Aberfeldy 12 ans (ancien embouteillage)

40% alc./vol.
Construite en 1898 sur le site d’une ancienne brasserie appelée Pitlie, par John et “Whisky Tom” Dewar, premier négociant écossais à mettre ses blends en bouteille, la distillerie Aberfeldy est située au cœur des Monts Grampians. A l’exception des années de guerre, Aberfeldy n’a jamais cessé de produire. La distillerie Aberfeldy fut entièrement rénovée en 1972. Le whisky de la distillerie est surtout destiné à la production de blends. Celui-ci entre dans la composition du célèbre blend Dewar’s White Label, Scottish Leader et Johnnie Walker entre autres. Depuis les années 60, la distillerie dispose d’une liaison directe par rail avec les chais de Dewar situés à Perth.

André 79%
Noix et pacanes enrobées de miel, bois fraichement coupé. Sec et très franc en bouche. L’after-taste est par contre plus long qu’évalué à l’arrivée en bouche. La finale est légèrement fruitée (raisins) sans être extraordinaire. Il y a un « off-key » quelque part… Je préfère parfois la quiétude tranquille d’un single malt sans surprise mais encore faut-il qu’il soit bien charpenté et balancé, ce qui n’est pas le cas ici.

Patrick 83%
Grains épicés. Légères épices. Raisin. Banane qui disparaît avec l’arrivée de la finale. La finale, quant à elle, nous laisse un goût sucré dans la bouche.

Martin 82.5%
Ambre cuivré plein de promesses et on l’espère de richesses. Nez: Miel, bruyère et poire. Chêne franc avec une touche de butterscotch ici et là. Bouche: Doux et mielleux. Nectarine, orange et re-miel. Un joli coussin de douceur par rapport au nez. Finale: Moyennement longue et chaude, avec des notes de chêne poussièreux et des échos de miel vanillé. Équilibre: Sans prétention, mais aussi sans surprise et sans éclat. Ça demeure quand même un autre excellent malt de semaine. Comme dans la plupart des cas, avec un léger coup de pied au derrière de sa teneur en alcool, on pourrait se rendre à quelque part.

RV 82%
Vinyle, fleur beurrée, un peu piquant, qui arrive sur la langue avec une certaine fougue. On retrouve un beurre à la Bruichladdich alors qu’on l’avale, et la finale un peu fumée et cendreuse n’est longue que par un malt assez persistant, avec une touche d’alcool bien présente malgré son faible pourcentage. Très bien construit, efficace et bien disposé, mais même à la suite de plusieurs visites, je ne vois pas qui pourrait l’établir dans ses premiers choix. Probablement une bonne base de blend, mais en single malt, je vais voir ailleurs.

Aberfeldy 12 ans (nouvel embouteillage)

40% alc./vol.
Tirage limité #2905

Patrick 80%
Encore un whisky trop dilué. Dommage, car il aurait le potentiel de devenir un excellent whisky de tous les jours s’Il était embouteillé à au moins 46%. Pour ceux qui aiment ça pas trop intense, Genre tranquille. Comme une église en milieu de semaine. Nez : Bruyère, miel, chêne frais et touche de beurre. Fais et léger. Bouche : Épices de chêne frais, vanille, un peu de bruyère. Poussière. Finale : Courte, marquée par de légères épices et le bruyère.

Aberfeldy 15 ans Sémillon Wine Cask Finished

43% alc./vol.
Cask #2923/A. Vieillissement initial en fûts de second remplissage ainsi qu’en barrique de second remplissage suivi d’un affinage en fûts de vin blanc doux Cadillac.

André 80%
J’ai toujours apprécié la version de base de cette distillerie, le 12 ans d’âge, qui a des similitudes avec la quiétude évoquée par les Balvenie, ce côté céréalé presque maternel mais d’un autre côté, j’ai toujours aussi trouvé que cette distillerie n’était pas représentée à sa juste valeur au travers son portefolio. Les éditions 15, 18 et 21 ans en sont encore un exemple. On aurait pu penser que les finished en différent wine casks auraient été une mise intéressante pour ce whisky à la base relativement neutre mais les résultats sont décevants et inexpressifs dans l’ensemble. La bouche s’ouvre sur les habituelles notes de céréales séchées nappées de miel, de l’abricot, de caramel dilué et une fine touche rougeâtre bien discrète. L’apport du wine cask est beaucoup plus effacé que l’on aurait souhaité. En bouche, des notes de mangue se marient à celles d’oranges et d’abricot, le tout sur fond de miel et de céréales Sugar Crisp. Très agréable, dommage que la texture soit si médiocre. Courte finale sur les fruits à chair et les céréales au miel et caramel.

