Glengoyne 17 ans

43% alc./vol.

André 81%
Il y a quelque chose qui me revient pas dedans. Du moins pas à la hauteur que je m’attends d’un 17 ans d’âge. J’attends d’ouvrir ma bouteille personnelle avant le jugement définitif…

Patrick 84%
Pommes très mûres. Bien, mais caramel?

RV 84%
La pomme est là, plus rouge que le 10 ans, agréable mais rien pour choquer. Ou challenger.

Glengoyne 18 ans

43% alc./vol.

André 81%
On joue la simplicité. Notes de céréales fraiches, la pomme verte, le miel et la vanille, les fruits séchés sur un nuage de chêne frais. Belle texture huileuse en bouche, le miel, le caramel et la vanille sont au diapason et se font narguer pas de mesquines notes épicées. Belle présence d’orange et de fruits séchés. La finale est longue, un brin astringente, même si ponctué de douces notes de miel et de caramel nappant une volée de céréales.

Patrick 83%
Très intense, très bon, mais avec une petite note poussiéreuse bizarre.  Nez: Xérès et pommes mûres. Chêne brûlé et vanille très subtile.  Bouche : Très chaleureux en bouche, avec un xérès très intense avec des notes de chêne brûlé. Finale:  Longue et savoureuse, marquée par les fruits murs et le caramel.

Glengoyne 21 ans

43% alc./vol.
Vieilli en fûts de sherry et ainée du range régulier de Glengoyne.

André 90%
Il aura fallu 11 années de vieillissement supplémentaire afin que l’édition de base nous dévoile ce qu’elle avait dans le ventre. En somme, le 21 ans est la suite logique de l’évolution du 10 ans d’âge. Le nez est tout en pommes vertes accompagné d’un moelleux sucré chauffé, style caramel écossais. Celui-ci est ensuite plutôt mielleux en bouche et de douces épices se joignent à la valse. La finale est longue et à saveur de croustade aux pommes et de pâte d’amandes. Définitivement une belle découverte. J’aurais aimé tenter l’expérience de le prendre en automne au temps des pommes sur l’Ile d’Orléans.

Patrick 91%
Pommes sucrées, mais définitivement pas celles que vous retrouverez dans un rayon de friandises. Celles-ci ont en effet une touche de chêne épicée rappelant aussi un bourbon. Le goût, suave, m’a laissé échapper un « wow » de surprise. Un riche mélange de caramel onctueux et de miel est complété par une surprenante note florale. En finale, les fleurs s’estompent pour laisser la place aux épices. Un whisky multidimensionnel comme je les aime.

RV 90%
La pomme, la pomme, toujours la pomme mais un brin plus sophistiquée, avec un petit peu de bonbon cireux et légèrement épicée à la citronnelle. L’arrivée fait un passage ordinaire sur le parfum à la violette, rapidement oublié par le fruit qui débute la finale de manière très franche et prend une tournure vers la croustade aux pommes et la cannelle. La finale s’étire de manière surprenante même pour son âge, avec une petite oblique de caramel pas trop sucrée et d’épices à plusieurs niveaux. Bien que l’ainée de 21 ans s’inscrive sans détonner dans la suite logique des Glengoyne (qui prouve que terminer dernière à la course des PPMs n’est pas nécessairement une défaite), elle demeure très bien fignolée et mérite d’être découverte et savourée, et non pas entreprise de manière peu cavalière.

Glengoyne 25 ans

48% alc./vol.
Élevage principalement en fût de chêne européen de premier remplissage ayant contenu du sherry Oloroso.

André 94.5%
Raisins séchés, dattes, prunes séchées, oranges, résineux et compact mais avec une souplesse de la texture du nez (et de la bouche) tout fait unique, sherry onctueux. La douceur et la distinction version liquide. Le whisky coule en bouche comme une rivière tranquille, texture bucolique, un fil de soie de sherry. Chocolat noir à l’orange, sherry, cerises noires, dattes, prunes, gâteau aux fruits, pâte de fruits avec une finale de bouche finement épicée et boisée. L’onctuosité du sherry est déroutante, la texture onctueuse et moelleuse, pleine et qui se donne avec passion. La finale est plus relevée mais le sherry soutient agréablement bien les saveurs de poivre noir concassé, des bâtons de cannelle, de gingembre râpé, réglisse, fine couverture résineuse et pâteuse. Avec le 21 ans, Glengoyne avait établi un haut niveau de qualité et mes attentes étaient très élevées mais force de constater que l’on a livré la marchandise de façon magistrale avec ce sherry cask d’exception.

