Michel Couvreur 12 ans Overaged

54% alc./vol.
Échantillon de la société Michel Couvreur pour le Club de scotch whisky de Québec. Vatted de 54 single malts, non filtré à froid, de 12 à 27 ans provenant de 16 distilleries différentes, embouteillé à son taux naturel de 54%.

André 88%
Puissant sherry, alcool frénétique et avide de se faire valoir. Léger caramel et crème brûlée. Une fois qu’il a respiré, le tout prends finalement place, tout comme les musiciens d’un orchestre se préparant pour un concert. Le sherry, en particulier, est d’une profonde complexité. Très plein au nez, on sent que c’est un whisky qui a beaucoup à offrir. Arrivée puissante et fruité, et l’alcool lui, s’est évaporé comme par magie. Le taux d’alcool y est, mais discret et poli, laissant la place aux arômes afin qu’ils s’installent librement en finale. Le caramélisé sort beaucoup plus après ±15 minutes après avoir respiré.

RV 86%
Fruité, dates et caramel, assez frais sans l’être trop. L’arrivée est beaucoup plus en caramel et en fruits mûrs, puis il explose en finale avec un bon aftertaste sur la langue, qui tire presque sur le cigare. Difficile à classer, à quelque part entre les bourbons, les canadiens et les single malt. Un genre de whisky qui profiterais peut-être d’un vieillissement en baril particulier style Islay cask avec plus de tourbe.

Patrick 87%
Nez assez riche, vineux, fruité et malté. Au goût, xérès et léger malt en finale. Simple et agréable. Me rappelle un Aberlour A’bunadh…

Michel Couvreur 12 ans Sherry Cask

44% alc./vol.
Bouteille #00612, Lot #002.

André 87.5%
Nez très agréable fruité majoritairement d’oranges, de cerises, de melon agrémenté de saveur de la poudre des gommes Bazooka. Bouche feutrée et toujours les fruits. Le sherry est doux, envoûtant, les oranges tournent langoureusement mais sans s’afficher directement, jouant très bien leur rôle de soutien. La finale surprend de par sa différence, celle-ci libérant des notes aux accents d’agrumes, très rafraichissantes. Un bon single malt d’été, bien construit et sans prétention.

RV 83%
Une beauté qui passe au loin. Trop loin. Excessivement vineux à l’ouverture, il se dissipe plus tard dans le pissenlit sucré et les céréales. Ensuite, ce sont les grains collés trop longuement sur l’alambic de cuivre. Enfin, en gorge, c’est beaucoup trop léger, et seul le goût encore en bouche demeure, avant que l’aftertaste se pointe à la manière d’une belle scène qu’on n’a pas eut le temps de suffisamment apprécier.

Michel Couvreur 12 ans Unchillfiltered

43% alc./vol.
Échantillon de la société Michel Couvreur pour le Club de scotch whisky de Québec. Vatted de 54 single malts à 43% de 12 à 27 ans provenant de 16 distilleries différentes, sélectionnés et affinés par les soins de M. Couvreur dans ses fûts mouillés de Jerez dans ses caves de bourgogne.

André 83%
Framboises et sherry. L’arrivée en bouche est mielleuse et sans surprise, mais se peaufine rapidement une fois bien installé en bouche où il s’ouvre plus librement. Hyper fruité et très fluide en bouche. Mais le plus surprenant est la finale qui est longue et à saveur de sherry et de tartines aux fruits.

RV 81%
Honorable, ça passe mais ça ne peut pas casser! grand-chose. Vanille, cuirette et noisettes encore vertes. En bouche c’est du Islay – Laphroaig – plus ou moins prononcé mais il manque un peu de longueur mis à part une canne de Noël qui tient bien.

Patrick 79%
Au nez, fumée et feuilles d’érable. Malt. Au goût, le malt se fait tasser par une plus ou moins subtile tourbe fumée. En finale, la fumée demeure mais le malt revient prendre sa place. Quand même plutôt délicat. Manque de finition… A-t-il assez vieilli? A un petit coté new make…

Michel Couvreur Blossoming Auld Sherried

45% alc./vol.
Single cask, 106 bouteilles. Vieilli pendant plus de 20 ans en fût de sherry, on compare ce single cask aux grands bas armagnacs. Réduit à 45% avec de l’eau écossaise. Michel Couvreur est un embouteilleur indépendant belge de whisky écossais dont les caves de vieillissement se trouvent en Bourgogne. Il s’est spécialisé dans les whiskies insolites produits selon des méthodes artisanales, comme par exemple le Bere Barley, un whisky tenant son nom d’une variété d’orge à faible rendement cultivé aux Orcades. Contrairement à nombre d’embouteilleurs indépendants, Michel Couvreur ne précise jamais sur les étiquettes de ses bouteilles la distillerie où chaque whisky est produit. Ceux qui sont réduits le sont avec de l’eau de source ou de lac d’Écosse importée en citernes. Cet embouteilleur considère que « 90 % de la qualité d’un whisky provient du fût, et seulement 10 % du procédé de distillation », et il utilise des fûts de xérès, plus rares et plus coûteux, comme on le faisait anciennement.

