Ironroot Harbinger Straight Bourbon Whiskey

45% alc./vol.
Edition #220, 32 months old

André 86%
Nez de réglisse et de pommes, cannelle cireuse, vanille et bois brûlé. Ensemble intense, saveurs définies et tranchées, très boisé avec une approche funky singulière. La bouche est remplie de bois brûlé, à la limite presque calciné, beaucoup de cannelle et d’oranges, de pelures de pommes aussi. La texture est cireuse et est aiguisée par les notes de cannelle. Cerises enduites de caramel. La finale est étonnamment longue et très « rouge »; cerises, pommes, réglisse, charcoal et caramel. Très singulier et challengeant à évaluer.

Patrick 90%
J’adore ce whisky, avec une petite touche originale savoureuse, un ensemble de saveurs complexe et rudement bien balancé. Nez : Beau p’tit nez alléchant et un peu funky. Pommes rouges un peu brunies, vanille, cerises, herbes et caramel. Bouche : Très bien ici aussi, avec un mélange de sucre de caramel, de maïs, de cerises, de bois brûlé, de vanille, d’oranges, de cannelle et de pommes rouges. Complexe et savoureux. Finale : D’une longueur moyenne, sucrée et fruitée.

Martin 86%
Nez: Caramel brun, maïs rôti, cerise noire, vanille profonde et bois toasté, avec une nuance de cuir. Bouche: La texture est assez ammple amis toutefois nerveuse, sur des notes de sucre brun, de prune, de cacao, d’orange confite, de pacanes grillées, avec une pointe de poivre qui relève admirablement l’ensemble. Finale: Moyenne à longue, chêne épicé, chocolat noir, café doux, chaleur persistante. Équilibre: Un embouteillage au profil riche et chaleureux, intégrant l’influence du bois texan marquée et contenue avec brio.

Islay Mist 8 ans (embouteillage 2025)

40% alc./vol.

Patrick 90%
Simple et rudement efficace, avec un rapport qualité-prix imbattable. Que demander de plus? Nez: Un délicieux parfum de fumée de tourbe avec une subtile touche salée et huilée. Un parfum simple et efficace. Bouche : L’arrivée en bouche est marquée par du sel de mer d’une grande intensité: le whisky porte bien son nom ! Puis, j’y trouve un peu de fumée de tourbe bien agréable, une petite pincée de tourbe et une note sucrée. La texture est très bien considérant le taux d’alcool. Finale : D’une longueur moyenne, surtout salée, mais tout de même un peu fumée.

Martin 85%
Nez: Fumée légère, sel marin, vanille et une belle touche de miel. Bouche: Douce et souple, sur la tourbe discrète, le caramel clair, des céréales maltées et un soupçon d’herbes sèches. Finale: Courte à moyenne, légèrement cendrée et boisée. Équilibre: Un blend simple et plaisant, qui rend la tourbe d’Islay plus accessible sans chercher la complexité tout prix.

Kim 80%
Nez : olives manzanilla, tarte aux pacanes, pneus neufs, feu de grève.
Bouche : plus léger que ce à quoi je m’attendais, tourbe très douce, le bois est un peu trop présent à mon goût, feeling de cognac. Finale astringente qui jure par rapport au départ. Mais pour le prix…

Islay Mist Peated Reserve

40% alc./vol.

André 79%
Tourbe terreuse au toffee et au caramel, léger bois brûlé, céréales au miel. Feu de camp et caramel brûlé au fond de la poêle. Très doux au nez même si on perçoit la fumée de tourbe sans ambiguïté. Après aération, le whisky livre de surprenantes saveurs fruitées, presque de sherry. En arrivée de bouche, le liquide est souple et trop doux à mon goût personnel, le caramel brûlé, puis la tourbe plus soutenue et un ressac de fruits salés et fumés. Pointe d’agrume maritime s’additionnant au caramel brûlé. Finale courte et sucrée, caramélisée, fumée finement. Un blend whisky facile à apprécier, dans le style fumé, une belle introduction sans se faire dévaliser son portefeuille.

Patrick 80%
Un whisky qui présente un arôme des plus appétissants, mais dont la saveur en bouche déçoit amèrement. Nez : Belle tourbe fraiche avec une touche d’épices et de pain frais. Le tout est complété par des notes de charbon. Bouche : Toujours la tourbe et le charbon, avec quelques notes épicées, mais l’ensemble manque de finition et goûte plutôt l’eau. Dommage c’était prometteur. Finale : D’une longueur moyenne, avec une note de poivre et de chêne.

Martin 78.5%
Nez: Légère tourbe au caramel brûlé, terre, pain et épices. Herbe et charbon de bois. Bouche: Tourbe sucrée, crème et agrumes, épices et herbe. La texture est un peu trop fade malgré l’intensité des saveurs. Finale: Âpre et agressive, sur des notes de tourbe maladroite, d’épices et de charbon de bois. Équilibre: Manque de finition et de délicatesse. Ça reste malgré tout un bon fix de tourbe pour son prix.

