Lohin McKinnon Craft Distilled Single Malt Whisky

43% alc./vol.
Single Malt de la Colombie-Britannique

André 83%
Nez très souple; poires saupoudrées de cannelle, vanille, céréales, oranges, miel, bon taux de sucre. Bonne texture en bouche, goulue et ample, beaucoup de sucre au départ, puis notes de muffin aux poires et amandes, oranges et céréales. Quelque chose qui rappelle aussi le virgin oak avec la vanille onctueuse bien enrobant. Je ne sais pas pourquoi mais ce whisky, sans être celui qui vous fera faire des wow est vraiment très agréable. Finale douce sur les fruits à chair, gomme Dentyne mentholée, herbe verte, cannelle, céréales au miel et poires. Belle exécution et rendu agréable. Breakfast whisky.

Patrick 85%
Une belle surprise que ce whisky! Il présente une belle intensité de saveurs qui sont admirablement bien mariées pour un whisky relativement jeune. Nez : Sucré fruité et céréales mouillées. Bouche : Un avalanche de céréales mouillées, fruitées et sucrées. Avec une bonne dose de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, boisée et légèrement sucrée.

Martin 79%
Nez: Alcool, orge, sucre, poche, épices et miel. Fruits rouges avec une touche de menthe. Bouche: Épices, chêne, miel, vanille et seigle. Un peu minéral. Finale: Forte et fade à la fois. Ne reste à la fin qu’une impression de minéralité et d’alcool blanc. Équilibre: Assez expérimental, on a le feeling micro-distillerie. Un bel effort, mais faut pas lâcher.

Lohin McKinnon Wine Barrel Finished Single Malt

43% alc./vol.
Maturation initiale en Ex-Bourbon barrels et affinage de 6 mois en fûts de vin rouge de la péninsule du Niagara.

André 73%
Intéressant comme nez. Mélange de raisins secs, prunes et de petits fruits sauvages, avec un amalgame de cannelle et de caramel-sirop d’érable effacé en background qui s’accompagne d’odeur de cuivre poncé. On perçoit rapidement la jeunesse du whisky. La texture en bouche est diluée et un peu fade. Vanille, chocolat au lait, fruits séchés, raisins roulés dans le poivre, sirop d’érable, cerises noires, planchette à cointrer en cèdre rouge. Finale très poivrée, épicée et teintée de notes de bois de cèdre rouge, débalancée.

Martin 81.5%
Nez: Un peu vineux, bois, céréale difficile à cerner, définitivement artisanal. Radis et betteraves. Bouche: Miel et orge sucrée, épices et bois, mais rapidement étouffé par de la mélasse et des légumes-racine. Herbe et foin. Finale: Les mêmes notes continuent ici, avec une touche bizarre de cola. Équilibre: Encore un très bel effort, mais qui mérite d’être plus développé ou vieilli.

Lombard Old Masters Freemason Blended Scotch Whisky

40% alc./vol.

André 75%
Nez de céréales maltées nappées de miel et d’agrumes, toffee & caramel. Dans le style, disons que l’on joue la carte de sécurité. Bouche; Épices, chêne séché, vanille, caramel, céréales au miel, agrumes, oranges. J’ai juste l’impression de prendre un whisky pour prendre un whisky, vous savez, quand vous tentez de trouver un sens à quelque chose, bien là, c’est un peu la même impression, on a voulu arriver à quoi en mettant un whisky tel que celui-ci sur le marché? La finale est alcoolisée, sèche et épicée, saveurs de noix et de céréales séchées.

Patrick 79%
Le scotch le plus ordinaire que j’aie jamais goûté. La définition même d’ordinaire. Une complexité minimale, une balance minimale et une note minimale. Nez : Parfum léger de scotch. Genre, orge, agrumes, pis pas grand-chose à part ça. Bouche : Orge, épices du chêne, sucre brun, biscuits, agrumes et kiwi. Finale : Épices et sucre brun. D’une belle longueur.

Lombard Speyside 8 ans

43% alc./vol.

André 80%
Fruits et herbes. Branche de céleri. Un flatliner en bouche avec peu d’évolution. Un bon début de soirée pour se faire la bouche avant quelque chose de plus sophistiqué.

RV 80%
Vineux et vinaigre. Rognures d’aiguisage de crayon de plomb et chêne puissant. Arrière-goût de pommes. Peu de développement et finale de feuilles de printemps (qui ont passé l’hiver). Sans distinction, un whisky qui ne se contente que d’être pas mauvais.

Patrick 81%
Léger et frais. Agrumes. Coriandre? Très estival. Léger miel amer, touche de chêne, vanille. Whisky sans faute, mais pas de quoi non plus écrire à sa mère.

