Isle of Jura Boutique Barrels 2002 Limousin French Oak Finish Cask #9

57.4% alc./vol.
Bouteille 260 de 288, embouteillé en août 2013.

Patrick 89%
Une bête de chêne que ce whisky! Si ce n’est pas le whisky le mieux équilibré qui soit, j’ai tout de même eu énormément de plaisir à le déguster compte tenu de son intensité. Nez: Un parfum délicat présentant du vieux bois ainsi qu’une touche de cuir. Après plusieurs minutes, j’y retrouve aussi de la vanille délicate, de subtils fruits de champs et du fudge chaud. Bouche : Un beau boisé riche, profond et surtout chaleureusement épicé, avec du poivre, de la cannelle, mais aussi une touche subtile de cuir, de pomme cuite, de fudge et de vanille réchauffée. La taux d’alcool semble en fait sensiblement plus doux, l’intensité du dram venant plutôt du chêne. Finale : D’une belle longueur, boisée et épicée.

Isle of Jura Heavily Peated 1999

55% alc./vol.
Version élevée dans des fûts de chêne américain de 1999 à 2006, puis transférée dans des fûts de Bourbon de premier remplissage entreposés dans le chai #2 faisant face à la mer.

André 90%
Tourbe très prononcée mélangée à de la sciure de pin fraichement coupé. La bouche est plus « céréalée » tout en ne ménageant pas le côté maritime et tourbé et le sucre enrobant le tout permet d’hypnotiser temporairement l’effet de l’alcool qui revient pour la finale à saveur de cendre froide. Un métissage entre les anciennes éditions de Longrow tourbées et des single malts de Islay. Encore une fois, Jura sait nous épater. Dommage que cette édition ne fasse pas partie de produits phares de la distillerie car c’est un vrai chef-d’œuvre.

RV 88.5%
Un feu de camps passé en accéléré, de l’allumage des branches d’épinettes aux cendres encore chaudes du lendemain matin. Grain (orge malté), miel, blé sucré et plus tard, légèrement plastique. Le grain malté se poursuit en début de bouche, puis la fumée sort et tombe en cendre, avec de la cerise sauvage et de l’écorce d’épinette sèche et non gommeuse. Jura, à un jet de pierre de Campbelltown et de Longrow, encore une fois surprenante.

Patrick 90%
Fumée, tourbe et céréales au nez. Goûte le brûlé en malade ! Wow ! Pin typique de Jura, mais carbonisé. La tourbe est très présente, avec un soupçon de vanille. Finale avec une touche (mais vraiment une petite touche) de fraises. Le tout est équilibré de façon admirable.

Isle of Jura Prophecy

46% alc./vol.
« Nul n’est prophète en son pays »… pas si sûr ! En tout cas, cette version mérite bien son nom « prophecy » car, en dépit de son jeune âge, elle ressemble à un vieux guide spirituel portant la parole divine. A-t-elle pour mission d’apaiser toutes les superstitions ? A-t-elle pour but de nous donner l’envie d’apprendre le vieux norrois (vieil islandais) ? Le nom Jura vient de « hjörtr » qui signifie daim dans cette langue.

André 78%
A un peu ce même petit fond désagréable des Dalmore. Miel et fruits sauvages. Oranges. En bouche; difficile à cerner, fruits secs, sherry, bois humide, une touche d’eucalyptus sur un fond de texture cendreuse ou poussiéreuse. Finale de fruits en crescendo et gifle d’alcool. Je n’accroche pas… balance déficiente et toujours cette sensation désagréable de fûts de sherry de mauvaise qualité. Y’a quelqu’un qui semble boire sur la job à la distillerie Jura. On dirait qu’ils font exprès de s’attarder sur ces types de fûts qui sentent et goûtent le vieux, gorgé de sherry macérés. La distillerie qu’on aimerait aimer mais qui semble ne pas réussir à trouver sa niche.

Patrick 90%
Sel, tourbe et xérès dans un équilibre quasi-parfait.  Belle profondeur, belle complexité et belle texture huileuse en bouche.  Nez : Délicieuse tourbe toute en subtilité avec des notes de fruits, de vanille, de viande juteuse et de fruits.  Bouche : Tourbe et xérès, avec u peu de sel et de farine.  Finale : D’une belle longueur et savoureuse.

