Lagg Kilmory Edition

50% alc./vol.
Maturation exclusive en First Fill Ex-Bourbon barrels.

André 79%
Nez un peu plat, orienté sur l’alcool encore jeune, accents verdâtres et bonne présence d’eucalyptus, menthe et de citron sur fond de tourbe végétale. À 50% d’alcool, la bouche est presque diluée, texture relativement souple. Menthe poivrée, tourbe végétale, citron, vanille, sensation minérale et iodée bizarre, sucre à glacer. Saveurs provenant du même coin de la palette aromatique et où l’alcool pas encore assez vieilli est hautement perceptible. Finale oraganique et végétale, verte et mentholée.

Patrick 80%
Un assez bon whisky, mais encore trop jeune, le new make étant encore bien trop présent en bouche. Nez : Fumée de tourbe florale et herbeuse, avec des agrumes carbonisés. Bouche : Toujours la fumée de tourbe florale et herbeuse, de juteux agrumes et… le new make qui est pas mal intense. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, pleine d’agrumes et qui s’étire sur la saveur du new make.

Martin 82%
Nez: Tourbe crasseuse, charbon de bois, céréales et caramel. Air maritime, touche d’épices. Bouche: Cannelle, pastilles, menthe poivrée, fruits à chair blanche. Un peu de bois, de charbon et de tourbe, mais qui prend malheureusement un siège arrière. Finale: Bien poivrée, chêne et menthe, tourbe et sucre blanc. Équilibre: Intéressant pour ce nouvel essai de cette nouvelle distillerie. Patience, on pourrait avoir droit à de belles choses dans l’avenir.

Kim 80%
Nez : M’évoque étrangement la fumée de tourbe que l’on sent en se promenant sur Islay par une froide soirée, une fumée froide J’arrive même à m’imaginer sur le quai du petit village de Port Charlotte, avec les embruns salins. Bouche : L’image idyllique de cette balade sur Islay se brouille un peu lorsque le whisky entre en contact avec mes papilles. Apparaissent d’intéressantes notes sucrées et épicées rappelant les petits poissons à la cannelle. Prometteur pour un si jeune whisky

Laphroaig Càirdeas 10 ans 2024 Cask Favorites

52.4% alc./vol.
Le Càirdeas 2024 est un Laphroaig de 10 ans d’âge qui présente une combinaison provenant des fûts de deux versions précédentes très appréciées : le Triple Wood de 2019 et le PX Cask de 2021.


André 92%
Définitivement un des meilleur Cairdeas depuis un bout. Équilibre et justesse, diversité de saveurs et d’arômes. La fumée de tourbe est feutrée au nez, dans un édredon de fruits rouges séchés, d’un feu de plage, d’iode porté par le vent du large. Belles notes de raisins de Corinthe et de cerises, figues, tourbe médicinale feutrée, citron. Texture moelleuse et huileuse en bouche portant bien les notes médicinales de la tourbe et les bonnes épices du bois. Prunes, figues et raisins de Corinthe, oranges, tourbe médicinale, sel de mer et poivre moulu, bois caramélisé. Longue finale, sur la pérennité et non la force des éléments; fumée de tourbe médicinale, éléments maritimes, fruits rouges séchés, caramel et chocolat. Belle palette de saveurs, variété des éléments, texture juste et respect de l’épine dorsale qui définit la distillerie.

Patrick 93%
Oh wow, nous avons ici l’un des meilleurs Càirdeas que j’aie eu, ce qui n’est pas peu dire!  Tout y est, les saveurs, la complexité, la balance…  Il m’en faut quelques bouteilles de plus !!  Nez : Alléchant, avec de la belle fumée de tourbe très aromatique, de délicieux fruits mûrs séchés et sucrés et une légère pointe de gingembre frais. Bouche : La superbe fumée de tourbe de Laphroaig, avec une pointe maritime, des fruits séchés et sucrés rappelant le porto, du bois brûlé et une touche de gingembre frais. Finale : D’une belle longueur, fumée, sucrée et fruitée.

Martin 93%
Nez: Ça part en douceur dans la fumée de tourbe pas trop agressive. On poursuit avec le feu de camp et les raisins secs, le bois et les agrumes. Gingembre et citron. Bouche: Le texture y est, la douceur aussi. Épices et tourbe sèche, bois poussiéreux et citron. Très bien construit. Finale: Bois sec, poivre et gingembre, tourbe très cendreuse. Un régal de longue durée. Un dram de grande qualité, Laphroaig était dû pour un petit Home Run depuis un bout. Un Cairdéas assemblé avec intention.

