Crown Royal 1961

40% alc./vol.
Bouteille #2753214.

André 78%
Sucre en poudre, vanille, cassonade. Bouche sans texture sur fond de rouille. Un nez prometteur qui s’effondre par la suite.

RV 80.5%
Cinquante ans plus tôt, mais pas de quoi à se chercher une DeLorean. Cuir et poussière de ciment. Tronc de tremble, sans l’écorce. Même chose en bouche, mais la vanille du Crown Royal régulier revient, avec un vinyle funky, probablement dû aux années.

Patrick 77%
Au nez, vanille, fruits et caramel écossais. Au goût: Notes de chêne et vanille. Semble dilué… Plutôt sucré. En finale: heu, quelle finale? Exercice intéressant de comparer une édition embouteillée en 2010 avec celle embouteillée 50 ans plus tôt….

Crown Royal 1973

40% alc./vol.

André 77%
Ce n’est pas cet embouteillage qui ravivera notre amour de la monarchie. Ça sent le whisky anodin à plein nez, la simplicité et le facile. Les céréales très douces sont en avant-plan, soutenues avec les habituelles odeurs de vanille et de caramel. Il y a un peu d’épices qui émerge du tout, épices que l’on pourrait relier à l’utilisation possible (très probable) du seigle. Le tout est diffus et sans grande personnalité. La bouche est à prime abord très douce, fluide et diluée même avec l’apport assez important du poivre (qui me rappelle encore certains rye whiskies) et de quelques épices. La finale est douce et sans surprise mais n’apporte de nouveau en rien à l’expérience monotone qui se déroule depuis le nez. L’expérience en vaut la peine mais prouve aussi qu’une formule gagnante ne rejoint pas tout les marchés (ou en tout cas, ne me rejoint pas moi, personnellement).

RV 77.5%
Quand j’ai l’impression de lécher une selle laissée sur un vieil enclume… Cuir de Crown Royal et de Canadian Club qui semble très jeune avec son juteux seigle. En bouche les épices (poivre noir) et le vieux cuir sont longs, sans apothéose mais sans répit. Finale trop aigre à mon goût, l’expérience est amusante mais aussi une belle preuve que le whisky ne vieillit pas – ni ne s’améliore – en bouteille.

Patrick 84%
Nez: Maïs brûlé, caramel et vanille. Tout de même appétissant. Bouche: Semblable au nez, avec un touche de pneus brûlés. Finale: Chêne brûlé. Balance: Belle texture en bouche, belle balance. (2013-08-19)

Martin 76.5%
Nez: Légèrement fade, aurait t-il laissé un peu de son mordant dans la bouteille? Le même nez à peu de choses près que le Crown Royal original, mais comme décoloré, délavé. Fruits, raisin et vanille tombent un peu à plat. Bouche: Timide au début. Raisins, prunes, savon, miel, vanille, épices. Belle progression. Ici on peut goûter une amélioration par rapport à son homonyme contemporain. Finale: Pas mauvais, un reste de vanille fruitée s’étire voluptueusement. Équilibre: Quand on pense whisky canadien, Crown Royal est un des premiers noms qui viennent à l’esprit. Cette expression de 1973 se situe une bonne marche au-dessus de son petit frère actuel. Mais où est donc passé ce savoir-faire des années 70?

Crown Royal Black

45% alc./vol.
Le Crown Royal Black vieilli dans des tonneaux de chêne desséchés et son assemblage se fait à une teneur supérieure de 45% au lieu de l’habituel 40%.

André 86.5%
Nez prononcé à la Jack Daniel’s Single Barrel, sucres caramélisés et céréales Sugar Crisp. Moelleux et très collant en bouche, axée sur les divers éléments sucrés soutenus par une bonne présence d’alcool qui se sent par ailleurs plus en bouche qu’au nez. Finale plus rêche, cannelle et pain d’épice avec un léger feeling de savon à vaisselle en poudre en toute finale.

