Ardbeg BizarreBQ

50.9% alc./vol.
Mélange de whiskies provenant de maturation en 3 types de fûts: double charred oak casks, toasted Pedro Ximénez sherry casks et barbecue casks (heavily charred casks, custom made using an old-fashioned brazier). Collaboration entre Dr Bill Lumsden de Ardbeg et DJ BBQ (aka Christian Stevenson).

André 89%
Ode au bacon sauté dans le sirop d’érable. Nez costaud et sucré, fumée de tourbe terreuse, fruits rouges séchés, zeste de citron, oranges, caramel, chocolat au poivre et cannelle. Le côté médicinal de la distillerie n’est pas trop prononcé en bouche qui offre beaucoup de corps avec une dose appréciable d’épices. Charcoal, sirop d’érable, caramel, cerises et citron, cannelle, beaucoup de poivre et ananas flambés sur le bbq enrobés d’une fumée de gras de bacon brûlé. La bouche est musclée et épicée, avec une finale cendreuse et de charbon de bois poussiéreux et de puissantes tonalités terreuses.

Patrick 93%
Un superbe whisky riche et complexe, qui présente tout ce que je m’attendais et plus encore! Nez : Un riche parfum de fumée de tourbe huileuse, de viande rouge brûlée avec une pincée de sucre. Bouche : Porté par une belle texture, j’y retrouve d’abord du sel, puis de la fumée graisseuse, du steak épicé, une pincée de cannelle et une discrète note de fruits mûrs. Finale: D’une belle longueur, huileuse, fumée et salée.

Martin 90%
Nez: Évidemment, fumée grasse, bacon croustillant, sauce BBQ sucrée, charbon et herbes rôties. Une nuance de piment fumé se glisse en fond. Bouche: Gourmande et rustique. Martin Picard is in the house. Viande fumée, cuir, paprika doux, caramel brûlé et touche d’orange confite. Texture souple, presque juteuse. Finale: Moyenne à longue, sur les braises tièdes, les épices et un soupçon de sucre doré. Équilibre: Audacieux et bien construit. Moins complexe qu’un Ardbeg classique, mais crissement efficace dans son registre fumé-carnivore. Le compagnon rêvé d’un brisket ou d’un feu de camp. Chef de bois!

Kim 86%
Au nez, il se révèle étrangement brioché, beurré et rond, avec des notes d’écorces d’orange confites, un profil que je n’associe pas habituellement à Ardbeg. Bien agréable à boire, il offre des saveurs de noix rôties, de pain brioché, et de poivre noir, avec une légère astringence.

Ardbeg Blaaack 2020

46% alc./vol.
L’année 2020 souligne le 20eme anniversaire du Comité Ardbeg et la distillerie lance son nouvel embouteillage nommé « Blaaack » avec un mouton comme emblème. Un whisky vieilli, une première pour Ardbeg, en fûts de Pinot noir de Nouvelle-Zélande, pays qui compte 7 moutons pour 1 habitant. Ce whisky a été embouteillé dans du verre noir opaque, une autre innovation pour Ardbeg.

André 91%
Dans la série Ardbeg Day, la version originale et Committee Release de cette année sont certainement une des meilleures versions présentées jusqu’à ce jour… pas au point d’accotter le magistral Dark Cove + CR mais quand même. Le nez est succulent et hyper attirant. Pommes caramel, petits fruits sauvages, notes de tourbe animales mais domestiquées. L’influence du fût est beaucoup plus sentie dans la version régulière, les épices (poivre) plus discrètes (équilibrées?) et les notes de fût brûlé sont plus douces et laissent toute la place aux fruits rouges, cerises noires et aux raisins. On a encore droit aux arômes de viandes fumées sur le feu de tourbe et de chocolat. Le whisky est ferme au niveau des saveurs en bouche mais étonnamment souple au niveau textural, bien gras et huileux. La tourbe, présente mais discrète, bien dosée et nichée dans un nid de petits fruits sauvages et de raisins secs trempés dans le chocolat noir et une touche d’anis poivrée, oranges confites, abricots. Finale sur le charbon de bois, beaucoup moins puissante quand dans la version Committee Release, les fruits rouges, l’anis et le chocolat noir poivré. Je donne la même note pour la version régulière et la version CR, mais pour des raisins bien différentes. La singularité du Committee Release et l’équilibre des saveurs et la trame de fond bien dessinée de l’édition régulière. Définitivement une édition dont on se souviendra.