Kim 86%
Nez : Avant même que mon cerveau ne commence à démêler les odeurs, j’ai cette impression de complexité, d’être pratiquement submergée. Alors en vrac : caramel salé, panais braisé, noix de Grenoble, chocolat au lait, graines de carvi et de cumin. Bouche : Les graines de carvi sont encore très présentes, ce qui me déstabilise un peu. C’est terreux, cire d’abeille et grué de cacao.

Laphroaig Càirdeas 2023 – White Port & Madeira

52.3% alc./vol.
Cette édition limitée est une combinaison de whisky vieilli en fûts de Madère et de Porto Blanc. Les trois quarts du whisky sont vieillis dans des fûts de Madère de deuxième remplissage, tandis que le dernier quart a été fini en fûts de Porto de premier remplissage.

André 86%
Nez plutôt neutre au départ, puis des notes sucrées qui rappele le jus de salade de fruits en conserve, puis de l’orange et de l’abricot. Miel et caramel, fruits tropicaux. Belle texture en bouche sans être exceptionnelle. Noix salées, miel, iode, fumée distante, petite morsure de gingembre et poires. Je trouve le résultat un peu dénaturé et j’ai de la difficulté à percevoir la fibre Laphroaig dans le rendu final. Finale d’ananas, poires, de fumée de tourbe, sèche avec un bon kick d’épices.

Patrick 89%
J’ai eu besoin de beaucoup de temps pour apprécier cette bouteille. Ou peut-être fallait-il la laisser respirer ?  Enfin, 6 mois après mon achat, je peux enfin dire que j’aime bien ce Càirdeas ! Nez : La belle fumée de tourbe crasseuse de Laphroaig est évidemment présente, mais adoucie par des notes de fruits tropicaux et du verger juteux et sucrés. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, la fumée est au premier plan, avec des épices chaleureuses, des pneus brûlés du poivre, du bois craquant et brûlé, des fruits mûrs sucrés et une touche de vanille. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée, les pneus brûlés, le chêne brûlé et de discrets fruits tropicaux bien mûrs.

Martin 89%
Nez: Tourbe iodée, embruns marins, zeste de citron, fruits rouges mûrs et vanille douce. Bouche: Texture vive sans toutefois offrir une rondeur exceptionnelle, sur la fumée cendrée, le caramel, les fruits des champs mijotés, la figue sèche et une touche de poivre blanc. Finale: Longue, saline, épicée et légèrement vineuse, avec un retour de chêne grillé et de citron confit. Équilibre: Un beau dram d’Islay où la fumée ancestrale se fond avec l’influence du vin fortifié, offrant complexité et authenticité dans une expression malheureusement encore à tirage limité.

Kim 91%
Nez : bien que je sache sciemment que ce soit un affinage en fut de porto blanc, je ne peux m’empêcher de penser à un mezcal plutôt doux. Ça évoque la fumée, les jalapeños frais, le zeste de lime, avec en trame de fond des notes terreuses, presque de sous-bois.
Bouche : le porto fait ici son apparition, avec une richesse et un sucre bien rond. C’est enveloppant et ça contraste à merveille avec la tourbe très typée de Laphroaig. Finale en longueur sur les épices et le poivre blanc. Délicieux!

Loch Lomond Darkness Inchfad 13 ans

49.9% alc./vol.
Inchfad est le nom que la distillerie Loch Lomond utilise pour son single malt fortement tourbé, et avant que celui-ci ne soit mis en bouteille pour la gamme Darkness, il a été élevé dans un fût octave de sherry Pedro Ximénez. Les minuscules fûts octaves offrent un rapport surface/volume plus important que les fûts ordinaires, ce qui permet une plus grande interaction entre le bois et le whisky.

Patrick 92%
Je dois admettre avoir été triste de constater qu’il s’agissait ici d’un embouteillage indépendant, et donc quasi-impossible à retrouver. Un whisky de compétition! Nez : Un enivrant parfum où du délicieux xérès fruité et caramélisé est supporté par une suave fumée de tourbe, du chêne et un onctueux gâteau au chocolat. Bouche : De beaux fruits mûrs et sucrés, de la fumée de tourbe épicée, du chocolat noir, du cuir et du caramel. Le tout est portée par une sublime texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, surtout boisée et salée, mais aussi subtilement fumée et fruitée.

