Glen Scotia 12 ans

46% alc./vol.
La distillerie Glen Scotia a été fondée en 1832 par la famille Galbraith et a connu de nombreux changements de propriétaires. Avec Springbank, c’est l’une des deux dernières distilleries subsistant à Campbeltown. Cette ville située au sud de la péninsule de Kintyre fut l’ancien théâtre de ce que l’on pourrait appeler « la ruée vers l’orge » et abritait vers 1880 une trentaine de distilleries dont Glen Scotia.

André 79%
Mélange attrayant de saveurs maritimes, de fruits et de tourbe herbeuse ; agrumes, un filin de sel de mer et de fine tourbe herbeuse, vanille crémeuse, miel. En bouche, le whisky est bizarre, huileux et herbeux, presque des saveurs de chlorophylle, s’en suit une généreuse dose de tourbe tout de même discrète mais avec passablement de persistance, puis un mélange passager et fluide de fruits exotiques et d’agrumes sucrés. La finale est douce, bien influencée par les agrumes et ses origines maritimes et relevé par quelques épices disparates et une douce fumée d’herbe verte jumelée d’orge maltée. Un whisky qui manque de personnalité et de singularité même s’il est agréable de consommation et qu’il offre un minimum de challenge au dégustateur. Je lui préfère de loin son voisin Springbok.

Patrick 88%
Un très bon whisky efficace, on point qu’on se demande pourquoi cette distillerie n’est pas plus connue. J’aime! Nez : Délicieux parfum de malt de fumée de tourbe et légèrement poivré. Bouche : Semblable au nez, si ce n’est l’intensité de la céréale qui me surprends un peu, et d’une belle vague de sel vers la finale. Finale : D’une belle longueur et savoureuse, présentant un beau mélange d’orge, de fumée et surtout de sel.

Glen Scotia 14 ans

43% alc./vol.
Campbeltown, 1832. L’Écosse est connue non seulement pour son whisky, mais également pour ses fantômes ; la distillerie Glen Scotia en abriterait un dans ses murs : il s’agirait de celui d’un ancien propriétaire, Duncan McCallim, qui se suicida en 1930 en se jetant dans le loch après avoir perdu une importante somme d’argent. Fondée en 1832, la distillerie connut une existence paisible tout au long du XIXème siècle, mais la distillation fut interrompue en 1984 avant le rachat de Glen Scotia par Gibson International, un groupe de distillateurs canadien. Après une nouvelle mise en sommeil, la distillerie reprit ses activités en 1996 sous la houlette de Loch Lomond Distillery Co. Ltd. qui modernisa l’appareil de production ; les bâtiments ont néanmoins su garder un petit air victorien, la salle de distillation passant même pour être d’origine. Un atelier de tonnellerie est toujours présent à Glen Scotia comme l’attestent les outils présentés en exposition aux visiteurs.

André 82%
Vanille française, crème soda dégazéifié, sucre. Bouche trop liquide, légèrement aqueuse. En bouche, il affiche trop de retenue et ne sait pas se relever, surtout en finale où il s’effondre littéralement sur lui-même dans de fades notes herbeuses aux accents maritimes timidement salées .

RV 84%
Whisky déjeuner aux allures de céréales à couleurs pas très naturelles. Le nez au style Balvenie, de grain mielleux et de crème soda fait que je ne m’attend pas à être challengé par la bouche. Celle-ci se décline de manière limpide, très fruité et sucré, à quelque part entre le Mekong et le Balvenie. Enfin, la finale poussiéreuse et sucrée termine l’expérience de manière représentative de l’ensemble.

Patrick 85%
Légère tourbe sale, adoucit par le miel et les grains. En bouche, l’arrivée est onctueuse, fumée et légèrement tourbée. La finale, d’une longueur moyenne, est marquée par la fumée et une touche de poussière. Toutefois, il gagnerait à avoir été embouteillé à un taux d’alcool plus élevé. Une belle trouvaille, d’une distillerie qui gagnerait à être connue, ce qui lui donnerait peut être le courage de créer une version plus virile de ses scotchs.

Glen Scotia 15 ans

46% alc./vol.

André 86.5%
Attirant… Melon au miel, vanille, ananas, miel, poires, cosses d’oranges, une touche de fruits rouges, couverture orageuse de tourbe finement maritime. Superbe texture en bouche, belle amplitude fruitée, une touche d’épices (gingembre et cannelle, poivre), fruits rouges et tropicaux, salade de fruits, background de tourbe herbeuse fraiche. Les fruits rouges prédominent en finale, bonne dose d’ananas et de poires, beaucoup d’oranges aussi, fumée finement crasseuse, maritime, salée et épicée. Une belle surprise provenant de cette distillerie que je n’ai jamais vraiment aimée.

