Adelphi Liddesdale – Bunnahabhain 21 ans

46% alc./vol.
Batch 10 – 1011 bouteilles

Patrick 87%
Le nez m’a grandement déconcerté, mais une fois en bouche, ça se tasse pour devenir un superbe dram. Nez : Étonnant parfum de sève, d’herbe fraîchement coupée, d’agrumes et de bois frais. Bouche : Un peu de fumée, du chêne brûlé et épicé, des agrumes, une touche de sucre et un peu d’herbe. Finale : D’une longueur moyenne, épicée, boisée et légèrement fumée.

Blackadder Bunnahabhain Peat Reek

60.6% alc./vol.

André 87%
Cendreux et jus de citron, purée de banane. Plus maritime que « Islayesque ». Belle fraicheur, aéré et oxygéné. Malheureusement, trop diffus en bouche, principalement axé sur les fruits, ensuite balayés par un nuage de tourbe, de sel et de fumée. Ce n’est pas explosif comme mélange mais l’ensemble est bien présenté tout en manquant de punch. La finale est la suite logique de la bouche, sans surprises.

RV 87%
Droit au but. D’accord, de la tourbe. Sans aucune trace de fumée, et à la limite sucrée. L’arrivée est très très tourbée, exactement ce qu’on pouvait retrouver en bouche mais de manière beaucoup plus concentrée. L’aftertaste se dissipe assez rapidement, avec une belle finale de muscade et de citron, en de très belles proportions.

Patrick 90%
Un Bunnahabhain ca? On est loin du « gentle side of Islay »! Une tourbe très puissante portée par une fumée non moins intense occupe pratiquement toute la place au niveau olfactif. Avec un peu d’effort, on reconnait de l’orge un peu brûlé… Pour voir autre chose, il me faudrait plus d’imagination! En bouche, nous ne sommes pas dans la subtilité non plus : tourbe, fumée et un peu d’orge. La sensation est crémeuse, un peu à notre surprise. La finale est marquée par la fumée. Bref, simple et efficace. On aime.

Bunnahabhain 12 ans (ancien embouteillage)

40% alc./vol.
Bunnahabhain, dont le nom signifie « embouchure de la rivière », a donné son nom au village qui s’est créé autour ; en effet, c’est la distillerie qui a permis la fondation du village, par le travail régulier qu’elle a apporté à ses habitants. Auparavant, la lande, inhospitalière, était quasi déserte. Fondée en 1881, Bunnahabhain a été dès le début destinée à devenir une distillerie importante ; construite autour d’une cour, elle ressemblait à un château du Bordelais. Sa fusion avec W. Grant & Co. en 1887 a donné naissance à la Highland Distilleries Co. Ltd ; Agrandie en 1963, avec l’ajout de deux nouveaux alambics, sa physionomie générale n’en fut cependant pas trop modifiée. Bunnahabhain fait désormais partie du groupe de Burn Stewart depuis 2003. L’eau utilisée pour la fabrication du whisky provient de ruisseaux coulant dans les collines environnantes, et est nettement moins tourbée que ce à quoi on pourrait s’attendre. Ce single malt complexe du nord de l’île d’Islay constitue une excellente introduction aux whiskies légèrement tourbés. Un single malt vieilli en fûts de bourbon et de xérès.

André 81%
Est-ce qu’on est sur Islay avec ce scotch ? Malheureusement très difficile à trouver mais qui risque le détour ou l’achat si vous avez la chance d’en trouver une bouteille.

RV 81%
Le beurre du Bruichladdich avec le sherry herbeux du Speyside. Mélange de chocolat blanc et de sucre à la crème. Liquide, le début est encore plus Speyside, avec une finale qui revient sur le beurre. So-so, surprenant pour un Islay mais nonobstant sa région, trop sans surprise.

Patrick 82%
Léger, orge mouillée, odeur de new make… Semble très jeune. Léger fruité. Léger sucre. Beurre. Fait plutôt penser à un scotch du Speyside.

Bunnahabhain 12 ans (nouvel embouteillage)

46.3% alc./vol.

André 83.5%
Les fruits s’accrochent au nez, c’est dense et compact comme présentation. Gâteau au fruits qui s’accompagne des accents relatifs que l’on retrouve dans les bourbons; cerises et fruits des champs, bois, vanille et miel. Arrivée un peu fade, relevée – heureusement – par le taux d’alcool, bien fruité avec une petite pointe salée. Finale finement tourbée avec un twist herbeux et maritime.

Patrick 90%
Nez : Fruits mûrs, pomme verte, chêne et vanille. Subtile touche maritime. Bouche : Arrivée en bouche très chaleureuse, marquée par les fruits mûrs, le chêne et la vanille. La petite touche maritime en fait un dram tout de même unique et très agréable. Finale : Longue et chaleureuse, marquée par les fruits et le sel. Balance : Quelle amélioration depuis l’ancienne édition! Les compétiteurs devraient en prendre note : En augmentant le taux d’alcool et en faisant leurs devoirs, les gens de Bunnahabhain ont réussis à nous créer un whisky qui n’a rien à envier à la compétition.

