La Favorite Coeur de Canne

50% alc./vol.
Lamentin, Martinique. Rhum agricole blanc distillée dans un alambic à simple colonne de cuivre.

RV 85%
Impossible à passer à côté, ça respire la canne à plein, et même l’oxygénation ne parvient à y calmer les ardeurs, malgré une pointe sucrée qui reste assez loin. L’arrivée en bouche est un peu plus mitigée, avec du poivre et du sel qui s’y mêle. Par contre, l’apothéose survient lorsqu’on l’avale, alors que le poivre aux accents de sable volcanique s’exprime fortement au travers d’un party qui commence avec la venue d’agrumes (mangues, poires, goyave), de feuille de palmier et de jus de canne. Laissant un souvenir impitoyable, à 50% d’alcool il faut s’y être préparé. Définitivement, sauf peut-être en ti-punch, pas quelque chose à servir à l’aveugle à quelqu’un qui ne connait pas les vrais rhums blancs.

Patrick 75%
Sent le new make spirit. Goûte le new make, avec une touche de brûlé et de canne à sucre. Une belle curiosité, mais sans plus.

La Casa Grande Gold Rum

40% alc./vol.

RV 67%
Sérieusement, c’est du rhum ca? Vous êtes sûr? Rhum légèrement mieilleux mais encore, ca ne ressemble pas à du rhum. Meme chose au gout… encore une vraie de vraie insulte: de l’eau alcoolisé avec un miel d’abeilles sur la drogue. Même pas digne d’un drink où le rhum ne goute pas. Il y a des limites à faire dans le générique..

La Casa Grande Silver Barbados

40% alc./vol.

RV 73%
Rhum hyper conservateur a la limite de la vodka. Dentifrice et menthe, I can’t believe it’s not vodka. L’arrivee en bouche est plus ronde mais une fois de plus on dirait de la vodka, même chose au goût. Vraiment on jurerait de la vodka et la finale et chaude. Comme vodka peut-être ok, mais comme rhum, faudrait bien y gouter du sucre.

Largo Bay Barbados Gold

40% alc./vol.

RV 70%
Insultant. Très petite odeur mais comme son frère argenté, le bois – les très maigres traces – semble abasourdir le tout. En bouche c’est encore pire, vraiment vraiment mauvais… penser à une très mauvaise vodka pleine de putride genièvre, rajoutez du bois pourri… la plage de Largo Bay est vraiment à éviter.

Largo Bay Barbados Silver

40% alc./vol.

RV 75%
Dude, where’s the rum? Ah! La vodka. Dentifrice doux toute prête pour le punch aux fruits caribéen. En bouche assez transparent: peu de finale, peu de goût mais beaucoup de déception. Couronné par un aftertaste mentholée. J’aimerais en dire mais pour un rhum aussi cheap (lire ici non généreux) c’est suffisant.

Rhum JM Extra Vieux 1994

45.2% alc./vol.
Fonds Préville, Nord Martinique. Rhum extra vieux de 15 ans, gagnant de nombreux prix et souvent qualifié de « meilleur rhum au monde ».

RV 93%
Dès les premières effluves, immédiatement on sait qu’on se retrouve devant un tableau d’une énorme complexité mais d’un raffinement tout aussi élevé. Canne, agrumes, tabac, feuilles, vanille, safran et bananes. Le goût est un peu plus subtil et difficile à cerner, avec la canne et la puissance du baril qui l’a vieilli pendant si longtemps, avant que n’apparaisse après environ 30 secondes en bouche un caramel. La finale débute par la vanille, puis les agrumes et des épices (cannelle?) et même un peu de raisin, qui subsiste en aftertaste. Quand on parle des spiritueux contemplatifs, celui-ci s’y montre particulièrement habile, avec une largeur jamais rencontré auparavant et un développement de saveurs qui fait que, jusqu’à maintenant, je suis d’accord avec ceux qui le considère comme le meilleur au monde.

J.Bally

45% alc./vol.
Le Carbet, Martinique. Rhum ambré toujours produit en Martinique malgré la fermeture de la distillerie en 1989.

