Ardbeg Scorch 2021

46% alc./vol.
Vieilli en Ex-Ardbeg Alligator Casks.

André 82%
Un Ardbeg tout à fait typique dans les saveurs présentées mais sans le punch et la merveilleuse texture habituelle. Nez de tourbe ferme mais feutrée et médicinale; antiseptique, bandages pour les blessures, herbeux, citronné et poivré. La bouche est molasse, l’alcool en retrait, texture diluée un max mais qui livre un côté crémeux agréable. Citron et agrumes, ananas flambés, chocolat et charbon de bois, antiseptique, couloirs d’hôpital, bandages nappés de crème désinfectante, fumée de feu de tourbe, bois brûlé. Finale de réglisse noire, menthol et de bois brûlé, d’eucaplytus, de citron et d’agrumes. Bémol ici. Si l’idée était de conquérir un nouveau public où de faciliter les non-adeptes de Ardbeg et des whiskies typés à la tourbe, c’est réussi. Cela étant dit, le Ardbeg Day se veut la célébration des fans de la distillerie (selon ma compréhension). Je sens ici qu’on les a oubliés au bénéfice du monétaire car on va se l’avouer, à 180$ la bouteille pour un NAS de cette qualité, je comprends le harcore range des fans de mordre pas mal plus fort que le sympathique Shortie. Déception… qui s’accentue depuis quelques années.

Patrick 80%
Je ne suis définitivement pas un fan de l’édition 2021 du Ardbeg Day. Ouf, ça donne l’impression que les bouteilles ou l’équipement n’ont pas bien été rincés à la fin du cycle de lavage. Du moins, certains trouveront l’emballage spectaculaire… Ou tape-à-l’œil. Nez: Évidemment, la première chose que je néophyte remarquera est la fumée de tourbe légèrement crasseuse typique de cette distillerie, avec un soupçon de sel et une touche maritime. Par contre, l’amateur avisé connaissant la distillerie, lui, sera frappé par une petite note de gomme au savon. Bouche : Toujours l’intense d’une de tourbe, avec une bonne dose de charbon et de bois brûlé et quelques grains de sel. Et un peu de gomme au savon. Finale: D’une belle longueur, fumée et savonneuse. Je me suis ensuite rincé la bouche avec un verre d’eau bien chlorée, question d’équilibrer les choses.

Ardbeg Scorch 2021 Committee Release

51.7% alc./vol.
Vieilli en ex-Ardbeg Alligator casks.

André 87%
Je dois avouer qu’après avoir lu les critiques fortement défavorables (dont celles de mon comparse Patrick), je m’attendais à une solide débandade. Pour ma part, j’ai été agréablement surpris (pas jeté sur le dos par contre). Cette édition est à la fois singulière et représentative aussi de la distillerie. Nez agrumé et citronné, le bois brûlé est intense, la tourbe médicinale et minérale, herbe verte mouillée et menthol, cocottes de pin. La bouche développe une belle onctuosité huileuse très agréable. Saveurs iodées et camphrées, réglisse noire, bois calciné, pincée de poivre et jus de citron, saveurs qui évoque la fumée de charbon industrielle et les pastilles casse-grippe à l’eucalyptus, ananas. Finale sur l’anis et le bois brûlé, le sel de mer, le poivre et l’eucalyptus. Ardbeg a certainement connu des jours meilleurs mais cet embouteillage se tire pas si mal d’affaire sans s’allier à tout les goûts probablement, ce qui lui attire probablement les foudres de certains amateurs, surtout si l’on regarde la flambée des prix sur les marchés secondaires. Mais comme chailer contre Ardbeg est devenu un sport national.

Patrick 80%
Un whisky très original, où on retrouve tout ce qui fait qu’Ardbeg est Ardbeg mais… On dirait qu’on a oublié de rincer la bouteille après l’avoir savonnée. Pour amateurs de gomme au savon, sinon s’abstenir. Comprenez, je ne dis pas que l’arôme qui domine est le savon, mais, par exemple, si on le compare avec le 10 ans, c’est ce qui le démarque. Nez : De la fumée de tourbe très aromatique, avec des fines herbes, de l’anis, de la sauge, du pin et une touche de savon. Plutôt unique comme parfum. Bouche: Du bois sec, une tonne de fumée de tourbe, des herbes séchées, du charbon, du sel et une barre de savon de mécanicien. Le tout est porté par une assez belle texture. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la fumée de tourbe, des herbes séchées et toujours le savon…

Martin 87%
Nez: Poivre citronné, tourbe cendreuse, conifères, chêne et pastilles contre la toux. L’ensemble paraît plus fruité que tourbé. On reste à l’affût. Bouche: Encore bien fruité, avec même une petite touche agréable d’acidité. Le citron et la tourbe nous rejoignent vite, avec bois, poivre et crème anglaise. Finale: Repose longuement sur le bois calciné, le sel et les agrumes. Vent de sapin goudronné. Pastilles à l’eucalyptus. Équilibre: Un bel embouteillage, sans être la plus grandiose des éditions spéciales, j’ai de la misère à trouver des défauts majeurs aux embouteillages d’Ardbeg.