Lombard Teaninich 12 ans

40% alc./vol.
Teaninich fut fondée en 1817. La majeure partie de la production sert au blend Johnny Walker Red Label. Il n’y a d’ailleurs pas d’embouteillages officiels de cette distillerie. Elle compte aujourd’hui 6 alambics, mais en avril 2013, Diageo a annoncé que 16 nouveaux alambics y seraient installés. Cette nouvelle installation portera toutefois un nom différent et produira un whisky distinct.

André 76%
Oranges, fruité épuré, un brin floral et sucré. Texture plate en bouche, surtout à l’arrivée puis par la suite, biscuits sablés saupoudrés de sucre, vanille, un peu de sel. Finale courte principalement axée sur le sucre et la vanille. Ennuyant et sans challenge.

RV 80%
Après une rapide accélération, on se perd entre les distilleries et on arrive un peu nulle part. Un single malt simple mais efficace au nez, qui sort du soporifique trio malt-grain-fleur du Speyside anonyme, avec malgré tout une pointe de Dalwhinnie et d’Aberlour. Arrivée assez forte mais un peu vide de goût, on revient dans le malt beaucoup plus standard jusqu’à la finale de feuilles séchées. Bien, mais bien trop ordinaire.

Patrick 85%
Nez marqué d’un intriguant mélange de tourbe et de pelures d’oranges. En bouche en retrouve un malt très floral, avec un fond d’agrumes et une pointe de tourbe, le tout mélangé à des biscuits sablés. La finale, marquée par la pointe de fumée tourbée, est malheureusement un peu courte (je ne comprends pas les embouteilleurs qui embouteillent leur whiskys à 40%), lui fait perdre quelques points. Enfin, un dram qui offre tout de même une belle personnalité et suffisamment d’originalité pour lui faire gagner quelques points.

Lonach Caperdonich 37 ans 1969

40.6% alc./vol.
Distilled 1969, Bottled 2007

André 89%
Herbe verte mouillée coupée, citron, oranges, miel et vanille, poires, pêches, ananas. En bouche, on fait honneur au bourbon cask mais la texture est un peu trop fluide et diluée (même si l’on parle ici de cask strength…); citron, oranges, herbe verte et chlorophylle, poires, miel. J’adore cet amalgame de saveurs que nuance les tonalités verdâtres. Quelques notes de poivres broyé en finale, malheureusement un peu courte en bouche.

London Square 12 ans Series 1

40% alc./vol.
Rendant hommage à l’historique Soho Square de Londres, ce blended whisky est issu d’un assemblage méticuleux de whiskies de malt et de grain, vieilli douze ans en fûts de bourbon. Batch 18.

André 73%
Comme l’écrivais Patrick, de la menthe dans un whisky, ce n’est pas super. Menthe verte, oranger en fleur, grains de céréales séchés sur fond herbacé. Pas fan du tout… La bouche est très mielleuse, grosses notes de grains séchés, un peu de zeste d’orange, citron, vieilles cerises, vanille. Côté texture, c’est plutôt mince et diaphane. Finale sur le sirop simple, quelques fruits et un retour sur la menthe et le côté herbacé. Je peux comprendre que ce whisky trouve sa place sur les tablettes d’un mixologue mais aucunement sur celles d’un amateur minimalement sérieux.

Patrick 77%
Je ne suis pas amateur de la menthe dans mon whisky, alors je peux dire sans hésiter que celui-ci n’est pas dans ma palette. Son seul mérite est son joli packaging. Nez : Parfum assez frais avec des notes d’agrumes, de chêne sec et de menthe. Bouche : La menthe est plus présente ici, camouflant presque une petite touche de fumée. J’y retrouve aussi un peu de chêne séché et des agrumes. La texture en bouche est plutôt mince, soulignant la grande dilution de ce whisky. Finale : Un peu courte, marquée par la menthe.

Lonehand Tennessee Sour Mash Whiskey

40% alc./vol.
Vieilli au moins 12 mois

André 71%
Grains de céréales bien en évidence, beaucoup de poivre aussi et de petits fruits sauvages, on perçoit énormément le bois neuf avec un fond d’arômes qui me font penser au Deanston Virgin Oak, bois brûlé, caramel. Très doux en bouche, notes de réglisse rouge et noire, cerises marasquin, poivre, rye et fruits rouges séchés couronné de bois de charcoal et de cannelle poivrée. L’effet de la filtration est vraiment perceptible avec la texture veloutée. Finale sur la cannelle et le poivre, plus pointue que la bouche en général.

Patrick 77%
Un whiskey plutôt jeune et sans grand attrait. Ouf, vraiment aucun intérêt ici. Nez : Du maïs, du new make, des petits fruits et du sucre… Bouche : Du new make, du maïs et du bois brûlé. Finale : Plutôt courte, marquée par le new make.

Martin 71%
Nez: Caramel artificiel, maïs sucré et une pointe d’alcool brut, avec un soupçon de vanille trop discret. Bouche: Fluide et mince, dominée par le sucre simple, un peu de bois sec et des notes de céréales très ordinaires. Finale: Courte, un peu rêche, non très rêche en fin de compte, laissant une impression de bois trop marqué d’alcool. Équilibre: Un whiskey très limité, sans relief, convenant encore une fois davantage à la mixologie ou à l’évier qu’à la dégustation sérieuse.

