Jura Tastival 2016

51% alc./vol.
Jura Tastival, le festival annuel qui se déroule sur l’île a pour but de célébrer les arômes des whiskies Jura et explorer de nouvelles manières de les déguster. Chaque année, la distillerie crée une nouvelle édition limitée toujours un peu plus expérimentale dans le cadre de cette célébration des saveurs. Le Jura Tastival 2016 est un assemblage de Single malt Jura affinés dans 3 types de fûts de Xérès différents : Fût de sherry Palomino Fino 11 ans, fût de sherry Oloroso Amoroso 15 ans et fut de sherry Oloroso Apostoles 30 ans.

André 88.5%
Fruits séchés, poires passées à poèle, caramel, pommes rouges nappées de caramel fondant et de vanille sortant du frigo, vieux sherry opulent et un peu austère. La bouche est musclée surtout versus le nez licoreux annoncé, l’alcool est franc en arrivée de bouche, beaucoup de caramel et de fruits rouges, raisins séchés, morceaux de pommes, poires, ananas. La texture est grasse et compacte, le sherry est puissant et rappelle aussi certaines liqueurs, se terminant par un voile subtil de fumée de tourbe. La finale est épicée, fruitée, astrigente et poivrée avec un retour sur le sel de mer et la tourbe. Une édition aux saveurs puissantes et extrèmes.

Patrick 87%
Un très bon whisky, présentant un beau mélange de saveurs bien équilibrées. Nez : Un doux parfum légèrement fruité, avec des fruits rouges et des pommes rouges sucrées, avec un bon trait de caramel et une goutte de vanille. Bouche : Un beau mélange de caramel, de petits fruits rouges et de pommes sucrées. Le tout est accompagné d’une touche de bois brûlé et quelques grains de sel. Finale : D’une belle longueur, présentant un beau mélange sucré-salé.

Martin 90%
Nez: Cerises et viande fumée, malt et vanille. Caramel, pommes et sucre brun. Orange et cuir. Vieux xérès classique. Bouche: Raisins, dattes, fruits rouges, cannelle, chêne et pelure d’orange. Le taux d’alcool est très supportable. Finale: Raisins rouges bien dodus, notes de bois poussiéreux, de sherry et d’agrumes. Poivre rose. Superbe. Équilibre: Saveurs affirmées, puissance, personnalité. Un grand whisky.

Jura Tastival 2017

51% alc./vol.
À l’occasion du festival de whisky annuel, la distillerie Jura a importé dans son île, l’esprit de la vallée du Douro grâce à l’expression Jura Tastival 2017. Mariant quelques-unes des meilleures eaux-de-vie vieillies dans les chais de Jura, cette édition limitée, non filtrée à froid et embouteillée à la force du fût est magnifiée par une maturation en ex-fûts de bourbon en chêne blanc d’Amérique de premier remplissage et en fûts de porto Graham’s minutieusement sélectionnés dans la luxuriante vallée du Douro, au Portugal. Jura Tastival 2017 est la première édition limitée à avoir été supervisée par Graham Logan, le nouveau directeur de la distillerie, qui a pris la succession de Willie Cochrane en septembre 2016.

André 90%
Oranges, fruits séchés, caramel, chocolat noir, ananas. Ensemble lourd et compact, raisins secs et prunes séchées. La bouche est pointue, beaucoup de cannelle et de caramel, beaucoup d’épices aussi et de poivre, oranges confites, raisins secs, prunes, encore les pommes rouges (comme l’édition 2016), les cerises noires, avec une finale salée et épicée. Finale sur les oranges et les fruits noirs séchés, les raisins secs, prunes. J’adore la présentation de ce whisky, les saveurs sont très définies, intenses, le whisky est lourd et ne laisse place à aucune ambivalence. Un whisky dessert de grande envergure, un peu pompeux mais à la qualité indéniable.

Patrick 84%
Un bon whisky, mais une petite touche de raisins moisi m’a un peu dérangé. Je vais donc m’en tenir aux classiques de la distillerie. Nez : Oranges enrobées de chocolat noir, avec un trait de caramel, servies à une table où il y a des fleurs séchées. Bouche : Belles épices boisées, du raisin un peu moisi, des oranges-pas-tout-à-fait-mûres et une touche de sel. Finale : D’une belle longueur, épicée et salée, avec une touche d’oranges.