Martin 84.5%
Ultra-roux et foncé, ultra-sherry. Nez: Un ballet semi-douteux de tourbe et de xérès. Raisins, vanille, réglisse rouge, dattes et fumée. Orge séchée. Gâteau aux fruits de ma tante. Bouche: Fumé et fruité. Pommes vertes, raisins secs, tourbe de plus en plus discrète. Chêne marqué par un taux d’alcool « sua coche », comme disent les jeunes. Finale: Belles épices chaleureuses du sherry cask mises en valeur par le bois sec et poussiéreux avec une bonne rasade de tourbe bien dosée. Équilibre: Assez puissant, quoique quelque peu maladroit. On dirait que ça veut trop tirer dans tous les sens. Certains coups atteignent la cible, d’autres moins…

RV 87.5%
Call of the Wild. Wow! Dès les premières effluves, on s’aperçoit que la bête jadis trop domestiquée est retournée un peu plus à ses instincts sauvages. Libérée dans le champs de tourbe, elle court un peu trop rapidement en bouche, mais la finale toujours avec son caractère huileux d’antan longtemps foule la tourbe avec vigueur. D’accord, il s’agit toujours d’un créature plus fine que les autres fauves d’Islay, mais de laisser 6.3% de corde alcoolique supplémentaire lui a fait le plus grand bien.

Bunnahabhain 12 ans Cask #1490

59.9% alc./vol.
From warehouse 9, 1st Fill Oloroso Cask, fill your own bottle at the distillery.

André 91%
Nez direct, comme un coup de poing en pleine gueule; sherry, le gâteau aux fruits tranché et passé au four, chocolat noir amer, pâte de fruits, dattes, cerises noires séchées, les prunes. Le nez est soyeux malgré le haut taux d’alcool. La bouche est bold et puissante, le sherry un peu vieillot, presque de la viande séchée, à la limite un peu pâteuse, la pâte de fruits, les cerises noires et les prunes séchées. Bonne astringence, le sherry un peu vieillot, légèrement austère et des notes fermes d’épices, un peu de poussière de vieux warehouse. Finale puissante, propulsée par l’alcool mais attendri par les notes de fruits. Seul reproche à ce whisky, peut-être un peu trop rectiligne. Points forts, intensité des saveurs et arômes, maitrise du taux d’alcool, équilibre général.

Patrick 75%
J’ai beau aimer le gin, quand je me sers un verre de whisky, c’est du whisky que je veux, pas du gin! Toutefois, à voir les notes de dégustation d’André, je suspecte plutôt un problème avec la bouteille de mon échantillon… Nez : Xérès et… gin? J’ai même changé de verre au cas où ça serait la source du problème. A mesure que le whisky respire, on détecte aussi une touche de caramel, mais les herbes sont toujours aussi présentes. Je suis décontenancé. Bouche : Eeeeech. Herbes du gin, bois, xérès. Après quelques gorgées, chocolat, vanille et caramel apparaissent discrètement. Finale : Longue, marquée par les épices du gin et des notes de bois brûlé.

Bunnahabhain 12 ans Moine Rum Finish

56.1% alc./vol.
Distillery Exclusive, bottle #15 of #242. En 2014, les gens de la distillerie transféraient leur whisky tourbé Moine dans des American White Oak Casks tout juste arrivés de la tonnellerie Kelvie à Bardstown Kentucky. Quelle surprise lorsqu’ils découvrent au travers les 1000 fûts de la livraison, deux ex-Caribbean cask. Il n’en fallait pas plus pour l’expérimentation. Dix années en ex-bourbon cask en plus de deux années supplémentaures en ex-Carribean rum casks…

André 93%
Holy fuck, quel nez. Définitivement le rhum… et la tourbe puissante et phénolique, le sucre brun, les bananes super mûres, copeaux de noix de coco, étrangement, un brin de sherry aussi ou de fruits rouges, sel de mer. La bouche livre des saveurs de canne à sucre épicée, la cannelle et la tourbe phénolique, sherry. La texture est onctueuse et ronde, l’apport de sucre arrondit beaucoup le côté masculin du whisky avant la montée de l’alcool tourbé et salé en toute finale de bouche. La finale est de caramel salé, de tourbe brute, de canne à sucre, le sirop pour les gauffres et de poivre. Comme on dit, du cr***s de bon jus…

Patrick 93%
Whisky as it should be. Excellent, savoureux, intense et superbement balancé. J’adore. Nez : Délicieux parfum de caramel, de cassonade, de succulents petits fruits et de belles volutes de fumée dont l’intensité va en tranquillement en croissant. Bouche : Contrairement au parfum, en bouche, la première chose que j’ai remarqué est l’intensité de la fumée. Puis, on sent de beaux petits fruits sucrés, du caramel et de puissantes épices venant du bois. Finale : Longue, intense et savoureuse. Marquée par le bois épicé et la fumée.

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