André 89.5%
Marmelade de fruits, cerises, bois humide. Un exercice sur le sherry très rectiligne. En bouche, texture hallucinante, enveloppante et grasse, très liquoreuse et soyeuse à la fois. Le miel est plus apparent en bouche, adoucissant l’ensemble, mais le sherry demeure prédominent. Finale un peu plus sèche, abondamment fruitée et influencée par le sherry. N’eut été du taux d’alcool, on aurait pu penser à un Aberlour Abunadh, le côté liquoreux en addition. Par contre, pour le prix, on repassera, ce qui l’empêche de passer la barre du 90%.

RV 91%
Quelle splendide petite fleur mielleuse épanouie! Au nom et au nez, on croirait avoir à faire avec un Aberlour Abunad’h qui aurait séjourné trop longtemps en fut de sherry, toutefois en bouche on oublie le baril trop for: avec juste le bon poids sur la langue, la cerise s’impose et triomphe dans la grandiose finale. Avec un aussi gros véhicule, peut-être aurait été plus sage démarrer sans mettre la pédale au plancher mais une fois décollé, la balade sur cette autoroute de cerise et de miel à quelque part entre Cognac et Armagnac est réellement merveilleuse.

Patrick 90%
Nez: Doux xérès très sucré. Bouche: Très sucré, très fruité, chêne puissant. Finale: Sucré, longue, savoureuse. Balance: Complexe, puissant et doux a la fois. Tout de même 3 fois trop cher. Achetez plutôt 2-3 Candid de la même maison.

Michel Couvreur Candid

49% alc./vol.
Tiré de 4 petits barils de 250ml, cette édition limitée a été élevé en baril de xérès PX.

André 92%
Superbe nez, bien rond, bois mouillé, fruits secs. C’est un peu extrême comme sherry. Gâteau aux fruits dans son jus, celui tout juste sorti de son emballage de plastique, celui qui est vendu à l’épicerie dans le temps des fêtes, les oranges. Le sherry ressemble à celui des vieux Macallan ou Glendronach, avec beaucoup de caramel aussi. La bouche est franche et bien fruitée, le sherry omniprésent et le raisin secs en finale de bouche, oranges sanguines également sur toile de fond de poussière. Le côté toffee/caramel gagnera en importance à chacune des gorgées supplémentaires. Finale moyennement longue, abondamment fruitée et axée principalement sur le sherry et saupoudré de quelques épices.

RV 93.5%
Le Français débarque à la cabane à sucre où la bouilleuse fume de divines vapeurs sucrés et de carbonisation de bois. Une fois de plus, le nez de xérès est poussé à l’excès mais contient aussi un côté herbeux et épicé. En bouche, l’arrivée surprend de sa cendre avec une excellente suite de saveurs interminables, le tout évidemment dans le sucre. Et si la bouche y va dans la franchise de la cabane, la succulente finale est la maîtrise parfaite entre le sherry et les pointes de la tourbe jaune. Aussi bon que les meilleurs Aberlour Abunad’h, et pour une fois un prix presqu’abordable, c’est tout à fait, tout à fait réussi.

Patrick 92%
Nez: Riche xérès très mûr. Pointe d’orge. Bouche: Xérès onctueux et chaleureux. Pas subtil mais efficace! Finale: Longue et chaleureuse. Balance: Parfaite. RIP Michel. Et surtout, merci!

Michel Couvreur Cask Strength

55% alc./vol.
Batch #002.

André 82%
Nez de savon en poudre, pain perdu aux raisins, cassonade. Hyper sucré en bouche, fortement influencé par des notes de cassonade timidement fumée qui font oublier l’affreux nez de savon à vaisselle. La finale est vraiment longue, sur fond rêche de grains d’orge non malté. Une bouteille dont j’apprécies les résultats sans arriver à me donner envie de m’en procurer une pour ma collection.