RV 82.5%
Comme sa couleur très orange, les agrumes se battent avec l’herbe d’une quenouille sucrée et du papina en petite mesure. L’arrivée est dans le même ton de fruits tropicaux mélangé à l’herbe sucré, mais reste assez tranquille jusqu’en finale, où ça tire presque sur du blé extrêmement sucré, bien sûr avec la touche caractéristique de la canne fraîchement coupée. L’aftertaste lui aussi œuvre dans le même secteur, sans grande surprise ni fausse note. À défaut d’être surprenant, ce rhum est assez apaisant, le genre pour se dépayser sans se challenger.

Patrick 70%
Nez un peu aigre qui ne donne pas envie d’aller plus loin. Canne verte non sucrée au goût. Finale courte ou la canne s’étire. M’inspire l’image d’une distillerie dont les employés doivent boire la majeure partie de la production sur la job. Quand un enfant est trop curieux au sujet de vos spiritueux, vous lui en donnez 2 gouttes et vous êtes assurés qu’il ne touchera plus à l’alcool avant d’avoir 18 ans.

Khukri Rum

43.05% alc./vol.
Népal. Cette distillerie est située dans le Népal à Balaju dans le canton de Kathmandou à presque 1500 mètres d’altitude. Cette installation date de 1959 et les premières distillations du grand rhum Coronation Khukri datent de 1974 avec l’utilisation de cette bouteille spéciale en forme de couteau de la Garde Impériale Népalaise. 80% de la production de ce rhum est vendue au Népal ou en Indes, seuls quelques importateurs parviennent à se faire livrer quelques bouteilles de cette distillerie.

André 86%
Cassonade, sucre caramélisé, céréales Honey Combs. Bouche de canne à sucre, léger brûlé, oranges. Bien ficelé et surprenant de générosité.

RV 83.5%
Sucre de canne plutôt que de la véritable canne, ou bien davantage de cassonade aromatisée au sirop de table que d’autre chose. L’arrivée est douce, puis le piquant de l’alcool se montre, en restant poli. La finale est un peu hors norme avec des oranges et malgré que les éléments qui le compose individuellement sont ordinaires, l’ensemble fait foi d’une bonne cohésion qui résulte en une note plus élevé que je ne l’aurais cru pour une bouteille aussi suspecter.

Patrick 86%
Cassonade fruitée. Nez impressionnant par la puissance de son sucre et de son fruit. En bouche, la cassonade semble brûlée, mais le jus de fruit vient équilibrer le tout. Finale trop courte et qui tombe à plat… Dommage! Un bel ensemble, très savoureux, qui irait se chercher une meilleure note ne serait-ce de la finale.

Habitation Saint-Étienne (HSE) 2002 Single Malt Finish Extra Vieux

45% alc./vol.
Gros-Morne, Martinique. Rhum agricole vieilli en fût ayant contenu le whisky Smokehead.

RV 87.5%
Assez standard quoique gênée au nez, la canne est retenue par la vanille, une pointe de caramel et de cassis, surplombée de ne serait-ce qu’un tout petit filet de fumée qu’on ne peut probablement apercevoir que si l’on connait la finition spéciale. En bouche par contre, c’est une attaque balsamique, plus médicamenteuse mais toujours aux accents de rhums agricoles. La finale n’a quant à elle plus rien à voir aux rhums, se retrouvant dans l’univers légèrement marin, tourbé et profondément cendreux de certains scotches d’Islay. En aftertaste, la canne tente de refaire surface et y parvient après un étrange et violent combat avec la cendre vinaigrée, qui s’échelonne pendant un bon moment. Dans le monde des rhums, cette bouteille détonne et peu certainement choquer. À l’instar des whiskies du Speyside où l’alcool du baril de finition est beaucoup trop puissant, il ne s’agit pas du meilleur mariage, mais pour l’amateur de Laphroaig et de ses voisines qui tente de faire un saut du côté des rhums, difficile de ne pas sourire.

Havana Club Seleccion de Maestros

45% alc./vol.
Cuba.