Aberfeldy 16 ans

40% alc/vol.

André 84.5%
Image d’une prairie calme en fin de journée ensoleillée, un bol de fruits secs nappés de miel sur la table en bois, pincée de cannelle, pelure de pommes rouges, raisins séchés, cosses d’oranges, caramel. Paisible, ça invite au calme et à la relaxation, laisser le bon temps rouler… La déception viendra de la texture diluée en bouche, on a été trop gourmand et abaissé le taux d’alcool trop bas, fort probablement filtré aussi, aucune texture grasse ou huileuse qui aurait amoureusement tressé ces saveurs ensemble; sherry, pelure de pomme rouge, oranges, miel. Belle et douce finale fruitée, savoureuse mais sans texture. Dommage.

Patrick 87%
Le nez discret ne laisse pas présager le très bon whisky que nous retrouvons en bouche. Une belle surprise. Pour ceux qui n’aiment pas ça trop intense, je ne mais tout de même savoureux. Nez : Parfum très léger marqué par l’orge, un caramel subtil et des fruits qui le sont encore plus. Bouche : Savoureuse, marquée par des fruits mûrs, du caramel, de l’orge et une touche de bois sucré. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les épices du bois.

Martin 86%
Nez: Malt et vanille mielleuse, très proche de son petit frère de 12 ans, même la bouteille peut porter à confusion. Quelques fruits et fleurs. Bouche: Légèrement fade mais doux. Encore vanille et miel en puissance, mais son long sommeil et fût lui donne un petit punch épicé. Finale: D’une durée plutôt moyenne mais plaisante, portée sur le bois et les épices. Équilibre: Très bon, quoiqu’un peu surfait. Le 12 ans fait superbement la job, et pour juste $50 en plus!

Aberfeldy 18 ans Finished in Tuscan Red Wine Casks

43% alc./vol.
Batch 2922. Édition 2022, Bolgheri Tuscan Wine finish.

André 83%
Barres Cadbury Fruits et noix, fruits secs, raisins, cerises et bois toasted & caramélisé. La bouche est en deux temps. La texture est liquide et éparse mais les saveurs épicées sont soutenues, surtout le poivre. Fruits séchés, cerises, raisins, gingembre, oranges, citron et poivre. Plus le whisky respire, plus la texture s’affaibli. La finale est courte, épicée et s’est délestée de ses fruits rouges. J’ai toujours aimé les Aberfeldy en version épurée bourbon cask. Ce whisky très céréalé se prête moins bien au cask finish ‘’rouge’’ (wine ou sherry cask) selon moi.

Patrick 88%
Rarement ai-je goûté un Aberfeldy aussi riche et intense. Vraiment très bien!
Nez: Un délicieux parfum de petits fruits rouges nappés de chocolat au lait sucré. Bouche: Très chaleureuse, débordant de vin rouge, avec ici seulement une goutte de chocolat plus amer que sucré. Intense, beaucoup plus que ce que le taux d’alcool et le nez laissait présager. Finale: D’une belle longueur et fruitée.

Aberfeldy 18 ans Pauillac Bordeaux

43% alc./vol.
Batch 2920

Patrick 84%
Le cocktail de saveurs est vraiment remarquable. La grande dilution du whisky fait toutefois en sorte que ce whisky plaira surtout aux amateurs de certaines marques « grand public ». Nez: Un parfum léger et délicat, avec du miel et des amandes ainsi que de discrètes cerises. Bouche : Oh, c’est bon ça! De beaux petits fruits rouges juteux, du bois épicé et légèrement brûlé, voire même fumé. Un beau mélange de fraîcheur et de chaleur. Malheureusement, la texture en bouche, très aqueuse pour un scotch de 18 ans à cause de la grande dilution, est plutôt décevante. Finale : D’une longueur moyenne, voire même un peu courte pour un 18 ans. Fruitée et subtilement boisée.

Aberfeldy 21 ans

40% alc./vol.