Ardbeg Single Cask #247

60.7% alc./vol.
Distilled 20/02/2013, Bottled 7/09/2022 from Cask #247, 670 bottles. Ce single cask Manzanilla Sherry cask avait été au départ mis de côté pour l’assemblage de l’édition Ardbeg Day « Ardbog » de 2013 mais au final celui-ci a été remis en baril pour 8 années supplémentaires.

André 90%
Soyons clair, près de 1000$ pour un whisky de 9 ans d’âge… c’est abusif, point final. Ceci étant dit, cet Ardbeg est unique niveau saveurs qui ressemble presque à un rye ou de sherry tourbé. J’ai récemment évalué le Lot 40 Peated cask strength et j’y trouve des similitudes. Certains crieront au scandale d’écrire ça mais bon, je m’assume. Au nez, volutes de fumée de tourbe verdâtres et maritimes. Compote de pommes, cannelle, viande fumée poivrée et sel de mer, puis vanille et chocolat au lait. La bouche est punchée, remplie de viande fumée et de gras de bacon crâmé sur les grilles du bbq, fruits séchés, oranges, cannelle, poivre concassé, chocolat ou café au lait. Texture hyper souple sans être grasse, petit côté huileux intéressant. Longue et douce finale parsemée de fruits rouges et d’épices, laissant une trainée cendreuse en bouche.

Patrick 94%
Ok, le Dr. Bill Lumsden a eu vraiment raison de mettre ce fût de côté! C’est excellent! Nez : Du caramel brûlé et fumé, avec du ciment mouillé et recouvert d’herbe séchée. Le tout, avec de discrètes volutes de fumée. Bouche : Wo, c’est pas la même game ici! Alors que le parfum était plutôt doux, on retrouve ici toute l’intensité habituelle d’Ardbeg : de la fumée, du goudron, du sel, du chocolat noir, de lointains fruits mûrs, des noix, de la cannelle et du poivre. Finale : D’une belle longueur, fumée et savoureuse.

Ardbeg Smoketrail Côtes Rôties Edition 2023

46% alc./vol.
Batch FR/CR 2023/02-ST. Mariage d’Ardbeg fûts en ex-bourbon avec de l’Ardbeg vieilli dans des fûts de vin rouge Côte Rôtie de la région du Rhône dans le sud de la France. Disponible en boutique hors-taxe et à la boutique de la distillerie.

André 84%
La bleuetière a été passée au feu de tourbe? Bleuets enrobés de fumée de tourbe, caramel, iode, prunes et feu de plage mourant au matin. La texture en bouche est diluée et plate. Bonbons surs à la gélatine, bluets et prunes, fruits secs, cerises, cendre froide, iode, poivre moulu et minéralité asséchant la bouche. La finale est relativement courte, sèche, cendrée et minérale, la fumée de tourbe est éphémère, mais le wine cask plus évident. Notes verdâtres d’olives et d’herbe tout juste coupée, fruits rouges additionnée d’un soupçon de citron et d’ananas.

Patrick 86%
Sans être un chef d’œuvre, ça se boit rudement bien si on passe rapidement sur le parfum, et qu’on en prend une autre gorgée avant que la finale ne s’éternise. Ouin. Je n’assume aucune responsabilité pour votre mal de tête du lendemain. Nez : Ma première impression m’a laissé un peu dubitatif… Fumée de tourbe, embruns marins, mais aussi poivrons et artichauts grillés, ainsi qu’une touche de goudron et de chocolat noir. Bref, un peu bizarre. Bouche : Oh, c’est rudement mieux ici, et c’est tant mieux! Donc, fumée de tourbe et embruns marins, canneberges sucrées, discret caramel et chocolat noir. Finale : D’une belle longueur, fumée, avec un peu de camphre et de sel.

Ardbeg Smoketrails Manzanilla Edition 2023

46% alc./vol.
Batch SP/MZL : 2022/01-ST. Cette première édition combine l’influence de fûts de chêne américain ordinaires et d’anciens fûts de sherry Manzanilla de Sanlúcar de Barrameda en Espagne.