Patrick 94%
L’un des meilleurs Ardbeg que je n’aie jamais eu, ce qui n’est pas peu dire. En cette année particulière, il pourrait être difficile pour vous d’en trouver une bouteille : si vous êtes chanceux à ce chapitre, n’hésitez pas! Nez : La délicieuse fumée de tourbe d’Ardbeg enrobée de façon succulente par de délicieux arômes vineux. Le tout avec des arômes de BBQ fumé et de cerises noires. Bouche : Superbe BBQ fumé et huileux, du sel de mer, de la fumée de tourbe, un peu de poivre et de charbon de bois. Finale : D’une belle longueur, légèrement fumée et agréablement fruitée.

Martin 92%
Nez: Fudge au caramel et tourbe, belle influence du fût, cacao et crème, herbe verte et feu de camp. Bouche: Tourbe bien huileuse et goudronnée, xérès et planche de chêne. Malt grillé et fumé. Fruits rouges et raisin. Superbe. Finale: Longue et tourbée, surfant sur la planche de bois et les épices généreuses. Équilibre: On ne peut pas être vraiment vraiment déçu d’un embouteillage Ardbeg Day. La déception vient plus du fait de l’avoir 6 mois en retard en SAQ…

Ardbeg Blaaack 2020 Committee Release

50.7% alc./vol.
Maturation en Ex-Pinot Noir Casks provenant de la Nouvelle-Zélande.

André 91%
Tarte aux pommes, fonds de fût calciné bordé de petits fruits rouges, charcoal. La tourbe n’est pas hyper typée comme dans certains Ardbeg mais attendrie de fruits rouges dodus. La bouche est franche et très porté sur le bois brûlé et les saveurs de tourbe très puissantes, à la fois animales et terreuse, notes de bitume chaud et de petits fruits rouges généreusement épicés (clou de girofle, poivre, cannelle, anis), de grosses cerises noires, morceaux de charcoal et gras de bacon. Je trouvais la première gorgée très tranchée mais en aérant quelques minutes et aux gorgées supplémentaires, les fruits prennent beaucoup d’ampleur et les tonalités de bois brûlé sont mises en sourdine. Puis le sel de mer, le varech, la tourbe terreuse poivrée, les raisins mauves et la compote de pommes, réglisse, chocolat noir fumé. Avec toute cette palette de saveurs, la finale est un peu trop rectiligne et s’essouffle un peu trop rapidement à mon goût personnel. Elle laisse la place à un beau mélange de fruits rouges dans un panier de bois calciné. Un Ardbeg singulier et atypique, très influencé par les fruits rouges et le bois calciné, hyper épicé. Je vous dirais que j’aurais bien aimé me taper le Blaaack et le Dark Cove Committee side by side, juste pour le plaisir du pairing, le Blaaack étant bien sûr, le mouton noir de la famille. On sort définitivement du spectre habituel de la distillerie, mais ce n’est pas ce que l’on veut que les distilleries se réinventent?

Patrick 94%
Wow. L’un des meilleurs whiskys « Ardbeg Day » que j’aie vu. Celui-ci va passer à l’histoire! Nez : Fruits rouges, chocolat et fumée de tourbe salée. Appétissant. Bouche : De la fumée de tourbe salée, de beaux fruits mûrs, du bois brûlé et de belles épices. Finale : D’une belle longueur, avec un beau mélange de fumée de tourbe, de charbon de bois et de beaux fruits mûrs sucrés.