Martin 88%
Beau orange bruni, miel profond, bière ambrée. Nez: Un léger voile de tourbe se dresse devant un mur de fruits et de céréales. Citron, vanille et crème avec quelques fraises blanches genre pas tout-à-fait mûres. Bouche: Vanille, chocolat au lait et épices. Belle vague mielleuse et fruitée qui se laisse porter sur une petite volute de fumée. Finale: La tourbe continue agréablement ici avec curieusement une touche de sel marin. La sécheresse du fût se manifeste à cette étape de façon fort plaisante. Équilibre: Beau peated de jura. Plus de caractère que le superstition, tout en restant sobre et en évitant les pièges du Elixir 12 ans. J’aurais par contre aimé qu’il porte un énoncé d’âge.

RV 88%
Odeurs pesantes de sel et de beef jerky tout autant sale, tellement sale que la viande se goute a peine. Plus tard vient l’étrange tourbe du Jura superstition. En bouche, la farine de blé entier, assez vif sans toutefois être sec. La finale est élégante, relevée, expressive. L’aftertaste est aussi similaire. Le genre a servir a ceux qui ne jure que par Islay (et qui ne veulent jamais en sortir) pour prouver qu’il y a moyen de faire tourbe et insulaire sans imiter l’ile mythique.

Isle of Jura Rare Vintage 1988

52.8% alc./vol.
Batch #2 Asian market exclusive, Distilled 1988, Bottled 2019, Bottle #975 of 1500. Maturation initiale en Ex-Bourbon cask et affinage en Ex-Port Wine Cask.

André 89%
Nez alléchant, rempli de fruits rouges, sensation moelleuse. Fruits secs, sel de mer, réglisse rouge. La bouche est ample et généreuse; mangue, fruits secs, réglisse et pommes, apricots, miel. Légère touche de soufre, vite balayée par l’apport de fruits rouges séchés. La touche maritime est elle aussi marqué. Finale musclée, très fruitée, les notes de soufre sont plus importantes mais bien équilibrées, se prolongeant sur des notes de sel de mer et de poivre.

Patrick 90%
Les vieux Jura sont toujours différents des plus jeunes, le distillat laissant l’avant-scène aux fûts. Et, quoique j’aime bien les jeunes Jura, les plus âgés n’ont rien à leur envier depuis quelques années. Nez : Wow… Ok, après avoir écrit ce mot, j’ai dû passer 15 minutes à humer le whisky tellement le parfum est agréable! Un beau parfum de chocolat au lait, avec des cerises, des prunes et des framboises bien mûres. Bouche: Alors que le parfum était plutôt sucré, la bouche est plutôt boisée et épicée même si elle déborde tout de même de fruits tels les framboises, les prunes et les cerises. Le tout est porté par une superbe texture. Finale: D’une belle longueur, boisée et fruitée, avec une petite amertume.

Martin 88%
Nez: Fruits rouges et sirop pour la toux. Sel, bois sec, fruits séchés. Céréales mouillées et herbe fraîche. Bouche: Champ de fraises, léger cuir, tannin du bois. Poignée d’épices. Bien plaisant. Finale: le bois sec domine, avec une bonne vague de fruits, de cuir, de réglisse et de sucre brun caramélisé. Une lointaine et timide tourbe boucle le portrait. Équilibre: Un bon millésime, un bon taux d’alcool, un bon dram à partager. Merci!

Isle of Jura Rare Vintage 1989

53.5% alc./vol.
Distillé le 11 Avril 1989. Embouteillé en 2019. Maturation en Ex-Bourbon American White Oak Barrels pendant plus de 30 ans, bouteille #1306 of 1500.

André 88%
On est sous les tropiques rapidement au nez qui est délicat et raffiné. Les saveurs découlant de l’utilisation du bourbon cask sont évidentes. Sirop de poires, miel, bananes, pommes vertes, oranges, ananas. Pincée de cannelle fraiche en arrière-plan. Texture divine en bouche, presque licoreuse et grasse. Ananas et bananes, sirop de poires, miel, cosses d’oranges, éclisses de bois tombées du rabot, cannelle. L’alcool se dévoile beaucoup plus en finale et s’allie d’épices afin d’offrir un kick beaucoup plus soutenu que le nez et la bouche avaient livrés. Le bois sec est aussi passablement plus présent.

Patrick 91%
Un whisky de dessert pour ceux qui sautent habituellement cette étape d’un repas! Délicieux, et surtout, il m’a mis un sourire dans la face! Nez : Oh, ça sent bon, ça! Du miel, des poires, des ananas, des bananes très mûres et du chocolat au lait. Bouche : Une fondue au chocolat débordant de fruits mûrs: des pommes, des poires et des ananas. Et aussi un peu de miel et une petite note de bois sec. Finale: D’une belle longueur, fruitée, mais surtout boisée.

