Glendronach 28 ans

51.8% alc./vol.
Distilled 29-04-1994 from PX Sherry Puncheon #474, Bottle 675 of 684.

André 92%
Oh la la… C’est du lourd ça. Typique du style évidemment. Nez de raisins macérant dans l’alcool, de pruneaux séchés et de pâte de fruits, de caramel chauffant sur le poêle, de cerises et d’oranges sanguines, cerises marasquin, vieux bancs d’église vernis. La texture en bouche est hallucinante, visqueuse et licoreuse, compacte et lourde. Tellement lourd que j’ai des pointes de sauce soya en bouche. Une tonne de fruits noirs dont la prune et le raisin. Oranges trempées dans le caramel, gâteau aux fruits, raisins de Corinthe, chocolat noir parfumé d’une pincée d’épices. Finale moelleuse, hyper longue, sans être musclée. L’équilibre est au rendez-vous, sur les fruits noirs et le chocolat fourré de caramel. Partagé avec Rachel Barrie, master blender,
bonifie l’expérience.

Glendronach 28 ans 1993

51.9% alc./vol.
Distilled 26/11/1993, Bottled 2022 from Oloroso Sherry Puncheon #4193, bottle #489 of 677. Historiquement, l’année 1993 a livré les meilleurs Vintage chez cette distillerie.

André 93%
Nez à la fois lourd et raffiné. Bois humide gorgé de xérès, caramel surchauffé, dattes, gâteau aux fruits dans son emballage de cellophane baignant dans son jus, cerises, figues, oranges sanguines. On perçoit la noblesse du liquide autant au nez qu’en bouche, qui est savoureuse, très ample et bold à la fois, texture moelleuse et visqueuse exceptionnelle. On a aussi une sensation terreuse qui rappelle le vieux chai avec le sol en terre battue qui s’entremêle avec des notes de chocolat noir. Si l’on laisse respirer un 15-20 minutes, le whisky développe des notes de caramel et de cannelle et de superbes notes sucrées. Pâte de fruits, dattes, caramel, chocolat amer, figues, oranges sanguines, bois humide, terreau d’empotage, gingembre et cannelle. Ça pourrait presque être du vieux brandy. Finale lente et langoureuse, sur les dattes et les figues dans le caramel chaud et de bonnes épices sur fond terreux. Encore une fois, un prix indécent malheureusement.

Patrick 94%
Un whisky grandiose, magistral et époustouflant. On me demande souvent si ça vaut la peine un whisky d’un tel âge, et dans ce cas-ci, ma réponse est un oui définitif : Seul un spiritueux ayant passé plusieurs décennies sous le chêne peut offrir ce type de saveurs. Nez : Bois humide et gros xérès riche, gâteau aux fruits, terre humide, caramel liquide et umami. Bouche : Dattes, figues, chêne grillé, caramel, bois humide, figues, oranges sanguines, gâteau aux fruits, terre humide, chocolat noir et umami. En fait je manque de mots tellement ce dram est riche et complexe. Le tout, porté par une superbe texture huileuse. Finale : D’une superbe longueur, onctueuse et débordante de fruits mûrs et de caramel onctueux et chaleureux.

Glendronach 39 ans 1972

49.8% alc./vol.
Distillé en mars 1972 et embouteillé en septembre 2011, à partir du fût de sherry Oloroso #711, bouteille #191 de 300.

André 84%
Fruits feutrés et pâte de fruits, pelure de raisins et fruits en purée. Sherry omniprésent. Pruneaux, dattes et cuir se transformant en café noir. C’est une transition qui se fait rapidement et qui étonne un peu. Texture sirupeuse et collante, il faut définitivement aimer le sherry rustique des vieilles années pour apprécier le style, ce n’est pas l’image que donne l’affinage en fûts de sherry tel qu’on le connait dans les embouteillages des dernières années. C’est plutôt lourd et costaud, rustique et un peu austère comme sherry. L’alcool est lui aussi assez costaud en bouche, ce qui crée une ambivalence intrigante. Grains de café trempés dans le chocolat amer, café expresso, soya, avec rétro-olfaction de sherry. Un vrai sherry monster, vintage style.

RV 82.5%
Tout en restant sur le bitume trop frais, le bon départ est gâché par des mauvais coups de volant dans le dernier droit. Caramel excessif mais à ma grande surprise le sherry est bien contrôlé, pour laisser la place aux fruits. En bouche c’est le grain, puis la citrouille, et enfin la chaleur de l’alcool, évidemment le tout dans le même caramel qui devient un peu plus exhubérant. Puis on prend une mauvais courbe dans le dernier droit avec le sherry qui prend le contrôle et chauffe un peu trop le baril carbonisé. Un exercice intéressant mais je préfère les modèles plus récents (tel que le 15YO revival) avec des moteurs plus performants en couple mais moins en décibels.