Martin 93.5%
Nez: Tourbe salée, poisson fumé et fruits bien rouges. Délectable d’entrée de jeu! Chocolat au lait, terre humide et douce vanille. Bois brûlé et braise de la veille. Charmant! Bouche: Hareng fumé et tourbe crasseuse et herbeuse, huile, cacao, poivre et fruits tropicaux. Un lit d’herbe et de copeaux de chêne pave la route pour la suite. Finale: Bien chaude et agréable, le chêne et la tourbe sont nos guides pour nous faire goûter charbon de bois, fruits de champs, crème, vin fortifié. La terre et l’herbe, les fûts de Nouvelle-Zélande, le village de Bilbon Sachet quoi… La longueur pourtant aurait pu être un peu plus à la hauteur. Équilibre: Mais qui suis-je pour me plaindre devant un Ardbeg de cette trempe? Un peu à côté des profils habituels de la distillerie, mais quand on a affaire à un dram aussi exceptionnel, on se ferme la gueule, on boit et on dit merci.

Ardbeg Blasda

40% alc./vol.
« Very gentle » est l’expression employée par Mickey Heads, le directeur de la distillerie, pour décrire Blasda. Deux fois moins tourbée que les autres Ardbeg, cette nouvelle version nous permet de découvrir cet Islay sous un jour effectivement plus « gentle ». Contrairement aux autres whisky de la gamme Ardbeg, le Blasda est très peu tourbé (seulement 8 ppm de phénols, contre 50 ppm pour le 10 ans).

André 87.5%
Baiser de tourbe à peine effleuré, un feutré maritime, vaguelettes orangées, écho lointain de charcoal. Bouche épicée, feeling de suie (comme si on pelletait du charbon) nappant une texture claire et épurée. La finale se présente sous une apparition d’oranges – bien passagère – avec un retour sur le charbon. Une rencontre à l’improviste avec Ardbeg tel une escapade furtive avec sa maitresse.

Patrick 85%
Au nez, céréales mouillées et touche de fumée. En bouche, le fruité rappelle un whisky canadien… Sucré rappelant un rhum…. En finale, touche d’épice rappelant un bourbon. Un mélange de saveurs intéressant, auquel il ne manque qu’un peu de punch pour être vraiment bon.

Martin 88%
Nez: Fumée légère, citron doux, sucre d’orge et soupçon de vanille. Des notes de pomme jaune et d’herbes sèches flottent en arrière-plan. Bouche: Douce et fluide. Cendre subtile, miel, poire pochée et une pointe saline. Le chêne reste discret, sans se faire oublier. Finale: Courte à moyenne, sur la cendre tiède, l’herbe fraîche et un soupçon de malt. Équilibre: Un Ardbeg d’initiation, fluide et accessible, qui perd certes en intensité ce qu’il gagne en buvabilité. Un osti de beau mot ça, buvabilité. On croirait que Trump l’a inventé. Une curiosité douce, loin d’être dénuée de charme. J’aime, sans virer fou…

RV 82%
Beaucoup d’Ardbeg 10YO au nez, avec le petit coté vineux en moins prononcé, remplacé par une laine étrange, pas celle du Lagavulin mais comme si on l’avait passé dans un colorant pas naturel. En bouche, prend une éternité puis une autre a s’installer, avec une aigreur de feuilles qui se fait a peine sentir. La finale est plus réglo coté tourbe mais a l’instar de la bouche, beaucoup trop transparente. En se concentrant, peut-être un peu de grain vient s’y ajouter, mais ca swing pas fort dans le party. Islay y est (ou est copié) mais la franchise insulaire n’est pas a pointe de vue.

Ardbeg Corryvreckan

57.1% alc./vol.
Situé entre les îles de Jura et de Scarba, « Coirebhreacain », qui signifie « cauldron of the speckled seas » dans la langue de Skakespeare, est le troisième plus grand tourbillon marin au monde. La légende raconte qu’un jeune viking du nom de Breacan, a dû survivre 3 jours et 3 nuits dans le plus grand tourbillon d’Europe: Corryvreckan, pour prouver son amour à la fille du Lord of the Isles.

