The Tyrconnell 12 ans Port Finish

54% alc./vol.
8 ans en fûts de bourbon, 4 ans en fûts de vin de porto. Dégusté à la distillerie.

Patrick 79%
Au nez, léger porto, mais surtout le malt. En bouche, il assèche agressivement la bouche. Fruits, zestes d’orange cuits… La finale est marquée par le chocolat noir. Les saveurs que j’y retrouvent sont excellentes, mais la texture en bouche est plutôt désagréable. C’est rare que je le pense, mais ce whisky aurait avantage à être embouteillé à un taux d’alcool plus bas.

The Tyrconnell 12 ans Sherry Finish

54% alc./vol.
8 ans en fûts de bourbon, 4 ans en fûts de vin de xérès. Dégusté à la distillerie.

Patrick 90%
Parfum puissant de xérès, d’orge et de dessert au miel. En bouche, un xérès brûlant, du caramel, de l’orge. En finale, orge et surtout un puissant raisin qui s’étire… Et s’étire… Et s’étire! Quelle profondeur! Quelle sensation! Aussi bon qu’un « sherry finish » peut être!

Kilbeggan Single Malt Whiskey

40% alc./vol.

Patrick 89%
Parfum délicieux de poires aphrodisiaques et d’orge. En bouche, toujours les exquises poires, mais aussi un panier de fruits, d’orge et de bois brûlé. La finale s’étire les notes d’orge. Un chef d’œuvre de la balance, très facile à boire!

Kilbeggan Blended Irish Whiskey

40% alc./vol.
Ce blend irlandais a été créé à l’origine par la distillerie Locke’s, dant de 1757. Cette plus vieille distillerie d’Irlande a été fermé dans les années 50. Depuis 1994, ce whiskey renait grâce à la jeune distillerie Cooley. Le Kilbeggan vieillit lentement pendant de nombreuses années dans des fûts de chêne.

André 80%
Un autre nez anodin, un autre nez ordinaire, un autre irish whisky. Céréales, orge maltée, le miel, ces mêmes odeurs qui seront les seules à se présenter en bouche. Finale courte et diffuse, passagère. Encore un autre irish whisky monotone…

RV 83%
Très fruité, en bouche on retrouve davantage la peau de grosses cerises noires avec finale avec début vineux pas super agréable. Heureusement, il se conclue par une belle fumée cendreuse qui vient racheter la mise. Pas de quoi se rendre en Irlande, et comme la plupart de ses congénères, je l’oublierai rapidement.

Patrick 85%
Nez et bouche typiquement Irish, marqué par des cerises, quelques agrumes, de la vanille et une pointe d’huile de lin. L’ensemble est plutôt léger, estival en fait, mais la finale nous surprend par sa longueur. Le tout est très bien balancé et on se surprend à s’en verser un autre verre…

Connemara 21 ans

53% alc./vol.
Directement d’un fût de bourbon à la distillerie.

Patrick 90%
Au nez, tourbe terreuse, fumée et chocolat blanc… Intéressant! En bouche, poivre blanc, fumée et toujours le chocolat blanc. La finale s’étire longuement sur la tourbe brûlée. Quelle balance! Aussi délicat qu’un coup de poing dans la face peut être!

Bushmills 21 ans

40% alc./vol.
Issu de l’assemblage de fûts de bourbon et de fûts de sherry, ce single malt a été affiné pendant un an dans des fûts ayant contenu du vin de Madeira.

André 88%
Un bizarre de whisky… Nez hyper doux, texture soyeuse à souhait, bouche épicée et relevée et une finale longue et douce. Le nez est généreusement fruité; les raisins secs, le sherry, le miel du 10 ans et des accents de moue de café et de chocolat noir. Le whisky s’accroche en fond de bouche et confirme son âge vénérable. À la différence du 10 ans, je parierais que la proportion de fûts de sherry est plus importante. Le miel ressemble maintenant plus à du toffee, et je détecte même maintenant des odeurs de fumée-chauffé qui se jumèlent à de savoureuses notes d’oranges juteuses. Les raisins et le café noir n’ont pas déserté encore et frétillent en bouche. Les épices aussi parsèment cet éventail d’arômes somme toute bien douces. Sans être mon type de whisky, il est difficile de passer outre la qualité d’exécution de ce whisky, qui ne réinvente pas nécessairement le style mais qui offre à la fois une typicité et une certaine singularité.