RV 83%
Enfin, un rhum industriel au nez fin, rempli de terre et de caramel intense et texturé, à un tel point qu’il colle au palais simplement en le respirant. L’arrivée en bouche est sucrée, joviale et la canne sèche se laisse désirer. La finale est en bonne mesure de caramel construire, hélas l’aftertaste est un peu décevant, davantage à l’image des rhums industriels de moins bonne qualité (lire ici par exemple les autres Havana Club). Tout de même, demeure le meilleur (et le seul) agréable Havana Club.

Havana Club Cuban Barrel Proof

45% alc./vol.
Cuba. Version cask strength du Havana Club, vieilli en fût de chêne blanc extra-vieux.

RV 79%
Absolument rien d’impressionnant, même si supérieur au 7 ans de même provenance. Au nez c’est toujours une histoire de caramel un peu trop brûlé et de cigare, cette fois-ci heureusement en version beaucoup plus atténué, surtout lorsque le liquide a bien respiré. En bouche, le caramel brûle de manière très intense mais sans profondeur . La finale commence de manière un peu bizarre et végétale (assez aigre) avant que le caramel ne vienne sucrer l’ensemble pour donner une boisson que j’oserais presque prendre straight, mais que j’apprécierais probablement plus dans un Mojito ou un Rum and coke.

Havana Club Añejo 7 ans

43% alc./vol.
Cuba.

RV 68%
Bizarre, vraiment pas clean, comme si les employés de la compagnie sœur de Havana Club (une fabrique de cigare) ne se lavaient pas les mains en changeant de production. Sur la langue, on retrouve un jus de cigare mélangé à d’autres épices, elles aussi pas très propres. Avec son odeur de rum and coke botché, plus il respire et moins il est bon. Une belle (?) démonstration d’un mauvais whisky industriel passé date.

Patrick 79%
Nez de cassonade brûlée et touche de canne. Fruité, cassonade, chêne brûlé, tabac, touche de vanille. Finale un peu trop courte. Le manque de balance lui fait malheureusement perdre de nombreux points…

Gosling’s Black Seal Rum

40% alc./vol.
Bermudes.

RV 82%
Rhum industriel d’abord, avec un accent funky, mais plus sale que végétal. L’arrivée est d’abord acide, puis ronde, avec beaucoup de personnalité. Son point faible, la finale est malheureusement un peu moisie au début, pour devenir épicée, de bonne longueur, mais sale. Sans être dépourvue d’intérêt, j’ai déjà voyagé en de meilleurs destinations.

Gosling’s Family Reserve

40% alc./vol.
Bermudes. Rhum fabriqué aux Bermudes et embouteillé par Heaven Hills au Kentucky.

Patrick 89%
La toute première bouteille de rhum que je me sois achetée, je n’ai encore rien trouvé à ce jour qui y ressemble.  Un excellent whisky, mais son intensité fait en sorte qu’il est difficile d’en prendre plus qu’un verre.  A partager entre amateurs de rhum!  Nez : Clous de girofle, papaye, caramel brûlé, épices rappelant un bourbon et notes de chêne.  Semble extraordinairement complexe.  Bouche : Onctueuse et chaleureuse et ce, à un niveau d’intensité rarement égalé.  Très épicé, chêne intense, avec des notes de papaye, de rhubarbe et surtout de caramel brûlé.  Après quelques gorgées, on détecte aussi des notes de fruits exotiques tel que l’ananas ainsi qu’une pointe de poivre.  Finale : Extrêmement longue et sirupeuse.  Le chêne brûlé, le poivre et le clou de girofle y dominent.

RV 83%
Bizarre papaye séchée qui colle aux narines. En bouche, l’apport du bois rend le brûlé trop agressif, mais heureusement la finale rétablit la papaye qui se joint à de l’ananas. Particulier certes, mais je ne sais si j’aime ou pas. Malgré tout, il vaut définitivement la peine d’être essayé, reste à savoir si c’est pour l’adopter.

Flor de Cana 18 ans Centenario

40% alc./vol.
Nicaragua. Le plus vieux rhum de la gamme Flor de Cana, distillé à partir de mélasses fermentées.