André 88%
Jeune tourbe verte au cube, pastilles Fisherman’s Friend puis fumée noire, du type des bûches de bois mouillées – ayant paressé au sol dans la forêt et sur lesquelles de la mousse et de la terre se sont collés – qu’on fait brûler dans un bon gros foyer. Sel à la Bowmore (l’ancienne version) et finale à la Bowmore encore une fois, mais un Bowmore en affinage particulier (sherry ou wine cask). La finale est par ailleurs décevante et s’évapore malheureusement en bouche trop rapidement nous laissant sous des ciels de promesses non tenues. Vraiment bien mais ne vaut certainement pas les 150$ demandés. Le scaphandrier s’est fait couper son alimentation en air et est en train de couler par le fond.

Patrick 90%
Fumée, tourbé, un peu fruité. Au goût, un vrai coup de poing dans la face. Peut être même un coup de pied. En tout cas, ca fesse. Points bonus pour l’intensité.

Martin 93%
Or profond presque brunâtre avec des jambes qui n’en finissent plus. Nez: Une grosse tourbe crasseuse envahit la pièce au moment même où on verse dans le verre. Fumée de tourbe et citron. Raisins, pierre salée et bacon cramé. Ça semble vouloir commencer en douceur avec les arômes plus sucrés, mais la monstrueuse tourbe d’Ardbeg ne tarde pas, à notre grand bonheur, à violemment tout envahir. Bouche: Toujours la tourbe citronnée, enlacée avec chêne, cannelle, anis, réglisse noire et rouge, ultra-goûteux à tous les niveaux. Finale: Jerky de boeuf fumé, tourbe sale et délicieuse, caoutchouc, malt grillé, épices de Montréal, cannelle et planche de chêne. Équilibre: Un vrai tourbillon de saveurs toutes plus délicieuses les unes que les autres. Malheureusement un autre bijou difficile, voire même impossible, à dénicher par chez nous.

RV 88%
Assez fort pour lui mais conçu pour elle. Tourbe jaune cendrée et vieille huile d’auto qui brûle avec un backwhiff de violettes salées. Très très salé sur la langue, un peu à la Bowmore mais finale définitivement Ardbeg. Un beau mélange, mais ne semble pas assez franc à mon gout. Et quand on apprend que c’est un Ardbeg, qui plus est assez cher, on est déçu.

Ardbeg Dark Cove 2016

47.5% alc./vol.
« Dark Cove » d’Ardbeg fait référence à l’histoire de la crique sombre où est aujourd’hui installée la distillerie. Autrefois repaire des contrebandiers, la crique servait à la production illicite du précieux liquide, abritée dans une grotte qui ne pouvait être atteinte par la côte. La crique ne devait être rejointe qu’en nuit de pleine lune, sur un canot à rame, avec un chargement de tourbe, provisions mais aussi jarres et fûts pour atteindre, sans lumière, la grotte. Ce whisky est la rencontre entre un Ardbeg vieilli dans d’anciens fûts de bourbon puis dans des fûts de sherry sombre.

André 94%
Rarement on aura pu savourer un Ardbeg nappé d’atours si fruités de sherry et de chocolat noir fourré d’épices et de poivre. Sans en amputer la tourbe distinctive de surcroit. Moue de percolateur à café, chocolat noir, cerises, les fruits séchés, les oranges, la fumée de tourbe, la bouche livre une opulence presque déroutante, venant d’un Ardbeg, on est dans un autre monde, totalement. Une fois la vague chocolatée et de sherry passée, résidu de sel de mer, bitume chaud, copeaux de noix de coco fumés, poivre et épices, fumée médicinale. Superbe texture, au début bien tendre puis migrant sur des notes d’épices et de poivre rose un peu plus pointues. La finale est relativement longue et les saveurs de la bouche terminent simplement leur évolution en s’estompant lentement. J’adore l’aspect inattendu de ce Ardbeg, l’éventail des saveurs explorées sans échapper la ligne directrice de la distillerie. Après les déceptions des embouteillages Ardbeg Day des 2 dernières années, cette édition en réconciliera plusieurs avec la distillerie Chérie de plusieurs amateurs. Well done.