André 90.5%
On ne renversera pas la planète whisky avec ce nez construit d’éléments prudents et connus – miel, amandes, noix, les oranges chocolatées, les céréales maltées – mais l’ensemble a le mérite d’être bien ficelé et de faire preuve d’un équilibre certain. La bouche est douce et bien balancée; le miel encore, la vanille, le zeste d’orange sera plus prédominent à mesure que l’alcool s’évaporera et se mélangera a perfection avec les accents fruités apportés par le fût de xérès. Je lui trouve beaucoup de ressemblances avec certains Balvenie – le sherry en addition – les saveurs de grains de céréales, le miel et la vanille appuyés d’un soupir d’épices… La finale est un peu molle mais fait encore preuve d’équilibre autant dans sa présentation que dans son évolution, le sherry mélangé d’orange est superbe et ceux-ci mourront dans des draps de miel et de vanille. Un superbe whisky, qui demeure dans les sentiers connus et vendu à un prix raisonnable.

Patrick 88%
Nez : Oranges sanguines, amandes et hickory. Bouche : Noix et chêne, vanille sucrée et marmelade de fruits. Finale : Marquée par la marmelade et la vanille mais malheureusement trop courte. Balance : Sublime complexité, quel whisky! Mais pourquoi avoir laissé les comptables décider du taux d’alcool. À 46, voire 43%, ce whisky serait absolument exceptionnel.

Martin 89%
Très riche et bien doré. Nez: Caramel lourdement malté. Noix et oranges. L’influence du bois est marquée, mais sans trop vouloir prendre toute la place. Bouche: Miel sucré et juteux, beau poids en bouche, marmelade un peu amère, fruits et délicieux toffee. Raisins. Doux et suave, malgré qu’on voudrait un tout petit peu plus de personnalité. Finale: Assez courte sur de fortes notes de vanille et de chêne grillé. Équilibre: Un excellent nez, mais la tranquilité du reste de l’expérience fait patate. Donnez-nous un peu plus de teneur en alcool. Avec un nez et un énoncé d’âge pareil, je m’attends à plus de cette distillerie.

Aberfeldy 21 ans Argentinian Malbec Wine Cask Finished

46% alc./vol.
Vieilli pendant plus de vingt ans dans une combinaison de fûts de second remplissage et de hogsheads, ce whisky a ensuite bénéficié d’une finition d’environ huit mois en fûts de chêne français ayant contenu du Malbec, provenant du domaine viticole Finca Ambrosia Single Estate, en Argentine.

André 85%
Nez très doux de céréales grillées et de miel d’acacia, zeste d’orange ou des nectarines peut-être marié de notes rougeâtres vineuses. En bouche, on a droit à des saveurs s’apparentant plus à de la fraise ou de la framboise que celle des fruits noirs. Framboises, oranges, pincée de cannelle, chocolat au lait et pochette de cuir remplie de tabac. Au fil des gorgées, les fruits noirs plus soutenus se précisent; prunes, cerises et raisins, vanille, miel, caramel et céréales séchées. La finale est très douce, un peu courte et sur des saveurs diaphanes et éphémères de fruits rouges et de céréales au miel.

Aberfeldy New Make Spirit

70.7% alc./vol.

André n/a%
Jamais facile l’évaluation d’un new make spirit. C’est l’évaluation de la base, de la genèse d’un futur whisky. Et comme je dis parfois, savoir si un new make donnera quelque chose d’exceptionnel, c’est comme entrer dans une pouponnière et devenir quel bébé sera le prochain Wayne Gretsky. Alors après avoir passé une heure dans le verre à aérer. Très fruité, de type poires et grains de céréales au miel, notes de grappa ou de limoncello. Incroyable comment c’est doux au départ, puis une fois ingéré, plus costaud et céréalé. Courte finale mielleuse.

Aberfeldy Single Cask 1997-2012

57.4% alc./vol.

André 87%
Nez relativement posé pour le pourcentage d’alcool. Encore une fois Aberfeldy nous charme avec sa livraison de céréales au miel, de toffee, de cire d’abeille et de croustade aux pommes. La bouche est portée sur l’alcool, avalanche de céréales Sugar Crisp, miel et toffee, forte présence du fût de chêne, la vanille, la cannelle. Finale très longue et épicée, un peu sèche. J’aime le style sans prétention, la simplicité des saveurs, le taux d’alcool. Je n’aime pas le prix de 230$ US demandé.

Patrick 79%
Épices, bois, quelques fruits venant du fût de xérès.  L’ensemble est mal balancé et comporte de désagréables notes de soufre.  Définitivement un mauvais fût!  Quoi de mieux dans cette situation que de vendre la bouteille à prix d’or, ainsi les acheteurs crédules essaieront de se convaincre que c’est ce qu’un bon scotch doit goûter.