Patrick 94%
Quand je pense à un whisky de 25 ans, c’est exactement ce que j’ai en tête. Définitivement le genre de whisky qui te laisse dans un état contemplatif à chaque gorgée. Si j’avais un sceau « approuvé par Patrick », ce whisky y aurait définitivement droit! Nez: Riche et profond xérès, avec des notes d’oranges, de chocolat noir et d’un subtil caramel. Le parfum d’un scotch peut difficilement être meilleur. Bouche : Riche et chaleureux, avec du chocolat noir, un peu d’orange et du raisin. L’ensemble fait penser en fait à du gâteau au fruit avec un trait de chocolat. Finale: D’une superbe longueur, marquée par le chocolat et le raisin et une subtile note de bois brûlé.

Martin 94%
Ooh, la belle couleur foncée. Ça donne soif. Nez: Raisins, fruits séchés, agrumes, cuir, chêne, caramel, cerises, poivre et xérès. Beaucoup de trucs à assimiler. Le nirvana à l’horizon. Bouche: Cuir et raisins goulus, dattes, fumée, chêne poussiéreux. Poivre noir, cerises, gâteau aux épices, cacao en poudre, marmelade d’orange de Séville. Finale: La planche de chêne gorgée de xérès est notre plateau de base ici sur lequel repose oranges, raisins secs, cannelle, gingembre, muscade, poivre, caramel et vanille fumée. Équilibre: Un grand scotch comme on en voit peu. Un exceptionnel grand cru sherry cask. Je ne voudrais pas non plus passer sous silence le fait qu’on a embouteillé un whisky de 25 ans à 48%, comme quoi on n’a pas peur de créer un peu de rareté.

Glengoyne Burnfoot

40% alc./vol.
La distillerie (Glengoyne) est officiellement fondée en 1833 sous le nom de Burnfoot Distillery. Glengoyne reste la seule distillerie, avec Macallan, à utiliser l’orge « Golden Promises », de faible rendement, mais de meilleure qualité. L’approvisionnement en eau de la distillerie vient de la rivière Glengoyne qui coule de la colline Dumgoyne voisine dans les terres de la distillerie avant de se jeter dans le Loch Lomond. Contrairement à beaucoup d’autres distilleries, Glengoyne utilise l’air chaud pour sécher le malt au lieu de la fumée de tourbe. Le séchage de malt sans fumée de tourbe a cependant amené certains à situer le whisky de Glengoyne comme étant plus proche d’un whisky des Lowlands que des single malts des Highlands

André 81.5%
La puissance du malt et des céréales, enrobées de miel et d’amandes. Clairsemé en bouche; vanille et un peu de jus de citron. Très unidimensionnel en bouche, mais agréable. Miel et toffee en finale se jumelant aux céréales maltées. Est-ce que Glengoyne remplacerait Tomintoul en tant que « The Gentle Dram » ?

Patrick 82%
Céréales et sucre blanc au nez. En bouche, goûte les céréales avec une touche de miel… Cheerios au miel? Finale relativement courte et… Feuillue? Un bon whisky, sans faute, mais aussi sans grand relief.

RV 85.5%
Joue un peu trop retourné vers son ampli en côté de scène, mais de manière assurée en performant un beau solo. Grain à l’orange, un peu discret mais varié, vaut mieux brasser beaucoup le verre, ce qui ajoute un peu de de cerise et de miel. L’arrivee est lente mais franche, avec tour à tour le grain, le grain sucré, le sucre brûlé, pour se terminé sur le sucre. La finale est forte en bois et en tannins, avec un petit piquant léger comme certains armagnacs. Peu d’aftertaste, mais de bon gout, qui coiffe un whisky inoffensif mais appétissant.

Glengoyne Cask Strength Batch 03

58.2% alc./vol.
Vieilli en fûts de Xérès Oloroso et bien-sûr brut de fût.

André 76%
Muet avec quelques soupirs fruités. Raisins secs nappant des céréales au miel ainsi qu’une copieuse dose de vanille. La bouche est acérée et sulphureuse, problème avec le fût de sherry… caramel bien goulu, avant que n’apparaissent la tornade d’épices et de poivre. On oublie bien rapidement les notes fruitées qui se noient dans le sulphure du sherry qui a tourné et les épices tranchantes, le gingembre particulièrement. Quelques pauvres petits fruits sauvages, de sherry et de raisins secs en finale, très pointue et débalancée. Un Glengoyne dénaturé avec mauvais goût et maladresse.

Patrick 92%
Le meilleur Glengoyne que j’aie bu à ce jour, un sublime whisky pur, savoureux et délicieux. J’en veux encore un verre svp! Nez : Nez beaucoup plus fruité que le souvenir que je garde des scotchs moyens de cette distillerie. Un beau panier de fruits avec des pommes, des poires, des fruits des champs, le tout posé sur une table en chêne qu’on viendrait tout juste de sabler. Et aussi une goutte de vanille. Bouche : Très savoureux, toujours le panier de fruits, mais les épices du chêne brûlé sont plus présentes ici, ainsi que la vanille. On détecte aussi une subtile note de caramel. La texture en bouche est vraiment trippante. Finale : Longue, savoureuse et donne surtout le goût de s’en servir un autre verre.

