Glenlivet Guardians’ Chapter

48.7% alc./vol.
The Glenlivet Guardians’ Chapter est un nouveau concept de whisky premium, en édition très limitée, basé sur le choix effectué parmi 3 versions par des amateurs de whisky dans 37 pays dont la France. Élu par ces amateurs, ce whisky est issu de l’assemblage de trois types de fûts: Barrels de chêne américain (fût de 180 l.), Hogshead de chêne américain (fût de 250 l.) ainsi que quelques Sherry Butts espagnols (fût de 500 l.), anciens fûts de Xérès.

André 85.5%
Fût de xérès, marmelade d’oranges avec épices bien présentes, raisins secs, gâteau aux fruits. Il y a quelque chose qui m’accroche en fond de nez, relié au fût de xérès peut-être. En bouche, beaucoup de saveurs du malt, de la pomme verte, du xérès épicé et des notes de fruits tropicaux et d’herbe. Le taux d’alcool améliore beaucoup l’expérience et c’est aussi quelque chose que l’on pouvait se permettre avec l’utilisation du fût de xérès. Finale de bouche sur le clou de girofle et le poivre, retro-olfaction sur le chocolat noir fourré de fruits rouges. Un whisky supérieur à la moyenne des Glenlivet habituels, mais à choisir entre cette édition et le Nadurra, mon cœur balance vers le second.

Patrick 90%
En fait, rien de nouveau, on a simplement tout perfectionné! Glenlivet comme on ne l’a jamais vu. Une balance incroyable. Nez : Fruits mûrs trempés dans le chocolat, avec une touche de tabac, le tout enveloppé par un chêne robuste. Bouche : Franc et légèrement épicé. Boisé. Chocolat. Un peu de chaleur du xérès. Finale : D’une intensité moyenne, fruitée et épicée.

Martin 90%
Ambre riche et foncé du xérès. Nez: Nez riche du xérès fumé. Dattes, caramel, feuilles de tabac à pipe. Superbe équilibre des épices, en particulier la muscade. Bouche: Caramel et toffee épicé, raisins et pruneaux, et ô combien bien balancé. Finale: Belles épices fumées. Vin de sherry fruité et juteux. Équilibre: Pas encore tout à fait stellaire, mais reste une brillante réussite dans son genre.

Kim 90%
De mon verre se dégagent des parfums de caramel foncé, de bois fraichement scié et étrangement, d’un peu de peinture à l’huile. Bref, j’ai l’impression d’être dans un établi à cuisiner des pommes au caramel. Une explosion d’épices marque la première gorgée, suivie d’une sandwich aux fruits rouges confits entre deux tranches de… bois! Pour poursuivre mon analogie précédente, je dirais que le propriétaire de l’établi n’était pas trop content que je cuisine des pommes au caramel parmi ses outils et vient de me foutre à la porte… en gros, une finale qui manque un peu de délicatesse à mon goût. Malgré l’image d’un gros barbu qui me chasse de son établi, le Glenlivet Guardians’ Chapter est un bien bon whisky, à mi-chemin entre douceur et robustesse.

Glenlivet Nàdurra First Fill American White Oak • Batch FF0115

59.8% alc./vol.
Embouteillé 01/2015

André 92%
Poires et pommes vertes nappées de vanille crémeuse, bananes. Nez bien enrobé et très rond apporté par la vanille onctueuse du chêne. Cela masque complètement le taux d’alcool relativement relevé. Belles vagues d’agrumes et de pommes. La bouche n’a pas la robustesse que l’emballage laisserait supposer, même si l’on ressent bien la jeunesse du whisky avec ses notes de bois de chêne, l’ensemble en bien crémeux et hyper vanillé. Cela sert bien de toile de fond aux agrumes, à l’ananas et aux saveurs d’oranges. Les bananes ont aussi gagné en importance et sont la saveur principale qui ressort de l’ensemble. Finale finement épicée qui s’accompagne de saveurs de bois de chêne séché au soleil et d’agrumes. Belle présentation, saveurs agréables et prix abordables. Avec la série Abunadh, les Glenlivet sont définitivement à tracer le virage de ‘’no age statement’’. Bravo Alan Winchester.

Patrick 91%
Un excellent Nàdurra comme toujours, intense, savoureux et bien balancé. Glenlivet à son meilleur. Nez: Délicieux parfum sucré et fruité, bourré d’agrumes, d’une touche de cassonade et de quelques notes de pommes vertes. Bouche : Chêne épicé, cassonade, fruits exotiques et agrumes frais. Explosif, savoureux et complexe. Finale : D’une belle longueur et rafraichissante.

