Hart Brothers Springbank 30 ans

43% alc./vol.
Bouteille #133.

André 79%
Agrumes et citronnelle. Frais et rafraichissant. La bouche: est plus qu’ordinaire, terreuse et vineux. Trop liquide, manquant de consistance. Finale longue mais qu’on apprécierais plus courte de part la déception. Springbank et Longrow ne se prêtent peut-être pas à un vieillissement qui lui enlèvent de la typicité. Mais à 385$…are u kidding me ???…

RV 81.5%
Cuirette de banc jaune orange d’autobus Bluebird (but in a good kind of way) avec blé, vanille, canne à sucre et légèrement vert, un nez étonnamment jeune pour un whisky de cet âge. Suave mais discret avant de laisser échapper une fumée très dissipée, qui laisse sa place temporairement au malt quelque peu épicé avant de revenir en finale, pour disparaître derrière un blé beurré de longueur assez moyenne, voire courte pour un whisky de cet âge. Satisfaisante, racée, mais en la comparant avec ses plus jeunes congénères, elle est beaucoup trop onéreuse pour la belle balance avec laquelle elle fut construite.

Old Particular Springbank 18 ans

48.4% alc./vol.
Distilled October 1996, Bottled February 2015 from Refill Butt #DL10737, 360 bottles.

André 91.5%
Springbank a toujours été un animal difficile à sizer pour moi, j’ai goûté à des embouteillages tellement mal équilibrés et aussi à des perles inoubliables, ce qu’il fait que je ne sais jamais à quoi m’attendre de leur part. je pourrais comparer cette distillerie à un éléphant ou un ours de fête foraine, que l’on prend beaucoup de plaisir à apprécier en spectacle mais toujours avec une arrière-pensée à se dire qu’il peut se retourner contre son maitre et revenir à ses racines animale. Une pointe de curiosité, une pointe d’appréhension. Au nez; Baba au rhum, gâteau Reine Élisabeth, purée de poires, caramel salé, miel, petits fruits rouges, ça débute très bien… Équilibre divin en bouche, texture dodue, superbe taux d’alcool, doux et velouté. Céréales Sugar Crisp, caramel salé chauffé, miel nappant un petit bol de fruits sauvages, cassonnade. Finale finement maritime que rappelle de discrètes notes de sel de mer, caramel salé, miel, compote de fruits, rhum brun et beignets trempés dans la cassonnade. Quel superbe whisky, dommage que l’on nous attend avec une massue à la caisse.

Patrick 92%
Un grandiose Springbank, dont chaque gorgée m’a apportée le plus grand plaisir! Encore svp!! Nez : Cassonade, raisins, miel et cuir. Wow. Comment décrire quelque chose d’aussi appétissant?! Bouche : Une fumée de tourbe impressionnante, de belles épices venant du chêne brûlé, du sucre brun, du sel, du xérès et un soupçon de miel. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée et le sel.

SMWS 27.109 Springbank 16 ans

58.3% alc./vol.
“Guns on the grouse moor” – Distillé le 31 mai 1998, 738 bouteilles, ex-gorda de xérès.

André 72%
Sherry puissant au nez, confiture de fruits, noix nappées de miel. En bouche, bien fruité, bonbons en gélatine, confiture de fruits, viande fumée et beaucoup de sel de mer. Quel mélange bizarre. Arrière-goût très épicé et salé, viande séchée avec un retour de chlore… c’est infecte… Chaque gorgée rehausse ces saveurs de sulfure et de chlore… Définitivement, un embouteillage à oublier… 16 ans dans un fût pour en arriver là… La démonstration qu’un mauvais fût peut gâcher le meilleur distillat. J’ai jeté le reste de mon verre dans l’évier et ça a été rejoindre les milliards de litre de merde déversés par Coderre dans le St-Laurent.

Patrick 82%
Définitivement pas mauvais, mais loin d’être trippant. Nez: Un mélange rock and roll de xérès et de tourbe, le tout sur un lit de fleurs, pendant qu’on mange des jujubes aux framboises et une bouchée de fudge. Bouche : Sel et xérès brûlant, fumée de tourbe, jambon salé (wtf ?), pelure d’oranges et fudge. Finale : D’une belle longueur, mais présentant un mélange de saveurs un peu étrange.