Patrick 93%
Je n’ai jamais senti un nez aussi intense dans un whisky canadien! Le chêne brûlé nous donne l’impression que c’est notre maison qui vient de passer au feu! Les céréales ne donnent pas leur place non plus, alors que le soupçon de fruits qui parvient à s’échapper du verre nous surprend agréablement. En bouche, le chêne brûlé partage l’avant scène avec le caramel, qui se font toutefois brasser la cage par un fruit sucré typiquement canadien! La finale offre une belle longueur et une belle richesse. Globalement, ce whisky offre une complexité et un équilibre rarement rencontrée chez un whisky canadien. Définitivement LE whisky canadien que j’ai eu le plus de plaisir à boire, boire et boire! En fait, son prix très raisonnable et son goût facile d’approche mais offrant tout de même une belle profondeur, en font un whisky de tous les jours qui saura satisfaire le connaisseur. En fait, pourquoi une si bonne note? Parce que ça fait longtemps que je n’ai pas eu autant de plaisir à boire un whisky sans prétentions! Je vais m’assurer d’en avoir toujours une bouteille, même si comme TOUJOURS, la SAQ boude un excellent produit canadien bon marché.

Martin 88%
Rouge aussi profond que le meilleur des fûts de xérès espagnols. Il y a juste une chose qui ne cadre pas, c’est un whisky canadien. Nez: Un solide départ qui évoque Forty Creek par moments. Vanille, maïs, seigle et poivre nous leurrent sur la curieuse piste que nous pourrions avoir affaire à un bourbon, mais la couronne finit par nous rappeler à l’ordre avec de la cerise noire et du bon vieux sirop d’érable canadien. Bouche: Poivre, seigle, orange, cassonade, cerise et noix. Le bourbon disparaît ici pour laisser briller l’âme d’un authentique Crown Royal. Finale: Encore seigle, poivre et orange, mais cette fois sur une trame de pamplemousse. Équilibre: Le bad boy de Crown Royal. Le dram que boit la reine quand elle est en tabarnac.

RV 86.5%
Un beau tour dans une belle Cadillac, mais sans courbe pas moyen de tester les vrais capacités de la machine. Avec un nez assez ordinaire canadien, l’ouverture est passable avec le cuir de Canadian Club, sans profondeur. Au goût, le bois se déclare, mais c’est vraiment en finale que le caramel, la vanille et le chêne sortent pour laisser une profonde empreinte en gorge. Un bon whisky, qui gagnerait peut-être encore plus à sortir davantage des sentiers battus.

Crown Royal Bourbon Mash

40% alc./vol.

André 81.5%
Oh… Beaucoup d’influences du bourbon au nez avec la livraison de pommes rouges, de réglisse et de fruits sauvages, anis, le sirop de maïs, miel, la planchette de cèdre rouge. La bouche est plus épicée, poivrée et le toute-épice, la réglisse rouge fraiche et la pelure de pomme, encore le sirop de maïs avec une finale un peu trop influencée par le bois et le poivre noir broyé. Forte sensation tannique également en fond de bouche. Bizarre cet embouteillage, hésitant entre son identité Canadienne et ses influences Américaines, au final, on en perd son latin.

Patrick 89%
Une belle surprise que ce whisky, pour moi qui aime le bourbon, et pour satisfaire ma dent sucrée. Bon, j’aime pas beaucoup le sucre, mais ici, il est dosé avec brio! Nez : Savoureux de parfum de bourbon sucré, avec une touche de fruits et de vanille. Vraiment alléchant. Bouche : Bourbon hyper sucré, avec un panier de fruits des champs, de la vanille et quelques épices du chêne. Finale : D’une belle longueur, épicée et légèrement sucrée.

Crown Royal Cask 16

40% alc./vol.
Le Crown Royal Cask No.16 fait partie depuis peu de la gamme des whiskies fins de marque Crown Royal. Fruit d’un assemblage minutieux de plus de 50 whiskies canadiens vieillis et distincts, le Crown Royal Cask No. 16 séjourne avant l’embouteillage dans des fûts de chêne de la forêt du Limousin (France) ayant servi à la fabrication du cognac.

