Jack Daniel’s 150th Anniversary – 50%

50% alc./vol.
Pour célébrer le 150e anniversaire de l’enregistrement de la distillerie Jack Daniel’s, le Master Distiller a créé un liquide unique et exclusif, alliant les techniques traditionnelles d’élaboration du whiskey au savoir-faire moderne et artisanal de la distillerie. Fidèle à la recette historique, le grain utilisé pour ce whiskey est le même que celui utilisé pour Jack Daniel’s Old No 7. Filtré goutte à goutte, à travers une couche de trois mètres de charbon de bois d’érable avant d’être mis en fûts de chêne neuf américain, ce liquide est un authentique Tennessee Whiskey. Pour l’occasion, les tonneliers de la distillerie ont revisité le toastage de fût tel qu’il était réalisé en 1866 : un toastage lent afin d’extraire toute la richesse des saveurs et des arômes du bois. Une fois remplis, les fûts ont été placés sur le « perchoir des anges » de l’un des plus anciens entrepôts situé à Coy Hill. Prisé pour son emplacement idéal, on y fait vieillir des fûts de Jack Daniel’s depuis des générations. L’altitude et l’exposition au soleil créent un climat parfait pour une interaction maximale entre le whiskey et le bois.

André 86.5%
Nez fruité, très typique des saveurs traditionnelles de JD et de bourbons également ; les petits fruits rouges sauvages, les oranges, nectarines dans leur jus, guimauves brûlés, charcoal et planches de chêne brûlées. Le taux d’alcool augmente l’intensité des saveurs. Superbe texture moelleuse et agréable. Finale épicée, portée sur le bois de charcoal, fruits rouges sur les stéroïdes, écorce de pommes rouges, beaucoup d’oranges et de nectarines dans du Jello. Un whisky de qualité indiscutable, à la trame distincte et saveurs intéressantes. En fait les distilleries comme Jack Daniels, Bowmore, Highland Park étant dans une classe à part se doivent d’être pratiquement comparées entre elles (les éditions d’une même distillerie je veux dire…). En ce sens, apprécies le taux d’alcool de 50% de cette édition à 150$ versus l’édition Sinatra à 45% et 300$, mais de vendre cette édition ‘’limitée’’ ne justifies en rien sa valeur versus les éditions Single Barrel à 55$ qui demeurent selon moi un meilleur achat global. Mais bon, si vous êtes fans…

Martin 87%
Nez : une fois une légère vague d’alcool passée, un caractère familier de JD nous revient au nez. Vanille, maïs, fumée et chêne sont des classiques au rendez-vous, avec de belles épices mises en valeur par le taux d’alcool. Bouche : beaucoup plus doux que ce à quoi je m’attendais. On reste principalement dans le charbon et le maïs. Vanille et épices emboîtent le pas pour nous emmener vers la finale. Cuir et bois chapeautent le tout. Finale : on reste sur le bois et la fumée, bien enrobés dans un sirop de fruits rouges inhabituel pour la distillerie. Équilibre : une belle surprise pour un Jack. Si le prix n’est pas trop prohibitif, ça peut être une sacrée belle addition à votre collection de Tennessee Whiskey.

Jack Daniel’s Barrel Strength Cask Sample

61.5% alc./vol.

André 89%
Bon, enfin, JD vient aussi de redonner quelque chose à la hauteur des attentes de ses hardcore fans de whiskies plus punchés. Les moumounnes avaient eu leur JD Honey et le Fire (aromatisé à la cannelle). Cette nouvelle édition Barrel Strength livrée à des taux variant entre 60 et 65% d’alcool vient palier à l’idée saugrenue d’embouteiller des single barrel à 47% d’alcool… Une belle addition au portfolio de la distillerie qui sera bientôt disponible sur le marché Nord-Américain. Alors un gros merci à John Breckon pour l’échantillon (fort recherché). Nez très doux, l’alcool relégué en arrière-plan. Au nez, les céréales de maïs domptent le taux d’alcool avec brio, le nez est sucré à souhait, on ressent aussi passablement le charred du fût de chêne, les fruits rouges, la réglisse et la pomme rouge. En bouche, je suis étonné car je m’attendais à un uppercut d’alcool en pleine gueule mais le whisky est tout de même passablement doux même si il affiche en première son taux d’alcool relativement haut. La douceur des céréales est évidente mais on dirait que le taux d’alcool fait aussi ressortir les épices du rye. Les saveurs en bouche sont typiques du style, les fruits rouges, la pomme, la réglisse, un taux de sucre enviable. La finale est hyper longue, fruitée et très punchée en alcool. Belle addition au portfolio, à défaut de faire preuve d’originalité, on a compensé par le taux d’alcool et des versions single cask. Entre la version à 47% et celle-ci je demeure ambivalent.