Martin 91%
Nez: Épices et bois frais entourés de pommes vertes, de crème et de poires. Vanille, chocolat blanc et noisettes. Sucre blanc. Bouche: Pommes vertes, citron et épices. Sucre juteux, vanille, cannelle. Chêne robuste. Finale: Belle longueur, fraîche et chaude à la fois. Planche de chêne gorgée de vanille sucrée. Équilibre: Un cocktail explosif et assumé, un beau feu d’artifice de saveurs qui n’est pas discret, mais auquel on prend goût.

Kim 85%
Au nez : Alcool puissant, caramel très sucré et zestes d’agrumes confits enrobés de sucre. Au goût : Botte de foin sucrée recouverte de jus de citron, tellement sucré que ça masque l’alcool. Rappelle la sensation de mordre dans une canne à sucre, à cause du côté boisé.

Glenmorangie – A Tale of Tokyo

46% alc./vol.
Inspiré des visites au Japon du directeur de la distillation et de la création du whisky de Glenmorangie, le Dr Bill Lumsden. ‘’A Tale Of Tokyo’’ de Glenmorangie est la quatrième version de la série « Tale of » et la première à être partiellement vieillie en fûts de chêne japonais Mizunara. Il s’agit d’un mariage de whisky vieilli en fûts de sherry et de bourbon ainsi que de whisky Glenmorangie vieilli dans le bois japonais de type Mizunara, très rare. L’étiquette et l’emballage sont réalisés en collaboration avec le célèbre artiste japonais, Yamaguchi Akira.

André 88%
Tel un jardin japonais, l’exactitude de ce whisky frappe dans le mille. Équilibre, zenitude et calme, complexité bien cachée. Cerisiers en fleurs, poires recouvertes de vanille onctueuse, fruits tropicaux, cannelle, une pointe d’anis, citron et abricots. Nez très gourmand et challengeant à décortiquer. La palette aromatique est impressionnante. La bouche est souple et généreuse; cerises saupoudrées de cannelle et d’anis, oranges, fruits secs et fruits tropicaux, oranges bien mûres, pommes et abricots, vanille en toile de fond. Superbe agencement de saveurs. Finale poreuse un peu bizarre, bien fruitée, inspirant les fruits de couleur rouges et jaunes, poivrée et marquée par la cannelle.

Patrick 90%
Un superbe whisky d’une belle délicatesse et d’une grande complexité. Meilleur de gorgée en gorgée, c’est un whisky subtil qui demande du temps pour être apprécié à sa juste valeur.  Nez : Un beau parfum onctueux avec du riche caramel, du zeste d’orange, du chêne huilé et de très discrètes cerises amères. Bouche : Délicieux, complexe et subtil, avec du caramel, de la pomme jaune, des cerises amères, de l’encens, du poivre, du zeste d’orange, de la vanille et des amandes. Finale : D’une belle longueur, boisée et sucrée.

Martin 88%
Nez: Vanille du mizunara plein la gueule, bois, poussière, eucalyptus, crème, raisin et sherry. Bouche: Chêne, épices, sherry, raisins. Belle texture, fruits rouges et dattes. Finale: Bois et chocolat blanc, fraises, gingembre et poivre. Équilibre: Un autre beau coup de la distillerie. Un dram définitivement à essayer.

Kim 84%
Au nez : Délicatement floral, avec des notes de noix grillées, qui font assez rapidement place à du zeste de citron frais. Étrangement, des effluves briochés s’ajoutent, évoquant une croûte de biscuit Graham. Il n’en faut pas plus pour me donner envie d’une pointe de tarte au citron. En bouche : parties sont les images de dessert, cédant place à du chocolat noir, des noix grillées et du pain toasté… bref de la torréfaction. Il reste tout de même une bonne sucrosité, à l’instar d’un café flambé auquel on aurait ajouté une bonne dose de miel. Facile à boire, mais peut-être un peu trop doucereux à mon goût.

Glenmorangie 12 ans Barrel Select Palo Cortado Sherry Cask

46% alc./vol.
Vieilli 8 ans en ex-fûts de bourbon, puis 4 ans supplémentaire en ex-fûts de Xérès de Palo Cartado Sherry. Le Palo Cortado est la variété de sherry la plus rare, créée par pur hasard, lorsque la levure protectrice « flor » ne se forme pas sur le sherry destiné à devenir Amontillado. Embouteillé 08/2022.