Patrick 95.5%
Wow, définitivement le meilleur Ardbeg que j’aie goûté, ce qui n’est pas peu dire. Complexe, intense, savoureux, définitivement « on the top of the world ». Nez: Superbe parfum de xérès accompagnant subliment les traditionnelles saveurs du Ardbeg, soient la fume, la tourbe, le goudron, le caramel subtil et quelques fruits plutôt discrets. Bouche : gigantesque sel et xérès avec quelques notes de fumée, de goudron et d’épices venant du chêne brûlé. Finale : Longue et épicée.

Martin 94%
Nez: Tourbe fruitée et intense, gazon boueux, chocolat, marmelade, fumée et asphalte fraîchement coulée. Bois et fleur de sel. Extrêmement complexe et puissant à la fois. Du grand Ardbeg en perspective. Bouche: Texture goulue et sirupeuse, épices bien dosées, caramel, vanille, chêne, herbe séchée, le tout enrobé d’une généreuse tourbe feutrée. Absolument saisissant! Finale: Cerises, feu de camp, vanille encore et caramel salé. Chocolat noir et maison du citoyen de Saint-Basile-le-Grand. Air salin qui reste bien longtemps après avoir fini son verre. Équilibre: Un des plus solides Ardbeg dont j’ai eu l’occasion de goûter. Un équilibre quasi-parfait de tourbe et de xérès. Si vous avez raté le committee release, cet embouteillage suffira amplement.

Ardbeg Dark Cove 2016 Committee Release

55% alc./vol.
Ardbeg Dark Cove Committee Release est une édition limitée créé à l’occasion du Ardbeg Day 2016. Affichant 55% vol., cette expression, produite en édition limitée, est issue du mariage d’ex-fûts de bourbon et de sherry sombre…

André 94.5%
Tombé la face dans la tourbe terreuse dans les champs surplombant la distillerie. Nez tourbé et terreux, généreusement épicé et parsemé de fruits rouges, coffee bean et chocolat noir, blood oranges. Intense et plein comme whisky. Belle bouche pulpeuse, un peu animale et sauvage, chocolat noir et grains de cafés, sherry et cerises noires, dattes, oranges sanguines, dansant dans des nuages de gingembre et de poivre broyé et de tourbe terreuse, maritime et animale. Sensation de vieille corde de bateau rongée par la mer et le sel marin, sensation légèrement rèche et vieillotte, viande fumée. Le mariage entre les saveurs maritimes, de tourbe et celles de chocolat et de café noir sont magnifiques, l’alcool bien drapé au fond des saveurs et du caramel, d’une belle discrétion. Avec le temps les notes et saveurs associées au sherry et aux fruits sont plus volubiles et se manifestent avec beaucoup de passion. La finale est plus poivrée et épicée et évidemment tourbée. Un whisky très contextuel au nom approprié. On se sent dans un environnement intimiste et privilégié. Difficile de ne pas en reprendre un deuxième verre.

Patrick 93%
Riche, très intense, super complexe avec tout ce qu’il faut à la bonne place!! Ardbeg à son meilleur. Nez : Belle fumée de tourbe marquée profondément par le xérès, avec un peu de bois, de café et de cendres. Bouche: Fumée et cendres, marquée par un profond xérès, du gingembre, des épices poivrées, du caramel, du café, du charbon et du créosote. Et un peu de caramel. Finale : Longue et savoureuse. Poivrée et fumée. Intense.

Martin 94%
Nez: Tourbe salée et mouillée, camphrée, citronnée, fruitée et chocolatée. Exquis. Bouche: Tourbe fruitée, asphalte salée, citron et épices. Chocolat et chêne. Finale: Gorgée de sel, de tourbe et de chêne épicé. Crème et cacao. Équilibre: Encore une fois un grand Ardbeg, committee release cask strength en plus, un embouteillage épique.

