Domaine des Hautes-Glaces Single Malt New Organic Rye Spirit

45% alc./vol.
Batch S:11-01, bouteille #030 de 100.

André 67%
Nez full grappa fruitée plutôt que le rye, très jeune autant au nez qu’en bouche, c’est définitivement dans le thème des whiskies de bas âge pour ne pas dire de bas étage. Le rye se dévoile un peu plus en bouche au travers quelques notes épicées, l’alcool est agréable. Quelques autres saveurs se greffent à l’ensemble; les raisins verts, un côté végétal pas plus agréable qu’il le faut et une bonne dose de sucré. Finale : souhaitée. Pour le prix de 130$ demandé en plus, faut être vraiment mal pris pour s’acheter ça.

Patrick 82%
Intéressant, différent, mais pas trippant.  Nez : Herbe et feuilles mortes et moisies.  Touche d’épices du chêne.  Bouche : Chêne plein de sève, épices et herbe verte.  Finale :  D’une longueur moyenne.  Florale.

Douglais Laing Caperdonich 1996

46% alc./vol.

André 83%
Voile olfactif très diaphane; fruits savoureux, très clean et épuré au nez. Nectarines, kiwis et jus de fruits tropicaux, le tout accompagné d’un fin cendreux froid en background. La bouche est doucement fruitée, à prédominance de zeste de citron jumelé d’une discrète pincée de sel. Agréable mais encore faut-il être dans le mood de ce type.

RV 78.5%
Citrouille et guimauve a saveur de bleu (la couleur, pas le fromage). La citrouille se poursuit pour migrer vers du sucre et de la cassonade, mais retourner vers quelque chose de plus aigre en finale. L’aftertaste n’est pas ce qu’il y a de meilleur, ce qui laisse une mauvais surprise en conclusion d’un whisky assez ordinaire merci.

Patrick 79%
Sent le new make spirit!! Un new make de 11 ans! Citrouille, malt, un bon whisky d’Halloween. Léger. Finale très courte.

Douglas Laing Director’s Cut Macallan 25 ans Single Cask

50.2% alc./vol.
Distillé en mai 1988 et embouteillé en décembre 2013 depuis le fût DL10160, 117 bouteilles.

André 95.5%
Douceur extrême, saveurs polies et raffinées. Bouche hallucinante, le sherry est excessif mais présenté avec une exactitude étonnante; cerises marasquins, feeling légèrement cireux, saveurs de miel et de chocolat, un peu boisé, fines épices, oranges sanguines. Ce whisky garde la note en bouche si longtemps que ça en est déstabilisant. Il explose en bouche et nappe complètement la bouche de sa texture un peu cireuse et fruitée à saveur de xérès. Finale éternelle sur le sherry et les fruits, les cerises dans leur jus. Macallan doit encore se mordre les doigts d’avoir vendu ce fût.

Douglas Laing Director’s Cut North British Single Grain 50 ans 1963 Single Cask

46.4% alc./vol.
#DEL 10268, 252 bouteilles.

André 90%
Doux comme de la dentelle. Cire d’abeille pour le bois, vanille, coconut, toffee, céréales. On peut ressentir le whisky âgé sous cette avalanche de saveurs bien douces. La noblesse du vieux whisky se livre à travers les notes poussiéreuses de céréales. La bouche est fraiche et épurée, beaucoup de toffee et de meringue, crème glacée à la vanille, crème brûlée, marmelade d’orange saupoudrée d’épices. Finale longue mais très variée au niveau du goût. Un single grain de belle conception, à la superbe balance et au taux d’alcool approprié.

Douglas Laing Double Barrel Bowmore & Highland Park

46% alc./vol.
Ce Double Barrel résulte de l’assemblage de deux fûts des distilleries Bowmore et Highland Park. La gamme Double Barrel a été lancée par les frères Laing en août dernier. Issue de la technique du « vatting », c’est-à-dire de l’assemblage de fûts, Fred et Stewart Laing ont sélectionné pour chacune des mises en bouteille des distilleries iconiques : Laphroaig et Macallan, Bowmore et Highland Park. Comme son nom l’indique, Double Barrel résulte de l’assemblage de deux fûts de deux distilleries.

