Ardbeg Drum 2019 Committee Release

52% alc./vol.

André 78%
La parution annuelle de Ardbeg associée au Fèis Ìle est un moment de dévotion qui tire du divin et presque de la religion aveugle. Plusieurs voudront probablement me lapider à la lecture de l’évalutation de cette édition annuele iconique. Les dernières parutions de Ardbeg ont eu une légère baisse de qualité mais ma dernière déception elle datant de fort longtemps. Serais-ce une accumulation de désenchantement qui vient à point lors de l’évaluation de cette édition mais sérieusement, c’est solidement ordinaire comme présentation. Aucune finesse, aucunes nuances à la hache, que dis-je, à la scie mécanique… On a au nez, un mélange de bananes, ananas et de poires nageant dans une piscine de tourbe hyper brute et sale, terreuse assortie de notes verdâtres de cocottes de pin et de sapino. La bouche laisse complètement froid, aucune finesse, texture liquide et froide, aucune passion. Grosses notes de tourbe aux aromes de feu de pneus usés, l’anis et le chocolat noir, la terre mouillée et l’huile souillée aussi. La tourbe est industrielle et brute. Si le rhum cask devait apporter un air de fête et un peu de chaleur des tropiques, bien, c’est raté. Finale longue, mais pas pour notre plus grand plaisir, monopolisée par la tourbe, légère touche citronnée, poivre noir broyé, cendre froide, huile souillée, accents herbeux et jeune alcool maladroit. Plus je le bois, plus la note baisse, je crois que je vais arrêter là…

Ardbeg Eureka

52.2% alc./vol.
Ardbeg Eureka! rend hommage à son Comité fidèle et à ses 200 000 membres à l’occasion du 25e anniversaire de sa fondation. Pour créer cette version, Ardbeg a demandé à un groupe restreint (100 membres de 15 pays différents) du Comité de se rendre dans un coin secret de la Distillerie lors de la Journée Ardbeg 2023 et de participer à une expérience baptisée « Opération Écran de Fumée ». Ils y ont dégusté et discuté de cinq whiskys Ardbeg extrêmes (et secrets), dont les résultats ont été transmis au laboratoire sensoriel. Le Dr Bill Lumsden, directeur de la création de whisky chez Ardbeg, et la maître assembleuse Gillian Macdonald ont utilisé ces résultats pour créer une bouteille représentant les multiples préférences du Comité. Après des mois d’expérimentation, le duo a créé un produit fascinant. Ils ont associé du whisky vieilli en fûts de xérès Pedro Ximénez à de l’alcool de malt torréfié vieilli en fût de bourbon.

André 91%
Nez de Glosettes aux raisins, de petits fruits rouges, prunes, chocolat noir, suie de cheminée, pelure de pommes, une touche d’anis poivré et d’iode. Très texturé autant au nez qu’en bouche. Belle bouche ronde et pulpeuse. Raisins de Corinthe trempés dans le chocolat noir, fumée crasseuse et terreuse, anis, petits fruits rouges séchés, grains de café torréfiés le tout sur fond de crème à la vanille crémeuse et de caramel chaud. Gourmand au carré! Superbe texture. Finale de bonne longueur mais pas du tout en coup de poing, sur les Glosettes aux raisins, les prunes, le chocolat noir et les grains de café torréfiés, le caramel, la suie et les fruits sauvages. Dangereusement bon.

Patrick 94%
Ardbeg à son meilleur, ou pas trop loin en tout cas! C’est intense et doux à la fois, le genre de whisky que j’aimerais apporter au chalet pour la vider sans remords! D’ailleurs, je dois admettre m’en être servi 3-4 fois alors que j’écrivais cette évaluation. Ça n’a pas aidé l’écriture, mais j’ai eu du fun en maudit! Nez : Algues, sel, fumée de tourbe, raisins sucrés, bois carbonisé, chocolat noir et pommes rouges. Bref, ça sent rudement bon! Bouche : Superbe texture huileuse en bouche, débordant de sel et d’algues, fumée de tourbe et bois carbonisé, raisins trempés dans le chocolat noir, prunes, caramel, café torréfié et une goutte de vanille crémeuse. Finale : D’une belle très belle longueur, fumée, surtout salée et légèrement fruitée.