André 88%
Nez de prunes et de raisins secs, barres de chocolat Cadbury Fruits et noix, framboises, cannelle. La bouche est charpentée, bien poivrée et épicée à saveur de cannelle et de gingembre. Notes de framboises, prunes, miel, cerises, cosses d’oranges et caramel. Belle longue finale, souple et fruitée. À la fois simple et bien ficelé comme édition, gourmand et agréable à déguster.

Patrick 92%
Délicieux, j’aurais dû en acheter une ou deux de plus! J’adore!  Nez : Du malt au chocolat, avec des fruits mûrs, des dattes, des noix et du sucre blanc. Bouche : Savoureux, avec du lait au chocolat, des oranges, des noix nappées de miel, des prunes, de la vanille et une petite touche de chêne épicée. Le tout est porté par une délicieuse texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, avec des fruits nappés de caramel et un peu de chêne. 

Martin 91%
Nez: Joyeux Noël! Pâte d’amande, fruits rouges, gâteau aux épices, gingembre et noix pralinées. Bouche: Bois, fruits et chocolat au lait. Miel, cassonade, malt grillé et poivre. Excellent. Finale: Miel, raisins, vin chaud, poivre rose et amandes sur une longue vague chaude. Équilibre: Un dram exquis pour son âge, bien construit, comme un Lego avec lequel on veut prendre le temps.

Kim 85%
Au nez : Je ne sais pas pourquoi, mais j’associe cet arôme au terme « commercial », avant même de pouvoir mettre des termes précis sur ce que je sens. C’est facile d’approche : salade de fruit en conserve, sirop de cerises, noix caramélisées, bananes flambées. En bouche : les saveurs sont fidèles à ce que je sentais et j’ai l’impression de boire le jus une salade de fruit ou encore de mâchouiller un morceau de canne à sucre. De petites notes torréfiées viennent ajouter une complexité en finale, ce qui balance un peu le party de sucré/fruité. Un whisky idéal pour ne pas effaroucher la visite, mais qui ne me bouleverse pas la papille.

Glenmorangie A Tale of Ice Cream

46%
 alc./vol.
La série Glenmorangie « A Tale of… » s’agrandit avec une autre expression qui reflète la gourmandise du directeur de la création du whisky, le Dr Bill Lumsden, inspiré de sa crème glacée préférée. Pour y parvenir, il a sélectionné des fûts riches en vanilline, le composé aromatique qui apporte des arômes de vanille au whisky. Cette édition est la première que la distillerie a utilisé des fûts grillés pour obtenir cet effet. Cela a suivi une expérimentation avec une variété de bois différents avant de sélectionner des fûts de chêne vierge grillés de cette manière particulière. Le whisky ne contient pas d’extrait de vanille, ce qui serait illégal dans le whisky écossais.

André 81%
Miel et vanille, mélange de poires et d’oranges, trace de gélato au citron. Nez sucré évidemment. La bouche est au départ sucré; abricot, poires, citron, extrait de vanille et sucre en poudre mais devient rapidement plus pointue sur les épices dont de fortes influences de gingembre. Heureusement les notes mielleuses calment un peu la donne. La texture n’a rien d’impressionnant, plutôt liquide et sans support gras. Aucune surprise entre le nez et la bouche. La finale est à la fois sucrée et franche, beaucoup de fruits à chair, de vanille et de caramel, de poivre et de gingembre. Plutôt ennuyeux et débalancé.

Patrick 82%
Je m’attendais à un whisky dominé par la vanille et le sucre, mais j’y retrouve plutôt des fruits tropicaux et du chêne. Et la finale m’a laissé un peu sur ma faim. Globalement, je ne peux m’empêcher de me dire que mes attentes étaient trop hautes… Nez: Le parfum est un peu boisé, avec de la vanille et de discrets fruits tropicaux. Bouche: La bouche déborde de fruits tropicaux: s’il s’agit de crème glacée, celle-ci n’est pas à la vanille, mais plutôt à la mangue! Finale: D’une longueur moyenne, boisée.