Isle of Harris – The Hearach – 1st Release

46% alc./vol.
Batch HE 00004 23

Patrick 83%
Comme je dis souvent avec les nouvelles distilleries, « c’est jeune mais prometteur ».  Bref, à acheter pour la collection (je m’en suis d’ailleurs acheté deux, une pour boire, l’autre pour garder!) Nez : Le parfum présente à prime abord de la fumée de tourbe mêlée avec des embruns marins, ainsi que de discrètes notes d’agrumes et de chêne sec. Bouche : Ici aussi, fumée de tourbe, air marin, agrumes et chêne sec. L’ensemble me paraît assez jeune (ce qui n’est pas une surprise considérant l’âge de la distillerie !). Finale: D’une belle longueur, fumée et boisée.

Martin 86%
Nez: Sel marin, vanille, légère brise d’embruns avec une fumée douce, suivi de vents de pomme verte et de miel. Bouche: Texture ronde et quand même élégante, sur le malt sucré, le caramel, la poire mûre, une touche d’agrumes confits et le retour de la pointe saline. Finale: De longueur moyenne, encore saline et légèrement boisée, avec une rétro-olfaction de vanille et de malt grillé. Équilibre: Une expression cohérente et raffinée, qui capte la fraîcheur côtière tout en restant accessible et harmonieuse. Un beau dram qui n’effraiera pas le débutant tout en demeurant agréable pour le dégustateur expérimenté.

Kim 76%
Nez : Plutôt hermétique d’emblée, avec un fond chimique évoquant de jeunes whiskys, il s’ouvre ensuite en rappelant un mezcal légèrement fumé et citronné. Bouche : Qu’est-ce que ça goûte? Pas grand chose… petite biscotte sèche, tannique il assèche la bouche sur un moyen temps. Si le tofu était un whisky, est-ce que ça serait lui? 

Isle of Jura 10 ans Origins (ancien embouteillage)

43% alc./vol.
Archibald Campbell construisit la distillerie au début des années 1800, près d’une grotte où la distillation clandestine était exercée depuis déjà 200 ans paraît-il. Le malt produit alors était fortement tourbé, contrairement à ce qu’il est actuellement. La distillerie passa entre les mains de plusieurs gérants au cours des années et fut reconstruite en 1884 ; la production annuelle atteignait alors environ 300 000 litres de nectar. La forme particulière des alambics et l’utilisation d’orge très peu tourbée donnèrent au mal un goût très différent de celui produit par les distilleries de l’île voisine d’Islay… bien que le directeur actuel ait fait ses classes à Laphroaig!

André 86%
Valeur sûre. Pin, sel et fraicheur très océanique. Un scotch d’été ou d’hiver avec un bon feu de bois comme accompagnement.

Patrick 90%
Pin, sel au nez; au goût le pin, définitivement. Sec. J’adore.

Martin 86%
Couleur or, ou bien sherry à peine bruni. Nez: Légère vanille, citron sûrette, infime fond de tourbe. Pin et sel de mer gros comme le bras, de quoi se croire au large même de Jura. Bouche: On commence avec des canneberges, pour ensuite être frappé par le pin avant de finir sur le citron. Miel, épices et malt. Très sec. Finale: Sèche et raisonnablement longue sur des notes de chocolat huileux et d’iode. Équilibre: Pour le prix, c’est de la bombe. En-dessous du Diurach’s Own, mais au-dessus du Superstition.

RV 80%
Si vous ne savez pas c’est quoi du pin dans du whisky, essayez ca!

Isle of Jura 10 ans Origins (nouvel embouteillage)

40% alc./vol.

André 79.5%
Tourbe des iles qui me rappelle le Tobermory, pas la tourbe iodée et phénolique, mais plus végétale et organique. Nez huileux, beaucoup de nuances sur la vanille, de miel et de caramel ainsi que le sucre de fruits. Grosse poire mûre, la pomme verte, le raisin. En bouche, le whisky est plus relevé, épices boisées du chêne, la cannelle et encore la poire dans son jus avec une touche de sel. Une touche de tourbe terreuse aussi mélangée de poivre noir tranchant avec la poire, la vanille et le miel. Finale poivrée et épicée, qui écrase les pauvres fruits discrets, puis vagues de tourbe terreuse organique. Personnellement, je n’aime pas le style, la séquence des saveurs. De plus, de le diluer à 40% lui donne le coup de grâce final.