Glengoyne Cask Strength Batch 4

58.8% alc./vol.
Ce quatrième batch de Glengoyne Cask Strength a bénéficié d’une distillation lente suivi d’un vieillissement dans des fûts de sherry de premier remplissage et refill casks.

André 82%
Panier de pommes et sherry, fruits secs, sensation pâteuse bizarre et un xérès ayant presque un peu tourné, raisins secs, bleuets, cassonnade. Le whisky offre une superbe texture en bouche, très huileux et collant, aspect d’une liqueur; confiture de pommes, bleuets et rhubarbe, palette de chocolat et raisins secs, sherry, prunes, mélange de cassonnade, poivre et cannelle, une délicate touche d’oranges. Longue finale, tannique, très orientée sur la cannelle poivrée. Une bizarre de présentation, qui perdra beaucoup de plumes en finale de bouche.

Patrick 86%
Un beau whisky simple et intense, conçu pour ceux qui aiment leur scotch sans artifices. Très bon. Nez : Savoureux parfum fruité et sucré, avec une belle dose de vanille et de caramel. Simple et efficace. Bouche : Des pommes fraîches, du miel, du thym, du poivre et un peu de chêne. Très intense. Finale : D’une belle longueur, intense, avec du chêne et du poivre.

Martin 84%
Nez: Présence non-négligeable au nez des vapeurs de l’alcool. Sherry goulu, pommes mijotées et cassonade. Caramel chauffé et fruits des champs. Touche de chêne. Bouche: Texture exquise, notes de raisins secs et juteux à la fois. Caramel salé, vanille, cacao, dattes, xérès et bois. Petits fruits, poivre et cannelle. Finale: Assez délicate comparé à mes attentes. Douces vagues de fruits, de sherry, de bois et d’orange. Équilibre: Avec la finale un peu décousue et surprenante, ainsi que le nez agressif, je dois dire que même si les saveurs et arômes sont au rendez-vous, ce dram demeure une expérience ambiguë.

Glenkinchie 12 ans

43% alc./vol.
Glenkinchie fut fondée en 1837 par deux frères, John et Georges Rate. Fermée en 1853, la distillerie fut rachetée par des négociants et des blenders d’Edimbourg et de Leith en 1880. Reconstruite en 1898 sous la direction de Charles Doig d’Elgin, elle fut encore réaménagée en 1914 et intégra la Scottish Malt Distillers. Malgré les liens étroits qu’entretenait Glenkinchie avec l’agriculture locale, la distillerie cessa de malter elle-même son orge en 1968. Les aires de maltage furent alors transformées en centre d’accueil pour les visiteurs, où il est possible entre autres d’admirer une superbe maquette de la distillerie réalisée en 1924 pour « l’empire exhibition ». Produisant environ 1,8 millions de litres d’alcool par an avec seulement deux alambics, Glenkinchie se démarque de la traditionnelle triple distillation des Lowlands pour n’en effectuer que deux.

André 79%
Nez herbeux et fruité, genre sirop de poires, les amandes et le melon au miel, les céréales séchées aussi. Ça ne couvre pas une très grande partie de la palette aromatique comme saveurs. En bouche, la texture est diaphane et n’offre que très peu de viscosité. Les fruits sont maintenant plus de style fruit tropicaux, saveurs de citron et de nectarines, les céréales au miel, les poires et abricots, miel chaud. J’ai aussi une sensation verdâtre, herbeuse ou mentholée qui se termine par des épices poivrées en finale de bouche. La finale est courte et sucrée pour être ensuite poussée par des notes d’épices relativement soutenues.

Patrick 86%
Je n’avais pas revisité ce scotch depuis plus d’une décennie (il s’agissait à l’époque d’un 10 ans) et je me dois d’admettre qu’il s’agissait d’une erreur : Je suis agréablement surpris! Les saveurs sont présentées avec fermeté et précision, l’ensemble est bien balancé et savoureux. Une délicieuse surprise. Auchentoshan ayant perdu pas mal de plumes ces dernières années, Glenkinchie devient donc mon malt favori des Lowlands! Nez : Comme entrer chez le fleuriste et que celui-ci vient tout juste de déballer une Juicy Fruit. Et, la fenêtre ouverte nous apporte le parfum de l’herbe fraîchement coupée. Bouche : En bouche, on retrouve le scénario entrevu au nez, mais on y ajoute aussi un lointain feu de camp (à mon grand étonnement!). Finale : Sèche, fumée, avec une note de biscuits.