Patrick 83%
Facile à boire, mais un peu trop sucré à mon goût et sans grande complexité. Pour l’amateur à la dent sucrée qui ne veut pas se casser la tête. Nez : Doux caramel sucré avec une pointe de chêne et de vanille. Ne présente pas une grande complexité. Bouche : Caramel légèrement brûlé en bouche, avec un chêne assez marqué. L’ensemble est très sucré. Finale : D’une belle longueur, très sucrée.

RV 83.5%
Assez doux, il se présente olfactivement avec des relents de caramel boisé un peu caramélisé. En bouche, est réellement plus verte en conservant son sucré, et le suivi de l’arrivée sur les papilles jusqu’à l’aftertaste démontre une balance peu commune. À défaut d’être unidimensionnel, c’est un rhum que peu de personne pourrait ne pas aimer.

Elements 8 Gold Rum

40% alc./vol.

Patrick 78%
Nez de canne et de cassonade brûlée.  En bouche, l’arrivée goûte l’eau et le savon.  A la 2ème gorgée, les notes de cannes et de fruits rouge sont plus présente, mais avec des notes métalliques qui s’étirent en finale.  Ouin, bof.

Elements 8 Spiced Rum

40% alc./vol.
Sainte-Lucie. Rhum infusé en alambic avec 10 fruits et épices de l’Ile Sainte-Lucie.

RV 79.5%
Il y a bien du rhum sous cette avalanche d’épices et de parfums, mais on est évidemment beaucoup plus près d’un Captain Morgan Spiced que d’un rhum agricole. Le tout garde néanmoins une meilleure posture que le capitaine. En surprise, en bouche le caramel est très et arrive à surpasser les épices. Par contre, en finale, explosion subite de poivre qui n’a plus grand-chose à voir avec le rhum. La finale est bizarre malgré le poivre qui retentit toujours. J’ai toujours adoré poivré mes aliments, mais il y a toujours des limites. À garder pour les mix qui nécessite cet épice.

El Dorado Single Barrel

40% alc./vol.

RV 84.5%
À laisser respirer sufisamment sinon ce n’est qu’un rhum industriel de mauvaise qualité au nez, accompagné d’un peu d’orange. Au bout de quelques minutes, un brin de canne, le caramel et le cuir font leur apparition. En bouche, j’y découvre un crème caramel un peu farineux mais aussi à la fois assez doux. La finale d’orange très mure est beaucoup intéressante même si elle meurre un peu rapidement dans le même caramel. Il faut donc attendre le soubresaut de l’aftertaste où l’orange revient pour laisser un bon souvenir. Toutefois, un single barrel sans mention d’âge, sans date de fabrication et réduit à 40% d’alcool, ça ne sonne vraiment pas assez authentique à mon goût, surtout pour une bouteille à ce prix là.

Patrick 80%
Herbeux, avec cassonade brûlée. En bouche, touche métallique à l’arrivée, suivi de caramel cheap. Quelques épices à steak viennent compléter le tout.


El Dorado 21 ans

43% alc./vol.
Il s’agit d’un blend de rhum de 21 ans et plus, vieilli en barils de 45 gallons à moins de 6 degrés de l’équateur.

RV 88%
Canne tout d’abord vinaigrée, puis caramélisée. Très caramélisée. L’arrivée est toute aussi hyper sucrée, presque trop, quoiqu’un poivré intéressant vient rejoindre le mélange. En bouche, le poivre est remplacé par de l’orange qui se distingue bien malgré l’incessante attaque du caramel. La finale, un peu courte à mon goût, reste dans le même ton, et l’aftertaste reste très longtemps pour faire profiter de l’imposant sucré de l’expérience. Une belle preuve que les rhums industriels savent aussi parfois très bien faire.

El Dorado 15 ans Special Reserve

40% alc./vol.
Demerara Distillers, Guyane.