Glendronach 8 ans The Hielan

46% alc./vol.

André 86.5%
Beaucoup d’oranges et fruits tirés du sherry, les raisins mauves particulièrement et les fruits séchés, le caramel très doux. En bouche, étonnant pour le prix et on bénéficie du 46% en prime. Les raisins omniprésents et les oranges sanguines, le toffee caramélisé. Puis les cerises noires et les fruits secs en finale de bouche qui accompagne une pincée de gingembre. La décision d’embouteiller à 46% donne beaucoup de punch à un whisky qui aurait pu être un peu fade pour un 8 ans d’âge. Pour le prix demandé, définitivement un des meilleurs achats en SAQ en ce moment. Wow, quelle surprise. (points supplémentaires pour le rendu qualité/prix)

Patrick 89%
Un excellent rapport qualité/prix qui étonne pour son jeune âge. Un whisky de soif qui ferait aussi l’affaire dans une grande dégustation formelle. Nez : Raisins secs « Sun Maid » (la p’tite boite rouge avec la madame), agrumes, beurre et touche de vanille. Bouche : Douce, sucrée et épicée, avec de chaleureuses notes de chêne, de sucre d’orge, de confitures de fraises et cerises (ça existe?) ainsi qu’une subtile note de chocolat. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, sucrée et légèrement épicée.

Martin 87%
Or pâle qui n’en dit pas long sur le reste. Nez: Très sirupeux et sucré. Orge, marmelade à l’orange et miel. Façile d’approche, il annonce une qualité qu’on ne retrouve pas souvent dans les expressions d’entrée de gamme. Bouche: Arrivée en bouche franche, sur des notes de raisins secs et d’orange, de miel sucré et de gingembre. Finale: Assez relevée, grâce à la décision posée d’embouteiller à 46% d’alcool. On pateauge confortablement dans un bassin de caramel, d’épices et de céréales grillées. Un brin de noix et de chocolat sur la fin. Équilibre: Un solide rapport qualité/prix pour un embouteillage d’une telle personnalité. Je dois aussi lever mon chapeau à la distillerie pour avoir eu les couilles d’afficher sur la bouteille un énoncé d’âge inférieur à 10 ans.

Kim 92%
Dans la vie, il y a certains gars, quasiment trop fins, qui vont sans problème passer leur soirée à te flatter les cheveux en écoutant ton film de fille préféré. Au nez, ce whisky ressemble fort à ce genre de gars : doux, parfumé, presque floral. Bref, un doux. Au goût ça se poursuit avec des saveurs de cerises, de fruits séchés et de caramel, mais avec une note de poivre. On décèle toutefois une belle charpente sous toute cette douceur… ce whisky a un six-pack! Difficile de croire qu’il est aussi abordable (60$ en SAQ).

Glendronach Cask Strength Batch #1

54.8% alc./vol.
Issu de fûts de sherry Oloroso et Pedro Ximénez.

André 89.5%
Le sherry cask, lorsque bien utilisé est une vraie bombe que GlenDronach sait livrer avec précision. Christmas cake, pudding, très présent sur le xérès qui est riche et goulu. La bouche est relevée et costaude, évidemment beaucoup de sherry (xérès), les oranges aussi, le gâteau de Noël, les fruits secs. Finale longue et texturale, qui demeure incroyablement douce malgré le taux d’alcool. Une vraie soie en bouche.

Glendronach Cask Strength Batch #4

54.7% alc./vol.

André 91%
Toffee, cerises noires, oranges, les épices, raisins et la pâte de fruits. En bouche; Très fruité, le sherry sur les stéroïdes, le sherry poussiéreux, le sherry amoureux et moelleux. La bouche est puissante, épicée à souhait, une touche de poivre noir, l’ensemble rappelle les petits biscuits au gingembre avec des accents de chocolat noir. Finale longue, les grains de cafés trempés dans le chocolat noir, un expresso dans un café, les raisons secs, les prunes écrasées. On ne réinvente pas le style, mais si on ne rivalise pas d’audace, on compense sur l’intensité des saveurs et des arômes et un taux d’alcool décoiffant. Tout le monde en ressort gagnant. Pour les amoureux de sherry, ce whisky est la totale…

Patrick 89%
In your face! Bang, GlenDronach à un niveau d’intensité qu’on adore, toujours avec ce qu’il faut comme complexité. Nez : caramel, fruits et miel dans un premier temps. Puis, figues, tangerine et cannelle viennent compléter l’ensemble. Bouche : Gingembre, fruits mûrs, chêne, orge sucré et touche de noix. Finale : Longue, sucrée et chaleureuse.

