Iron Smoke Straight Bourbon

40% alc./vol.
Four-grain bourbon with apple wood smoked wheat

André 72%
Y’a bien des bands underground qui fond des affaires singulières mais qui au final demeurent juste mauvaises. On a ici la version whiskey. Un whisky de 2 ans, 4 types de céréales avec du blé séché au bois de cerisiers. Alors ça goûte le bois virgin oak trempé dans le jus aux cerises pis brûlé à la torche. Nez de jus de cerises, bois calciné, compote de pommes, vanille et céréales séchées. Bouche à saveur de cigare aux cerises, cannelle et poivre, bois calciné tarte aux pommes. Je ne suis pas fan. Texture un peu trop liquide aussi qui supporte mal les saveurs. Finale diluée, passagère sur les cerises et le bois brûlé.

Patrick 87%
Un superbe whiskey original, assez bien balancé et savoureux. Ce n’est pas parfait, je ne suis pas certain que j’en boirai une pleine bouteille, mais c’est très le fun à boire. Nez : Wooooh! C’est très original ça! Des pommes cuites, du maïs, du bois, une touche de bois et un soupçon de fruits des champs. Bouche : Du bois brûlé, des pommes cuites, des fruits des champs, de la cassonade et quelques délicieuses épices. Finale : D’une belle longueur, épicée et boisée.

Martin 78%
Nez: Vanille sucrée, maïs doux et une touche de tabac. Chêne et poussière. Bouche: Profil léger avec caramel, sirop d’érable discret et un soupçon de pomme cuite. Finale: Courte, dominée par le bois et une pointe épicée. Équilibre: Un dram simple, plus ou moins cohérent, sans réelle complexité technique. Next.

Ironroot Harbinger Straight Bourbon Whiskey

45% alc./vol.
Edition #220, 32 months old

André 86%
Nez de réglisse et de pommes, cannelle cireuse, vanille et bois brûlé. Ensemble intense, saveurs définies et tranchées, très boisé avec une approche funky singulière. La bouche est remplie de bois brûlé, à la limite presque calciné, beaucoup de cannelle et d’oranges, de pelures de pommes aussi. La texture est cireuse et est aiguisée par les notes de cannelle. Cerises enduites de caramel. La finale est étonnamment longue et très « rouge »; cerises, pommes, réglisse, charcoal et caramel. Très singulier et challengeant à évaluer.

Patrick 90%
J’adore ce whisky, avec une petite touche originale savoureuse, un ensemble de saveurs complexe et rudement bien balancé. Nez : Beau p’tit nez alléchant et un peu funky. Pommes rouges un peu brunies, vanille, cerises, herbes et caramel. Bouche : Très bien ici aussi, avec un mélange de sucre de caramel, de maïs, de cerises, de bois brûlé, de vanille, d’oranges, de cannelle et de pommes rouges. Complexe et savoureux. Finale : D’une longueur moyenne, sucrée et fruitée.

Martin 86%
Nez: Caramel brun, maïs rôti, cerise noire, vanille profonde et bois toasté, avec une nuance de cuir. Bouche: La texture est assez ammple amis toutefois nerveuse, sur des notes de sucre brun, de prune, de cacao, d’orange confite, de pacanes grillées, avec une pointe de poivre qui relève admirablement l’ensemble. Finale: Moyenne à longue, chêne épicé, chocolat noir, café doux, chaleur persistante. Équilibre: Un embouteillage au profil riche et chaleureux, intégrant l’influence du bois texan marquée et contenue avec brio.

Islay Mist 12 ans

40% alc./vol.
Un assemblage autour du célèbre whisky tourbé Laphroaig, crée dans les années 20 du siècle dernier.

André 84%
Il est bien travaillé. Au nez, j’adore. Buzz de malade sur la langue, dans le milieu de la langue. Mentholé un peu. Superbe, peaufiné, travaillé. Nez annonciateur de quelque chose de plus agréable que le goût.