Martin 79%
Ambré-rosé plutôt neutre. Nez: Céréale affirmée, miel et confitures, le tout entouré d’un genre de nuage de pourriture, comme si on avait oublié de fermer le couvercle de la poubelle. Un peu de jerky salé et de fumée de tourbe se développent par la suite. Bouche: Arrivée en bouche un peu acide, texture moyenne, oranges, vanille, xérès, fruits rouges et chêne. Un mélange somme toute agréable qui en fait presque oublier le nez douteux. Finale: Les saveurs mentionnées précédemment sont toujours au rendez-vous, mais une sorte d’aura de vidanges teinte le tout. Équilibre: Sans être totalement vil, c’est un exemple de mélange qui, sans pour autant être complètement déséquilibré, demeure plus ou moins bon.

Springbank 10 ans (ancien embouteillage)

46% alc./vol.

RV 86%
En jogging devant la boulangerie à 6h du matin. Aiguilles de pain et belle petite vanille, le nez est très intense, autant que la bouche super boisée, beaucoup plus qu’à mon souvenir. Bien soutenu, presque lourd, sur les papilles mais la finale manque de longueur. Pour paraphraser l’érudit scotchien Benoît, tout une queue de paon mais ça finit un peu trop rondement.

Springbank 10 ans (nouvel embouteillage)

46% alc./vol.

André 83%
Oranges et grains rugueux enveloppés d’agrume et une pointe herbeuse avec un splash citron-lime, copeaux de bois. Bouche avec un effet de pelure de kiwis, ample et fruité mais sans la candeur des single malts plus âgés. Finale avec un light smoke salé, assez sec. Manque de maturité mais fait tout de même preuve de beaux atouts qui sauront bien servir l’ensemble une fois l’assurance développée.

Patrick 86%
Nez très légèrement tourbé, avec orge humide. Définitivement supérieur en bouche, marqué par le sel, avec une touche sucrée/épicée… Une belle complexité! Exactement ce qu’on peut attendre de Campbeltown. En finale, le sel semble plus marqué, puis disparaît dans l’orge humide. J’aimerais qu’il soit plus facile à trouver pour que je puisse toujours en garder une bouteille ouverte pour dire à mes visiteurs « this is Campbeltown as I see it ».

Martin 86%
Beau jaune neutre digne de fûts de chêne neufs. Nez: Derrière une tourbe fruitée et florale infusée de notes de pissenlit et d’abricot se cache une céréale plantureuse. On se laisse sur de légères touches de lait de coco qui dissipent la tourbe avec le temps. Bouche: Atterrissage crémeux souligné en force par miel et bruyère. Vanille et caramel, muscade et citron. Plein de belles paires. Finale: Légère impression de noix salées.Effluves puissantes et durables de tourbe et de bruyère. Équilibre: Un dram surprenant. Un exemple flagrant que Campbeltown et les Orcades font bel et bien partie de la même patrie.

RV 82%
Ça fait 30 ans qu’AC/DC sortent le même album, et je ne suis pas du genre à me satisfaire d’aussi peu original. Tourbe tranquille à la Benriach qui tourne au popcorn trempé dans la cire à chaussure. Au goût, cuivre, épices et plastique d’imperméable se mélange pour étonnamment donner une finale tourbe beaucoup plus (et trop) standard, avec un fond de tourbe saupoudré de poudre sel et vinaigre pour popcorn.

Springbank 12 ans Burgundy Matured

53.5% alc./vol.

André 86.5%
Méga nez fruité, les fruits rouges écrasés, framboises, cerises bien rouges, toffee et chocolat noir. Jamais j’aurais misé sur un Burgundy, les saveurs s’associent plus à celles tirées du sherry cask. Fond de nez un peu rêche et tannique, aiguisé par les épices et le généreux taux d’alcool. La bouche est ronde et fruitée en approche, puis épicée (style épices des Caraïbes et de cuisine Créole), framboises et cerises, bonbons en gelée à saveur de fruits (wine gums). On perçoit le léger tricky du wine cask. La finale de bouche est finement salée et tourbée, grappe de raisins mauves, notes légèrement savonneuses, vieux warehouse avec sol en terre un peu humide. Un whisky tricky et challengeant. Sans être le whisky le plus singulier cette édition de Springbank est bien conçue, singulière, presque énigmatique.

Patrick 84%
Un presque très bon whisky… Mais on dirait qu’on a laissé le fût vide attendre trop longtemps avant d’y mettre le whisky. C’est extraordinaire au début, puis ça dérape, et enfin ça revient dans le bon chemin. Nez : Superbe parfum fruité et sucré, marqué par les fraises et les framboises. Le tout complété par du chocolat noir qui se transforme tranquillement en quelque chose de plus tannique. Bouche : Arrivée en bouche marquée par les fruits frais, puis les fruits mûrs, ensuite les épices, et enfin de la fumée et du sel. Finale : Longue, fumée, salée et épicée.

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