Forty Creek Bourbon Cask

40% alc./vol.
Avant d’être mélangé dans un « meritage » avant l’embouteillage, le Forty Creek est composé de trois éléments: du seigle (rye), du maïs (corn) et de l’orge (barley). Voici la saveur de maïs du mélange.

André 89%
La dimension donnée aux embouteillage de Forty Creek vient de nous dévoiler sa source. Ce crémeux et cette onctuosité sucrée et bien fruitée expose sa provenance dans ce distillat. Nez ample et doux comme de la dentelle, un panier de fruits en saveurs et arômes, de la vanille jumelé d’une belle persistance en bouche et d’une finale bien soutenue. Un « bourbon canadien bien » présenté qui donne toute son importance à l’ensemble. Superbe !

RV 84.5%
Maïs… l’amateur de corn whisky se sent appelé. Au nez, cet amateur veut vraiment goûter le bourbon canadien qui le tente par ses odeurs de whiskey d’Heaven Hill avec une pointe de doux miel uniforme. Malheureusement, en bouche trop gentil, spécialement avant que les épices du bourbon ne montent tranquillement, sans réellement toucher le sommet. Après le nez une déception, malgré qu’à chaque gorgée, il semble charmer de manière incrémental. Une bouteille qui finit par charmer.

Forty Creek Confederation Oak Reserve

43% alc./vol.
Édition limitée à 17000 bouteilles avec finition en fûts de chêne canadien, provenant d’arbres datant du temps de la confédération et situés à environ 40km de la distillerie.

André 90%
Bonbons Werther’s, vanille et une expérience sur l’influence du bois. Bouche huileuse, nez citronné, cannelle. Encore plus boisé en bouche, bien sucré, jambon fumé à l’érable également finement épicé. Rétro à saveur de copeaux de bois sec et poreux et de vanille sèche. Balance exceptionnelle. Un whisky sécurisant et bien ficelé.

Patrick 88%
Très doux au nez, touche de fruits rapidement absorbée par l’intensité sucrée des céréales. Au goût, aussi sucré qu’un whisky peut l’être légalement ! Me rappelle ma jeunesse lorsque j’ajoutais en cachette quelques cuillerées de sucre dans mes céréales au déjeuner, en plus des fruits que mon père y avait mis. Bref, céréales intenses, cassonade, raisins rouges, prunes et touche de pacanes. Très facile à boire, un whisky que tous aimeront, du novice à l’expert.

Martin 89%
À peine plus roux et foncé que le Double Barrel, à moins que ce ne soit l’ombre d’une fibre fédéraliste qui me joue des tours. Nez: Chêne et vanille, un peu de citron et de gingembre, poivre blanc et amandes, le tout enveloppé dans un léger drap de seigle épicé. Bouche: Doux sucre, quoiqu’avec sa texture un peu fade et peut-être même trop simplifiée (merci 40% d’alcool), on a tendance à en vouloir plus. Retour du chêne et du seigle, avec caramel salé et cidre de pommes. Finale: Semble au départ trop courte, sur des notes de toast brûlé, de fleurs et de gingembre mariné. Raisins et rye viennent nous réconforter tranquillement et reprennent le flambeau pour faire perdurer la finale. Équilibre: Surprenant. Un bel exemple de comment la finale peut sauver un whisky plus ou moins bien parti. Comme quoi la dernière impression peut parfois être la plus durable.

RV 90%
Il faut aimer lécher des planches. Le bois franc fraîchement coupé à la sortie de la scierie, un peu du Forty Creek en beaucoup plus épicé, et le raisin habituel en beaucoup plus effacé. En bouche on retrouve le bon vieux whisky de M. Hall avec un peu de miel et la finale dans la même veine, quoiqu’avec beaucoup plus de bois et de brulé. J’aime aussi particulièrement l’aftertaste très égal mais tout en ripe et avec un petit aspect de colle de ripe pressée bizarre. Même si selon moi il est moins bon que Double Barrel, l’expérience du bois en vaut la peine, si ce n’est que pour sentir le verre immédiatement lorsque servi ou bien le fond de celui-ci une heure plus tard.

Forty Creek Copper Pot Reserve

45% alc./vol.

André 88%
Bloc de cassonade, de sucre brun brut, épices en rôle soutien. Les céréales quant à elles dégagent un arôme de rye whisky, l’ensemble est enrobé de toffee ou de sucre caramélisé, style sirop d’érable un peu surchauffé. Je trouve le nez un peu trop grossier mais c’est tout de même très agréable comme whisky. En bouche, les fruits sont plus intense, toujours avec ce caramel-toffee à la texture de sirop ainsi qu’avec les cerises épicées que l’on retrouve dans les rye whiskies. La finale est plus relevée, surtout avec l’effet épicé du style rye whisky. Les pacanes et les oranges tentent tant bien que mal de calmer le jeu. Très représentatif des canadian whiskies, à la limite des ryes whiskies. Prix plus que sympathique. Well done Mr Hall.