Patrick 94%
L’un des meilleurs whiskys que j’aie jamais goûté, toutes catégories confondues. Et, oui, un embouteillage de la part de Jack Daniel’s, les septiques seront confondus! Nez : OMG! Sérieux? Jack Daniel’s? Mais quel parfum sublime! Des sucres mirobolants, des cerises noires jouissives, des herbes intrigantes, une touche de mélasse brûlée et une note d’hickory. Bouche : L’expérience est incroyable, avec de belles saveurs épicées et boisées au premier plan. Plus sec qu’on s’y attendait, avec toujours des notes sucrées, huileuses et de cerises noires, mais aussi avec infiniment plus de subtilité que ce que le nez laissait présager. Finale : Longue et savoureuse, avec des épices et du bois brûlé.

Jack Daniel’s Bonded

50% alc./vol.
Mashbill composé de 80% de maïs, 12% orge maltée et de 8% de seigle.

André 86%
Trait d’union entre l’édition régulière et les single barrels? Nez parsemé d’oranges nappées de caramel fondu, cerises marasquin, pointe de bois brûlé et de bananes flambées, bois mouillé, cassonade et anis. La bouche est franchs et souple à la fois, l’alcool bien ressenti. Sirop d’érable, réglisse, avalanche de cerises. La touche de bois brûlé parvient aussi à se manifester en bouche. Le caramel et la cannelle servent de toile de fond à cet amalgame de saveurs typiques dans l’ensemble. Petite touche astringente en finale de bouche, qui offre des tonalités de cerises et de réglisse rouge. Le bois brûlé se marie aux notes de caramel et de cassonade. Peut-être pas à la hauteur de certains single barrels de la distillerie mais supérieur à l’édition régulière, mais pour les fois que Jack Daniel’s lancent de nouveaux opus, personne ne vas se plaindre…

Patrick 90%
Aucunement original, et c’est tant mieux! J’y retrouve tout ce que j’aime du Jack, mais en mieux !! Contrairement à ce que un rapporte le Whisky Magazine, je n’irais pas jusqu’à dire que c’est le meilleur whisky de l’année, mais il m’a définitivement mis un sourire au visage et il va devenir mon Jack de tous les jours. Nez: Le parfum habituel du Jack, mais plus intense et raffiné. Bref, caramel, bois brûlé et délicieuses épices. Rudement alléchant! Bouche: Miam miam! Le caramel vient habilement adoucir l’intensité des épices, et sont balancées avec brio par de succulentes notes de chêne brûlé. Le tout est porté par une délicieuse texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Martin 87%
Nez: Caramel épais, banane mûre, vanille, chêne toasté. Bouche: Texture bien riche et huileuse pour un Jack, sur le sirop d’érable, les épices douces, la cacahuète grillée et une touche de charbon de bois. Finale: Moyenne à longue, chaleureuse, avec un retour boisé et sucré. Équilibre: Un Jack Daniel’s plus sérieux et better built, où puissance, texture et rondeur marchent de concert. Quand même solide.

Kim 83%
Nez : sucre d’érable, alcool plutôt présent mais sans que ça ne soit violent, sucre de betterave que je retrouve bien souvent dans les bourbons. Après presqu’un an sans produit états-unien, ça me rappelle des souvenirs de temps meilleurs. Bouche : à la fois classique et unique. Sur les épices douces, mais avec une intensité qui surprend mes papilles rendues un peu farouches. L’alcool est un brin trop exacerbé pour que ça coule bien. Finale longue et plaisante tout de même. 