Patrick 92%
Au nez, raisin, malt, chocolat noir, des touches d’épices et du cuir. Impressionnant. En bouche, toujours le cuir, le raisin, le malt mais aussi une légère touche de bois brûlé. En finale, bois brûlé et cuir et une note de raisin qui s’étire très longtemps. Un whisky compliqué, intriguant et dont il faut prendre plus qu’un verre. J’en veux plus, car il me semble que j’aurais tellement plus à dire à son sujet!

Martin 88.5%
Nez: Malt, raisin, pruneau et caramel. Cuir, épices, cacao, miel et café. Bien complexe, plus que ce à quoi je m’attendais. Bouche: Mielleux, mais dominé par le cuir. Cassonade, menthe et chêne gorgé de rye whisky. Frais, épinette, poivre noir et fruits des champs. Raisins, toffee, orange et café. Assez hétéroclite, on frise même les notes d’un rye whisky, ça pourrait être à s’y méprendre. Finale: Chêne carbonisé, cuir fumé, malt lui aussi fumé, raisins, xérès et cacao. Café et orange. Ça se passe. Équilibre: Superbe complexité. Si on veut se lancer dans un excellent Single Malt irlandais sans trop casser la banque comme on dit, je recommanderais bien cette expression plus que d’autres.

Bushmills 12 ans

40% alc./vol.
Exclusivement disponible à la distillerie. Issu de l’assemblage de fûts de xérès et d’une petite proportion de fûts de bourbon, dans tous les cas, il s’agissait de « first fills ».

Patrick 84%
Parfum de miel et de noix. En bouche, le miel, des fruits et des fleurs, du sel, une touche de brûlé et surtout du caramel. En finale, on retrouve toujours le miel. Assez riche, assez bon au premier abord… Mais je lui ai enlevé quelques points suite à ma première dégustation : à force d’y revenir, il me semble y détecter des fausses notes. Un beau souvenir si vous visitez la distillerie, sans plus.

Gordon & MacPhail Glentauchers 16 ans

43% alc./vol.

André 77%
Purée de bananes et bananes frites, chocolat blanc sucré. La bouche est plus qu’ordinaire et je n’ai tiré aucun plaisir à essayer d’en détecter les subtilités. Finale plus agréable où la vanille est apparue avec moins de subtilité et belle présence de fudge sucré.

RV 76%
Gordon MacPhails s’est fait passé tout un baril, et Glentauchers doit encore en rire. Mélange d’un peu n’importe quoi, mais vraiment pas frais, ainsi que du bois humide pourri. Au goût, on s’éloigne un peu de la fosse pour mieux replonger dedans en finale, avec du grain passable et du papier de plomb autour des cigarettes. Au mieux, désagréable.

Patrick 81%
Nez de crème caramel faite avec du lait caillé. Au goût, menthe (ce que je n’aime pas particulièrement dans un whisky) et orge. On dirait un whisky beaucoup plus jeune à cause de sa fraicheur. La finale est plutôt courte, mais quand même agréable. Le tout est assez bien équilibré. Avec l’usage, on pourrait peut être le trouver agréable. Whisky idéal à entrer clandestinement à un match de football.

Gordon & MacPhail Glenrothes 30 ans

40% alc./vol.

André 77%
Acheté à un prix plus que ridicule au Nouveau Brunswick (125$), j’avais de grandes appréhensions en ouvrant cette bouteille. La première fois, l’expérience fut désastreuse. Sans personnalité, passager et vraiment décevant. Il a fallu que je tente l’expérience de laisser le verre respirer un bon 30-40 minutes afin d’offrir au nez la chance de se révéler et là, c’est beaucoup mieux, pas à se tirer par terre mais plus acceptable. Le nez et les typicités de Glenrothes – orange, crème brûlée, caramel ou plutôt du sucre caramélisé et léger mentholé en finale – sont là mais « gâchées » par un arôme de vieux bunker humide et renfermé qui laisse une finale pas agréable. En bref, l’expérience de boire un 30 ans est intéressante mais les versions régulières feront aussi bien l’affaire..