RV 85%
Spicy au nez, lointain peaty. Orange. Smoky… Fumée en finale. Semblable au Old Pulteney 21.

Patrick 85%
Fumé, salin…. Tourbe, vanille… Définitivement salin, ok, pas de surprise mais c’est tout de même bien. Excellent rapport qualité/prix.

Islay Mist 17 ans

43% alc./vol.

André 86.5%
Crémeux au nez, melon au miel, lime amandes grillées mais sans renier ses origines de l’ile d’Islay avec ses notes de tourbe et de terre mouillées et son léger salé maritime en sourdine. Un blend estival et hautement dangereux. Effectivement le genre de bouteille à partager en gang le soir autour d’un feu à l’extérieur et qui saura à la fois satisfaire les connaisseurs mais aussi faire une belle introduction aux whiskies pour les débutants.

RV 86%
Cendrier rempli de botches et de lait sur lequel on ajoute du persil séché. Plus malté sur les papilles, cependant toujours avec un fond de fumée et un beau mélange de grains non sucrés, juste assez fort en finale. Mon genre de bouteille passe-partout. Pas nécessairement typique d’Islay, peut-être à ne pas gouter en pensant que c’est un Islay, mais à un prix respectable, très belle réserve spéciale.

Patrick 88%
Épices dans un cendrier remplit d’eau après un orage (épices, tabac brûlé et ozone). Au goût, une surprenante évolution… wow! Le goût évolue de façon impressionnante en trois dimensions. Arrivée fruitée, suivi d’épices fumées, qui laissent la place à un malt intense mais fugace. La finale est marquée par le fruit. Une superbe surprise, mais qui décevra celui qui s’attend à un whisky typique d’Islay. Toutefois, après avoir respiré, la fumée et la tourbe se démarquent de façon singulière.

Islay Mist 8 ans

40% alc./vol.

André 83%
Pierre mouillée après un orage soudain d’été, terre humide, tourbe et air électrifié. Malheureusement, les blended sont généralement les invertébrés des single malts et toute cette agréable mixture disparait très – trop – rapidement une fois en bouche, mis à part un sucré mélancolique plus qu’agréable. Pour moins de 30$, une introduction satisfaisante à la tourbe, mais aussi une expérience dont on se lasse rapidement.

Patrick 85%
Au nez, tourbe, fumée et léger sel adoucit par une odeur de grain. Au goût, l’arrivée est marquée par le grain, rapidement suivie par la tourbe et la fumée qui explose juste avant la finale, qui est un peu courte. Idéal pour vos amis qui aiment les whiskies d’Islay sans vraiment savoir de quoi ils parlent… Un excellent rapport qualité/prix qui lui mérite un 85.

RV 85%
Effluves tourbées et cendreuses à la Islay mais moins concentrées. La tourbe se poursuit de manière un peu plus puissante en bouche mais comme bien des vatted, il se termine assez rapidement. A good bottle? Yea. A great bottle? Nay. Sauf qu’à un plus que ridicule 30$, un excellent et peu onéreux risque à prendre pour faire essayer les scotches tourbés à une néophyte.

Islay Mist Peated Reserve

40% alc./vol.

André 79%
Tourbe terreuse au toffee et au caramel, léger bois brûlé, céréales au miel. Feu de camp et caramel brûlé au fond de la poêle. Très doux au nez même si on perçoit la fumée de tourbe sans ambiguïté. Après aération, le whisky livre de surprenantes saveurs fruitées, presque de sherry. En arrivée de bouche, le liquide est souple et trop doux à mon goût personnel, le caramel brûlé, puis la tourbe plus soutenue et un ressac de fruits salés et fumés. Pointe d’agrume maritime s’additionnant au caramel brûlé. Finale courte et sucrée, caramélisée, fumée finement. Un blend whisky facile à apprécier, dans le style fumé, une belle introduction sans se faire dévaliser son portefeuille.