Jack Daniel’s Distillery Series Straight Tennessee Rye – Selection 009

50.5% alc./vol.
Mashbill compose de 70% Rye, 18% Corn et de 12% Malted Barley. Finished in High Toast Oak Barrel – Juillet 2022

André 90%
Superbe nez, rempli de céréales Puff et Sugar Crisp, de grosse cannelle épicée et poivrée, de cerises marasquin et de bois toasté. La bouche est musclée et affiche un bon punch épicé et de bois carbonisé; bananes flambées, oranges, caramel, cannelle, poivre et réglisse. La texture demeure agréablement moelleuse pour un whisky si épicé et influencé par le bois brûlé. Finale sur les fruits rouges, la cannelle cireuse très épicée et le bois calciné. Superbe whisky, moins grans public et plus de dégustation.

Patrick 88%
J’aime le chêne, j’aime le rye, alors j’ai évidemment bien aimé ce whiskey! Nez : Un délicieux parfum sucré et avec une dose surprenante de fruits sucrés et nappés de vanille et de caramel, accompagné de subtiles, complexes, mais discrètes épices. Bouche : Du chêne, des épices et du sucre brun, avec de discrètes cerises. Et encore du chêne épicé! Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, boisée et épicée.

Martin 89%
Nez: Poivre noir, cannelle, vanille crémeuse et un soupçon de caramel brûlé. Sans oublier un petit bout de charbon. Bouche: Texture assez ample, sur le seigle poivré, le chêne toasté, la réglisse noire et une note de fruits à noyau. Encore maïs et charbon accompagnent ici. Finale: Longue et sèche, dominée par les épices vives et un retour boisé marqué. Équilibre: Un dram robuste et expressif, qui ne plaira peut-être pas à tous, mais qui conserve l’identité de Jack Daniel’s tout en la rehaussant grâce au rye d’une intensité je dirais plus tranchante.

Jack Daniel’s Gold #27 Double Barreled

40% alc./vol.
Asian Duty-Free.

André 81%
Le nez est étonnant de vivacité pour un pourcentage d’alcool si bas. Le miel et le sirop d’érable nappent les fruits sauvages distinctifs, le sucre est prononcé même si le nez demeure au départ relevé par les épices et une certaine sècheresse boisée. La bouche manque de passion et de consistance, le miel, la vanille et l’eau d’érable annihilent pratiquement les éléments représentatifs du style. Quelques fruits obtiennent un rôle de soutien mais sont tellement maquillés que l’on peine à le reconnaitre sous l’étoffe sucrée et mielleuse. En laissant le whisky respirer, le nez revient un peu plus dans la lignée du style, juste à temps pour la finale où – enfin – les fruits, les épices et la réglisse apparaissent enfin. Seules les épices soutiendront la finale bien volatile appuyé par de solides notes de fruits rouges et de savate fraiche. Pour le prix de 149$, je trouve fort cher payé pour un rendu au final si ordinaire.

Patrick 82%
Une variation rare et intéressante sur le thème « Jack Daniel’s », mais rien pour me faire oublier le bon vieux #7, qui lui demeure nettement supérieur. Nez : Chêne mielleux avec une touche de sirop d’érable et un bon fond épicé. Un Jack Daniel’s nappé de miel? Bouche : De belles épices me rappelant un rye, mais quelques cerises nappées de miel me rappellent que le maïs prédomine dans la recette. Chêne et vanille viennent compléter le tout. Finale : Un peu courte et heureusement dominée par les épices.

Martin 82%
Nez: Vanille riche, sirop d’érable, butterscotch et un soupçon de redoutable banane mûre. Bouche: Douce et soyeuse, sur le miel, le chêne poli, le chocolat au lait et une touche d’épices discrètes. Finale: Moyenne, suave, avec un retour sucré et légèrement boisé. Équilibre: Un Tennessee whiskey relativement élégant et accessible, misant plus sur la douceur et la rondeur que sur la complexité ou la recherche. La meilleure qualité que je pourrais lui donner est que c’est le Jack pour le monde qui n’aiment pas le Jack. Ouin ce chapeau pourrait aussi fitter au Gentleman’s Jack, mais bon…

Jack Daniel’s Gold Medal 1954

40% alc./vol.
La collection Gold Release commémore les médailles d’or mentionnées sur l’étiquette de chaque bouteille de Jack Daniel’s. Chacune offre une saveur légèrement ou complètement différente de ses consœurs. Toutefois, il n’est jamais difficile de reconnaître le style de la distillerie, marqué par les fruits, le bois brûlé et les épices.