Isle of Jura Rare Vintage 1993

49.2% alc./vol.
Distillé le 28 octobre 1993. Maturation initiale en Ex-Bourbon barrels, affinage de plusieurs années en Ex-Cabernet Sauvigon Wine Cask, bouteille #9 of 1000.

André 89%
Nez de bois de cerisier et de figues, prunes et petits fruits sauvages. Le tout est super équilibré, l’alcool très discret, fruité à souhait. Après une dizaine de minutes dans le verre, succulentes notes de chocolat noir. Il est parfois difficile de différencier les notes découlant d’un red wine cask plutôt que d’un sherry cask et c’est le cas cette fois-ci. La bouche est exquise douceur, aucune trace d’alcool, mais parait tout de même un peu diluée malgré le pourcentage d’alcool… probablement filtré ce whisky. Cerises noires, figues, chocolat noir légèrement amer, gâteau aux fruits, oranges très mures. Petite amertume du bois en finale de bouche, vite balayé par les épices (gingembre, cannelle, épices des Caraibes). Belle présentation tout en douceur, saveurs conservatrices bien agencées.

Patrick 88%
Un beau whisky riche et profond. Nez: Un parfum où les fruits mûrs dominent, mais aussi des oranges sanguines des mûres et du sucre blond. Bouche: Les fruits mûrs dominent ici aussi l’ensemble, mais sont aussi accompagnés d’épices d’une belle intensité. Le tout est complété par des canneberges et du chocolat noir. Finale: D’une longueur moyenne, avec de l’amertume.

Isle of Jura Superstition (ancien embouteillage)

45% alc./vol.
L’île du Jura fait face à l’île d’Islay. Sa seule et unique distillerie produit habituellement un single malt non tourbé. Cette version, légèrement marqué par la fumée, déroge à la règle car une partie du malt a été tourbée.

André 85%
La bouteille juste à elle seule est quelque chose mais le scotch nous entraine lui dans des sentiers jamais explorés. Un monde de mystère ce scotch. En fait on a pas encore réussi à mettre les mots exacts pour le définir avec précision. Alors lancez vous, et achetez en une sans attendre !

Patrick 80%
Au nez, fumée, peat et chêne. Mais semble jeune. Au goût, , un peu de pin, mais beaucoup moins que dans le 10 ans ( ce qui fait que je préfère le 10 ans pour son originalité), fumée, un peu de sel. Globalement un bon scotch, mais je reste déçu…. Peut être étais-ce une mauvaise bouteille? Globalement, c’est un scotch réchauffant, parfait pour impressionner la visite!

Martin 86%
Orange bruni alléchant. Nez: Céréale mielleuse des îles, légère tourbe fumée plaisante mais qui sait rester à sa place. Vanille, fleurs et fruits des champs. Bouche: Texture moyenne et agréable. Miel, vanille et orge. Le bois de chêne et les épices prennent avec mérite l’avant-scène. Quelques signes nous révèlent j’espère l’influence de quelques fûts de xérès. La tourbe se fait plus discrète pour laisser briller le reste. Finale: Un brin de fumée, un tsunami d’épices, de cannelle en particulier, et de chêne. Belle longueur qui sait tout de même quand c’est l’heure de quitter. Équilibre: Ça réchauffe, comme son embouteillage plus récent, bien qu’on ressente une complexité légèrement supérieure.

RV 85.5%
Que la croix ajoute ou non au mystère, physiquement une superbe bouteille, énigmatique dans son goût impossible à décrire complètement.

Isle of jura Superstition (nouvel embouteillage)

43% alc./vol.
Les habitants de Jura sont célèbres pour leurs superstitions : « Ne jamais couper la tourbe avant mai », « toujours former les meules de foin dans le sens des aiguilles d’une montre… » Quelle meilleure façon de célébrer cette originalité qu’en lui attribuant le nom d’un malt ? Issu d’une sélection des meilleurs single malts de l’île – certains allant jusqu’à 21 ans – Superstition arbore fièrement la croix de Ankh, datant de l’ère égyptienne et synonyme de chance.

André 81%
Bacon bits baignant dans le sirop d’érable, mélangé de xérès onctueux, de raisins secs et de pépites de chocolat noir et de cannelle. La tourbe est présente mais discrète au nez, à l’opposé de la bouche qui est plus fumée et soulevée de tourbe terreuse poivrée. Notes de miel, de céréales fumées, d’oranges, de cerises et de chocolat noir, poivre broyé et beaucoup d’épices séchées à la fumée de tourbe terreuse. Texture malheureusement un peu flat et diluée. Finale d’agrumes et de xérès, poivrée et fumée.