Kim 90%
Nez : Caoutchouc, alcool, olives vertes, citron confit, pomme fermentée, ça tire vraiment un peu partout, c’est étrange, mais j’aime ça. Bouche : Ça s’aligne beaucoup mieux ici. Lait au chocolat, caramel salé, fumée riche et lourde, humus (comme le sol, pas les pois chiches), feuilles mortes. Lourd, presque dramatique, vraiment agréable.

Ardbeg Feis Ile 13 ans 2018

56.4% alc./vol.
Oloroso Sherry Butt, Distilled 01/04/2005, Distilled 09/04/2018, Cask #1321, 543 bottles

André 87%
Oh simonac… Wow… Cerises noires fumées au feu de tourbe, réglisse rouge, caramel, dattes dans leur jus, un brin de sel de mer et de poivre broyé. La bouche est généreuse côté saveurs; chocolat noir fourré de pâte de cerises noires, dattes roulées dans le poivre, tourbe à la fois maritime et végétale, raisins secs, prunes, réglisse rouge, beaucoup d’épices et de poivre. Y’a un quelque chose dans le fût de xérès qui cloche, une touche sulfureuse qui, alliée aux fortes épices (surtout la cannelle) et au poivre rend le whisky très acéré et un peu brusque, à la différence de la bouche qui est douce et équilibrée malgré des saveurs fermes et définies. Cette sensation s’attendrie avec l’aération et fait ressortir les notes de caramel et de café moulu. La texture en bouche est soyeuse et presque grasse, les saveurs intenses et les épices doublement intenses. Le whisky gagne définitivement à respirer et être savouré sur des longues minutes. La finale est cendreuse et minérale, tourbe poivrée, cerises noires et prunes, caramel assaisonné au sel de mer, algues. Bien que ce Ardbeg est d’une qualité supérieure à bien des single malts tourbés, il est, selon moi, inférieur à la qualité à laquelle on nous a habitué, surtout pour le prix.

Ardbeg Fèis Ìle 2009

54.6% alc./vol.
Cask #1190, Toasted Oak Hogshead, distilled 11/05/1998, bottled 10/12/2008, warehouse 91, 282 bottles.

André 93.5%
Bonbons menthol et eucalyptus, sirop d’érable un peu brûlé dans le fond de la pan de métal, tourbe chocolatée, confiture d’oranges, graisse de bacon à l’érable, tourbe terreuse, enbrums maritimes remplis de sel de mer. La bouche est généreuse, texture un peu effilée sur les épices; miel, sirop d’érable, oranges confites, bonbons casse-grippe, eucalyptus, cannelle, sel de mer, raisins séchés, fumée de tourbe un peu sale. Finale sur les grains de café torréfiés et le chocolat noir amer, la tourbe terreuse et maritime, les oranges nappées de miel et de sirop, la cannelle, caramel. Un Ardbeg savoureux et divin.

Patrick 92%
Un beau gros Ardbeg intense et savoureux comme je les adore! Je comprends que l’on ait décidé de faire une édition spéciale de ce fût! Nez : Impressionnant, un Ardbeg avec du succulent sucre de bonbons fruités, mais avec aussi une bonne dose de sa tourbe médicinale et de sel. Bouche : À la différence du parfum, très boisé, légèrement poivré, avec du charbon de bois, un peu de fruits sucrés, une bonne dose de sel et évidemment l’omniprésence de la tourbe. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et la fumée de tourbe.

Ardbeg Fermutation Committee Release

49.4% alc./vol.
Distilled 2007, Bottled 2021, 8000 bottles.