Patrick 80%
Un whisky qui présente un arôme des plus appétissants, mais dont la saveur en bouche déçoit amèrement. Nez : Belle tourbe fraiche avec une touche d’épices et de pain frais. Le tout est complété par des notes de charbon. Bouche : Toujours la tourbe et le charbon, avec quelques notes épicées, mais l’ensemble manque de finition et goûte plutôt l’eau. Dommage c’était prometteur. Finale : D’une longueur moyenne, avec une note de poivre et de chêne.

Martin 78.5%
Nez: Légère tourbe au caramel brûlé, terre, pain et épices. Herbe et charbon de bois. Bouche: Tourbe sucrée, crème et agrumes, épices et herbe. La texture est un peu trop fade malgré l’intensité des saveurs. Finale: Âpre et agressive, sur des notes de tourbe maladroite, d’épices et de charbon de bois. Équilibre: Manque de finition et de délicatesse. Ça reste malgré tout un bon fix de tourbe pour son prix.

Islay Violet 33 ans Cognac Finish

46.2% alc./vol.

André 93%
Définitivement les odeurs de « parmaviolet » des vieux Bowmore, très floral, avec une touche de vanille citronnée. Les flaveurs de tourbe sont discrètes et bien équilibrées. Notes de raisins verts, de lavande, de pommes vertes, le tout additionné d’un soupçon savonneuxque l’on retrouve en bouche. Bouche hyper soyeuse, la texture est clean, tout en douceur. Ensemble floral et tropical, relevé d’une touche poivrée. Lavande, violette, fumée de tourbe, poivre, raisins verts, sel de mer, touche herbeuse en prime. Finale de longueur moyenne rappellant un champs de lavande côtoyant la mer du Nord.

Isle of Jura 10 ans Origins (ancien embouteillage)

43% alc./vol.
Archibald Campbell construisit la distillerie au début des années 1800, près d’une grotte où la distillation clandestine était exercée depuis déjà 200 ans paraît-il. Le malt produit alors était fortement tourbé, contrairement à ce qu’il est actuellement. La distillerie passa entre les mains de plusieurs gérants au cours des années et fut reconstruite en 1884 ; la production annuelle atteignait alors environ 300 000 litres de nectar. La forme particulière des alambics et l’utilisation d’orge très peu tourbée donnèrent au mal un goût très différent de celui produit par les distilleries de l’île voisine d’Islay… bien que le directeur actuel ait fait ses classes à Laphroaig!

André 86%
Valeur sûre. Pin, sel et fraicheur très océanique. Un scotch d’été ou d’hiver avec un bon feu de bois comme accompagnement.

Patrick 90%
Pin, sel au nez; au goût le pin, définitivement. Sec. J’adore.

Martin 86%
Couleur or, ou bien sherry à peine bruni. Nez: Légère vanille, citron sûrette, infime fond de tourbe. Pin et sel de mer gros comme le bras, de quoi se croire au large même de Jura. Bouche: On commence avec des canneberges, pour ensuite être frappé par le pin avant de finir sur le citron. Miel, épices et malt. Très sec. Finale: Sèche et raisonnablement longue sur des notes de chocolat huileux et d’iode. Équilibre: Pour le prix, c’est de la bombe. En-dessous du Diurach’s Own, mais au-dessus du Superstition.

RV 80%
Si vous ne savez pas c’est quoi du pin dans du whisky, essayez ca!

Isle of Jura 10 ans Origins (nouvel embouteillage)

40% alc./vol.

André 79.5%
Tourbe des iles qui me rappelle le Tobermory, pas la tourbe iodée et phénolique, mais plus végétale et organique. Nez huileux, beaucoup de nuances sur la vanille, de miel et de caramel ainsi que le sucre de fruits. Grosse poire mûre, la pomme verte, le raisin. En bouche, le whisky est plus relevé, épices boisées du chêne, la cannelle et encore la poire dans son jus avec une touche de sel. Une touche de tourbe terreuse aussi mélangée de poivre noir tranchant avec la poire, la vanille et le miel. Finale poivrée et épicée, qui écrase les pauvres fruits discrets, puis vagues de tourbe terreuse organique. Personnellement, je n’aime pas le style, la séquence des saveurs. De plus, de le diluer à 40% lui donne le coup de grâce final.