André 80%
Nez à la fois maritime et herbacé, la fumée de tourbe est douce au nez, légèrement saline, combinant le zeste de citron et l’ananas coupé en morceaux, le bois verdâtre et l’iode. La bouche est mentholée au départ, puis plus herbacée et saline, un peu cendreuse et médicinale par la suite au nez à l’aération. La bouche est très sèche et beaucoup plus associée au bourbon cask qu’au sherry cask dans sa forme traditionnelle. Vanille, fortes épices, sel de mer, poivre, citron, eucaplytus, herbes fraiches. Ensemble très tannique et astringent. Finale moyenne-longue, sèche et poivrée, cendreuse et herbacée. Pas du tout ce que je m’attendais et mes attentes n’étaient pas très élevées envers un embouteillage duty free.

Patrick 84%
Si vous cherchez le manzanilla, vous allez être déçus. Mais sinon, ça demeure un bon whisky, plus marqué par l’iode que la fumée de tourbe. Nez : Le parfum est dominé par de délicieux arômes iodés, une touche de fumée, des noix, de l’anis, des agrumes et l’amertume du chocolat noir. Bouche : L’iode est ici aussi bien présent, enveloppé dans une belle fumée de tourbe aromatique, avec du chocolat noir, des agrumes, de la vanille, du poivre et des herbes fraiches. La texture en bouche est huileuse mais aussi un peu poussiéreuse. Finale : D’une longueur moyenne, salée et fumée.

Ardbeg Smokiverse Fèis Ìle 2025

48.3% alc./vol.
Célébrant le 25eme anniversarire du Ardbeg Comittee, cette édition est fabriquée à partir d’un brassage à haute densité, élevé en fûts de type Ex-Bourbon. Bien que ‘’mashing’’ à haute densité puisse sembler nécessiter l’aide de la NASA, c’est en réalité assez simple. Il consiste à réduire la quantité d’eau ajoutée à la cuve de mashing afin d’obtenir un moût plus concentré et savoureux avant la fermentation. La « gravité » désigne simplement la densité globale du moût, qui contient une concentration plus élevée de certains esters aromatiques. Cette technique est utilisée par des distilleries écossaises comme Inchdairnie et Teaninich.

André 87%
Retour aux sources avec cette édition dépouillée d’artifices. Le nez s’ouvre sur une avalanche de fruits tropicaux baignant dans un nuage de fumée de tourbe industrielle relativement propre. Purée de poires et de bananes, sucre à glacer, agrumes, citron, vanille crémeuse, fumée de tourbe terreuse relativement docile. À l’aération, les notes tourbées s’affirment avec plus de précision. En bouche, le whisky est hyper souple et soyeux, des tonalités de sel de mer s’ajoutent aux autres saveurs, la tourbe est plus précise. Citron, bananes, ananas, iode, terre mouillée, vanille. Le sucre en poudre s’est transformé en cassonade ou sucre caramélisé dans la poêle. La finale est poivrée et fumée, notes d’anis, de terreau d’empotage, de sel de mer et… de fruits tropicaux. Simple et efficace.

Patrick 90%
Ça c’est du Ardbeg comme j’aime! D’ailleurs, je me rends compte que j’avais presque fini ma (première) bouteille avant d’écrire cette évaluation, ce qui est toujours bon signe! Nez : Parfum de fumée huileuse, de fruits tropicaux, des agrumes, du sel, du caramel et un petit peu de vanille crémeuse. Bouche : Une belle grosse texture huileuse, avec de la fumée de tourbe, du sel, du bois grillé, des fruits tropicaux, du café, du poivre noir, des fruits du vergers bien mûrs et une touche de vanille.

Martin 89%
Nez: Fumée sèche et saline, notes de citron confit, de caramel et une belle pointe de cuir. Bouche: Texture souple, sur la cendre froide, le malt grillé, le poivre noir et une touche herbacée. Finale: Moyenne, légèrement iodée, avec un retour épicé et un fond minéral. Équilibre: Un Ardbeg moins radical que certaines éditions spéciales, mais qui garde l’esprit fumé et maritime typique de la distillerie.

Ardbeg Spectacular

46% alc./vol.
Ardbeg Spectacular lancée pour Fèis Ìle 2024. Une première pour Ardbeg, le whisky single malt écossais a été vieilli dans des fûts de vin de Porto avant d’être marié à des fûts de bourbon classiques.