André 87%
Tourbe verdâtre au nez, très diffus comme présentation. Iodé et maritime à la fois, raisins verts et menthol puis herbe verte fraîchement coupée et citron, pitch a toiture et goudron chaud. Malgré des flaveurs relativement prononcées, la présentation générale est douce et presque feutrée. Comme l’annoncait le nez, la bouche est presque réservée, très douce et la texture gourmande. Herbe verte coupée, eucalyptus, bananes, oranges et citron. Le tout est nappé d’iode et de douce fumée feutrée. La finale est relativement courte sur des notes d’ananas, de bananes et de citron, dans un esprit maritime et légèrement sale et crasseux. Est-ce bon? Oui, c’est vraiment bien sans être exceptionnel. Mais… À 400$ la quille pour une erreur de production??? Really? C’est un peu comme si on faisait payer le consommateur pour de la job qui a mal été faite… Un peu opportuniste. Échanger un échantillon pour y goûter oui mais se faire avoir et en redemander, no way.

Patrick 91%
Un superbe Ardbeg, complexe, savoureux et superbement balancé. Bon, pas au point d’accepter de payer 400$, mais disons que pour le tiers du prix, ça serait super. Nez: De la fumée de tourbe, avec une petite pointe de malt sucré et un bouquet fleurs aromatiques. Bouche : Encore de la délicieuse fumée de tourbe poivrée et surtout salée, avec des notes florales, sucrées et maltées. Savoureux !  Finale : D’une belle longueur, fumée, sucrée et légèrement épicée.

Martin 86%
Nez: Tourbe sèche, pain au levain, citron confit et pomme verte fermentée. Des notes funky de bière belge et de moût apparaissent, suivies d’orge fumée. Bouche: Vive et déroutante. Fumée, croûte de pain, agrumes macérés, touche de vinaigre de cidre et d’anis. Texture effervescente et minérale. Finale: Longue, herbacée et légèrement astringente, sur le thé fumé et la peau de pomme. Équilibre: Un Ardbeg cérébral, à l’opposé de la force brute. Fermentation sauvage oblige, il divise — mais intrigue. Pour curieux avertis.

Kim 85%
Quelle gourmandise au nez! Popcorn au beurre, abricots séchés, key lime pie, que d’étranges mais délicieux arômes. En bouche il révèle des touches de poivre, un profil légèrement tannique et une petite vague de caramel en mi-parcours. Intéressant.

Ardbeg Galileo

49% alc./vol.
Ardbeg Galileo, le nouvel opus de la célèbre distillerie, une édition limitée de 12 ans d’âge (distillée en 1999) visant à célébrer sa participation à la première expérience de maturation… dans l’espace ! Le cœur de cette édition spéciale d’Ardbeg est un whisky vieilli dans des fûts de Marsala (vin sicilien), associé à de l’Ardbeg vieilli dans des fûts de Bourbon de premier et de deuxième remplissage. Les fûts de Marsala ajoutent ici des arômes et une texture fruités au fameux style tourbé et fumé de la distillerie.

André 86.5%
Il est grand le vide sidéral entre le Ardbeg Supernova et le stellaire Rollercoaster. Nez de tourbe à l’approche polie, bien sucré et fruité (vin blanc, fruits de la passion, melon, lime-citron) et passablement d’éléments sucrés style vanille. Un Ardbeg mis entre apostrophe. Paille mouillée avec de l’eau de pluie provenant de l’Atlantique, légèrement salée, un p’tit côté fourrure animale aussi (mais très discrète – le chien sur la boite a effectivement revêtu sa combinaison spatiale). L’alcool absent des premières gorgées s’incruster progressivement en bouche et je dois avouer que l’effet se décuple avec les gorgées. Dans l’ensemble, le Ardbeg habituel a perdu de sa singularité de son unicité. Le côté fruité est trop présent et on dirait que les expériences de Bill Lumsden faites avec Glenmorangie déteignent sur Ardbeg. Le côté bon garçon ne convient pas à tous, et le « bad boy of islay » est peut-être trop influencé par la féminine Glenmorangie des Highlands. Lumsden devrait garder ces deux distilleries aux deux extrêmes de la palette de goût, telles qu’elles l’étaient précédemment… Un bon whisky, mais venant de Ardbeg, c’est tout un retour sur terre.