André 94%
When Orkney meet Islay. Un Tango langoureux, passionné et un brin animal où la douce tourbe d’Islay et le miel de bruyère des îles Orkney mènent le bal chacun leur tour. Suave et amoureux en bouche, agrumes – principalement les oranges – et la vanille très crémeuse accompagnée d’un soupçon de sel marin. La bouche est extraordinaire et les vagues successives des éléments distinctifs d’Islay (sel, douce tourbe) et les traits distinctifs de Highland Park (miel de bruyère, chocolat) prennent le relais chacun leur tour, comme un ballet de vagues interminable. La finale est incroyablement longue, ce qui accroit la surprise car jamais on aurait pensé qu’une concoction aussi douce pouvait garder une si longue persistance en bouche. Léger retour sur la poussière de pierre salé en rétro-olfaction que le miel et la vanille réussit toujours à adoucir. Une vraie petite perle créée du meilleur des deux mondes. Le « bad boy » a finalement rencontré sa « girl next door ».

RV 84.5%
Boxe avec 2 pugilistes de talent semblable, simplement un qui est 2 fois plus pesant que l’autre. Olfactivement, plein de bon Bowmore bien salé mais aussi avec la cendre du Laphroaig, et un fond d’herbe de bord de rivière. En bouche, c’est la puissance du Bowmore qui domine toujours au-dessus d’une faible dose de chocolat. Peu de développement en bouche avant une offensive du HP rapidement écrasée par le trop fort Bowmore. Le combat se termine en KO dans une finale toute juste assez longue mais aussi peu goûteuse. Drôle de match.

Patrick 80%
Woooooo! Ok, un mélange peu orthodoxe de tourbe, fleurs, fruits, cendre et herbes. Je suis un peu débalancé par le nez… En bouche, la tourbe prends le dessus, tout en laissant en arrière plan des notes florales, cendreuses et vanillées plutôt étranges. La finale s’étire longuement sur une tourbe bizarre. Globalement, l’équilibre est… étrange? Définitivement un mélange que je fantasmais de voir. Mais, comme bien des fantasmes, il est souvent mieux de les confiner à notre imagination.

Douglas Laing Double Barrel Caol Ila & Tamdhu

46% alc./vol.
« Deux distilleries, un whisky », telle est l’idée derrière cette série composée de trois expressions lancées en 2010 par la maison de négoce écossaise Douglas Laing. Derrière chaque whisky se cache en fait un blended malt, assemblage de deux single malts distincts en provenance de deux distilleries, mis en bouteille suite à un temps de mariage à 46% et sans filtrage à froid. Le but recherché est de créer un nouveau whisky, tout en mettant en valeur chaque composant du mélange. En général, les assemblages de cette gamme se font à partir de deux malts de régions et de style que tout semblait opposer jusque-là : Speyside et Islay, Mainland et îles, fûts de bourbon et fût de xérès… Le résultat, toujours intriguant, est parfois surprenant !

André 83.5%
Dans cet affrontement entre le lutteur Sumo Caol Ila et le représentant de Western Spaghetti Tamdhu, on n’est pas surpris de la domination fumée grasse immédiatement présente au nez. La présentation est huileuse et un peu crasseuse, légèrement industrielle dans l’approche, avec la fumée de tourbe grasse, les cosses de pommes vertes, le mélange de miel et de vanille, notes de chocolat noir, tarte à la lime et citron, une touche d’agrumes aussi. La bouche se livre au départ de façon presque feutrée, texture un peu molle et légèrement diluée, mais on ressent rapidement les influences maritimes avec le sel de mer et les agrumes fraiches. La bouche est tout de même pas mal rectiligne côté saveurs, les influences du Tamdhu sont rendues presque seulement par la texture un peu lente et ratoureuse. Bon soubresaut d’épices en finale qui racolent avec la fumée de tourbe huileuse, malheureusement le whisky s’essouffle beaucoup trop rapidement en bouche et s’éteint sans passion. C’était probablement un couple dont la relation était vouée à ne pas trop fonctionner.

Patrick 84%
Fumée de tourbe offrant une belle intensité. En bouche, toujours la tourbe, mais pas aussi puissante… On dirait qu’on lui a ajouté un peu d’eau. Finale de tourbe et d’épices. Bref ,une belle curiosité, assez bonne.