Patrick 86%
Un très bon rhum autour duquel les puristes des styles traditionnels et agricoles pourraient se réunir.  Sans être le plus complexe, il offre tout de même une saveur intéressante et une balance bien réussie.  Nez : Délicat jus de canne à sucre dans le lequel on ferait tremper des éclats de chêne.  Bouche : Canne à sucre, prune, chêne et vanille épicée.  Même si l’ensemble demeure distinctivement végétal, on a l’impression d’avoir affaire à un hybride traditionnel/agricole.  Finale : Longue, présentant un mélange de saveurs végétales et surtout une vanillé épicée très marquée.

RV 82.5%
L’arrivée de canne est tranquille, un peu trop pour un 15 ans à mon goût. La finale est quant à elle plus sucrée et fruitée, avec de la prune en proéminence. Assez intéressant même s’il se fait mieux dans le même genre, et que je lui préfères de loin son aînée de 21 ans.

El Dorado Silver 6 ans

43% alc./vol.
Guyane. Rhum vieilli 6 ans puis filtré au charbon, il est exclusivement disponible au Canada.

RV 81.5%
Industriel, mais sans la partie chimique désagréable trop souvent commune. L’arrivée tout particulièrement aux agrumes (papaye et banane) et à la noix de coco qui est assez forte. En finale, ça s’approche de la canne caramélisée avant de se terminer tranquillement malgré un soubresaut de cannelle. Très bonne valeur pour un industriel, bon goût pris straight et en rupture d’agricole blanc, très approprié pour le ti’punch et le mojito.

Dos Madeiras Luxus

40% alc./vol.
Espagne.

RV 89%
Nez hors du commun: bien peu de bois mais une abondance de cassonade et un peu d’epices itou. Doux en bouche, le fruit est moins present mais plus cremeux, avec juste le bon poids sur la langue. En finale je retrouve la qualite du Dos Madeiras, encore plus fancy, avec des notes veloutes de mures. Un grand rhum, mais au double de l’edition originale, j’opterais pour un double Dos Madeiras original.

Dos Madeiras PX

40% alc./vol.
Espagne. Rhum vieilli 5 ans dans les caraibes puis 5 ans dans des fûts ayant contenu des sherry de 20 ans.

Patrick 87%
Un beau mélange savoureux de sucre et d’épices.  Nez : Parfum de caramel et de xérès.  Touche de vanille et de chêne.  Bouche : Beau chêne épicé, sucre brûlé et jus de fruit mûr.  Finale : D’une longueur moyenne et épicée.

RV 92%
Nez très puissant de raisins et de figues (à l’image du Forty Creek Double Barrel Whisky), avec du caramel très sucré et de la vanille fraîche. Le sucre a la même efficacité sur les papilles malgré le raisin qui se fait entendre davantage, et le sherry qui pousse au travers, de manière bien dosée. En finale, on assiste à un retour du raisin mais en déclinaison tarte raisins secs et sirop d’érable, avant de se conclure sur un élan de caramel légèrement brûlé un peu plus classique mais d’excellent goût. Un peu trop dénaturé à mon goût, un peu cher mais facilement comparable en terme de qualité avec les bons whiskies de prix comparables ou supérieurs.

Diplomatico Ambassador

47% alc./vol.


Patrick 91%
On parle souvent de cassonade en parlant de rhum…  Mais ici, on jurerait s’être mis la tête dans le sac!  En bouche, le premier mot qui me vient en tête est « sublime »!  Un mélange de caramel dolce de leche et de vanille assez époustouflant.  La finale s’étire sur une note de chêne brûlé.  Un ensemble très bien réussi…  Je m’en achète une caisse dès que je gagne le million à la loterie!

Diplomatico

40% alc./vol.
Venezuela.