RV 87%
Un whisky simili-technologique et pléonastique Islay non challengeant. Tourbe jaune orange aux allures de Lagavulin sur les freins, un gros train moderne puissant carburant au sel de Bowmore. En bouche, toujours un vieux Bowmore lent, a peine chocolaté, qui prend lentement et lourdement son chemin. Enfin, la finale est longue, toujours salée et orangée a la fois, qui se transforme en marmelade en finale. Bon goût mais mauvaise direction pour Ardbeg qui devrait cesser de regarder vers le ciel épuré du Blasda et du Galileo et retourner à la tourbe d’antan.

Patrick 85%
Nez rappelant une ferme, du moins un ferme sur Islay: du foin, du cuir, de la tourbe et une touche iodée. En bouche, la tourbe et le foin sont très présents, laissant tout de même au sel et à un petit côté maritime la chance de s’exprimer. La finale est plutôt salée et s’étire longuement. Un bon whisky, mais il y a un petit quelque chose qui me semble débalancé. Peut être suis-je plus sévère à cause de l’estime que je porte cette distillerie? Enfin, je préfère de loin le 10 ans régulier…

Martin 92.5%
Nez: D’une belle couleur caramel doré, mielleuse même, dès qu’il est versé, l’Islay emplit la pièce. Bien sûr, fumée de tourbe plein la gueule. Avec un peu de persévérance on prend plaisir à y découvrir du chêne vanillé, de la guimauve grillée, du beurre, du cuir, du gazon et du goudron. Le nez est si sophistiqué qu’on en oublie de le boire. Bouche: Sucré-salé comme dirait Guy Jodoin. Tourbe à la vanille, tabac à pipe, notes de réglisse noire. Finale: La boucane et une tourbe un peu poivrée s’éclipsent placidement pour faire place à l’amertume d’une touche de grains d’espresso. Équilibre: Un Ardbeg d’enfer, comme il se doit. On sent un peu le marketing derrière l’histoire spatiale, mais la boîte rétro est vachement cool.

Ardbeg Grooves 2018

46% alc./vol.
Lancé à l’occasion du Ardbeg Day 2018, Ardbeg Grooves est un whisky d’assemblage de Ardbeg Signature vieilli en fûts de Bourbon et de whisky vieilli en fûts de vin bousinés. Son nom est inspiré de ces fûts si intensément brulés que le bois à la surface des douelles est strié de grosses rainures, des « grooves » en anglais.

André 88%
En approche, les arômes typiques d’Ardbeg, puis avec le temps, ce Ardbeg se dévoile avec délicatesse et presque gêne. Camphre, phénol et essence de pins et sapins ou de menthe, fruits rouges et viande fumée encore rouge, bbq & feu de plage, embruns marins. L’édition régulière est très différente de la Committee Reserve, plus grand public, plus ronde et approchable. La bouche est salée, herbeuse et camphrée, puis balance sur le bbq sur la plage encore mouillée et parfumée de sel de mer, les fruits rouges et la viande fumée. Au fil des gorgées, des notes de vanille, de pelures de pommes et de poires trouvent leur place aux côtés des saveurs de tourbe typiques de la distillerie. La finale est un peu courte, sur les fruits rouges et le bois de cerisier, les cosses de pommes et la viande fumée sur la plage. Un peu trop domestiqué, ce Ardbeg se laissera approcher par les amateurs hardcore ou les nouveaux prospects. Personnellement, je reste sur ma faim.

Patrick 88%
Youpee, ma dose annuelle de nouveau Ardbeg! Un très beau Ardbeg, savoureux comme il se doit et bien balancé. Nez : L’enivrante fumée de tourbe d’Ardbeg, avec une superbe couche de cendres, une touche de viande bien cuite sur le BBQ et un soupçon de fruits. Bouche : Une belle vague de fumée de tourbe, légèrement adoucie par une subtile note fruitée. Aussi du poivre, du sel et une tonne de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, épicée et salée.