RV 80%
Vraiment, un meuble avec trop de couches de vernis qui a fait disparaître la réelle teinte du bois qu’elle recouvre. Cire d’abeille cuivrée a l’image de sa couleur très foncée, pas du tout étrangère à l’odorat usuel de Glenrothes. Par contre, le pin qu’on peut y sentir peut presque être associé à du Lestoil. Très léger de texture, le miel se poursuit, mais de manière beaucoup trop cireuse en finale, et l’orange est disparue. Très bon whisky pris par lui même, mais considérant qu’il s’agit d’un 30YO relativement peu cher mais tout de même dépassant les 100$, c’est une déception si on a déjà goutée ses bouteilles sœurs. Devrait être mélangé à du Select Reserve pour produit un liquide moins frais mais avec plus de pep.

Patrick 68%
1er essai: Soufre… Eurk… Épices… Chêne. Eurk. 2ème essai: Toujours aussi dégueulasse qu’au premier essai. Comment peut-on autant scraper le whisky d’une si bonne distillerie? Pas surprenant qu’il soit vendu à prix d’aubaine pour un 30 ans… Car en fait, le simple fait de demander de l’argent pour ce whisky est du vol! Au nez, forte odeur désagréable de jus de bas dans lequel on aurait laissé fermenter des clous de girofles. Au goût, une légère menthe nous suggère de ne pas oublier de prendre une gomme « menthe extra-forte » pour justement oublier le goût. Le fut a dû être oublié au fond d’une grange à fumier abandonnée et les mouettes devaient s’en servir comme cible d’entraînement.

Glenrothes Three Decades

43% alc./vol.
Glenrothes lance déjà des éditions Vintages depuis quelques temps et au cours des 17 dernières années, les tablettes ont vu apparaitre des embouteillages provenant des années 1970, 1980 et 1990. Le plus ancienne version datant de 1971 et la plus récente de 1998. Le Glenrothes Three Decades célèbre la parution des ces éditions en combinant, dans un seul embouteillage, du whisky de trois décennies. Offert auparavant exclusivement en Duty Free, cette édition est désormais offerte au grand marché mais demeure très difficile à se procurer. Nous avons trouvé celle-ci en Allemagne.

André 89.5%
Panier de fruits axé principalement sur les oranges (les fameuses oranges de Glenrothes) et compote de fruits, pelures de raisins, chocolat au lait, un peu d’épices et de vanille se transformant plus en odeur de sirop d’érable en respirant. Un peu de miel aussi. Le feeling un peu poussiéreux des anciens Glenrothes est de retour. L’alcool assèche un peu l’ensemble mais la texture est superbe et soyeuse, d’une incroyable douceur. La bouche est elle aussi fruitée, avec beaucoup de candeur mais sans trop de puissance, merci à l’équilibre étonnant qui n’est relevé que quelques notes d’épices bien disciplinées. Finale sur le tapis de fruits et la tranquillité des sous bois. J’adore le calme et le réconfort de ce single malt, surtout en ces premières journées de l’hiver.

RV 87%
Une autre grande dame de Glenrothes, pas la plus savoureuse de la famille mais qui mise sur les contrastes pour sortir du lot. Orange, cerise, sirop d’érable confère une odeur douce de Glenrothes assez typique. L’arrivée est peut-être un peu fumée mais surtout occupé par la cannelle qui se joint à la vanille et à d’autres épices sucré avec le chêne de la finale. Manque un peu d’aftertaste, joue dans les même plate-bande, mais ne serait-ce que pour la différence entre le nez et la bouche, vaut bien un petit détour.

Patrick 87%
Parfum de doux caramel et petite touche de fruits. En bouche, d’abord un puissant sucre, marqué par le caramel, les cerises et autres petit fruits mûrs. Trèèèès doux. La finale est très sucrée, très caramel, avec un soupçon d’épices. Bien balancé, facile à boire, j’aime.