Teaninich 8 ans Special Release 2025 Single Grain Rye

60.3% alc./vol.
Ce whisky de seigle de 8 ans d’âge, distillé par Teaninich, pourrait bien être l’édition spéciale la plus intéressante de Diageo depuis des années. Comme il n’existe pas de classification pour le seigle single malt, il s’agit d’un whisky de grain, fabriqué à partir d’un brassage de seigle et d’orge malté distillé en 2016 dans des alambics traditionnels d’une distillerie de malt puis vieilli en fûts de bourbon. Il y a quelques semaines à peine, Diageo annonçait la fermeture temporaire de la distillerie Teaninich (ainsi que de Balcones et Dickel) en raison d’une surproduction. Le malt Teaninich étant un composant essentiel du Johnnie Walker, il s’agit probablement d’un déclin global de cet assemblage, qui pourrait avoir des répercussions sur d’autres distilleries de malt dans un avenir proche.

André 81%
Entre la fougue du seigle et l’esprit farniente des notes tropicales du bourbon cask, nous avons quelque chose de challengeant et de spécial ici. Le seigle s’affirme rapidement au nez avec la cannelle et des notes herbacées et verdâtres sur fond de vanille. La bouche est puissante et la ligne directrice un peu difficile à suivre. Cannelle, herbe mouillée, ananas, citron, abricots, poivre et une pointe d’eucalyptus et de céréales mouillées. La finale s’étire sur des notes maltées bien épicées et poivrées et un alcool puissant. Un whisky a la croisée de plein de chemins différents, l’idée est intéressante mais on se perd aussi dans le résultat final. À essayer tout de même !

Patrick 87%
C’est intense, tout comme j’aime généralement mes whiskys de seigle. La finale qui s’étire toutefois sur la douceur du malt et les épices du seigle donne le goût d’en reprendre plus qu’une gorgée! Je crois bien que ma bouteille ne restera pas pleine bien longtemps! Nez : Parfum épicé et boisé, où le malt crémeux demeure tout de même évident pour l’amateur de whiskys de seigle que je suis. J’y détecte aussi du caramel écossais et des clous de girofle. Bouche : La bouche m’apparait beaucoup plus agréable que ce que le nez laissait présager : Les épices du seigle s’expriment bruyamment, j’y trouve aussi de subtiles herbes séchées, du chêne craquant, de la vanille, de la cannelle et une bonne pincée de poivre. Belle texture en bouche. Finale : D’une longueur moyenne, d’abord chaleureuse, puis s’étire tout en douceur.

Martin 84%
Nez: Très singulier, on se serait atendu à un rye plus disons américain au sens large. Pain pumpernickel, zeste de citron, miel, pomme verte, orange et pointe de poivre blanc. Bouche: Texture nerveuse et légèrement huileuse, céréales épicées, caramel blond, gingembre, agrumes, cacao sec, montée alcoolique vive mais nette. Finale: Longue, menthe poivrée, chêne sec, sucre blanc, chaleur persistante. Équilibre: Un embouteillage au profil énergique et épicé, jeunesse perceptible mais structure solide, un dram puissant et bien cadré.

Kim 83%
Nez : On est loin du rye canadien ou états-unien, très loin. Le côté épicé du seigle s’exprime non pas sur les cornichons à l’aneth ou le sucre de betteraves, comme je trouve souvent, mais plutôt sur du cumin en poudre, du beurre fondu, de la cire d’abeille et des tranches d’orange séchées. Bouche : Encore sur la cire d’abeille, mais cette fois avec une bonne dose d’épices et d’herbes. Sel de céleri, carvi, sarriette, graines d’aneth, le tout sur un fond d’alcool un peu austère. Une belle curiosité qui me sort de ma zone de confort.

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