RV 88.5%
Caol Ila + Tamdhu = Impressionnant + excellent. Festival d’épices, peu de fumée vient du Caol Ila mais l’ensemble respire d’épices, de tourbe et de cèdre. Même chose en bouche où c’est un peu trop clair au début mais où le fruit arrive ensuite de nul part. Finale à fond sur le cèdre, c’est un vatted (blended malt) aux allures de single malt à quel point le mélange est bien fait et semble naturel. Tout en nuance, un blend? Peu importe.

Douglas Laing Double Barrel Macallan & Laphroaig

46% alc./vol.
5e édition. 8 ans d’âge.

André 86%
Pour reprendre la phrase désormais célèbre de Fred Laroche  » Mélanger du Laphroaig avec du Macallan, c’est comme donner une quéquette à une fille ?! » En tout cas, au nez, c’est tout à fait Laphroaig; maritime, phénolique, médicinal, avec un parfum plus velouté en toile de fond. Il y a un peu de retenue dans le nez, ce qui est plutôt intriguant pour un Laphroaig, Un peu bizarre en bouche, texture un tantinet rocailleuse, de sel marin puis médicinal pour ensuite passer aux notes plus sucrées de chocolat et de fruits. Ces même notes fruitées s’éclipsent rapidement en finale et laissent les saveurs maritimes et tourbées du Laphroaig s’occuper de la finale. L’ensemble manque de punch même si l’expérience est intéressante.

RV 83.5%
Les opposés ne s’attirent pas toujours. Curieux mélange où le Laphroaig est trop fort et donne un aspect de fleurs pourries au trop doux Macallan. L’arrivée en bouche donne un feeling agréable et doux avant la cendre du Laphroaig. La finale est correcte, lorsque décortiqué il est bien, mais je reste avec le feeling que c’est davantage un mariage forcé que d’amour véritable.

Patrick 84%
Nez très peu subtilement tourbé-à-la-Islay. Avec de la fumée. En bouche, l’arrivée en bouche semble avoir été noyée dans l’eau. En fait, l’expérience au complet semble diluée. Dommage. Les saveurs sont excellentes, mais la sensation en bouche manque d’un petit quelque chose. Tourbe, sel, sucre, fruits rouges… Finale un peu courte. Les bonnes saveurs sont présentes, bien équilibrées entre elles, mais on dirait qu’un voile vient en masquer la pleine dimension. On sent le degré d’alcool plus élevé, mais on a aussi l’impression qu’on a ajouté trop d’eau dans mon verre. Bon. On a un peu gâché 2 bons whiskys ici selon moi. Bonne idée, mais était-il réellement besoin d’en faire autant de bouteilles?

Douglas Laing Executive Decision Aberlour 25 ans Single Cask 1988

50.9% alc./vol.
Fût #9967, 88 bouteilles.

André 87%
Un Aberlour complètement hors-norme, loin du sherry cask livre à la sauce bourbon cask. Nez doux et silky, fruité à saveur de salade de fruits, d’herbe sec, grains de céréales moulus. C’est quand même drôle de goûter un Aberlour sans le sherry, dans une dégustation à l’aveugle, ok, mais en sachant c’est quoi, c’est très déstabilisant… La bouche est douce, le bourbon cask est à l’avant-plan, le sucre vanillé, le bois de chêne un peu sec, puis encore la salade de fruits, le citron et les épices en fond de bouche. Finale de bonne longueur, sans autre variante qu’apportées précédemment. Les épices se soulèvent en coup de vent en toute finale et la salade de fruits, omniprésente, s’éteint lentement dans une finale où l’alcool est plus perceptible. Définitivement en dehors des sentiers battus des Aberlour traditionnels mais une addition intéressante et challengeante pour le dégustateur plus expérimenté. J’aime l’expérience du différent mais je déplore le manque de diversité de la composition et de l’expérience en général.

Patrick 89%
Nez : Belle profondeur.  Caramel brûlé, chêne, xérès délicat.  Bouche : Superbe sensation en bouche, huileuse et chaleureuse.  Xérès, caramel, chêne et épices.  Bref, tout y est!  Finale : Longue et chaleureuse, épicée et boisée.  Balance : Malgré que j’aie plutôt l’impression que ce whisky est en fait 10 ans plus jeune, il offre une superbe complexité et une balance exemplaire.