Martin 89.5%
Nez: Sucre goulu, orange et orge terreuse. Raisins secs et fleurs, cacao et chêne. Très intriguant. Bouche: Doux, dattes, fruits secs, orange et chocolat noir. Superbe. Parfait pour le bord du foyer. Finale: Chaude et épicée, notes de chêne, de fruits confits, de cannelle et de chocolat blanc. On reste sur une impression de céréale verte ou germée. Équilibre: Bien que le nez peut en déstabiliser quelques uns, les saveurs du reste de la dégustation sauront vous rassasier amplement. Un scotch à la hauteur des attentes, et plus.

SMWS 31.23 Isle of Jura 23 ans

51.7% alc./vol.
« Sugared almonds in a mattress factory ».

Patrick 75%
Nez : Boooof?  Sent l’écurie.  Incluant le cheval, le foin, la terre boueuse et aussi le purin. Bouche : 23 ans, sérieusement?  Il doit y avoir un maître de chais qui se pète la tête dans un mur dans le coin de Jura.  A moins que le fût ait été entreposé sur le bord d’une fosse à purin.  Finale : L’appellation mentionne une usine à matelas…  Si mon matelas ressemble à ça, c’Est certain qu’il finit aux vidanges.  Balance : Prout prout prout.

Martin 74.5%
Un or très pâle nous fait rêver à une barrique de bourbon. Nez: Plutôt agressif et surprenant. Un jura cask strength, ça ne court pas les rues. Une fois la vague d’alcool passée, on tombe dans un genre de sueur de creux de coude dans laquelle trempe une latte de bois sûrie, voire même pourrie. Vraiment pas son atout le plus séduisant. Mousse de bas fromagée prise trop longtemps sous un ongle d’orteil. Bouche: Vanille et caramel salé arrivent en bouche, pour ensuite continuer sur une vague épicée. Quand même assez potable pour en faire oublier le nez. Peu de corps mais offre une belle chaleur. Finale: Bonne longueur sur des notes poivrées qui de mutent malheureusement bien rapidement en vieux pneu et parfum cheap de chez La Baie. Équilibre: J’ai de la difficulté à me faire à l’idée primo que c’est un Jura et secundo qu’il a 23 ans. Je cherche encore les amandes, mais je suis pas mal certain d’avoir trouvé le matelas.

SMWS 31.24 Isle of Jura 24 ans

54% alc./vol.
« Lively as an acrobat » – Distillé le 27 septembre 1988 et vieilli en fûts de bourbon, 255 bouteilles.

André 85%
Noisettes pas encore mûres et un peu vertes, poivre, un filin de fumée. Oranges boisées, puis citronnées, avec mélange d’herbe et plante de bord de mer, fond finement salé et de menthol. La bouche est bien douce, beaucoup de finesse et de souplesse, sans trop de nouvelles saveurs que celles livrées au nez. Les oranges sont peut-être plus omniprésentes et tranchent franchement avec le poivré de la finale de bouche. La finale est longue et soutenue mais étrangement disparate.

Patrick 85%
Nez : Charbon, paille et pulled pork.  Bouche : Charbon intense, sel de mer, pelure d’orange, goudron.  Finale : Pour un 24 ans, trèèèèès courte, marquée par le goudron.  Balance : On jurerait plutôt un Laphroaig, avec le goudron qui nous reste en bouche.  Bon, la barre était haute, mais pourrait-il en être autrement pour un Isle of Jura de 24 ans?

Martin 83.5%
Entre or profond et sherry amontillado, avec une qualité légèrement trouble, signe alléchant d’une absence de filtrage à froid. Nez: Faible malt grillé enterré sous de l’herbe et de la paille. Sel de mer, voire même poisson. Assez étrange. Rappelle le nez du Jura 12 ans, mais avec beaucoup plus de douceur. Évoque un peu un genre de fromage, mais pas d’ici. Bouche: Beau beau malt juteux et mielleux. Belles épices poivrées sur zeste d’orange. Raffinement très agréable dont on ne pouvait soupçonner l’existence juste au nez. Finale: Assez courte et malheureusement fortement influencée par ce qu’on a découvert au nez. Équilibre: Le goût en bouche en est sa vedette, mais le reste s’écroule aisément tellement son équilibre est précaire. Une chance que c’est un cask stsrength, bien que ça ne rachète pas grand-chose.

SMWS 31.27 Isle of Jura 25 ans

52.4% alc./vol.
« Bold sailor’s dram » – Distillé le 27 septembre 1998 et vieilli en ex-fûts de bourbon, 245 bouteilles.