André 81.5%
On fait dans le bourbon générique ici avec les saveurs habituelles de vanille, de maïs et du fût de chêne. Le nez est suave et doux, les céréales de mais bien en évidence, quelques notes mielleuse saupoudrées d’épices. La bouche est huileuse et sucrée, un peu trop passagère et fluide, je le trouve personnellement un peu trop générique et sans accents particulier. Le maïs se développe encore plus en bouche, les notes de miel et de cannelle lui donnent bien quelques variantes quoique l’ensemble demeure bien fade et respectueux. Finale monotone et prévisible. Un Jack Daniels du type « trop bon Jack », trop doux et manquant de nuances.

Patrick 84%
On reconnaît le maïs huileux du Jack, mais il est aussi plus sucré et moins fumé au nez. En bouche toutefois, l’intensité qu’il semblait manquer au nez revient en force. Le chêne brûlé (ou même les toasts brûlées) est très puissant, laissant une toute petite place aux épices et au maïs. Ceux qui aiment le caramel dans leur Jack seront déçus, mais ceux qui l’aiment viril seront heureux! La finale s’étire longuement et agréablement sur une note brûlée. Bien équilibré mais une touche moins complexe que le Jack régulier. Situé entre le Single Barrel et le Black Label #7, un whisky que j’aurai du plaisir à boire au coin du feu durant le temps des Fêtes! Intéressant pour l’amateur compte tenu de son prix somme toute raisonnable. Il fera un cadeau très apprécié.

Martin 84.5%
Son coloris est plus orangé que roux, dans les eaux d’un Fruitopia à l’orange. Nez: D’entrée de jeu, le maïs, le caramel et la vanille des américains nous frappe. Quand même moins de fumée et de charbon que l’original, mais sans négliger une bonne dose de plus de bois carbonisé. Bouche: Assez huileux en bouche. Chêne, vanille, surtout maïs épicé. Déjà que le Jack original jouit d’une réputation plutôt « mâle », celui-ci est crissement cowboy. Finale: Longue finale de maïs et d’épices, filtrée à travers une couche de charbon, tel le whisky lui-même. Équilibre: Une coche au-dessus de l’original, un superbe sipping whiskey estival. Ça reste que ce n’est pas pour les chochottes. Si vous avez déjà été malade sur le Jack dans votre jeune temps, sauvez-vous!

RV 83.5%
Petit voyage dans les bois nordiques du Kentucky pour mononcle Daniel. Au nez, on a l’impression d’être beaucoup plus près du Derby que de Nashville, avec le grain du bourbon puis l’érable. En bouche trop mou, d’abord bourbon suivi du charbon plus typique, avant la finale assez courte et un peu trop limpide. Ça dépayse, mais en se frottant de plus près aux bourbons, il ne fait pas vraiment le poids.

Jack Daniel’s Green Label

40% alc./vol.
La plus célèbre des distilleries américaines proposée dans une version green label embouteillée à 40 %. Paradoxalement, la distillerie est située dans un comté sec, celui de Moore.

André 80%
La version rachitique Éthiopienne du Jack Daniels régulier. Au nez, le dégustateur est à même de constater que le whisky offre des saveurs connues des amateurs de bourbons traditionnels ; cerises, poivre, fruits cireux, de la vanille et du caramel finement brûlé. Mais l’ensemble des saveurs est insipide et fortement dilué. En bouche, les épices sont plus énergiques même si la texture laisse à désirer. C’est comme si le whisky manquait de conviction à s’affirmer en tant que digne représentant du style. Très smooth tout de même, le maïs offre ses lettres de noblesses au travers un sucré plaisant. Un filet d’orange filtre même au travers le drap sucré, réglisse rouge et cerises. Finale courte, jouant sur les notes d’épices et de sucre, de fruits cireux. Entre cette édition et l’édition régulière, je préfère la deuxième qui a plus de panache et de substance.