Martin 89%
Nez: Juste le verser dans le verre embaume la pièce. Tourbe camphrée, sel marin, cendre et viande fumée. BBQ ou méchoui on the beach. Bouche: Tourbe et fruits sucrés, vanille et épices, citron et cendre chaude. Finale: Chaude et accueillante, sur les notes énumérées en bouche. Elle est par contre un peu trop courte, ce qui laissera peut-être un peu indifférents les purs et durs. Équilibre: Un autre bon Ardbeg, mais avec une finale un peu insuffisante.

Ardbeg Grooves 2018 Committee Release

51.6% alc./vol.

André 93.5%
En résumé… un mélange de Ardbeg Corryvreckan et de Ardbeg Dark Cove. Au nez; on ressent immédiatement les influences des wine casks, côté fruits rouges et raisins mauves, mais qui a su garder son identité de Ardbeg conventionnel en backgroud. La tourbe habituelle est bien là, plus posée que dans les éditions traditionnelles, savoureuses notes d’agrumes et de citron un peu maritime, puis des notes de fruits séchés ou de pâte de fruits intense, La bouche est hyper bizarre, c’est définitivement du jamais vu chez Ardbeg; mélange de poires nappées de vanilles, ananas, de vin rouge, fruits secs, tourbe phénolique et saline, poivre noir, gros buffet BBQ Texan, la tarte aux pommes et une pincée de baking spices. La bouche est hyper souple, texture agréable mais pas moelleuse et dodue comme le Dark Cove, l’ensemble des saveurs est bien ficelé. On débute cette folle virée par des notes d’oranges, de pommes cuites et de fruits secs, puis accents vineux, les raisins secs, la tourbe médicinale, le tourbe est des notes de bois brûlé, le BBQ un peu sucré, puis une poignée d’épices diverses dont la cannelle et le gingembre. La finale est moyenne courte mais prolongée par les fortes épices et les notes de poivre qui se marient admirablement aux saveurs de tourbe. Ce whisky me rappelle aussi le cask sample 17/0121 – 14yo que vous trouverez également sur le site. Groovy? Yes, into the groove de Madonna? Non… Plus Groovy Aardvark… hell yeah!

Patrick 93%
Du grand Ardbeg savoureux, riche et intense, avec tout ce qu’il faut à la bonne place. Nez : De la délicieuse fumée de tourbe intense, du caramel salé, un peu de raisins chaleureux et quelques agrumes. Bouche : Toujours la fumée de tourbe intense, le caramel très salé et les chaleureux raisins. Le tout accompagné d’agrumes et un petit côté pierreux. Finale : D’une super longueur, fumée et très salée.

Martin 94%
Nez: Tourbe super fruitée, caramel et vin chaud. Raisins sucrés, citron et sel de mer. Quelques épices, mais rien d’agressif. Bouche: Phénols en puissance, fruits rouges et vin chaud. Cuir poussiéreux et chêne sec. Raisins et dattes, citron et pierre lavée. Incroyablement bon. Finale: Chaude et longue, fruitée et tourbée. Retour du bois sec et des notes vineuses. Super enveloppant. Équilibre: On ne se lasse pas des Commitee Releases, quel whisky exceptionnel!

Ardbeg Heavy Vapours

46% alc./vol.
Ardbeg Heavy Vapours a été distillé sans utiliser le purificateur d’Ardbeg. Typiquement, les vapeurs qui s’élèvent dans l’alambic sont capturées par cette pièce d’équipement, qui repose sur le ‘’lyne arm’’ de l’alambic d’Ardbeg. Il capture les composés plus lourds et les condense, les faisant retomber dans l’alambic. Les vapeurs retombant dans l’alambic, sont chauffées à nouveau, et ainsi remontent par la suite dans le lyne arm. On dit que ce processus de purification apporte un fruité floral qui équilibre la tourbe puissante du new spirit d’Ardbeg.