Patrick 92%
Au nez, une riche cassonade, des noix, des épices et une touche de cerise. En bouche, wow! Oooh yeah! Toujours la cassonade, la cerise, les noix et les épices, mais tellement intense! La finale est plutôt marquée par les épices, mais baigne tout de même dans la cassonade. Quelle balance! Quelle puissance! Et surtout quel rapport qualité/prix! Le meilleur whisky canadien que j’aie découvert depuis longtemps. J’en veux une caisse!

Martin 92%
Fortement cuivré, orange bruni. Nez: Vanille et épais caramel brûlé, céréale séchée avec un genre de fudge au beurre d’arachides en arrière-plan. Rappelle le Barrel Select, mais moins noyé dans le sucre. Noisette et muscade viennent parsemer le tout. Bouche: Entrée en bouche pesante, assez huileuse et fort agréable. De la cassonade et du riche toffee qui cèdent la place à des planches de chêne saupoudrées de douces épices. Finale: Chaude et je dirais presque sensuelle, sure des notes peu étrangères encore une fois de caramel, de bois, de vanille, de cannelle et de muscade. Équilibre: Le même savoir-faire qui a fait du Barrel Select un premier de classe, avec ici une complexité additionnelle qui vaut au Copper Pot Reserve quelques points de plus.

RV 90%
Comme dans le bon vieux temps pour l’alambic, une nouvelle version qui valait la peine de brasser la tradition de Forty Creek. Avant même de le boire, la couleur saute aux yeux, d’un marron à la frontière du rouge. Au nez sans surprise, c’est la cassonade qui s’élance accompagnée de cerise brûlée, pas celle cireuse des bourbons mais beaucoup plus fraîche. Même cerise en bouche, puis la cassonade qui triomphe jusqu’en finale, toujours accompagnée de la cerise à la limite du cuivre. Ayant toujours trouvé qu’il manquait quelque chose au Barrel Select, on dirait que j’ai trouvé quoi. Amenez-en des Alberta Premium 30YO, je préfère encore ce no age statement plus franc qui ne saura peut-être pas confondre les fervents de longues dates de l’édition standard, mais qui ne me déçoit pas, de la couleur à l’aftertaste tranquillement rouge.

Forty Creek Double Barrel Reserve

40% alc./vol.
Lot #241, bouteille #3287.

André 88%
Plus agressif au nez que l’édition régulière. Le raisin est également plus débridé mais d’un bel équilibre. Il y a un off-key en milieu de bouche, quelque secondes après l’entrée en bouche. Heureusement, les raisins reprennent le flambeau rapidement. Celui-ci est vanillé en finale contrairement à l’édition régulière qui est plus mentholée.

Patrick 92%
Au nez, riche cassonade et léger raisin vert. Miel très discret. Au goût, la cassonade explose pour permettre aux saveurs de raisins rouge et verts, de prunes, de pacanes et d’épices de nous surprendre. La finale s’allonge tranquillement à notre plus grand plaisir. Exquis. Un whisky qui demande à ce qu’on s’arrête pour le savourer comme il se doit.

Martin 86%
Ambre roux et sienne très canadien. Nez: Un vent de whisky canadien arrive de loin. Citron et cèdre, rye timide et épices à steak. Vraiment léger, un bon conseil, n’y ajoutez pas d’eau. Prunes confites. Bouche: Assez aqueux comme texture, avec épices, copeaux de bois, chocolat et un brin de seigle vanillé. Hors du commun pour un canuck. Une légère fumée nous transporte vers la finale. Finale: Bois de pin, paprika, caramel et raisins sucrés. Assez court comme durée, mais bon on ne peut pas toujours tout avoir. Équilibre: Très honnête comme édition spéciale, surtout pour le prix, mais si on veut vraiment être jeté sur le cul par cette distillerie il vaut mieux se tourner vers d’autres éditions.

RV 93.5%
Est-ce qu’un papillon déjà joli peut retourner en chrysalide pour en ressortir encore plus magnifique et dramatique? Forty Creek à mon avis relève ce défi avec originalité Très fruité par rapport au 40 Creek normal, avec du raisin vert et du raisin rouge à peine recouvert de cassonade. Sur la langue le raisin transige du vert et rouge au raisin sec, pour mourir dans une finale justement assez sèche et plus sucrée et texturée, avec un dernier soubresaut de caramel brûlé.

Forty Creek Evolution 2014

43% alc./vol.
Bouteille 1742 de 9000.