André 83.5%
Whisky des Iles sans aucuns doutes. Maritime à souhait avec ses élans salés, ses vagues de fumée de feu de plage fait de bois humide et d’algues séchées qui narguent de puissantes notes d’agrume et de citron. Il livre même certaines saveurs presque médicinales à la Laphroaig adoucies par son âge vénérable. La bouche est douce et fluide, épurée au départ, les notes maritimes évoluent bien et avec candeur, sans autre surprises que les saveurs du nez par contre mis à part le camphre qui étale ses variantes comme une queue de pan d’où filtre le chocolat noir, le sel de mer et le poivre noir. Finale moyenne-courte, alcool totalement annihilée par l’âge du whisky en bouche, seuls le poivre et le sel signent le chapitre final de cette belle aventure. Un Jura hors-norme, qui demeure les pieds dans l’eau mais la tête loin du sherry habituel de la distillerie.

Patrick 89%
Grande complexité, et balance tout autant grandiose. Mes attentes étaient grandes et ne sont pas déçues. Nez : Air marin, huitres, BBQ, touche de bois légèrement brûlé et une note de bonbons aux fruits assez sucré. Bouche : Tout d’Abord les agrumes portés par une note maritime, puis une puissante vague de tourbe fumée, de chêne, de vanille et de cendres. Le tout est complété par un soupçon de viande brûlée au BBQ. Finale : Longue, intense, avec un beau mélange d’épices du bois, de vanille sucrée et de fumée.

Martin 84%
Assez peu doré qu’on pourrait croire à un 10 ans de la même distillerie, pas d’un 25. Nez: Orge humide, gazon et vanille-caramel. On sent aisément par contre que toute sa fougue a été atténuée par sa longue période de torpeur. Vent salin de la mer, mais sans la tourbe. Bouche: Doux, sel et léger cuir. Bois de pin, bois de chêne, sucres juteux. Le style de Jura est ici bien reconnaissable. Finale: Longue et suave, tel qu’attendu d’un whisky de cet âge. On y cherche malheureusement une personnalité unique mais sans succès. Équilibre: Je vis une dichotomie avec cette expression. Jura est la distillerie que j’ai toujours voulu aimer plus, et 25 ans ce n’est certainement pas rien. C’est juste que ceci est un embouteillage qui ne me fait malheureusement pas bander.

That Boutique-y Whisky Company Jura 20 ans – Batch 5

48.2% alc./vol.
901 bouteilles. Séparée de l’île d’Islay par un détroit, c’est la moins peuplée des îles Hébrides. Comptant moins de 300 habitants, elle est célèbre pour ses cerfs rouges et ses pics montagneux, les Paps of Jura. L’origine du nom « Jura  » provient d’un mot scandinave signifiant « cerf « . Animal emblématique de cette île particulière, plus de 5000 cerfs sont recensés. Une seule distillerie s’y trouve, Isle of Jura. Véritable havre de paix pour les écrivains, George Orwell y est souvent venu puiser son inspiration et y a écrit son célèbre roman « 1984 ».

André 83%
Bizarre ça… On distingue ce qui ressemble à du sherry mais avec un côté agricole et fermette tricky, un côté sucré agréable qui rappelle l’ananas et le toffee, le miel aussi. La bouche est plus diversifiée, mélange de fruits tropicaux, de belles cosses d’oranges et de chocolat au lait et une bonne dose de sucre, bois de chêne et une touche de citron en fin de bouche. Finale sur les fruits rouges et fruits tropicaux, léger.

Patrick 91%
Unique. Savoureux. Équilibré. Les mots me manquent le plus fait pour décrire ce whisky. Il ne sera pas au goût de tout le monde, mais si, comme moi, vous aimez les choses bien faites et originales, vous adorerez. Nez : Oh, ça sent le ciel, ça! Du sel et des algues, de la vanille, des fruits tropicaux, des biscuits au pépites de chocolat. Bouche : Du beau chêne brûlé, un mélange assez extraordinaire de chêne sec et épicé, de fruits tropicaux, d’algues et de sel. Le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une superbe longueur, salée et discrètement boisée.

Martin 87%
Nez: Le sherry cask se montre le bout du nez, mais on dirait qu’il a passé la fin de semaine à pelleter du purin. Toffee, caramel, fruits tropicaux et sucre d’orge. Bouche: Chêne bien gorgé de sherry, fruits tropicaux, cannelle, poivre et cacao. Ses épices sont pointues, mais sa texture a tendance à nous faire mieux passer la pilule. Caramel power. Finale: Belle longueur, avec du chêne salé, une salade de fruits tropicaux et une goutte de miel. Équilibre: Le nez est plutôt bizarre, mais le reste de la dégustation nous le fait oublier rapidement. J’aime bien, même si je m’attendais à ce que 20 ans de vieillissement aient un plus grand effet adoucissant que ce à quoi on a droit aujourd’hui.