Patrick 88%
Toujours un très bon dram unique dans son genre.  Je ne comprends toutefois pas l’idée de l’avoir dilué à 40% alors que la tendance est plutôt de l’augmenter à 46%…  Dommage, ce procédé lui fait perdre quelques points.  Nez : Texture en bouche très huileuse.  Agrumes, vanille et une touche du pin si caractéristique de cette distillerie.  Sciure de pin en fait.  Bouche : Toujours la sciure de pin et les agrumes, le tout bien enveloppé par le chêne.  Aussi des notes épicées et salées à souhait!  Finale : Longue et salée.

Martin 83%
Nez: Légère tourbe voilée alliée à une douce céréale rappelant presque les Lowlands. Vanille, fruits et crème anglaise. Brin de scie. Bouche: Texture un peu décevante, mais qui mène sur de belles saveurs d’orge, de miel et de vanille. Bois de pin, tel l’ancien embouteillage, avec de belles épices. Finale: Air salin, bois et épices, petit retour sur le miel et l’orge. Équilibre: Pas mal, mais on aurait bien mieux fait d’augmenter ou d’au moins garder idem le taux d’alcool, mais non! On l’a baissé! Fail!

Isle of Jura 12 ans Elixir

46% alc./vol.

André 84%
Très fruité, la purée de prunes, les fruits secs, des agrumes maritimes et le fût de xérès, les oranges sanguines. Je suis un peu surpris, en bouche la texture agréable et le fût de xérès qui me désolait tant dans les éditions passées de la distillerie se veut plus équilibré et semble de meilleure qualité. On reconnaît bien ces mêmes notes des fûts de sherry de Dalmore, ou demeurent tout de même quelques (plus) discrètes notes un peu vieillottes pas super agréables. La bouche poursuit la lancée du nez, bien fruitée, accents de caramel et de toffee, de chocolat noir et toujours ces mêmes oranges et le gingembre en fin de bouche. Belle amélioration sur les éditions précédentes mais cela me déçoit de voir le potentiel inexploité de cette distillerie, qui mériterais beaucoup mieux que les éditions grand-public de celle-ci. Il suffit de goûter à leur single cask pour voir toutes les qualités que cette distillerie peut receler.

Patrick 89%
Un très bon dram à un prix raisonnable, j’en ai d’ailleurs acheté une bouteille sans hésiter. Nez : Fruits très mûrs, pointe de fumée et chêne légèrement brûlé. En fait l’ensemble est dominé par un délicieux caramel fruité. Bouche : Toujours le caramel fruité avec de belles épices et une pointe de fumée et de bois brûlé qui viennent agréablement relever le tout. Finale : D’une belle longueur, dominée par le bois brûlé.

Martin 88%
Son coloris est celui du parfait whisky ambré, on dirait pratiquement que c’est ce qu’ils ont pris pour les photos du verre Glencairn. Nez: Un arôme saugrenu composé de vanille et de cannelle, d’amandes et de café, ainsi que de toffee et d’orange. Un puissant malt sucré souligne le tout. Bouche: C’est ici que le charme fonctionne. Sherry à fond, caramel, gingembre, fruits séchés, épices et un peu de grains de café. Belle amplitude en bouche. Finale: Moyennement longue, chaude, fruitée et épicée, avec une pointe de fumée. Équilibre: Une très belle découverte. Pas le plus grand des Jura, mais il score tout de même assez haut pour activer un convecteur temporel et peut de surcroît se vanter d’avoir le taux d’alcool parfait pour faire exploser ses saveurs…

Isle of Jura 16 ans Diurach’s Own

43% alc./vol.

Patrick 89%
Un très bon dram, idéal pour les dimanches d’automne, au coin du feu, en regardant le football à la télé.  Nez : Agrumes, pêches, cuir et caoutchouc.  Bouche : Très huileux en bouche.  Saveurs complexes où l’on retrouve pêche, citron, chocolat noir, caramel, cuir et sel, le tout enveloppé dans un léger voile de fumée.  Finale : Longue, suave et marquée par le cuir et le sel.

Martin 91.5%
Visuellement, un feu roulant teinté orange vif habite le verre… Nez: Léger pneu caché derrière un beau gros citron. Pêches et caramel sont aussi de la fête. Un nez calme et équilibré qui commande le respect de ses 16 ans. Bouche: Caramel, toffee et cannelle balayent la fumée hors de vue avec une vélocité effarante. Pêche et citron reviennent ensuite bras dessus, bras dessous avec une touche de chocolat noir. Finale: Miel et citron se battent longuement pour rester à l’avant-plan. Comme une pastille Halls. Douces notes de cuir et de terre. Équilibre: Un remarquable whisky. On comprend maintenant pourquoi les habitants de Jura ont voulu le garder pour eux aussi longtemps.

