logique parfois difficile à appréhender : Tobermory et Ledaig. Aujourd’hui, elle embouteille sous l’étiquette Tobermory un single malt vieilli au moins 10 ans, floral et épicé. Elle produit également un autre single malt sous le label Ledaig, l’ancien nom du village et que l’établissement a également porté, qui se décline en plusieurs versions selon le vieillissement (15 ou 20 ans) et le type de fûts dans lequel il a été vieilli. Celui-là est plus tourbeux car à base de malt provenant de Port Ellen sur d’Islay.

André 87%
Cask finishes, fruits macérés, cerises. Belle balance en bouche, sans brusquerie, les cerises bien présentes, style Aberlour. Fruits sucrés, céréales Oat Puff saupoudrées de sucre. Finale un peu trop courte et sans surprise sauf le retour débridé sur les fruits. Voici une belle surprise de cette distillerie bien cachée à l’ombre de l’omniprésente Islay.Insipide, trop de sherry. Soft mint peut être.

RV 84%
Changement de géographie et remous des plaques tectoniques. Cerise, sherry, tire, caramel sucré; ça sent le Something Cask. En bouche, déjà-vu… Dalmore Cigar Malt? Malgré un manque d’intensité, la finale est longue et n’excite pas, sans ennuyer. Le tout est bien ficelé dans un paquet agréablement emballé, mais ne portant réellement le sceau de la poste d’une île de l’Écosse pas très loin des Jura et Islay. Est-ce que l’île de Mull serait davantage une petite péninsule du Speyside?

Patrick 87%
Une explosion de fruits, de caramel, agrumes et une touche florale. En bouche, les fruits et les agrumes s’affirment avec autorité, complétés par l’orge sucrée. La finale, légère, est tout de même agréable. Une richesse de saveurs surprenante, très bien équilibré. En retrouvant cette bouteille (qui amassait la poussière au fond de la Whisky Room), j’ai été agréablement surpris.

Tobermory 10 ans (nouvel embouteillage)

46.3% alc./vol.
La distillerie Mull a été créée en 1795 par John Sinclair, un prospère négociant en vrac qui disposait de la flottille nécessaire pour amener l’orge et le charbon nécessaires au fonctionnement de la distillerie. L’éloignement de l’île, de la distillerie au nord de Mull, ne facilite pas la vie de la distillerie. Au XIXe et au XXe siècle, elle connait des années de fermeture. Tel le phénix, elle reviendra toujours à la vie, et les feux de ses alambics au très haut col seront toujours rallumés. Deux visages, car Tobermory s’est aussi appelée Ledaig. Aujourd’hui, les choses sont claires : Ledaig est réservée aux whiskies tourbés (élaborés avec des malts en provenance de Port Ellen) et Tobermory aux malts non tourbés, caractérisés par leur finesse et leur élégance. Tobermory offre de riches et puissantes sensations aromatiques. Dans la continuité de ce qu’elle avait entrepris pour Deanston, la socièté Burn Stewart a décidé d’embouteiller tous ses single malts à 46.3° sans pratiquer de filtration à froid.

André 81%
Nez de noisettes fraiches, un peu terreux, à la limite agricole, une « tourbe » (axées plus sur le côté terreux que la tourbe habituelle) calme et maritime, saupoudrée de sel et ponctué de notes citriques. Fond de toffee ou de caramel surchauffé. Ce n’est pas le style de nez qui m’interpelle, ce côté agricole me rebute un peu. En bouche, la texture est soyeuse et agréable, la non-filtration a définitivement eu de l’effet sur l’ensemble, et l’alcool picotera le dessus de la langue. Les notes de tourbe agricole refont surface (cela me rappelle encore une fois la tourbe des Armorik que je déteste) . La terre est bien là et s’accompagne des noix du nez. La finale poussera quelques soupirs de menthol et s’accompagnent d’accents maritimes, d’agrume et de citron.

Patrick 86%
Nez : Herbe et chêne. Feuilles et orge. Bouche : Herbe et sel. Orge et chêne ensuite. Pointe d’épices. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les céréales et la fumée.