Martin 81%
Nez: Un mélange orange-vanille, qui se transforme rapidement en tarte au citron et sa meringue. Ensuite sous un premier voile d’alcool qui trahit son 43% on y hume un léger, surprenant et séduisant fond de tourbe. Bouche: Une belle et douce balade. Quand même belle rondeur, j’apprécie. On y goûte épices, agrumes, caramel au beurre, herbe et très légère tourbe fumée à la fin. Finale: Moyennement longue et épicée. Ça rappelle presque un cask strength distillé plus d’une fois. Équilibre: Un 12 ans plus que respectable. Un tantinet trop dispendieux, je le verrais plus entre 60 et 65 douilles. C’est pas le scotch de l’année mais je le choisirais volontiers avant un Glenlivet ou un Glenfiddich du même âge…

Glenkinchie 20 ans Cask Strength

55% alc./vol.
Distillé en 1990 et embouteillé en 2010, bouteille #0285.

André 83%
Pêche, abricots et melon au miel. On fait dans la dentelle et dans les fines broderies… Un brin citronné avec une couche herbeuse en arrière-plan. L’alcool, très présent au nez, s’efface assez rapidement et de manière inattendue en bouche. Toutefois, l’herbe fraichement coupée, même adoucie par la pêche et le suave mielleux du melon au miel, ne parvient pas à s’effacer en bouche. Si vous n’êtes pas fanatique du style, vous n’apprécierez pas et c’est mon cas… Cette désagréable sensation verdâtre est toujours dans les parages et c’est franchement agaçant. Ce même feeling s’atténue progressivement en bouche pour réapparaitre avec puissance en rétro-olfaction, fortement sucrée et à saveur de salade de fruits. Cet embouteillage pourrait ressembler à certaines anciennes éditions de Bunnahabhain à laquelle on aurait ajouté un penchant fruité. Je n’ai jamais vraiment apprécié les créations de cette distillerie, ce n’est pas ici que je serai converti. Et pour 353$, ce n’est pas seulement l’herbe coupée qui me restera de travers en bouche.

RV 77%
Je croyais impossible de ne pas finir un demi-once de whisky à 353$, et je ne crois pas que c’est que je suis blasé des whiskies. Ça pue le moisie, les herbes moisies, les cerises moisies, le grain moisie (vous voyez?). Arrivée en bouche d’herbes pas très fraîches, de muguet, et sa seule force est l’alcool qui joue un beau rôle sur la langue. Finale de bonne longueur, et après avoir respiré, beaucoup respiré, du caramel.

Patrick 85%
Nez : Orge sucrée et crémeuse. Bouche :Orge sucrée, vanille, quelques poires et soupçon de fruits murs. Un peu d’herbe aussi. Finale : Plutôt herbeuse, le tout bien enveloppé par la vanille. Balance : Une bonne complexité, un bon whisky, mais disons que je m’attendais à mieux compte tenu du prix.

Glenkinchie 24 ans 2016 Release

57.2% alc./vol.
Bottle 5030 of 5928. Maturation en refill European oak butts, cette édition est la parution la plus agée distribuée en version cask strength provenant de cette distillerie.

André 85%
Poires et pêches, oranges, fruits à chair, voluptueux et à l’approche un peu noble. Pas l’approche tape à l’oeil qu’on pourrait s’attendre. Certains amateurs ne jurent que par des whisky coup de poing, sur l’alcool décoiffant et la tourbe sans subtilité, mais on a autre chose ici, un travail de nuances et de tonalités olfactives. La bouche est juteuse; le jus de salade de fruits en canne, sirupeux au départ puis s’aiguisant par la suite avec les épices et le poivre. Salade de fruits, un brin de sherry, les poires, pomme-poire, vanille onctueuse puis grosse astringence un peu sèche du bois, ce qui débalance beaucoup l’histoire de saveurs qui étaient, jusqu’ici, très douces, presque féminines. Le bois est peut-être un peu trop présent en bouche, surtout en finale où, avec les notes de poivre, laissent une sensation bizarre qui tranche abruptement avec l’avalanche de fruits divers. Une expérience en queue de poisson, je pointe du doigt le choix du fût de chêne Européen.

Patrick 70%
Autant le Glenkinchie 12 ans est une valeur sûre que celui-ci est une catastrophe. Je n’ai jamais goûté un whisky aussi mauvais qui soit si dispendieux. À suggérer à quelqu’un que vous haïssez à vous en confesser. Nez: Baptême! Ça sent le vestiaire de hockey après les séries. Bouche : Le goût de vestiaire pas propre évolue sur une note sucrée et feuillue. Au mieux, on pourrait le qualifier de bizzare. Finale : Trop longue à mon goût.