Longmorn – The Distiller’s Choice

40% alc./vol.
Vieillissement en trois types de fûts : barriques traditionnelles, chêne américain et fûts de sherry Oloroso. Fondée en 1894 par John Duff, Longmorn est un whisky écossais du Speyside à la profondeur et à l’intensité unique. La distillerie est notamment connue pour ses larges alambics lisses, qui permettent un niveau de remplissage inférieur, augmentant ainsi le contact avec le cuivre lors de la distillation. Ce procédé est connu par les distillateurs comme le « kiss of the copper » (littéralement le « baiser du cuivre »), récolte ainsi les bienfaits de l’eau de source locale.

André 79.5%
Tsé quand quelqu’un prend une fucking débarque en vélo… Bien, c’est l’impression que cela donne en comparant cette édition d’avec les anciennes parutions de 15 ans et 16 ans d’âge. Au nez ; Pomme poire, sucre, raisins verts, caramel & toffee, herbe verte. Nez entre l’ancien Longmorn et certaines éditions Glenlivet. En bouche, la pomme verte, sensation presque poudreuse, texture pauvre et diluée, confiture d’oranges, les céréales maltées, la pomme poire, puis mélange bizarre de poivre et d’épices naviguant dans des eaux de caramel Écossais et de toffee. Finale poivrée et de gingembre, un peu sèche et astringente, à la limite presque résineux de bois de chêne. À lire cette évaluation vous vous direz « ça a l’air bon! » mais ne vous méprenez pas, la peinture de la meilleure qualité ne donnera pas une finition de belle qualité si le mur sur lequel elle sera apposée n’a pas été plastré correctement. C’est le problème ici, de superbes saveurs mais une toile de fond sans structure et une texture diluée. Difficile de faire passer ça aux amateurs de la distillerie.

Patrick 80%
Un bon whisky d’entrée de gamme. Quelqu’un devrait mentionner aux gens de Longmorn qu’un whisky de cette qualité devrait toutefois être vendu au moins 50% moins cher. Nez : Un peu de chêne et de caramel, ainsi qu’une touche de fruits mûrs. Manque de relief. Bouche : Xérès chaleureux, caramel, bois brûlé… L’ensemble est sucré et épicé. Finale : Courte mais pas mauvaise.

Longmorn 15 ans

45% alc./vol.
Construite en 1894 par John Duff, la distillerie Longmorn accueillit dans ses locaux un stagiaire de marque en 1919 : Matasaka Taketsuru y séjourna en effet une dizaine de jours afin de connaître l’art de la distillation tel qu’on le pratiquait dans le Speyside ; il en fit bon usage puisque de retour au Japon, il fut le fondateur du groupe Nikka. Modernisée à nouveau en 1993, elle abandonna la chauffe traditionnelle au charbon au profit du procédé de chauffe indirect des alambics à la vapeur. Dommage que cette distillerie ne puisse se visiter car elle possède quelques éléments remarquables : ses propres aires de maltage bien que celles-ci ne soient plus utilisées à l’heure actuelle, une machine à vapeur qui fournissait une partie de l’énergie dont Longmorn avait besoin ainsi qu’une magnifique roue à aubes tombée en désuétude.

La majeure partie de la production de la distillerie est maintenant destinée aux blended whiskies tel que Something Special et Queen Anna.

André 87%
Très intéressant en bouche, gras & enrobant. Cette caractéristique disparait à mesure qu’on le laisses respirer. Au nez: pruneaux, plus prononcé sur le 15 que le 16. L’arrivée en bouche du 15 ans est plus intéressante. Finale et retro superbe, chocolat et douce fumée.

Patrick 84%
Orge délicieuse, légèrement fumée et épicée. Le 15 ans goûtes plus la fumée que le 16 ans. Léger fruits et cacao, suivi de légère fumée et poivre. Un peu de sel en finale qui est sèche.

Martin 89%
Nez: Pruneaux, dattes, raisins, caramel et pâte de fruits. Un sherry cask en bonne et due forme. Bouche: Texture grasse et généreuse. Bois, épices, raisins juteux, prunes, orange et cacao. L’alcool nous court légèrement après, mais sans être trop insistant. Finale: Belle déscente, chaude et longue, sur les notes classiques exprimées précédemment. Équilibre: Plus qu’honnête, un whisky qui n’a pas à avoir peur de s’assumer. Le prix des embouteillages de cette distillerie peuvent être un tantinet élevés, mais des fois il faut ne pas avoir peur de se gâter un peu.

RV 89%
Prunes, poivre et une finale fumée. Une superbe bouteille franche et authentique qui est plus à l’aise dans les chalets chaleureux au bars feutrés. Dans mon top 10.