Martin 90%
Très neutre au niveau de sa teinte ambrée. Nez: Raisins, Fruits des champs et cerise noire. Un peu de miel et d’épices viennent couronner le tout. Vraiment peu agressif. Bouche: Très riche et raffiné. Texture onctueuse et gorgée de sherry. Épices, raisins, dattes et caramel épais. Chêne sec et vineux, poivre et chocolat. Finale: Longue et savoureuse, sur des accents de chêne, de cerise, de raisins secs et d’épices. Un tout petit cuir chétif se laisse deviner. Équilibre: Ça reste un style plutôt classique, mais à ce taux d’alcool, Glendronach a su se démarquer.

Kim 95%
Il y a de ces whiskys qui, juste à l’arôme, semblent vous promettre de grandes choses. Avec ses effluves suaves de caramel brûlé, GlenDronach Cask Srength Batch 4 me fait penser à… Superman! Viril, puissant, mais aussi très doux. Comme le serait Superman s’il vous transportait dans ses bras. Et ça goûte quoi? Un pina colada avec des biceps, parfumé, sucré et riche. Un délice!

Glendronach Cask Strength Batch #5

55.3% alc./vol.

André 87.5%
Nez ample, d’une grande générosité. Raisins séchés, pommes rouges, cannelle qui asséchera beaucoup la bouche en finale, gâteau aux fruits, oranges confites, cerises Marasquin. La qualité du fût de sherry est facile à constater, aucun arrière-goût de chlore ou de tannins indésirables, juste l’opulence du sherry version 36C. La bouche est liquoreuse, très fruité ; pâte de fruits, gâteau aux fruits, oranges, cerises noires, puis la bouche change rapidement et balance dans les épices plus pointues de cannelle et de gingembre avec un kick-back poivré qui tranche un peu d’avec la texture moelleuse. Le côté pâte de fruits est vraiment hallucinant et les saveurs de cerises noires très intenses. La finale est sèche et épicée, je trouve dommage que le whisky ait perdu son côté velouté et amoureux sans se départir de son sherry aux cerises.

Patrick 83%
Intense, Presque agressif. L’alcool semble plus fort que le 55% indiqué sur la bouteille. La balance pourrait être mieux, même si ça demeure agréable à boire. Nez : Chêne, amandes, fruits mûrs, orange et subtile note poivrée. Bouche : Bois et xérès hyper brûlant, poivre, gingembre, épices et notes de cigare. Finale : Longue, boisée et épicée.

Martin 88%
Nez: Assez punché, sur des vagues de fruits rouges, de raisins secs et de cannelle, d’orange et de cassonade. La qualité du sherry est évidente, mais sera t-elle démolie par la force du taux d’alcool? Bouche: Épices, caramel, toffee, dattes, tabac aromatisé, raisins et pruneaux. Toutes les notes du fût de xérès déploient un attaque agressive! Finale: Longue sur le bois et les épices interminables du cask strength. Pâte de fruits et fondue au chocolat. Équilibre: Un peu trop agressif au niveau des épices, mais si ça ne vous gêne pas, ça reste un sherry cask strength plutôt réussi.

Kim 86%
Au nez : Cassonnade, pain doré, les fameux « pets de soeur » que mère faisaiet pour passer ses restants de pâte à tarte. Riche et sensuel, il me donne absolument envie de m’y tremper les lèvres. Au goût : Le bois est extrêmement présent, recouvert d’une couche de caramel très foncé, limite brulé. Épices et alcool en arrière-goût, il aurait besoin d’un peu plus d’esprit, de compexité. Si c’était un homme : Chris Pratt, avec ses airs un peu clownesques, qui tranchent avec ses abdos bien découpés.

Glendronach Parliament 21 ans – Édition 2024

48% alc./vol.
Vieilli dans un mélange de fûts de sherry Oloroso et Pedro Ximenez. Il est intéressant de noter que ce whisky n’a aucune connotation politique. Il est d’ailleurs nommé « Parliament » d’après le terme collectif désignant un groupe de corbeaux – et il existe un Parliament de corbeaux vivant dans les arbres près de la distillerie GlenDronach…

André 89%
Malgré la hausse de prix indécente de cette édition, je suis heureux de voir que celle-ci vaut toujours le détour. Raisins secs et dates sucrées, parfum de terre humide, de vieux chais traditionnels, pommes et cerises marasquins juteux. Ce whisky affiche une noblesse et une richesse étonnante. Belle texture onctueuse en bouche offrant une palette aromatique très semblable au nez. Raisins secs et dates, cerises, chocolat, additionnés d’une touche de cannelle et de poivre. Sensation à la fois de bois épicé et une sensation résineuse collante et grasse très spéciale en bouche qui fait très vieilles années. L’équilibre du sherry est parfait, pas trop intense, pas trop lourd, belle texture, old-style dans l’approche. Finale dévoilant un léger accent tannique avant une montée de cannelle et d’épices du bois coiffant des fruits séchés nappés de chocolat.