Douglas Laing Executive Decision Glenrothes 26 ans

53.3% alc./vol.
Distillé en juin 1987, embouteillé en décembre 2013 depuis le fût de sherry de 2e remplissage #DL10141, 288 bouteilles.

André 87%
Venant de Glenrothes, le nez est tout à fait dans la ligne de la distillerie ; plein de note de sherry rehaussés de douces épices, toffee, miel, gâteau aux fruits, oranges nappées de chocolat au lait avec en background une touche boisée très intéressantes. Cachous sautés à la poêle peut-être ? En bouche ; toffee et miel, chocolat, vanille, oranges et sherry un peu vieillot. En arrivée de bouche, le whisky est très soyeux mais la conjonction des épices et de l’alcool rehausse ce whisky de façon inattendue. Les notes primaires des épices sont vites calmées par le chocolat et le miel qui réussiront tout de même à revenir de façon musclée en finale de bouche qui est fortement épicée en rendant la bouche un peu sèche. Je détecte même une touche de poivre noir qui apparaît en toute finale. J’avais été conquis par le nez exceptionnel. Mais les fortes épices et le poivre déstabilisent un peu la bouche et tranchent farouchement avec les saveurs plus douces et tendres.

Patrick 88%
Un chef d’œuvre d’équilibre et d’extase. Exquis! Nez : Sublime parfum de xérès, de vanille et de chêne. Le tout est complété par une bouchée de gâteau aux fruits recouvert de caramel. Bouche : Superbe arrivée en bouche, avec un mélange de fruits mûrs, de sucre brulant et d’épices chaleureuses. Le tout est complété par des notes de gâteau au chocolat et un trait de miel. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur les notes épicées du chêne ainsi qu’une touche d’orange.

Martin 89.5%
Nez: Beau xérès brun, raisins, dattes, tabac, pelure d’orange, cassonade et chêne. Toffee, miel, gâteau aux épices et miel. Cacao. Bouche: Caramel, toffee et épices. Miel et cacao. Le taux d’alcool est beaucoup moins agressif qu’on pourrait le croire et laisse amplement le temps au dégustateur de se faire sa propre opinion. Finale: Longue et sèche, à la hauteur des attentes d’un sherry cask de cet âge. Équilibre: Tous les aspects de ce 26 ans sont bien maîtrisés. Un malt d’exception. Bravo à Douglas Laing.

Douglas Laing Executive Decision Laphroaig 21 ans Single Cask

55.8% alc./vol.
#DL: 9969, sherry butt, distillé en février 1992 et embouteillé en september 2013, 186 bouteilles seulement.

André 92%
Holy cow… Bloc de sherry tourbé, cerises confites roulées dans un nuage de tourbe maritime, cendreux et pleins de sous-entendus crasseux, cigares aromatisés à la cerise. Bouche à l’approche hyper fruitée, se mélangeant avec exactitude avec la tourbe médicinale de Laphroaig. À un âge vénérable de 21 ans, cette même tourbe est plus feutrée et se marie superbement bien avec le fût de sherry. Elle explose par contre littéralement en bouche avec force, plus de doute c’est vraiment tourbé et médicinal… L’éventail de saveurs est relativement limité mais la justesse des éléments est évidente. Le gâteau aux fruits (encore une fois), la fumée de cigare, tourbe salée médicinale, diachilons, cerises marasquin. Finale longue, musquée, fruitée à souhait et savoureusement tourbée. Simplement wow !!! N’eut été du prix, j’en aurais déjà une dans la whisky room.

Patrick 93%
Laphroaig comme on l’aime, ou plutôt, le scotch come on l’aime: Riche, complexe et profond.  Un superbe mélange de tourbe et de xérès.  Impressionnant!  Nez : Tourbe très fruitée, saveurs sucrées-salées.  Touche de cendre huileuse.  Bouche : Tourbe fumée intense et surtout trèèèèès fruitée.  Pointe de sel.  Texture très huileuse.  Chaleureux et profond.  Finale : Très longue, fumée et épicée.