Patrick 83%
Au nez, semblable au « Black Label », mais plus délicat, presque vanillé. Au goût, les notes de brûlé et de caramel sont moins présentes et laissent place à un petit fruité. La finale semble manquer de punch au premier abord, mais s’étire assez longtemps sur les épices. Intéressant, mais n’a pas la balance de son illustre frère.

RV 83%
Plus doux que l’original, moins vulgaire/plus diplomate mais aussi un peu trop bienséant. Davantage porté vers la vanille que son bro noir, la filtration dans l’érable semble différente et avoir amassé plus de sucre. Tout aussi doux en bouche, le bois s’y réveille pour être bien debout en gorge avec les tannins et le caramel. L’aftertaste descend tout aussi doucement et bien qu’il est mieux équilibré que son comparse, il est un peu trop tranquille.

Jack Daniel’s Old Nº7 Brand

40% alc./vol.
Les whiskies du Tennessee ne sont pas des bourbons. La principale différence entre le whiskey du Tennessee et le bourbon est le fait que le whiskey est filtré au travers de 12 pieds de charbon d’érable, processus qui nécessite plusieurs jours à compléter, ce qui l’adoucit considérablement. Et ce petit « détail », fait en sorte qu’il est illégal d’appeler ce type de whiskey un « Bourbon ».

André 85%
Très liquide. Les fruits apparaissent peu à peu dès l’entrée en bouche. Fruits sauvages, sucre, miel et citron-agrumes en finale. Pas meilleur qu’un autre whisky. à mon avis, son nom et sa réputation sont surestimées. Pas désagréable mais loin d’être singulier ou particulier. Mais sans contredit, une excellente valeur sûre, facilement trouvable où que vous vous trouviez.

Patrick 85%
Au nez. épais, huileux, fumée, dense, sirop de mais. Au goût: Doux, gras, des notes de brûlé, toffee, toast, etc. En finale: Sucré, gras et toffee! Aussi une note fumée/brûlée qui s’étire! Un superbe whiskey trop souvent dénigré par les connaisseurs. Personnellement, j’en ai toujours une bouteille à la maison.

Martin 83%
On lève son verre pour faire surgir un coucher de soleil cuivré du Midwest américain. Nez: Le maïs sucré chapeaute une légère touche de vanille et de toffée à l’orange. Bien que je l’attribue à ce que je sais déjà de ce whisky, j’ai quand même une impression ténue de charbon de bois naturel de chez Costco. En général beaucoup plus timide que dans mes souvenirs de brosse d’adolescent. Bouche: D’une délicatesse paticulièrement étonnante. Le maïs syrupeux reste agréablement longtemps en bouche, balancé par une petite note aigre. Les gorgées suivantes apportent sur la table un soupçon d’anis étoilé. Finale: Wow. C’est définitivement ici que cette expression exerce un tour de sorcellerie. Un vent de fumée de hibachi déferle sur mes sinus. Exquis. En fermant les yeux je peux littéralement voir le procédé du comté de Lincoln. Ensuite surprise, les sucres reviennent. Pourtant plus les gorgées avancent, plus l’aigreur qui équilibrait le sirop prend de la place et me décourage de m’en servir un autre. Équilibre: Décidément plus qu’un shooter quand on s’y attarde. Le plus sous-estimé des whiskies. Oubliez donc vos beuveries de jeunesse, tout le monde a droit à une seconde chance…

RV 82.5%
Si j’avais grandi à Lynchburg, sûrement je ne jurerais que par celui-ci, mais ayant d’abord fait connaissance avec la richesse des scotches, je le trouve bien mais sans plus. Au nez, il s’agit de fumée mais autrement, un peu plus aigre et beaucoup plus créosotée que les single malt. L’arrivée est tout aussi aigre (un peu trop a mon goût) et la finale est très fumée quoique passagère, avec très peu d’aftertaste, mis à part le aigre qui remonte tranquillement. L’art y est mais ce n’est pas mon style.

Jack Daniel’s Rested Tennessee Rye Batch #2

40% alc./vol.
Recette composée de 70% de seigle, 18% de maïs et de 12% d’orge maltée.