Martin 84%
Nez: Noix, vanille crémeuse, fruits à noyau, pêche, abricot, caramel. Intéressant sans toutefois casser la baraque. Bouche: Douceur immédiate de crème glacée vanille, suivie de notes de fruits tropicaux, de miel dilué et d’amandes. Finale: De texture et de longueur moyennes, sur des flaveurs de lait sucré, de noix et d’un soupçon de chêne doux. Équilibre: Un whisky ludique, tout en rondeur, qui privilégie des saveurs riches et sucrées sans lourdeur. Un dram parfait pour les amateurs de douceurs pâtissières. C’est dommage, je ne suis pas un fan de choux à la crème…

Kim 84%
Nez : Oh, le caramel! Après une semaine à boire du rhum, je ne peux que faire le parallèle. Il y a aussi un côté lacté qui rappelle la crème glacée pralinée. Bouche : Pralines dorées, encore les notes un peu lactées qui tirent sur le brioché. Le bois est quand même pas mal présent. Je ne sais pas si j’aime ou non ce côté boisé, mais ça apporte de la structure.

Glenmorangie Signet Reserve

46% alc./vol.
Nouvelle version du Glenmorangie Signet ayant bénéficié d’un affinage supplémentaire en PX Sherry Cask.

André 91%
Très gourmand du nez à la finale, exquis. Nez d’oranges, de pâte de fruits, gâteau aux fruits, raisins secs, dates, chocolat noir et de grains de café torréfiés. Bouche tout aussi intense; poudre de cacao, chocolat noir et grains de café torréfiés, mélange de fruits secs – oranges, raisins, dates, prunes -, bonnes épices plus pointues et tannins du bois bien présents, tarte au sirop d’érable et pacanes, réglisse et cannelle. À l’aération, les notes d’oranges et de nectarines sont hallucinantes. L’ensemble est très licoreux. La texture est moelleuse mais avec une solide touche épicée. La finale est moyenne en longueur, conduite par les fruits secs et les grains de café, le chocolat noir et les bois épicé. Belle expérience de dégustation, challengeante et qui demande du soin. Personnellement, je trouve cette édition plus épicée et on perçoit moins l’effet du chocolate malt que dans l’édition initiale.

Patrick 95%
Un scotch pour les grandes occasions où l’on souhaite célébrer tranquillement, en méditant sur les épreuves et le long chemin parcouru pour arriver au succès. Un whisky exceptionnel comme je n’en ai jamais goûté, exceptionnel dans la catégorie « une fois dans une vie ». Nez : Oh. Je vais prendre quelques minutes de plus ici… Wow! Un sublime mélange d’arômes de fruits mûrs sucrés, de café (avec son amertume), de truffes et de caramel avec une subtile note boisée. L’ensemble est si bien réussi que j’ai passé près d’une heure à le humer (et après, je me demande pourquoi je manque toujours de temps!). Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par un mélange de café amer et de chêne sec, puis s’y ajoute des fruits très mûrs, du chocolat noir, la saveur incomparable de l’orge torréfiée, du caramel écossais non sucré (ça se peut?) et une touche de fudge. Le tout est plus amer que sucré, et est porté par une superbe texture en bouche. Finale : D’une superbe longueur, amère, discrètement épicée et boisée.

Martin 94%
Nez: Espresso corsé, écorce d’orange confite, pain d’épices et truffe au chocolat noir. Caramel salé et voile de vanille française. Bouche: Ronde et veloutée, sur le moka, le sirop d’érable, la noix de muscade et la figue sèche. Une sublime orchestration de saveurs. Finale: Longue, riche, soyeuse, avec un retour de cacao, de chêne doux et de cannelle. La vanille et les fruits secs sont aussi de la partie. Équilibre: Je retombe en amour avec un autre whisky. Un dram somptueux et enveloppant, aux arômes profonds et maîtrisés, et je dois ici m’abandonner aux métaphores musicales, d’une harmonie presque symphonique.

Kim 88%
Nez : Café mocha, chocolat au lait, sucre d’orge et zeste d’orange confit. Bouche : Tannique, sur le café à fond sans être déplaisant (je déteste le café), tiramisu bien crémeux. L’amertume et le café restent en trame de fond. Belle richesse et complexité, une curiosité.

Glenmorangie The Cadboll Estate 15 ans – Batch 4

43% alc./vol.
Le Cadboll Estate Batch 4 a été créé avec de l’orge cultivée dans seulement huit champs du Cadboll Estate de Glenmorangie, situé près de la distillerie et récoltée en 2007. Maturation en American White Oak Ex-Bourbon Casks.

André 86%
Nez extra velouté et fruité. Melon au miel, cantaloup, poires, oranges et miel parfumé de vanille. La bouche affiche les mêmes saveurs et arômes; poires, abricot, cantaloup, bananes, melon au miel, zeste d’orange… mais s’additionne d’une sensation herbacée qui rappelle la menthe ou le camphre. En s’aérant, les notes d’oranges prédominent au nez. Texture ok sans plus. Aux gorgées subséquentes, bonnes notes de poivre et de gingembre prononcé, céréales nappées de miel et un bon apport de bois séché. Finale de longueur moyenne, un peu vive même si bien fruitée avec une touche d’eucalyptus et de menthe ainsi que de sucre en poudre.