Martin 85%
Le contenu du verre porte fortement vers le blanc et peut ainsi presque nous leurrer en nous faisant croire que c’est un vinho verde. Nez: On entame la danse en grand avec une influence prépondérante de tourbe iodée et de pneu neuf, enrobant une douce vague d’agrumes qui pointe doucement à l’horizon. Bouche: La tourbe sucrée virevolte en bouche et passe du beurre fondu à la fumée, sans oublier quelques arrêts pour laisser monter les pommes et la crème anglaise. Finale: Le caoutchouc tourbé revient rapidement sur une vague douce et sucrée via rétro-olfaction. Équilibre: Un scotch très affirmé qui, pour une expression de base, reste un solide malt de l’Île de Mull.

Tobermory 12 ans 2007 Port Finish

58.6% alc./vol.
Édition limitée de 3101 bouteilles. Distillé et rempli dans des Hogshead cask en Octobre 2007 pendant 8 ans, avant d’être transféré dans des Port Pipes casks en Juin 2016 pour 4 années supplémentaires.

André 89%
Singularité, au nez c’est unique. Avalanche de fruits secs et de vieilles oranges sanguines, dattes, caramel et chocolat, shortcake aux fraises, pâte de raisins séchés, fond sucré. Wow, texture exquise, huileuse et grasse. Pâte de fruits et raisins secs, chocolat à saveur de sel de mer, abricots, chocolat amer, beaucoup d’épices, background terreux qui rappelle le vieux chai humide, oranges, savate fraiche. Longue finale épicée et salée, caramel cramé, sel de mer, terre humide.

Patrick 79%
Un peu rough pour un whisky de 12 ans… En fait, à l’aveugle, je lui aurais donné la moitié de son âge. Nez: Oh les beaux arômes! Du chocolat dans lequel on a fait tremper des fruits des champs, du malt, des noix. L’ensemble est sucré et alléchant. Bouche: L’arrivée en bouche me donne l’impression d’un whisky beaucoup plus jeune… J’y retrouve des fruits mûrs très intenses, du malt, du chêne sec et épicé et une bonne dose d’alcool brut. Finale: D’une belle longueur et plutôt épicée. S’étire malheureusement longuement sur des notes d’alcool cheap.

Tobermory 12 ans Bourbon Matured – Edition 2019

46.3% alc./vol.
Cette edition célèbre la réouverture de la distillerie après une période de rénovation de 2 ans.
Maturation en American Oak Casks.

André 89%
Poires et pêches, ananas, nappées de crème à la vanille, céréales séchées trempées dans le miel et saupoudrées de cannelle, aspect finement terreux, oranges. La bouche présente un mélange étrange, mélange de saveurs maritimes et terrestre; sel de mer, terre mouillée, agrumes, oranges, citrons. On a encore ces saveurs qui rappellent aussi les céréales séchées nappés de crème Chantilly, les pommes vertes. Finale sur les céréales épicées de longueur notoire. Un bel héritage laissé par Kisty Macallun en cette journée d’annonce officielle de son départ du groupe Distell.

Patrick 89%
Un très bon whisky, riche et complexe. Une belle surprise que ce nouveau Tobermory! Nez : Oh que ça sent bon! Oh que c’est complexe! Des fruits, des fleurs, des céréales, du sucre, de la vanille et de subtiles épices. Bouche : Les arômes du parfum sont bien représentés en bouche, avec la différence que les épices sont plus présentes. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Martin 89%
Nez: Pommes et poires, vanille, malt grillé et crème fraîche. Miel, épices et agrumes. Beau combo. Bouche: Sel marin et fruits tropicaux, ananas, pêches, pruneaux et oranges. Retour de la crème anglaise et des céréales maltées. Finale: Assez soutenue, épicée et boisée. Équilibre: Une belle métamorphose que de passer du 10 ans au 12 ans. Comme passer d’un Doctor Who à un autre, à quelques exceptions près 😉