André 84%
Le jumelé du cognac et du rye rend le tout très sec en bouche. Laisser reposer le verre une bonne demie heure aide les arômes sucrées à s’exprimer avec plus de ferveur mais cette mixture demeure tout de même assez unidimensionnelle. Vif, acéré et franc en bouche. À l’image d’un tableau où le cadre, trop imposant, limite votre esprit afin de le laisser s’évader, le cognac empêche le whisky de s’affirmer pleinement et a sa juste valeur. C’est peut-être le fait que je ne suis pas amateur de cognac que ce cask 16 ne me rejoint pas vraiment. Ça aurait pu être le cask 15 ou le 17 que ça aurait été la même chose. Bien, mais pas assez distinctif et singulier pour le prix demandé. Pour le même prix, je préfère 3 bouteilles de Special reserve…

RV 82.5%
Très fancy, rye, une Canadienne de classe toutefois sans beaucoup de personnalité. Arrivée douce en agrumes suivi de rye et d’eau de rose. Finale légèrement vineuse, un peu trop caractérisée par le cognac, et aftertaste plus ou moins agréable de cœur de piment vert et de gingembre. Une fille très ordinaire avec une parure extravagante empruntée à l’une de ses amies: le premier coup d’œil est intéressant, mais de près, même si elle est loin d’être repoussante, on voit que sa tenue manque d’ajustements. Et à 100$, beaucoup trop dispendieuse.

Patrick 84%
Cassonade très riche avec légère épice. Au goût, la richesse de la cassonade explose pour laisser entrevoir un léger fruité rappelant le cognac entrelacé d’épices. En finale, on devine un délicieux chocolat noir.

Crown Royal DeLuxe

40% alc./vol.
Gimli, Manitoba, 1968. Le Crown Royal® – whisky canadien de qualité supérieure le plus vendu au pays – est le fruit d’une tradition aussi riche et unique que son goût. Sa saveur exquise résulte d’un assemblage méticuleux de 50 whiskies sélectionnés pour commémorer la visite au Canada du roi George VI et de la reine Elizabeth en 1939 : des bouteilles de ce whisky se trouvaient dans le train où ils voyageaient.

André 86%
Beau nez fruité et épicé et d’oranges sanguines rappelant le style presque organique du Pemberton whisky. Les effluves épicées du seigle sont assez évidente même si entourées d’un océan crémeux de vanille et de toffee. La volatilité du nez fera qu’après 5-10 minutes, celui-ci sera devenu plus calme et fruité. La texture en bouche est bien liquide, un peu veloutée, jusqu’à ce que le seigle épicé et poivre n’arrive, s’accompagnant de saveurs de fruits rouges, de gingembre et de pelures de pommes rouges cireuses. Finale qui étonne par sa force (merci aux épices et aux notes de seigle) et son caramel-toffee chocolatée et sa descente contrôlée de fruits épicés.

Patrick 79%
Au nez, vanille, fruits, caramel écossais et notes épicées. Au goût: Notes de chêne et vanille, épices. Sucré. En finale: Épicé, chêne. Plutôt sèche. Ressemble à une version « light » d’un Bourbon.

Martin 80%
Nez: Doux, vanille, doux, miel, fruits (raisins ou mûres) et re-doux… On croit difficilement à son 40% d’alcool. C’est limite la force d’un porto un peu torqué. Mais bon ça reste tout de même bien plaisant. Bouche: Oh? Au début on se rattrape un petit peu. Une mini-explosion d’épices nous rappelle qu’on a bel et bien affaire à un whisky. Un tout petit rappel de vanille et de miel, et puis les épices reviennent à la fin. Extrèmement doux et éphémère. Finale: Très très courte. Le côté épicé s’estompe rapidement, mais avec une qualité je dirais régulière et constante. Oh! Mais c’est bien une touche boisée après la dernière gorgée! Mon propre pays ne cesse de me surprendre. Équilibre: Deux mots : sans prétention. Un bon petit whisky pas cher qui ne veut pas faire de vagues. Surtout à ce prix, c’est le whisky du “beau-frère qui connaît pas ça” par excellence. Les langues sales diront qu’il est à l’image du Canada, mais je ne suis pas d’accord. Il faut être fier de notre bon vieux Crown Royal. Il porte bien son titre, il est tellement doux que même la reine doit s’en déscendre un petit dram de temps à autre.

RV 78.5%
Le genre de verre de whisky qu’on est content de finir… pour passer au prochain. Whisky canadien, avec un grain grossier, plus présent que dans la moyenne des blends. En bouche, il y a du caramel et un petit épicé presque le fun. La finale est dans le même genre, mais on s’en lasse trop rapidement.

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