Martin 86%
Nez: Biscuit au beurre, vanille, cantaloup, écorce d’orange et miel floral. Bouche: Douce et veloutée, avec des notes de nougat, de pêche mûre, d’épices pâtissières et une pointe de chêne toasté. Un brin mentholé. Finale: Moyenne, chaleureuse, sur la vanille et les fruits jaunes confits. Équilibre: Un dram rond, accessible mais nuancé, qui met en valeur le terroir d’origine sans sacrifier la gourmandise.

Kim 86%
Nez : Gros fruité de jujubes swedish berries, me rappelle étrangement un jambon sucré à l’ananas. Pointe de cannelle toute en subtilité. Bouche : Le jambon à l’ananas est encore là, mais ce n’est pas désagréable. Vient ensuite un mélange céréalier de porridge avec de la crème anglaise et des pêches en conserve. Bien sympathique, facile à boire et complexe.

Glenmorangie The Original 12 ans

46% alc./vol.
Le produit phare Glenmorangie Original a été réimaginé par la distillerie Highland, avec l’âge minimum du whisky relevé à au moins 12 ans. Cette édition replacera donc progressivement l’ancienne version de 10 ans d’âge.

André 86%
Citron confit et marmelade d’oranges, bananes, poires. Le côté pâtisserie se développe encore en bouche comme dans l’édition de 10 ans d’âge. Mélange de fruits tropicaux, abricots, miel et poires, oranges, citron. Finale de purée de bananes assorti d’une pincée de cannelle et de bois sec. Belle rétroolfaction d’oranges et de nectarines. Gourmand et hyper approchable. Le choix idéal pour l’introduction au monde du whisky pour les newbies?

Patrick 87%
Oui, il est meilleur que l’ancien Original de 10 ans. Celui-ci est plus fruité et offre plus de profondeur. Bref, un nouveau classique passe-partout. Nez : Frais, délicat et comptes, j’y trouve des agrumes, des pêches de la vanille et du miel. Bouche : Présenté sur une planche de chêne épicée, j’y retrouve de la salade de fruits tropicaux, de la vanille, du miel et une touche florale. Finale : D’une longueur moyenne, chaleureuse, avec du bois, du miel et des amandes.

Martin 86%
Nez: Miel et sucre blanc, vanille, fleurs, orge et bois. Bouche: Encore caramel dilué, miel et vanille. Parfum de fleurs, de boucane et d’orange. Finale: Douce et longue, sur des notes de poivre et de bois. Équilibre: Toujours une valeur sûre, même si la recette à passée de 10 à 12 ans. Peu importe où dans le monde, si vous voyez un glenmo sur la tablette, vous êtes en sécurité.

Kim 83%
Nez: crème anglaise aromatisée à l’orange, puis soudainement très floral, presque comme un shampoing. Après quelques minutes, le bois fait surface, couvert d’une mince couche de caramel. Bouche: oh l’explosion de fruits à noyaux! J’ai l’impression de boire un nectar de pêche et d’abricot, c’est curieusement rafraîchissant et soyeux. Là aussi le bois pointe timidement le bout du nez après quelques gorgées. Un très bon produit pour s’initier au whisky.

Hart Brothers Benrinnes 14 ans

46% alc./vol.
Distillé en novembre 1997 et embouteillé en avril 2012.
 
André 78%
Plat au nez, en bouche et en finale. Nez de fines épices baignant dans un nuage de sucre à glacer, de vanille agréable. La bouche est sans texture et n’aide en rien à porter les timides arômes et saveurs des épices timides. Seul le sucré de vanille accepte l’invitation et agaye le party. Les épices se développent avec plus de vigueur en finale de bouche mais l’ensemble demeure tout de même plat et sans nuances. La finale… quelle finale ?!? Comme certain disent « not my cup of tea »…

Patrick 90%
Riche, enveloppant, profond et chaleureux. Très bon. Nez : Sent le caramel à plein nez. Petite pointe de fruits mûrs. Bouche : Caramel chaleureux et planches de chênes brûlées. Finale : Longue et épicée.