Patrick 88%
Toujours un très bon dram unique dans son genre.  Je ne comprends toutefois pas l’idée de l’avoir dilué à 40% alors que la tendance est plutôt de l’augmenter à 46%…  Dommage, ce procédé lui fait perdre quelques points.  Nez : Texture en bouche très huileuse.  Agrumes, vanille et une touche du pin si caractéristique de cette distillerie.  Sciure de pin en fait.  Bouche : Toujours la sciure de pin et les agrumes, le tout bien enveloppé par le chêne.  Aussi des notes épicées et salées à souhait!  Finale : Longue et salée.

Martin 83%
Nez: Légère tourbe voilée alliée à une douce céréale rappelant presque les Lowlands. Vanille, fruits et crème anglaise. Brin de scie. Bouche: Texture un peu décevante, mais qui mène sur de belles saveurs d’orge, de miel et de vanille. Bois de pin, tel l’ancien embouteillage, avec de belles épices. Finale: Air salin, bois et épices, petit retour sur le miel et l’orge. Équilibre: Pas mal, mais on aurait bien mieux fait d’augmenter ou d’au moins garder idem le taux d’alcool, mais non! On l’a baissé! Fail!

Isle of Jura 12 ans Elixir

46% alc./vol.

André 84%
Très fruité, la purée de prunes, les fruits secs, des agrumes maritimes et le fût de xérès, les oranges sanguines. Je suis un peu surpris, en bouche la texture agréable et le fût de xérès qui me désolait tant dans les éditions passées de la distillerie se veut plus équilibré et semble de meilleure qualité. On reconnaît bien ces mêmes notes des fûts de sherry de Dalmore, ou demeurent tout de même quelques (plus) discrètes notes un peu vieillottes pas super agréables. La bouche poursuit la lancée du nez, bien fruitée, accents de caramel et de toffee, de chocolat noir et toujours ces mêmes oranges et le gingembre en fin de bouche. Belle amélioration sur les éditions précédentes mais cela me déçoit de voir le potentiel inexploité de cette distillerie, qui mériterais beaucoup mieux que les éditions grand-public de celle-ci. Il suffit de goûter à leur single cask pour voir toutes les qualités que cette distillerie peut receler.

Patrick 89%
Un très bon dram à un prix raisonnable, j’en ai d’ailleurs acheté une bouteille sans hésiter. Nez : Fruits très mûrs, pointe de fumée et chêne légèrement brûlé. En fait l’ensemble est dominé par un délicieux caramel fruité. Bouche : Toujours le caramel fruité avec de belles épices et une pointe de fumée et de bois brûlé qui viennent agréablement relever le tout. Finale : D’une belle longueur, dominée par le bois brûlé.

Martin 88%
Son coloris est celui du parfait whisky ambré, on dirait pratiquement que c’est ce qu’ils ont pris pour les photos du verre Glencairn. Nez: Un arôme saugrenu composé de vanille et de cannelle, d’amandes et de café, ainsi que de toffee et d’orange. Un puissant malt sucré souligne le tout. Bouche: C’est ici que le charme fonctionne. Sherry à fond, caramel, gingembre, fruits séchés, épices et un peu de grains de café. Belle amplitude en bouche. Finale: Moyennement longue, chaude, fruitée et épicée, avec une pointe de fumée. Équilibre: Une très belle découverte. Pas le plus grand des Jura, mais il score tout de même assez haut pour activer un convecteur temporel et peut de surcroît se vanter d’avoir le taux d’alcool parfait pour faire exploser ses saveurs…