Patrick 89%
Un très bon dram, avec une superbe balance entre intensité et raffinement. J’avais goûté ce whisky il y a plus de 10 ans et je n’avais pas été impressionné et je me rends compte avec bonheur qu’il a grandement progressé… Tout comme son prix, malheureusement! Nez : Un beau parfum délicat, complexe et savoureux, avec des dattes, des cerises, des raisins secs trempés dans le chocolat au lait, une pincée de cannelle et un zeste d’orange. Bouche : Oh, j’ai tellement été agréablement surpris par la première gorgée que je n’ai pas été capable de noter mes impressions (ce qui est bon signe)! Bref, du chocolat au lait, des cerises, du chêne grillé, une pincée d’épices à steak et de poivre, des raisins secs, des dattes, de la cannelle, des pommes rouges sucrées. Très belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fruitée et épicée.

Glendronach Peated

46% alc./vol.

André 86%
Déjà que le style de ‘’powerful sherry’’ avait été revisité – pour le mieux – par Billy Walker et son équipe, avec en plus, quelques détours fort agréables sur de divins cask finished (Sauternes, Madeira), on avait peut-être besoin de pousser l’audace un peu plus loin pour cette distillerie. Après avoir troqué le sherry tellement intense des anciennes version – celles datant du pré-rachat Walker du style du futur discontinué GlenDronach 15 ans Revival, ces embouteillages qui rappelaient presque les liqueurs – afin de les rendre plus amicales, un style de sherry presque austère pas très accessible pour la majorité du grand public, on voulait peut-être aussi dupliquer le succès obtenu avec les embouteillages tourbés de BenRiach… Mais comme au casino, à force de pousser sa chance, on risque de perdre son butin au jeu de l’audace et du risque ou de l’ambition démesurée. Nez fruité, mélange de fruits rouges et de fruits tropicaux, chocolat au lait, miel et raisins secs. La tourbe ressemble plus à du caramel surchauffé qu’à l’habituelle tourbe terreuse du Speyside. La bouche développe avec plus de ferveur les notes chocolatées et de miel, les fruits tropicaux émergent tout à coup et sont beaucoup plus définis qu’ils l’étaient au nez. La fumée de tourbe aussi s’est taillée une place de choix et on ressent bien ce petit côté terreux et ‘’racineux’’ en fond de bouche avec les notes d’alcool et de bois de chêne. La sensation de l’alcool en bouche confirme que le whisky n’est pas bien vieux car il laisse une légère sensation de new make spirit ou de très jeune whisky. La finale est mélangée de fruits, de tourbe chocolatée et de saveurs d’alcool épicées. Sans être un mauvais whisky je crois que le résultat final est discutable. Je pointerais du doigt la jeunesse du spirit qui affecte l’équilibre général. Une des seules encoches sur l’autel de la résurrection de Glendronach par Billy Walker et sa gang. Tsé cé pas à cause que c’est à la mode que ça fait bien à tout le monde, c’est comme le style « mixologue-bucheron-barbu », me semble que j’verrais pas Patrice Plante habillé comme ça…

Patrick 90%
Comme d’habitude, une autre réussite de GlenDronach. Complexe, superbement balancé et tellement facile à boire que c’en est presque dangereux ! Nez : Parfum de fruits, de fumée de tourbe, de cannelle, d’agrumes très subtils, d’orge et de vanille. Bouche : Belle fumée épicée et poivrée. Le tout complété par du bois brûlé et quelques fleurs. Finale : D’une belle longueur, épicée et sucrée.

Martin 87%
Nez: Encore une fois un sherry assez brun et profond. Raisins, tabac aromatisé, dattes et toffee. Fruits rouges et chocolat au lait. Bouche: Bois épicé, fruits au sirop, raisins et dattes, pelure d’orange et xérès. Finale: Longue et chaude, sur des notes épicées et boisées. Sherry plein la gueule. Équilibre: Un très solide sherry cask, on aurait aimé y voir un peu plus de tourbe, tel qu’annoncé, mais bon.

Glendronach Revival 15 ans

46% alc./vol.
Bottled 2019/07/29

André 89%
Nez un peu savonneux, mélangé de dattes/figues et de cosses d’oranges, des fruits séchés aussi. Le sherry n’est pas aussi intense que dans d’autres éditions de cette distillerie. La bouche est à la fois crémeuse et finiement épicée, mélange de cerises et de raisins mauves sechés, prunes, oranges. Finale finement poivrée, fruitée, très sucrée et gourmande. I like!