RV 81.5%
Un whisky trop propre. Palmolive et lin, très fruité mais aussi avec du pain en bouche ainsi qu’un peu de fumée. Slimy sur la langue, le Palmolive se poursuit, et la finale est toute juste à peine convenable. L’aftertaste est quant à lui un beau mélange entre le grain et le citron sucré. En réussissant à chasser le savon à vaisselle, ça pourrait être un bon whisky.

Patrick 84%
Savon à lessive en poudre qui nous donne incite à se pincer le nez. Définitivement savonneux au goût, très salin, touche de kiwis. En finale, le sel demeure, accompagné par l’orge. On finit par oublier le savon et y trouver un équilibre qui, à défaut d’être parfait, est quand même agréable.

Michel Couvreur Clearach

43% alc./vol.
Ce clearach est un alcool de malt obtenu par distillation charentaise. Il a vieilli pendant deux années dans un fût de vin jaune du Jura: Une heure après la percée, l’alcool remplaçait le vin jaune, brassant les lies du voile encore présent. (Orge distillée le 9 juillet 2001 en Écosse).A l’origine titrant 68°2, il est réduit à 43° avec l’eau du Loch Katrine.

André 81%
Très végétal au nez. Pâte filo, noisette séchées sur fond de diluant à peinture. L’arrivée en bouche est superbe, finement balancée et couvre agréablement la bouche. Une fois installé confortablement, le sucré est maitre et affiche également un léger pâteux d’où le végétal ressort avec force et qui surpasse tout le reste. La finale, à saveur de menthe séchée, est jumelée aux fruits tropicaux et est légèrement astringent en toute finale.

RV 86.5%
Très malté avec de la quenouille terreuse. C’est seulement en bouche qu’on découvre la tourbe, avec du miel et du foin sucré. Très hétéroclite du début à la fin, quoiqu’il y manque un peu d’action. Bien que le nez est tout a fait anodin, ca rend la surprise encore meilleure en bouche et en finale. Une autre sorte de tourbe, mais il fait aimer être challengé. Et à son prix, une aubaine pour se tester, même si M. Couvreur aurait pu sortir un filtre a café, car il y a tellement de bois dans le fond de la bouteille qu’il risque fort probablement de changer de goût dans ses derniers centimètres.

Patrick 79-83%
Au nez, new make spirit qui a été vieilli durant au moins 4-5 semaines… Au goût, céréales humides, touche de tourbe et de fruits. Donnez-lui 10 ans et il pourrait être une star… En attendant, on dirait un bon pee-wee qui croit qu’il peut déjà jouer dans la LNH. Point bonus pour les « graines » de fut dans la bouteille. D’où la note de 79%. Mais si on suit les instructions et qu’on le sert frais, wow! Le genre de drink qu’on veut retrouver après une dure journée au boulot… Pour en prendre un verre de trop sans s’en rendre compte. La seule raison qui me fait hésiter à en acheter une, c’est que je sais que si les bonnes conditions sont réunies,(lire ici, mon boss me fait c…) je pourrais vider la bouteille en une seule soirée!!

Michel Couvreur Fleeting Single Cask

45% alc./vol.
Le Fleeting, fût #1 sur 750, est un single malt whisky distillé en 1999, il résulte d’une double maturation : dans un premier temps en fût ayant subi une chauffe importante et peu imprégné en vin puis en « butt » (fût espagnol de 500 litres ayant été préalablement imprégné de vin de Pedro Ximenez). Après réduction à 45% d’alcool avec l’eau d’ Écosse, seulement 750 bouteilles de 70cl sont obtenues.

André 84%
On peut réellement sentir l’effet du fût de sherry au nez et en bouche, passablement fruité et de sherry en arrière-plan, du sucre brun aussi et du miel. Ce même miel prédomine à mesure que le whisky s’aère, s’adoucissant progressivement. En bouche, le sherry est omniprésent s’asséchant un peu en fin de bouche. La finale est constituée de bois poussiéreux soutenu par l’alcool. La rétro-olfaction à saveur de raisins secs et de céréales Raisin Brand. Bien construit sans sans singularité.