Patrick 89%
Un beau whisky dont la tourbe pas trop intense permet à toute sa complexité de s’exprimer.  Nez : Touche de tourbe et de bacon fumé.  Notes de sciure de bois.  Pointe subtile de fruits.  Bouche : Comme licher une planche de chêne qui aurait été enduit d’une huile fumée, tourbée et salée.  Aussi une subtile touche fruitée.  Finale : Longue et complexe.

Martin 80%
Nez: Tourbe, un peu de fumée, voire même du bacon. J’ai l’impression de rentrer à l’intérieur après avoir pelleté l’entrée à -20. Le p’tit jambon d’hiver. Bouche: Pas très rond ou syrupeux. Un peu sucré, un peu fumé. Agréable mais sans plus. Finale: Épicée et à peine fumée. Longueur moyenne. Malheureusement la fumée part avant l’épice. Équilibre: Un peu cher pour ce que c’est, malgré que ça reste un excellent scotch pour se réchauffer après avoir passé une journée de Février à glander dehors, genre au Carnaval.

Isle of Jura The Loch

44.5% alc./vol.
L’importance de Market Loch, situé 300 mètres au-dessus du niveau de la mer, est difficile à appréhender. Un lieu paisible, presque spirituel, dont les eaux pures donnent vie au whisky Jura. Vieilli en fûts de chêne américain avant d’être affiné en fûts ayant contenu du sherry Pedro Ximenez durant 30 ans, l’assemblage du Jura The Loch comprend également une petite proportion de whiskies tourbés.

André 83%
Nez racoleur, belle rondeur agréable. Raisins séchés, cerises, oranges confites, caramel chauffé à la poêle, chocolat au lait, compote de pommes. Avec le temps, encore plus de notes de caramel qui nappe des cosses d’oranges trempées dans le chocolat au lait. La bouche est douce mais offre malheureusement très peu de texture. Cerises et pommes en avant plan, oranges, caramel et fruits tropicaux qui s’appuient sur une bonne dose de fumée de tourbe et d’épices en toile de fond. Courte finale sur les fruits rouges nappés de caramel fondu et une fine morsure d’épices pataugeant dans un nuage de fumée terreuse.

Patrick 78%
Un whisky un peu trop jeune… Tant qu’à me payer un single malt comme ça, j’aime autant un blend cheap qui coûte la moitié du prix pour la même qualité. Nez : Un peu de xérès fruité et sucré, une touche boisée et un soupçon de fumée de tourbe. Bouche : Du new make, du bois brûlé, un peu de fumée de tourbe et des fruits trop discrets. Finale : D’une longueur moyenne, avec une bonne dose de jeune whisky.

Martin 84.5%
Nez: Raisins secs, caramel, vanille et orange. Poires, pruneaux et xérès complètent la légende. Bouche: Belle texture, sans toutefois casser la baraque. Miel, oranges et caramel, chocolat au lait. Bois, épices et tourbe nous mènent vers la finale. Finale: Fumée, fruits, cannelle, poivre, bois et xérès. Belle chaleur. Équilibre: Vraiment pas mauvais, digne des embouteillages réguliers de la distillerie.

J.Bally

45% alc./vol.
Le Carbet, Martinique. Rhum ambré toujours produit en Martinique malgré la fermeture de la distillerie en 1989.

RV 82.5%
Comme sa couleur très orange, les agrumes se battent avec l’herbe d’une quenouille sucrée et du papina en petite mesure. L’arrivée est dans le même ton de fruits tropicaux mélangé à l’herbe sucré, mais reste assez tranquille jusqu’en finale, où ça tire presque sur du blé extrêmement sucré, bien sûr avec la touche caractéristique de la canne fraîchement coupée. L’aftertaste lui aussi œuvre dans le même secteur, sans grande surprise ni fausse note. À défaut d’être surprenant, ce rhum est assez apaisant, le genre pour se dépayser sans se challenger.

Patrick 70%
Nez un peu aigre qui ne donne pas envie d’aller plus loin. Canne verte non sucrée au goût. Finale courte ou la canne s’étire. M’inspire l’image d’une distillerie dont les employés doivent boire la majeure partie de la production sur la job. Quand un enfant est trop curieux au sujet de vos spiritueux, vous lui en donnez 2 gouttes et vous êtes assurés qu’il ne touchera plus à l’alcool avant d’avoir 18 ans.