André 85%
Fumée de tourbe mentholée et phénolique, sensation un peu crasseuse à la Caol Ila, caramel, iode, eucalyptus. Un peu réservé et prudent, la bouche est un peu flasque et diluée. Mélange de menthe et d’eucalyptus, pommes vertes, feu de plage, fruits séchés, bois calciné. Aux gorgées subséquentes, notes de bleuets nappés de caramel et de jus de raisins en poudre. Finale plus pointue, l’alcool semble s’être décuplé en bouche, beaux fruité et de puissants effluves de fumée parfumée de menthe et d’eucalyptus, un peu unidirectionnel.

Patrick 90%
Ardbeg nous a fait plaisir cette année pour l’Ardbeg Day! J’y retrouve la belle fumée intense si populaire pour les scotchs d’Islay mais aussi une superbe complexité et diversité de saveurs. Nez : Un délicieux parfum où dominent la fumée de tourbe et de petits fruits mûrs, mais aussi des notes de créosote, de chocolat noir et d’une petite pincée de sel. Bouche : La fumée de tourbe est bien présente, avec de la cendre de feu de camp, du chocolat noir, une pincée de sel, des fruits des champs bien mûrs, du charbon, du créosote, de la lavande et du cuir. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée, la cendre, le chocolat noir amer et les fruits mûrs.

Martin 88%
Nez: Tourbe crasseuse et caoutchouteuse d’entrée de jeu. Charbon, vanille et chêne. Crème et touche de fruits rouges. Bouche: La tourbe devient végétale un peu ici. Poivre et chêne. Charbon et cendres du feu de camp. Finale: Poivrée, mentholée et sucrée à la fois. Boucane, bois et tourbe. Équilibre: Un superbe dram tourbé, doux, boisé et sucré à la fois. On se sent presque sale après être passés par cette expérience tourbée.

Kim 87%
Nez : Tourbe humide, pétrichor (ben oui, le fameux pétrichor), sinon c’est plutôt hermétique. Branche de céleri, chou-rave, bref c’est vert et ça fait penser à la pluie en forêt.
Bouche : Poivre blanc, chips de bananes plantain, l’alcool vient faire un beau kick sans traumatiser la papille. Vraiment sympathique quand on aime le vert.

Ardbeg Still Young – 2nd release 1998-2006

56.2% alc./vol.

André 91%
Personne ne sera surpris de se faire dire que c’est tourbé au nez, et jeune, et vif mais avec beaucoup de subtilité sous-jacente pour l’amateur pas trop pressé de vider son verre d’un trait. Tourbe phénolique, asphalte chaude, toile de fond sur les agrumes citronnés, le toffee et le caramel, le BBQ avec du gras de viande qui brûle. On ressent que le whisky n’est pas arrivé à sa pleine apogée mais… c’est très bien comme ça. C’est plus gossé à la hache qu’avec des ciseaux à finition. En bouche, l’asphalte chaude et les restes de pneus brûlés lors d’une course de street racing, beaucoup d’agrumes, melon au miel, vanille, épices. Je m’attendais à un whisky très costaud en bouche mais ce n’est pas le cas. Le whisky est huileux et coule en bouche comme de l’eau. Saveurs un peu minérales et brutes. La finale est tourbée et épicée, fumée mais sans en éclipser les saveurs d’agrumes et de melon au miel. Étonnant de voir, sentir et goûter comment la forte tourbe va si bien aux jeunes whiskies d’Islay. Un beau tour de force venant d’un whisky aussi jeune. La preuve que l’âge d’un whisky n’est pas nécessairement synonyme de qualité.

Patrick 91%
Tourbe sèche et fraîche, avec une belle fumée agréable. En bouche, fumée, tourbe et petit soupçon de petits fruits rouges. Le tout baigne dans un bain de céréales qui viennent adoucir le tout. La finale est marquée par la fumée. On ne sent pas l’alcool, ou du moins, juste assez. Un bel ensemble, relativement simple, mais tout de même tridimensionnel. J’aime.

RV 85%
Chucky de Child’s Play : un rictus effrayant mais ça reste un jouet pour enfant. À la fois très tourbé mais léger, un whisky aux antipodes saupoudré de sel et de sucre non raffiné. Très liquide et éthéré en bouche, il reste ultra-tourbé, avec des relents de la tourbe de Ardmore. Longue finale hors du commun pour un whisky encore jeune, celle-ci est un peu plus variée avec du bon caramel mais le plomb goûté sous la langue est trop crasseux. Je crois que je préfère mes whiskies un peu plus sanglant (de tourbe), mais le divertissement inoffensif est tout de même appréciable.

Ardbeg Supernova 2010 Release

60.1% alc./vol.
Cette version 2010 du Ardbeg Supernova est embouteillée au même niveau phénolique que ses 2 prédécesseurs de 2009, donc à plus de 100 ppm. La principale différence est que SN2010 est mis en bouteille à une intensité d’alcool plus élevée par rapport aux autres éditions qui étaient de 58,9% ABV.