Patrick 78%
Un whisky qui est tout sauf « fleeting »: Gros et intense, mais pas vraiment bon. J’avais seulement un échantillon d’un demi-once, et la majeure partie a aboutie dans l’évier. Nez : Un beau mélange de fruits mûrs et frais, le tout recouverts de sucre. Bouche : Ouf. Fruits trop mûrs, presque pourris, bois pourri brûlé et quelques épices. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

RV 81%
Marque maison de malt de moisson. Un peu moins mielleux qu’à l’habitude, le grain est une fois de plus la marque de commerce de ce liquide, et colle au palais avant même de l’avoir en bouche. Poussière et herbes sont captables avant la finale de grain un peu ordinaire. L’odeur reste alors le point fort, dans un whisky à douces tendances canadiennes où la cassonade remplace le miel qui semble toujours vouloir se montrer le bout du nez, mais qui n’arrive finalement pas, ou trop peu. Si le prix n’est pas un facteur, à garder pour les soirées où l’on veut se rendre ivre sans trop y penser, mais où l’on cherche tout de même une meilleure alternative qu’un blend sans nom.

Michel Couvreur Grain Whisky 4 ans

44% alc./vol.
Le seul whisky Michel Couvreur non-affiné en Bourgogne. Conçu entièrement en Écosse selon les paramètres de Michel Couvreur. Mélange de céréales diverses; orge, seigle, maïs et vieillis par la suite pendant 4 ans.

André 81%
Pas mon style de whisky, trop jeune, trop dominé par le bois. Ce qui est intéressant avec ce whisky, c’est le jeu des céréales, biens senties en bouche, l’apport de chacune à l’ensemble. Ce qui peut par contre déboussoler certains adeptes, car le whisky tire un peu partout à la fois. Bouche axée sur les céréales et la vanille, conservateur et manque de nuances. La bouche est également fortement iodée, les céréales toastées, la vanille, un peu trop franc en bouche. Finale, sur les céréales salées et la vanille.

Michel Couvreur Intravagan’za

50% alc./vol.
Maturation en fûts ayant contenu du Vin Moscatel et du Oloroso Sherry.

André 75%
Forte influence du vin de Moscatel, avec une sensation visqueuse et licoreuse au nez, fruits rouges séchés, bois toasted, cosses de poires nappant un bol de céréales séchées roulées dans le caramel. Très doux en bouche niveau texture, la bouche développe de grosses saveurs sulfureuses dès le départ…ouch… Ça goûte le jeune alcool de céréales, le caramel et le chocolat au lait, du poivre et beaucoup d’épices. Je cherche l’influence du sherry, pratiquement absent hormis quelques soupirs de fruits rouges épars. Finale hyper épicée, sèche et céréalée.

Patrick 77%
Nez : Nez de moscatel avec fond de chêne, de fleurs, de poires.  Bouche: Tour croche. Saveur très puissante de mauvais vin. Dommage, le nez et l’arrivée en bouche laissait présager quelque chose de mieux. Finale : Assez longue, mais s’étire sur la note de mauvais vin. Balance : Not worth it. 
2e éval: Patrick 82% Quand tu n’as jamais assez de fruits dans ton whisky… Ou qu’en fait, tu n’aimes pas vraiment le whisky, mais que tu as un faible pour les vins fortifiés. Nez : Un parfum très doux, très sucré, très fruité. À l’aveugle, je croirais plutôt avoir affaire à du vrai vin fortifié, pas du whisky qui vieillit dans son fût. Bouche : Une barre de chocolat au lait aux fruits et au caramel avec une touche de chêne épicé. Finale : D’une longueur moyenne, remplie de (trop de) fruits mûrs

Martin 87.5%
Nez: Céréales, gruau et noisettes, particulier mais intrigant. Raisins secs, zeste d’orange et chocolat au lait. Pâte de fruits. Bouche: Les raisins en premier, avel miel et épices, muscade, clou de girofle, malt grillé, cuir tourbé. C’est agressif, mais c’est bon en même temps. Finale: Assez longue et chaude, reposée sur une planche de chêne qui flotte su une mer de raisins, de vin chaud, de poivre et de compote de pommes. Équilibre: Je ne sais quoi trop penser de cet embouteillage ma foi original. Influence marquée des fûts alliée à un spirit qui a réagi différemment. J’aime bien, tant que ce n’est pas à un prix de fou. De quoi impressionner la visite.

RV 82%
Que ceux qui ne jurent que par les scotches fortement maltés s’abstiennent. Tient vraiment du whisky de grain non tourbé, on est très loin du Clearach du même producteur. Autant au nez qu’en bouche, on parle céréales, avec une finale longue pour un whisky de 3 à 4 ans et somme toute une belle chaleur de grain à peine fumé mais c’est à peu près tout. On s’approche davantage des whiskies de grain et à la limite des bourbons, mais on est à des kilomètres d’un single malt traditionnel.