Ardbeg Dolce 2026

47.8% alc./vol.
Agé en fûts de bourbon et de vin Marsala de Sicile. Vieilli dans des fûts de vin fortifié Marsala « dolce » (doux). Inspiré par le rythme de vie lent et émouvant de la Sicile et par le charme glamour du cinéma des années 1960.

Patrick 93%
Ardbeg comblera ses fans avec cet embouteillage! Délicieux, d’une complexité rarement vue, j’ai bien fait de m’en prendre deux bouteilles! Nez : Le parfum d’Ardbeg comme je l’aime, avec la fumée de tourbe hyper aromatique terreuse et maritime, admirablement adoucie par les abricots, des raisins secs, des dattes et un peu d’agrumes. Bouche : Menoum! Fumée de tourbe terreuse et maritime, cannelle, anis, pommes cuites, fruits séchées, miel, agrumes, herbes grillées et chocolat noir. Extrêmement complexe, je pourrais écrire encore plusieurs lignes pour décrire chaque saveur que je détecte. Superbe texture en bouche. Finale : D’une superbe longueur, fumée, avec des pommes, du tabac et du sel.

Martin 91%
Nez: Crème brûlée, fumée de tourbe délicate, citron confit, sucre brun, vanille, amandes. Bouche: Une texture crémeuse s’installe rapidement avant de dévoiler caramel salé, braise froide, brioche beurrée, chocolat blanc et zeste de lime, le tout relevé par une pointe de poivre blanc. Finale: Longue, cendrée puis doucement mielleuse, avec des réminiscences de biscuit, de tabac et de chêne toasté. Équilibre: Ça faisait un certain temps que le Ardbeg Day n’avait pas été aussi bien célébré. Un dram exceptionnel, où la gourmandise n’éclipse jamais la fraîcheur fumée. Un contraste séduisant tout en restant remarquablement bien intégré.

Kim 92%
Nez : Je sais pertinemment que je ne dois pas me laisser influencer par le nom d’un whisky, qui relève du marketing, mais tout de même, je perçois une douceur rarement vue chez Ardbeg. J’ai rarement fait des desserts au BBQ et jamais au fumoir, mais c’est l’impression qu’il me laisse. Des pêches grillées, de la guimauve, des abricots séchés, du chocolat au lait, le tout déposé ensuite au fumoir une bonne heure, et servi avec de la crème glacée à la vanille. Bouche : Adieu le dessert, bienvenue la bouchée de pneu en caoutchouc qui aurait commencé à flamber. Bref, du classique Ardbeg! Il faut quelques minutes pour que mes papilles retrouvent la sucrosité ainsi que les fruits à noyau qui m’ont tant séduit au nez. J’ai toujours été fan de l’équilibre entre tourbe et sucrosité, et ici Ardbeg tombe dans mes cordes.

Ardbeg Drum 2019

46% alc./vol.

André 89%
Tu as décidé de mettre tes gougounnes pis ta chemise Hawaïenne imprimée d’ananas et d’enfourner de la tourbe dans le kiln des distilleries de l’Ile d’Islay au son des tubes de La Compagnie Créole? Got the picture? Cocottes de pin encore vertes, tourbe terreuse remplie d’herbe, bananes, ananas, poivre et gingembre. Les saveurs d’un nouveau cocktail tropical? J’adore la texture de bouche, bien ronde et sucrée, la compote de banane avec une cuillièrée de sirop simple et de miel, ananas flambés sur le feu de plage, melon au miel, sensation terreuse et un peu humide, une touche de sel de mer séché sur les galets et de poivre concassé en fond de bouche, flocons de coconut séchés. Finale un peu courte, mélangée de chocolat noir, d’anis et de tourbe terreuse. Je vais abonder dans le même sens que mon chummy Benoit et dire que cette édition est de très loin supérieure à l’édition Committee Release, ce qui est plutôt rare.