Martin 81%
Pâle comme de l’herbe brûlée. Nez: Moins intéressant, sueur de poche à la Speyburn. L’orge est encore présente, mais avec une touche de soufre, d’agrumes et de vanille. Quelques faibles volutes évoquant un fût de xérès émergent en fin de nez. Bouche: Agréable et pesant à l’arrivée, notes de chocolat et de noix. Assez sec et vraiment surprenant. Raisins verts et blancs. Finale: Moyenne et sèche sur des touches de miel, de bois et de raisin. Légère fumée de bière moufette. Équilibre: Intéressant avec son soupçon de sherry, mais qui pourrait s’affirmer plus. On croirait que le côté sulfureux du fût est la raison pour laquelle ce dernier aurait été vendu par Benrinnes.

Kim 88%
Oh que ça sent bon! Ananas, papaye, crème glacée à la vanille et j’oserais même dire un peu de gomme balloune. J’ai presque envie de m’en servir comme parfum, au risque d’avoir l’air d’une alcoolique. La première gorgée vient fouetter les papilles avec une belle dose d’épices. Ça goûte le caramel brûlé versé sur des pommes, mais en version virile et musclée, un peu comme si un gros viking barbu vêtu d’un tablier rose cuisinait un dessert entre deux coups de hache. Un délicieux mélange entre viril et délicat.

Hazelburn 12 ans

46% alc./vol.
Hazelburn est le dernier né de la distillerie Springbank. Sa première distillation eu lieu en 1997 et la première mise en bouteille en 2005. Il porte lui aussi le nom d’une distillerie locale disparue en 1925. Le malt est intégralement séché à l’air chaud, et la maturation se fait à 100% dans des fûts de Bourbon. La distillerie pratique une curieuse et unique double distillation et demie ; la troisième distillation est en effet effectuée à partir d’un mélange des distillats issus de la première et de la deuxième distillation. Le whisky produit n’est pas filtré à froid, ni coloré artificiellement.

André 86.5%
Toast multi-grains légèrement brulées, caramel chauffé, chocolat noir. Bouche épurée (triple distillation ?) avec une belle wave très particulière où se démarquent avec ferveur la présence du bois du fût, les notes chocolatées et un genre de raisins des Glenfarclas (particulièrement du Glenfarclas 40 ans). Finale tranquille, remontée par le taux d’alcool où les influences boisées et de chocolats au caramel s’entrelacent amoureusement.

Patrick 88%
Nez suave et riche. Arômes maltée, vineuse avec une touche boisée. Au goût, toujours les le malt et les fruits, des cerises avec un raisin vineux. La finale est d’une longueur moyenne, mais laisse une agréable sensation de chaleur en bouche. Le tout est parfaitement balancé. Sans être une superstar par sa complexité, il est facile d’approche et se mérite des points supplémentaires car en fermant les yeux, j’avais l’impression de me retrouver dans un chalet au fond du bois, assis près du feu.

Martin 88.5%
Nez: Malt goulu et chêne vineux. Le nez transpire le caramel boisé avec une pointe de vanille. Bouche: Texture d’un poids moyen mais bien balancée. Chêne, vin, épices, raisin rouge. Le grain malté est dans l’oeil du cyclone. Finale: Longueur moyenne, mais sur de langoureuses notes de raisin, de bois d’épices, de chocolat et de caramel. Équilibre: Un malt très bien construit, avec une palette qui n’est pas sans rappeler certains grands Glenfarclas…

Kim 85%
Pour une raison obscure, je trouve qu’il sent étrangement la tequila, voire même une margarita, avec une bonne dose de sel autour du verre. C’est très inspirant. Au goût, on retrouve encore la margarita, mais servie dans une barrique. C’est doux et très boisé, avec un soupçon de réglisse rouge.

RV 82.5%
La fille du boulanger: pas les mêmes gênes que le reste de la famille, mais des traits déjà observés dans le village des whiskies. Au nez, on s’y méprendrait presqu’avec le caramel et le bois ultra-carbonisé du Auchentoshan 3 Woods, quoiqu’avec du miel (en respirant profondément) et le raisin du Glenfarclas. Il conserve sa noirceur au goût avec du porto et du chocolat, puis le bois caramélisé qui reprend le dessus avant d’être conclu par un aftertaste de pin et cèdre, pas tout à fait étranger à Springbank. En souvenir, j’en garde néanmoins un caramel brûlé presque aigre, un peu comme si l’on avait fait un vatted de Jura, de Springbank et de Glenfarclas. Pas mauvais, tout de même différent de sa sœur Springbank, mais rien d’original.