Isle of Jura 18 ans

44% alc./vol.
Le temps et la marée n’épargnent personne, dit le proverbe. Mais dans l’île de Jura, le temps s’étire sous l’influence des saisons successives que tempère un microclimat exceptionnel. Après un séjour en ex-fûts de bourbon, il bénéficie d’un affinage d’au moins deux ans en barriques de premier grand cru classé bordelais.

André 76%
Oranges, légère fumée de tourbe terreuse et organique vraiment weirdo, vieilles cerises éventées, chocolat noir amer, petits fruits sauvages, une touche de cannelle. Quelques notes tirées du red wine cask bien discrètes. La texture est intéressante, léger aspect gras qui disparait rapidement. Le côté épicé est plus fervent. Aspect vineux qui se mélanges aux oranges et aux fruits sauvages. Cerises, terre mouillée, cannelle, chocolat et coffee beans, caramel, réglisse, cire d’abeille. Finale liquide, fruitée et épicée, poivrée, un peu tannique et terreuse ainsi que de caramel brûlé.

Patrick 75%
Il y a quelques années, cette distillerie a fait un grand ménage dans ses fûts pour se débarrasser de ceux qui avaient un problème. Il semble qu’ils en aient oublié un. La moitié de mon verre a d’ailleurs fini dans l’évier. Nez : Ouf, ça sent mauvais ça. Il y a du beau malt et du beau xérès, mais aussi des notes de feuilles moisies… Après quelques minutes, le caramel finit par remplacer les feuilles moisies. Bouche : Du bois brûlé, du xérès, des feuilles un peu moisies et… Ah, bof, ça ne vaut même pas la peine. Finale : D’une longueur moyenne, mais trop longue en fait. J’ai pris un verre d’eau pour la rincer.

Martin 72%
Nez: Tourbe vineuse, orange terreuse, vanille et racine de gingembre un peu défraîchie. Il y a sous tout cela une impression de purin pelleté sous la paille entre les rangées d’un champ de fraises. Ouin. Bouche: Texture un peu aqueuse. Vanille et miel, xérès stagnant, vin fortifié, fruits rouges, terre humide. Finale: Cire d’abeille et tourbe sur une touche de cuir. Équilibre: Un fût défectueux? Je ne peux pas croire qu’on nous refile un 18 ans de ce niveau. Il y a sûrement une erreur à quelque part.

Isle of Jura 19 ans The Paps

45.6% alc./vol.
Vieilli en fûts de chêne blanc américain avant d’être affiné en fûts ayant contenu du sherry Pedro Ximenez durant 40 ans, The Paps fait partie d’une série lancée par la distillerie Jura à l’origine pour le marché des boutiques hors-taxes. The Paps font référence à deux montagnes (Mountain of the Sound, Mountain of the Gold) qui sont situées sur le côté ouest de l’Ile.

André 81%
Le nez dévoile rapidement cette même tourbe terreuse bizarre retrouvée dans l’édition The Loch. Agrumes, nectarines, poires, fruits séchés, caramel et vanille, raisins verts, oranges sanguines. Un quart d’heure dans le verre aide à beaucoup équilibrer les arômes et ce qui laisse aussi la chance à d’importantes de gingembre à s’extirper du verre. La bouche est très étrange, liquide et sans trop de structure, fortes notes boisées, de gingembre et de poivre. Les saveurs sont presque muettes et effacées. Couverture de caramel coiffant des oranges sanguines, des cerises séchées et des raisins verts, fruits séchés, gummy bears. Mélange de tourbe herbeuse et terreuse, très organique comme résultante. En désespoir de cause j’ajoute un peu d’eau (ce que je fais TRÈS rarement) et c’est beaucoup mieux. Les saveurs sont plus intégrées, les épices plus frivoles aussi. Finale poivrée et épicée, quelques notes de chocolat et de café au lait. Très déçu, j’espérais beaucoup plus de complexité et de raffinement d’un whisky de cet âge.

Patrick 84%
Un bon scotch très marqué par les notes maritimes. Un peu décevant au niveau de la balance, surtout considérant que c’est un whisky de 19 ans. Nez : Xérès présentant des fruits bien mûrs, presque trop même! Le tout est accompagné d’arômes rappelant la mer à marée basse. Bouche : Un mélange de xérès chaleureux plein de fruits mûrs, avec du sel et des algues à sushi. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le sel de mer.

Martin 82%
Nez: Tourbe herbeuse, raisins et oranges. On tourne autour des mêmes centres d’intérêt des récents embouteillages NAS de la distillerie. Vanille, caramel et fruits rouges en compote. Bouche: Marmelade, cerises, réglisse, sucre brun et épices. La texture n’est pas trop ample, mais pas trop fade non plus. Finale: Chêne et xérès, poussière et tourbe grasse et bizarre. Équilibre: La complexité et la personnalité laissent un peu à désirer, surtout pour un whisky avec ce pedigree.