André 92%
Fruits secs, dattes, raisins secs, épices (rye), vanille. Pleine intégration du wine cask, beaucoup de cannelle partout en bouche. Un whisky où l’on sent le travail bien fait, la minutie. Bouche douce et soyeuse, superbe texture à l’approche fruitée et épicée. Si rye il y a , sa présence est agréable et épicée, puis le whisky migre vers les notes de vin rouge, les fruits rouges et la cannelle qui s’est vraiment bien développée au nez d’ailleurs. La finale est vineuse et le fruit bien développé, de belles saveurs de chocolat noir émergent aussi peu à peu. Finale moyenne en longueur mais à la douceur exceptionnelle. Encore une fois, John Hall joue au Star Trek de l’expérimentation du whisky, il repousse les frontières et impose de nouvelles dimensions méconnues au Whiskies Canadiens. Si Temple de la renommée du whisky Canadien il y avait, John serait intronisé right away !

Patrick 79%
John a eu une crampe de cerveau en se disant « je vais essayer de faire un whisky canadien traditionnel, mais au lieu de tricher comme les autres en ajoutant simplement les essences voulues (dixit Dark Horse), je vais faire compliqué avec des vieillissements et mélanges tordus dont moi seul à le secret ». Bref, malgré tous les efforts, le résultat final ne vole pas haut. Du moins, pas dans ma palette : Je dis souvent que la meilleure façon de juger un whisky est de voir si la bouteille se vide vite, et bien ici, j’ai beau en donner à tout le monde, le niveau de la bouteille ne semble pas baisser. Nez : Parfum riche en fruits divers, tels que raisins, mûres et prunes, le tout avec de la cannelle, quelques noix et une touche de cigare trop humide. Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par les fruits cités plus haut, mais enveloppés de chocolat et de vanille, avec une petite touche de bois brûlé et de noix de Grenoble. L’ensemble demeure typiquement canadien, c’est-à-dire très sucré. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur du sucre réchauffé et des notes boisées.

Martin 93%
Coloris d’un orange bruni tirant sur le sable égyptien avec d’onctueuses jambes un brin dodues. Nez: Riche caramel dès le départ, suivi de fruits juteux et d’une forte impression de xérès. On complète l’assiette avec quelques notes parsemées de chocolat, d’amandes et d’anis étoilé. Bouche: Épais caramel et sirop de table, relents de cabernet sauvignon et de chêne épicé. Sucre d’érable collé au fond de la poêle. Un peu de muscade saupoudrée sur des pointes de chocolat noir ici et là. Finale: Retour en force via un vent de dulce de leche ou de lait condensé. D’une douceur irréprochable malgré sa courte durée. Feuille de tabac et retour du chocolat noir. Équilibre: Complexité exceptionnelle, du beau savoir-faire en effet. Une expérience pour Hall, mais aussi pour nous tous. Le confort d’une tasse de vin chaud de Noël orné d’un gros bâton de cannelle.

Forty Creek Founder’s Reserve 2016

45% alc./vol.
Lot 104 – 10ème edition limitée anuelle.

André 84.5%
Grains de céréales douces, rappelant le maïs, mélange de caramel et d’oranges, sirop d’érable, un brin de poivre moulu et de cannelle. Belle complexité des arômes présentées de façon simpliste mais d’une grande efficacité. La bouche dévoile un beau film présentant chacune des céréales de façon gustatives; onctuosité de l’orge, sucré et moelleux du maïs, épicé et poivré du rye, un bel éventail de saveurs qui manque toutefois d’homogénéité et de consistance générale. Après quelques temps; pomme rouge, cannelle et sucre d’érable. La texture en bouche est un peu trop limpide, presque diluée. John nous a pourtant habitué à des whiskies chaleureux et ici on a plutôt un whisky sans passion, presque distant… La finale est épicée, fortement influencée par les notes de grains de céréales concassés, le sirop d’érable et la cannelle particulièrement. Comme cadeau d’adieu aux fans de la distillerie, on gardera en tête l’ensemble de l’œuvre et l’immense contribution de John K Hall au paysage des whiskies Canadiens (qui étaient passablement ennuyeux avant la période Forty Creek), plutôt que son dernier opus provenant de la distillerie. Bonne retraite John!

Patrick 86%
Un bon rye sucré, en résumé ! J’aime bien, mais ça reste un peu trop sucré à mon goût (ma blonde ne comprends pas ce que je veux dire par « trop sucré »). Ceci étant dit, il devrait savoir plaire à tous, quoiqu’à différent degrés. Nez : Parfum faisant penser à un whisky de rye sucré, avec de belles épices et des fruits exotiques. Bouche : Cassonade brûlée, épices du seigle, sucre, abricots et oranges subtiles. Très chaleureux et sucré. Finale : D’une belle longueur et chaleureuse.

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