Patrick 90%
Un whisky qui dépasse définitivement mes attentes: Un riche mélange de saveurs superbement équilibré, avec une savoureuse fumée tout en retenue. J’en prendrais bien une bouteille svp! Nez : Parfum de céréales sucrées et de vanille, et de fruits subtils, tels que mangues et melon d’eau. Bouche : Riche fruits, fumée impressionnante et épices boisées savoureuses. Et un peu de sel et de caramel. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Gordon & MacPhail Collection Glen Scotia 19 ans 1992

43% alc./vol.

André 79%
Maritime et sale, herbe verte tout juste coupée, frais et très porté sur les saveurs tirées du fût de bourbon. Touche de menthol et saveurs d’herbe verte. En bouche, étonnant de douceur, bananes, vanille et oranges, chocolat fourré à la menthe avec une finale de sel et de tourbe feutrée. Touche d’épices et de cannelle. Finale moyenne-longue presque tuée par le menthol et la lime. Décevant et déséquilibré, ce whisky offre bien de belles nuances maritimes gâchées par les saveurs d’herbe coupée, de menthol et de camphre.

Murray McDavid Glen Scotia 16 ans 1992

46% alc./vol.
Édition limitée à 2500 bouteilles.

André 83%
Ode à la salade de fruits baignant dans leur jus. Une bonne vague de sucré naturel. Très rafraichissant. En bouche il est plutôt inoffensif et approchable et livre peu de surprises. Son point faible est la finale qui tombe à plat trop rapidement, surtout avec les arômes prometteuses livrées au nez.

RV 82.5%
Framboises et agrumes trempées dans la fondue a l’érable; odorat très invitant et très sucré avec du sirop de pêche. En bouche, le grain sort beaucoup plus et fait produire de la salive, avec une faible attaque, à peine cendreuse. Malheureusement, le tout commençait trop bien, et plus on monte rapidement au début plus on semble tomber de haut si le reste n’atteint pas les mêmes sommets.

Patrick 88%
Au nez, salade de fruits Del Monte (les petites cannes vertes) avec une touche épicée rappelant le bourbon. Au goût, un vrai party dans ma bouche! Un mélange de fruits, sucre, sel et épices vraiment bien équilibré.

SMWS 93.63 Glen Scotia 15 ans

56.1% alc./vol.
“Unapologetic non-conformist” – Distillé le 30 juin 1999, 275 bouteilles, ex-fût de bourbon.

André 78%
Wow, complètement inattendu. Un bourbon cask si fruité, c’est définitivement inusuel. Nez de sherry et de fruits rouges trempés dans le chocolat, la compote de framboises, les raisins secs. La bouche est franche et acérée, malgré l’abondance de fruits rouges et les morceaux de pommes coupés en dés. Y’a quelque chose qui cloche dans les saveurs de fruits, c’est vraiment bizarre car j’aurais associé ça à un mauvais choix de fût de sherry… pas de bourbon !?! Genre légère saveur de chlore ou sulfurée. La finale est un mélange de salade de fruits poivrée, mais avec toujours ce background chloré un peu tannant. Y’a quelque chose qui tourne pas rond dans ce whisky…

Patrick 89%
Un savoureux et complexe whisky, dont les saveurs sont équilibrées magistralement. Nez : Parfum vineux, cacao, pommes rouges mûres et chocolat au lait. Bouche : Vineux et sucré, avec de belles notes de chocolat. Le tout est complété par des pierres trempées dans l’eau de mer. Finale : Salée et savoureuse, s’étire juste aussi longtemps qu’on aime ça!

Martin 84%
Doré-ambré légèrement foncé qui nous fait presque douter de la nature de son fût. Nez: Fruits rouges, caramel, vanille et un soupçon de xérès? On dirait qu’il n’y a pas juste sa couleur qui met son baril en doute! Bouche: Texture mielleuse, chaude et sucrée. Raisins, caramel, chêne, fruits, compote de pommes, bâtons de cannelle. Assez vineux. Finale: Moyennement longue, mais assez agressive. Une espèce de vague bizarre de soufre vient couvrir le reste des saveurs d’une drôle d’amertume. Équilibre: Étrange choix de fût. À l’aveugle on pourrait miser sans crainte sur un fût de xérès et on aurait tort. Son petit côté sulfureux en finale vient malheureusement saboter ce qui aurait pu autrement être un succulent whisky.

English EN Français FR