André 81.5%
Après des années de conservatisme digne du Parti Républicain, de voir apparaitre presque coup sur coup, 2 nouvelles parutions de cette distillerie à la fois très connue mais aussi qui nous offre peu de variante sur ses produits phare, est presque déstabilisant. Avec le JD Single Barrel Barrel Proof (60-65% abv) et de JD Rye, c’est à se demander si même les majors ne se font pas eux aussi chahuter par la vague de micro-distilleries qui pullulent partout aux États-Unis. Au nez, le rye est velouté et distinctif, plein de petits fruits sauvages bien rouges et de bonbons nounours en gélatine, sensation presque savonneuse. Je dois avouer que la dilution à 40% parait sans ambiguïté au nez qui est un peu mou et fané. En bouche, une touche de bois de chêne, quelques épices typiques du rye, fine couche de poivre. La texture et l’affirmation gênée du whisky me déçoit beaucoup. Avec le temps, les épices semblent remonter en puissance et s’affublent d’une pincée de poivre noir, de clou de girofle et de cerises noires. La finale est plus pointue, on dirait que les épices continuent d’augmenter en puissance, la texture demeure soyeuse et agréable, adoucie par les fruits rouges et les cerises. Un beau caramélisé ressort aussi au nez après un quart d’heure dans le verre. Sans être le style qui ébranlera vos habitudes whisky, ce rye est agréable et facile à apprécier. Par contre son manque de complexité et le maigre taux d’alcool déçoit un peu. Pour un prix semblable, je préfère garder mon Single Barrel à 47%.

Patrick 90%
Mes attentes étaient élevées, et elles ne sont pas déçues! Le rye à son meilleur : Complexe, bien balancé, punché et tout en douceur à la fois. J’aime. Nez : Parfum généreux et complexe du rye. En fait, un bol de céréales avec de petits fruits. Vraiment appétissant et complexe. Bouche : Complexe, avec des épices, des céréales, des fruits, du chêne brûlé et même une touche de chocolat. Wow, tout y est, et même plus! Finale : D’une longueur moyenne et savoureuse, marquée par les épices et un peu de chocolat.

Jack Daniel’s Sinatra Select

45% alc./vol.

André 86.5%
Difficile de faire abstraction du prix, mais le fait d’y goûter la première en fois en compagnie du master distillers de Jack Daniels rend la chose plus agréable. Wow, le nez est sexy et doux, très mellow même si l’on est à même de sentir les influences du fût de chêne. Le miel et la vanille, les oranges et le toasté du fût bien en évidence qui dansent à merveille avec les vagues de maïs sucré. La bouche est soyeuse et douce, mais étrangement l’influence du fût est imposante et intense mais demeure tout de même assez discrète afin de laisser place aux oranges et à la vanille. La finale de chêne toasté s’accompagne aussi vraiment bien des staccatos de poivre et d’épices. Épilogue de miel et de vanille bien douce et soyeuse. Mon bon vieux Jack version inédite, mais le billet du spectacle est disons… discutable.

Patrick 83%
Nez: Chaleureux, marqué par le maïs et le chêne brûlé.  On reconnaît facilement notre bon vieux chum Jack.  Bouche:  Très chaleureux, toujours le maïs et le chêne, mais avec des épices a assez intenses.  Finale:  Une belle sensation chaleureuse s’étire en bouche, mais pas aussi longtemps qu’on pourrait le souhaiter.  Balance:  Un bon Jack, mais qui ne casse pas la baraque.  Tant qu’à avoir attendu aussi longtemps, pourquoi ne pas avoir embouteillé ce whisky au taux d’alcool qu’il méritait?  Bref, je agités plutôt déçu.  Pour les collectionneurs de la marque uniquement.

Martin 85%
Encore un beau bourbon foncé, comme s’il voulait annoncer sa richesse. Nez: Plus doux que le Single Barrel, plus raffiné que le #7, il offre des notes de vanille, de maïs et de chêne. On se sent chez soi comme avec le plus américain des whiskeys. Bouche: Fruits juteux et explosion de vanille. Maïs et épices encore. Doux et fougueux à la fois. Plaisant sans être renversant. Crémeux. Finale: Épicée, longue et chaude, comme tout bon whiskey américain devrait l’être. La vanille et le ma¨s s’étirent à souhait. Équilibre: Excellent whiskey, mais bon dieu que c’est surévalué. À $300, je n’aurais même plus de quoi me payer une chaise berçante pour le boire dessus.