Martin 88%
Nez: Fumée douce, fruits noirs, miel et une goutte de cuir. Bouche: Riche et épicée, sur le chocolat noir, la prune, la cendre froide et une touche de café torréfié. Finale: Longue et chaleureuse, avec des notes de fruits secs et de bois toasté. Équilibre: Un beau dram profond et harmonieux, où la tourbe et le sherry s’unissent dans une belle intensité aromatique.

Kim 84%
Nez : Goudron, guimauve légèrement grillée, le PX s’exprime bruyamment sur la confiture de bleuets et la slush à la framboise bleue. Bouche : Oh boy que le bois s’impose! C’est épicé (muscade, girofle, cardamome), avec du miel de sarrasin, encore de la confiture de bleuet mais vraiment concentrée et une finale sur le poivre blanc. Intéressant, mais c’est un peu trop un coup de poing sur la gueule de la part du PX.

Longmorn 16 ans

48% alc./vol.

André 88%
Très intéressant en bouche, gras & enrobant. Cette caractéristique disparait à mesure qu’on le laisses respirer. Au nez: pruneaux, plus prononcé sur le 15 que le 16. L’arrivée en bouche du 15 ans est plus intéressante. Finale et retro superbe, chocolat et douce fumée.

Patrick 88%
Définitivement plus fin et subtil, plus riche que le 15 ans. Les prunes sont plus présentes dans la version 16 ans. L’augmentation du prix est justifiée, celui-ci est définitivement meilleur et plus sophistiqué. Donc prunes mûres, légères épices poivrées et salées. Huileux. À 48%, on approche du taux d’alcool idéal.

Martin 85.5%
Or pâle vers un brin d’orangé. Nez: Malt grillé mollement fumé et sucré. Petits fruits, miel, fleurs et chêne épicé. Bouche: Vanille et bois avec plus ou moins de personnalité. Céréale poivrée. Quand même une amélioration sur le nez. Finale: Faible fumée et gomme ballonne. Courtes épices un brin décevantes. Équilibre: Pas tout-à-fait un gagnant. On raconte qu’il sert à beaucoup de blends, alors peut-être bien devrait-il continuer comme ça…

Kim 85%
Des arômes de tarte aux pommes et au sucre à la crème se dégagent de mon verre, avec des notes plus fraîches qui rappellent le cari et le curcuma. Très appétissant. Dès la première gorgée j’ai l’impression d’avoir pris une bouchée de cette tarte, qui révèle une saveur riche et sucrée, légèrement épicée, mais équilibrée par une belle fraîcheur. Malheureusement, ça se gâte un peu avec l’arrière-goût, qui me donne l’impression d’avoir aussi mangé la boite de carton qui contenait la tarte, c’est un peu sec et… brun.

RV 92%
À l’image de la bouteille un scotch très lustré, travaillé et ravissant, avec une wave plus intrigante que le 15 ans. Et probablement le plus balancé des single malts à mon humble avis. Pruneaux mauves et très fruité en bouche, les volutes de pruneaux se transforment tranquillement en fumée à mesure qu’il respire. Avec le Lagavulin 16 ans et le Bowmore 1991, 16 ans serait-il l’âge parfait pour les scotchs ? À 48%, Longmorn montre qu’Il est capable de bien gérer un taux d’alcool plus élevé. À quand un cask strength? Une grande bouteille, fougueusement sensuelle, bonne pour toutes les occasions.

Longrow Peated – Batch #24/94

46% alc./vol.
Bottled 21/5/2024. Nommé d’après une autre distillerie disparue de Campbeltown qui opérait autrefois juste à côté de Springbank et dont l’entrepôt abrite aujourd’hui la salle d’embouteillage de la distillerie. Longrow a été produit pour la première fois en 1973 pour apporter une touche tourbée, huileuse et robuste à un assemblage en cours de création. Cette édition est plus fortement tourbée que le Springbank traditionnel et est doublement distillé. Maturation en Ex-Bourbon et Ex-Sherry Casks.

André 86%
Nez mielleux et citronné, avec une touche de petits fruits sauvages et une pincée de sel. Plutôt straight comme approche. La bouche est maritime, la fumée de tourbe est terreuse et agricole et évoque des notes d’huile à moteur souillée accompagnée d’un peu de minéralité. Ananas, citron et miel, fumée de tourbe terreuse, iode, poivre moulu et petits fruits. La texture est charnue et souple, légèrement huileuse. Finale de tourbe phénolique et saline, éléments terreux et un mélange de fruits à chair et de fruits séchés s’étirant sur des notes de poivre soutenues. Le fil de dégustation est un peu déséquilibré.