André 92.5%
Peat, terre mouillée et sale. À la fois très sophistiqué mais aussi beaucoup de lourdeur et de présence. La bouche est agréablement douce et envoutante; agrumes, chocolat noir mélangé encore une fois à la terre, la tourbe et du goudron à asphalte. Seul reproche. Personnellement je trouve qu’Ardbeg ne sort pas assez de sa zone de confort et nous livre souvent des produits (de très haute qualité ) mais qui aussi sont souvent similaires. Mis à part le Ardbeg Blasda, les derniers embouteillages de Ardbeg se ressemblent beaucoup et ne sont différent que part leur niveau d’alcool ou de phénol. Ardbeg reste quand même une des étoiles les plus brillante dans le ciel des single malts mais ne cherche peut-être pas à gagner sa place de Supernova.

Patrick 93%
J’ai d’abord eu l’impression d’être pris dans un tournade de saveurs, pour enfin trouver refuge dans une caverne couverte de graffitis par Picasso. Un chef d’oeuvre au coeur d’une maelström de saveurs. Nez : De la belle fumée de tourbe riche, terreuse et délicatement poivrée. Le tout est complété par de subtiles notes de cuir et une goutte de chocolat au lait. Bouche : Du bois brûlé et encore fumant, du poivre et un peu de piments. Finale : D’une belle longueur, fumé, épicé et poivré.

RV 90.5%
La tourbe version bien faite, bien rendue, et toute naturelle. Tourbe très profonde, pin et pumpernickel tout à la fois. L’arrivée est très juteuse pour un Ardbeg mais le goût est assez typique. Mon point fort, sa finale crasseuse de papier de plomb de paquet de cigarette qui est étrange mais se prend très bien. Pas nécessairement vraiment différent des autres Ardbeg, mais une belle réussite, presque vineuse qui dépasse les Octomore de ce monde.

Ardbeg Supernova 2014 Release

55% alc./vol.

André 94%
Bloc massif de tourbe médicinale, de charbon, cuir, feu de camp, un peu grassy (tourbe herbeuse ou herbe pognée sous la tondeuse), à la limite c’est presque un peu terreux, du café expresso ou du chocolat noir mais le taux d’alcool est inexistant au nez, ça passe comme du beurre dans la poêle… C’est riche et complet et d’une douceur inégalée. En bouche… wow… doux mais masculin, le tourbe très camphrée et médicinale, le charbon de bois, et l’asphalte chaude, avec un crescendo de saveurs de pantalons de cuir trainé dans l’herbe tout juste tondue, avant l’arrivée de céréales maltées, de miel de réglisse noire et de caramel au sel. Finale soutenue et douce, arômes et saveurs musclées et musquées, épices, tourbe, camphre. Texture crémeuse et feutrée mais combien punchée.

Patrick 88%
Un très bon whisky, extrêmement complexe, mais la texture en bouche ne me fait pas capoter.  Nez : Charbon, cuir, feu de camp, granite, sel, terre, café…  La tourbe est presque subtile!!!  Bouche : Épicé, poivré, salé, chocolat aux piments, cuir et créosote.  La tourbe est « relativement » subtile, du moins, autant subtile que le tourbe d’Ardbeg peut l’être.  Finale : Longue et savoureuse.  Le poivre et la tourbe s’étirent agréablement.

Martin 94%
Arbore une pâleur représentative de sa jeunesse et de son taux de phénol. Nez: Son côté de tourbe médicinale assez imposant pourrait aisément à l’aveugle nous aiguiller vers Laphroaig, mais nous ramène vite sur le citron, le foin, la vanille, le cuir, le chocolat, le miel, le fenouil et le nougat salé. Si c’était pas si « hipster » je dirais même que ça rappelle l’huile à barbe parfumée au cuir. Bouche: Très puissant et affirmé. Un peu crémeux et minéral. Noix salées, miel, poivre blanc concassé et chocolat noir. La tourbe demeure plus que présente, toutefois elle a la délicatesse de laisser les autres éléments briller. Finale: Plutôt minérale et presque métallique, ce qui me déplairait en temps normal, mais son poivre et ses épices viennent sauver la mise à temps. La tourbe infusée aux petits coeurs à la cannelle passe comme un raz-de-marée de plaisir gustatif. Équilibre: Encore un superbe embouteillage de Ardbeg. On apprécie son taux d’alcool élevé mais si doux. Un vrai dram de feu de camp. Ardbeg, pourquoi cette bouteille est si dispendieuse?