Patrick 89%
Un très bon millésime du Ardbeg Day, au point que je m’en suis acheté une bouteille sur-le-champ, avant même d’avoir fini d’écrire cette évaluation! Un spiritueux un peu jeune, un peu cher, mais vraiment agréable à boire pis c’est ça qui compte. Nez : La superbe fumée de tourbe d’Ardbeg, accompagné de surprenantes notes de bananes et d’ananas. Bouche : La fumée poivreuse et tourbée est ici plus marquée, mais adoucie par une superbe texture huileuse, avec toujours les bananes et les ananas. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée et les fruits tropicaux.

Martin 88.5%
Nez: Tourbe classique terreuse de Ardbeg, assez chaude, quoique je me demande si c’est l’air hawaiien de cette édition, ou plutôt le fait que la bouteille repose sur le bar du Festibière depuis ce matin. Asphalte, citron et meringue grillée. Cendres crasseuses. Ananas ou est-ce seulement dans ma tête? Bouche: Tourbe sucrée, cendre et eau de mer. Belles épices tourbées. Astringence provenant possiblement du mélange de fûts à quelque part là-dedans. Finale: Pas over-sucrée, tourbe, chêne et poivre blanc. Super bon, surprenant. Équilibre: Assez jeune, mais ça demeure un bel effort pour la circonstance. Bien hâte de goûter au commitee release.

Ardbeg Fermutation Committee Release

49.4% alc./vol.
Distilled 2007, Bottled 2021, 8000 bottles.

André 87%
Tourbe verdâtre au nez, très diffus comme présentation. Iodé et maritime à la fois, raisins verts et menthol puis herbe verte fraîchement coupée et citron, pitch a toiture et goudron chaud. Malgré des flaveurs relativement prononcées, la présentation générale est douce et presque feutrée. Comme l’annoncait le nez, la bouche est presque réservée, très douce et la texture gourmande. Herbe verte coupée, eucalyptus, bananes, oranges et citron. Le tout est nappé d’iode et de douce fumée feutrée. La finale est relativement courte sur des notes d’ananas, de bananes et de citron, dans un esprit maritime et légèrement sale et crasseux. Est-ce bon? Oui, c’est vraiment bien sans être exceptionnel. Mais… À 400$ la quille pour une erreur de production??? Really? C’est un peu comme si on faisait payer le consommateur pour de la job qui a mal été faite… Un peu opportuniste. Échanger un échantillon pour y goûter oui mais se faire avoir et en redemander, no way.

Patrick 91%
Un superbe Ardbeg, complexe, savoureux et superbement balancé. Bon, pas au point d’accepter de payer 400$, mais disons que pour le tiers du prix, ça serait super. Nez: De la fumée de tourbe, avec une petite pointe de malt sucré et un bouquet fleurs aromatiques. Bouche : Encore de la délicieuse fumée de tourbe poivrée et surtout salée, avec des notes florales, sucrées et maltées. Savoureux !  Finale : D’une belle longueur, fumée, sucrée et légèrement épicée.

Martin 86%
Nez: Tourbe sèche, pain au levain, citron confit et pomme verte fermentée. Des notes funky de bière belge et de moût apparaissent, suivies d’orge fumée. Bouche: Vive et déroutante. Fumée, croûte de pain, agrumes macérés, touche de vinaigre de cidre et d’anis. Texture effervescente et minérale. Finale: Longue, herbacée et légèrement astringente, sur le thé fumé et la peau de pomme. Équilibre: Un Ardbeg cérébral, à l’opposé de la force brute. Fermentation sauvage oblige, il divise — mais intrigue. Pour curieux avertis.

Kim 85%
Quelle gourmandise au nez! Popcorn au beurre, abricots séchés, key lime pie, que d’étranges mais délicieux arômes. En bouche il révèle des touches de poivre, un profil légèrement tannique et une petite vague de caramel en mi-parcours. Intéressant.