Patrick 87%
Un bien bon dram, qui semble un peu jeune, mais qui compense avec sa fougue bien mesurée. Nez : Fumée de tourbe présentant un intriguant mélange de fruits tropicaux discrets, de caramel et de… chlore ? Bouche : Fumée de tourbe très aromatique et sel d’une belle intensité. J’y retrouve aussi des fruits tropicaux, mais ça demeure vraiment subtil. Finale: D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 89%
Nez: Tourbe grasse, fumée de feu de bois, bacon fumé et citron confit. Bouche: Vive, musclée, portée par une tourbe huileuse qui se mêle à des notes de réglisse, d’orge torréfiée et de fruits à chair jaune mûrs. Un air salin traverse l’ensemble, équilibré par un voile de douceur maltée. Finale: Longue, sèche, avec des accents de charbon, de poivre blanc et de suie. Équilibre: Un embouteillage fougueux mais sincère, sans maquillage. Brut de caractère, ce dram déploie une tourbe terreuse authentique, fidèle aux racines ouvrières de la région.

Kim 88%
Nez : La céréale s’impose d’emblées, accompagnée d’effluves évoquant la tequila. Caoutchouc chauffé, mais pas brûlé, caramel foncé, belle fumée propre sans trop de créozote. Suivent ensuite un peu de fruits à noyaux (abricots, pêches) et des légumes verts grillés. Bouche : À la fois sec et gourmand. La fumée et l’austérité du grain sont bien balancés par un caramel salé qui amène une rondeur agréable.

Meikle Toir 5 ans The Chinquapin One

48% alc./vol.
« Meikle Toir » signifie « Grand Poursuit ». Titrant 35 ppm, ce whisky présente un caractère fumé grâce à la tourbe continentale de St. Fergus utilisée pour torréfier l’orge ainsi qu’une longue fermentation de 160 heures. Maturation initiale en fûts de chêne américain, avant une maturation en fûts de chêne vierge Chinquapin pendant trois années supplémentaires. Le chêne de type Chinquapin provient de la région des Ozarks dans l’état du Missouri.

André 83%
Bois toasted, fumée de tourbe terreuse distante, cosses d’oranges trempées dans le caramel et le miel. C’est plutôt docile comme approche. La bouche est plus affirmée. Fumée de cigarette et bois de charcoal, chocolat fourré au caramel, oranges, anis et gingembre, sensation légèrement cendreuse. La texture est un peu mince, pas d’éléments gras ou huileux. La finale est un peu courte, poivrée et épicée, boisée et caramélisée, avec une touche de fumée éphémère.

Patrick 81%
Un gros whisky tourbé, brut, intense, sauvage et… chimique! Intéressant, mais encore trop rough à mon goût. Nez : Fumée de tourbe assez chimique, avec une touche d’oranges, de miel et de caramel. Bouche : Fumée de tourbe chimique, avec du chocolat noir, des amandes grillées, de l’anis, du gingembre et de la cendre froide de feu de camp. Finale : D’une belle longueur, fumée, chimique et boisée.

Martin 85%
Nez: Tourbe terreuse et végétale, menthe fraîche, citron et pierre lavée. Bois cramé et touche de caramel poivré. Bien plaisant. Bouche: Sirop simple, poivre blanc, pointe de bois, de jus de raisin blanc, le tout bardé par tourbe et citron. Finale: Épicée, réglisse noire et gingembre. Chêne, poivre, fumée et accent de caramel. Équilibre: J’aime bien, un dram fumé, pas piqué des vers.

Kim 90%
Nez : popcorn au beurre, pain doré couvert de crème fouettée, beigne farci à la gelée de framboise… bref, on navigue dans le domaine du pâtissier. Une légère trame fumée soutient toute cette gourmandise. Bouche : l’impression de sucrosité s’impose même au goût, mais vraiment agréablement, alors que la trame fumée cède plutôt place à une tourbe assumée mais balancée. La finale apporte un peu d’astringence, mais rien qui gâcherait mon plaisir. Un très, très bon dram.