André 88%
La première fois que j’ai gouté à l’édition j’ai écrit à mes amis ‘’j’ai adoré’’. La seconde fois que j’y ait gouté c’était après un single cask de Laphroaig et j’ai dit ‘’merde, ça goûte bien l’eau fumée…’’ Le nez est terreux et s’exprime au travers de notes de fruits tropicaux et d’accents citronnés, d’ananas flambés sur le feu de plage goudronneux dans des nuages d’iode tiré de la Mer du Nord. J’ai aussi des notes de poires et de menthe verte, teintées de notes herbacées. Si le purifier était manquant, l’effet lourdeau du whisky est manquant et c’est plutôt doux comme rendu général. La bouche demeure crasseuse et herbacée, mentholé et saline, terroir maritime à l’honneur; citron, ananas, bananes, pommes vertes et miel. La texture n’est pas des plus grasse mais supporte bien les saveurs et arômes, particulièrement le côté crasseux de la tourbe et les céréales encore verdâtres sans prendre toute la place des fruits tropicaux. La finale est d’un bel équilibre entre la fumée de tourbe et les fruits tropicaux, le chocolat noir et les notes herbacées.

Patrick 85%
Un très bon whisky plaisant à boire. Cela étant dit, je n’y vois rien de vraiment spécial. Disons que ça vaut la moitié du prix, mais que le joli marketing comprendre un peu. Bref, je suis heureux de mon achat mais je ne ferai pas de recherches pour m’en trouver une deuxième bouteille. Nez: De la fumée de tourbe évanescente, du sel et une pincée de menthe. L’ensemble est frais et léger. Bouche : De l’eau de mer, de la fumée de tourbe, une touche de menthe fraîche, une pincée de cannelle et du bois sec. Finale : D’une longueur moyenne, fumée et boisée.

Ardbeg Heavy Vapours Committee Release 2023

50.2% alc./vol.

André 87%
Toute compagnies confondues, un super bon single malt, mais venant d’Ardbeg… une édition juste correcte. Nez de tarte au citron, crème à la vanille, crème brûlée, terre humide. Demeure très clean comme approche. La bouche évoque le bord de mer et le feu de plage lointain, les agrumes, la tarte au citron et la vanille onctueuse, miel, auquel s’ajoute une pincée de poivre, d’anis et de menthe herbacée. Encore une fois très clean en bouche, très loin de la tourbe crasseuse habituelle. Finale de longueur impressionnante, mentholée et citronnée, maritime sans trop de phénols.

Patrick 86%
Tout comme pour la version « plébéienne » de ce whisky, quoique très bon, ce n’est pas un scotch qui passera à l’histoire. C’est d’ailleurs mauvais signe quand certains liquor stores hors Québec les offrent sans limites d’achat… (mais au Québec, cette bouteille est disponible uniquement par importation privée ou loterie…) Nez: Fumée de tourbe fraîche et huileuse, avec un peu de charbon et une discrète touche de menthol. Bouche : Ma première impression est que je viens d’avaler une gorgée d’eau de mer fumée et huileuse. Plus, j’y trouve aussi les épices du bois sec et, contrebalançant la chaleur du bois, une touche de fraîcheur mentholée. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, salée et boisée.

Martin 87%
Nez: Fumée épaisse, goudron, cuir et une pointe médicinale, avec des notes de chocolat noir et d’agrumes confits. Bouche: Grasse et charpentée, sur la suie, la réglisse, le café torréfié et une touche d’anis, avec un côté légèrement huileux. Finale: Longue et persistante, marquée par les cendres, l’iode et une amertume réglissée. Équilibre: Une version sombre et plus brute qu’à l’habitude, qui met en avant la lourdeur du distillat sans perdre la cohérence habituelle de la distillerie. C’est pas pour tous.

Kim 90%
Nez : Bouillon de poulet en poudre, fromage tortillon salé, pomme granny smith, olives vertes. Ça n’en a pas l’air, mais c’est plaisant à humer. Bouche : Impression de lécher l’intérieur de mon fumoir, bacon à l’érable, encore le petit côté vert, zeste de citron. L’alcool apporte une richesse… ou c’est moi qui aime les cask strength.