Meikle Tòir 5 ans The Original Peated Speyside Single Malt

50% alc./vol.
Embouteillé en 2023

André 85%
Fumée de tourbe minérale, chocolat noir salé, cannelle, yaourt à la vanille nappé de miel. La bouche offre une texture moelleuse et sucrée; poires dans leur jus, citron et crème de vanille, fumée de tourbe terreuse et poussière de pierre, chocolat noir salé, zeste de citron, gingembre et poivre. La tourbe est intense en bouche et augmente la sensation épicée. Après 4-5 gorgées, notes de viande rouge poivrée et de petits fruits sauvages. La finale est fumée, remplie de notes de viande rouge fumée et poivrée et de bonnes épices. Un whisky coup de poing qui rivalise avec ses comparses d’Islay.

Patrick 80%
Un bon whisky, mais pas mal trop cher pour la qualité offerte. J’espère que la distillerie saura augmenter la qualité avec le temps sans être trop excessive au niveau de la quête des revenus. Nez: Fumée de tourbe, laine de mouton, touche minérale et miel discret. Bouche : Porté par une belle texture, j’y retrouve de la fumée de tourbe d’une belle intensité, du sel, du chocolat noir, une bonne dose minérale, de puissantes épices, des pierres, une touche de citron, du gingembre et du poivre. Finale : D’une belle longueur, boisée, fumée, salée et épicée.

Martin 84%
Nez: Fumée de tourbe et bucket de craie. Vanille, cannelle et bois. Herbe et miel. Bouche: Sucre blanc, poires, épices, chêne et touche de cannelle et de gingembre. La tourbe verte nous emmène sur son bateau. Finale: Chaude, poivrée et boisée. La fumée de tourbe continue le bon travail du seigneur. Équilibre: Une belle entrée tourbée pour Glenallachie. Un bon petit dram tourbé qui montre qu’Islay ne détient pas à elle seule le secret de la caramilk.

Kim 88%
Nez : à la fois tourbé et floral, il me donne l’impression de faire une brassée de lavage près d’un feu de grève. Pointe de pelure de banane pas tout à faire mûre, poivre blanc fraîchement craqué et poire. Très agréable à humer.
Bouche : le poivre blanc est encore bien présent, apportant presqu’un côté piquant. La tourbe délicate s’intègre très bien, enrobée par un léger caramel, avec lequel elle valse sur mes papilles. Très bien fait, sans flafla.

Meikle Tòir The Sherry One

48% alc./vol.
Single malt de 5 ans d’âge tourbé à 35ppm, maturation initiale en Ex-Bourbon Cask et affinage en Ex-Oloroso et PX Sherry Casks.

André 86%
Beau nez, vraiment. Cerises marasquin et chocolat noir fourré à la pâte d’orange, fruits rouges séchés, sirop d’érable et cassonade. La fumée de tourbe est grandement adoucie par les puissantes notes tirées du sherry cask. En bouche, les fruits rouges ont muté en raisins secs, figues et prunes, la fumée de tourbe est plus sèche et minérale, le chocolat s’entremêle de caramel. Zeste d’oranges, chocolat noir, caramel, terre mouillée, fumée de tourbe, fruits séchés. À l’aération, le nez développera d’importantes notes sucrées et caramélisées. La texture en bouche est plus franche, la tourbe hyper ressentie, un côté minéral puissant prendra aussi place. La finale est bien épicée et poivrée, fumée évidemment et fruitée. Belle surprise et bel équilibre pour un whisky si jeune.

Patrick 81%
Un bon whisky, mais plutôt rough encore. Goûté pour la première fois à l’aveugle dans le cadre du jugement d’un concours, il n’avait pas fait la « cut » pour la finale. Bref, du potentiel pour l’avenir, surtout considérant l’habileté de Billy Walker à créer des jus de compétition! Nez : Fumée de tourbe plus chimique que fruitée, comme je me serai attendu. Bouche : La fumée de tourbe est ici plus intéressante, avec une belle touche minérale et salée, ainsi que quelques petits fruits des champs, du chocolat noir, du goudron, du caramel et de la terre humide. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, poivrée et épicée.

Martin 83%
Nez: Ah, le mariage de tourbe et de sherry, superbe. Raisins, dattes, tourbe verte un peu plus timide que ce à quoi je m’attendais. Fruits des champs, cacao et chêne. Bouche: Texture un peu aqueuse pour ce genre d’assemblage. Notes de raisin, de cannelle, de bois, de poivre rose, de malt grillé et de vin. Finale: Poivre et bois. Sherry et tourbe. Les fruits gardent le contrôle sur l’expérience. Équilibre: Un bon dram, une belle expérience, mais j’aurais aimé quelque chose d’un peu plus fort et un peu plus texturé. Parfois la recette est bonne, mais le résultat est douteux.

Kim 85%
Nez : subtil, voire même effacé, il ne dégage d’emblée que très peu d’arômes. Lorsqu’il s’ouvre, c’est sur du zeste de lime, une tourbe sèche et des légumes verts poêlés (asperges, épinards). Malgré son côté fermé, ce qu’il dégage est très tentant. Bouche : adieu la subtilité, la tourbe rentre au poste, accompagnée de poivre noir fraîchement moulu. Ce coup de gueule s’estompe par contre rapidement, laissant place à de la cannelle, du tabac et une pointe de réduction de balsamique.

Micil Inverin – Batch #01/2022

46% alc./vol.
Se prononce ‘’Mick-il’’. Ingrédients : 20% de grains vierges 20 % de malt tourbé triple distillé 10% de malt double distillé 45% de grains ex-bourbon 5% de pot still triple distillé. Ces composantes ont été assemblées en cuve (appelons le « Inverin Micil Blend »), avant d’entrer dans les 2 fûts de finition sélectionnés. Un whiskey de malt double distillé en 2017 initialement vieilli en ex-fûts de bourbon et fini en ex-fûts de sherry pedro ximénez a également été ajouté au mélange final qui se décrit de la façon suivante : *47,5 % d’« Inverine Micil Blend » fini pendant 9 mois en ex-fûts de bourbon en chêne américain rebrûlé, utilisé pour la première fois (1st fill). (16 fûts de 140 litres) *47,5 % d’« Inverine Micil Blend » fini pendant 9 mois en ex-fûts de pedro ximénez en chêne européen. (10 fûts de 225 litres) *5% de whiskey de malt double distillé fini d’abord en ex-fût de pedro ximénez utilisé pour la première fois (1st fill) (1 fût de 225 litres). Une partie de cet ex-fût de PX a été par la suite fini dans un ex-fût de poitin de Micil en bois de marronnier utilisé pour la première fois (1st fill). (1 fût de 50 litres)

André 75%
Pomme poire, miel et poires, revêtement de vinyle chauffé au soleil, vanille, fond d’alcool cheap. Aucune trace des éléments découlant de l’utilisation du fût de Sherry PX. La bouche est souple, les fruits sont les même qu’au nez, notes de vanille citronnée, de bois brûlé, poires, abricot et sont additionnés de poivre et fumée de tourbe bizarre. On perçoit beaucoup la jeunesse du whisky au nez et en bouche avec des notes d’alcool verdâtre qui reviennent sans cesse. Finale fruitée et sucrée, avec une touche de fumée et de sel de mer, courte en longueur.Micil Inverin Batch 01/22 – 46%
Finition en fûts de PX, quarter & peated poitin casks

Patrick 89%
Je suis impressionné. Bon, mes attentes étaient basses… Mais si ce n’était qu’il s’agit d’une importation privée (merci Passion Whisky Québec!), ça deviendrait mon dram régulier de la St-Pat! Nez : Ok, la tourbe y est pour de vrai! Je me méfie un peu des whiskeys supposément tourbés grâce à un vieillissement en ex-fût de whiskey tourbé, mais ici, ça fait la job! Bref, de la belle fumée de tourbe, des cendres, des agrumes et des herbes. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, j’y retrouve de la belle fumée de tourbe herbeuse, un peu de plastique brûlé, avec des agrumes, des fruits du verger encore verts et une légère amertume. Finale : D’une belle longueur, fumée, et herbeuse… Avec une touche de malt caramélisé qui arrive longtemps après.

Martin 71%
Nez: Assez timide et poussiéreux. Petits fruits. Chêne et herbe. Quelconque. Bouche: Épices et sucre brun, bois et fruits. Amertume. Finale: Très cuivrée et amère, comme lécher une bonne poignée de cennes noires. Équilibre: Un dram qui se vante beaucoup pour la triste réalité. À éviter.

Kim 71%
Nez : Me rappelle le bord de mer, mais pas le côté iodé ou varech, plutôt un vent du large qui amène des embruns salins et fait s’envoler les cendres froides du feu de la veille. En même temps, j’ai des fleurs mauves, voire même du savon à lessive. Bouche : Après avoir humé la cendre froide, là je la goûte. C’est déstabilisant mais pas mauvais, jusqu’à ce qu’embarque le savon à main et les légumes verts un peu trop cuits, voire même les œufs à la coque. Au final, je ne suis pas fan.