Patrick 92%
L’un des meilleurs vendeurs à la SAQ, qui est en perpétuelle rupture de stock!  J’ai d’ailleurs converti des dizaines de néophiqtes aux joies du rhum grâce à celui-ci : Facile d’approche pour le novice, il saura aussi satisfaire l’expert.  Sa plus grande force réside dans le fait qu’il agrémentera toutes vos fins de soirées, que ce soit après le ski ou après une chaude soirée à danser le « Joropo » (danse nationale du Vénézuela) à l’extérieur!  A ce jour, mon rhum favori.  Nez : Caramel brûlé, cassonade, pot-pourri et avalanche de petits fruits.  Puis, le chêne émerge de l’ensemble lui conférant un parfum qui met l’eau à la bouche!  Bouche : Le rhum à son meilleur!  Belle texture enveloppante, chaleureux et sucré, regorgeant de caramel, de chêne brûlé et de discrètes, mais non subtiles notes de fruits.  Le tout est complété par de belles épices et une touche de raisins secs.  Finale : D’une longueur parfaite, s’étirant sur le caramel et les épices.

RV 83.5%
On fait en effet dans le diplomatique, l’érudits mais aussi dans la mélasse industrielle et profondément ensevelis, quelques fruits bien mûrs. L’arrivée est piquante mais un peu plat. Tout est compressé en finale avec du bon raisin sec, de l’érable et une légère pointe de mélasse. Dans l’ensemble assez bien, mais reste somme toute ordinairement conservateur.

Depaz Blue Cane Rhum Agricole

40% alc./vol.
Saint-Pierre, Martinique.

RV 83%
Petit parfum bien doux, aucun caramel ne colle dans les narines, c’est plutot de la belle canne. Attaque soutenu de sucre végétal, la finale est un peu trop verte mais l’aftertaste corrige le tout. Beau rhum agricole d’introduction malgré le manque de sucre, mais étant donné sa grand typicité, davantage a boire straight qu’en mojito.

Dzama Rhum Ambré

40% alc./vol.
Madagascar.

RV 90%
Dans sa catégorie à part: gâteau ou pain perdu à la vanille, mais peu de caramel ou de canne. Un armagnac des îles du sud. L’arrivée en bouche est très douce, même un peu trop, parfumée de fruits discrets. J’aimerais vraiment connaître le processus de fabrication de ce rhum car dans toute sa bizzareté, il est plus qu’appréciable.

Cruzan Aged Amber

40% alc./vol.
Îles Vierges.

RV 84%
Dans les rhums, trop en règle. En bouche, une texture laiteuse soutient la cannelle jusqu’a la finale dans le même élan. Étant donné la réputation de ce rhum, je reste un peu déçu du manque de finition, ayant l’impression qu’on n’a travaille que la texture en oubliant le goût.

CockSpur Bajan Crafted 12 ans

43% alc./vol.
Barbades. Rhum industriel vieilli 2 ans en fûts de whisky et de bourbon.

RV 84%
Crazy glue au caramel, le nez n’est pas des plus subtils ou distingués, ce qui fait que ce n’est pas facile de ne pas appréhender ce qui va suivre. En bouche, mieux équilibré avec le bois brûlé qui vient faire disparaitre la colle et qui contrôle tout de même bien le caramel, en l’épiçant juste comme il se doit. En gorge, soubresaut de colle avant que ne remonte le caramel qui laisse un aftertaste sucré-collant plus qu’adéquat. Difficile à noter par son nez vraiment pas à l’image du reste, il s’agit d’un bon rhum sans être un incontournable absolu.

Clément Rhum Vieux Agricole

44% alc./vol.
La Trinité, Martinique. Blend de rhums vieillis pour un minimum de 3 ans.

RV 85.5%
Cette fois-ci, il s’agit d’une canne très verte et végétale au nez, avec des élans de citron et de lime (donc parfait pour l’accord avec les ti-punchs), et même un peu métallique. Sur les papilles, c’est tout aussi vert, puis cuivré, très cuivré et un peu huileux, comme si le spiritueux était resté trop longtemps dans l’alambic. La finale est de son côté d’abord à mi-chemin entre le fer et les épices, pas très loin du jus de canne, puis s’estompe avec de la pierre calcaire et du caramel, dans une finale qui serait meilleure un peu plus longue et plus sucrée. Un rhum tempéramental qui manque peut-être un peu de balance ou de direction mais qui sait rester très typé. À mon goût, un peu comme le Chivas Regal chez les blended scotches: loin d’être le meilleur, il reste un très beau standard d’étalonnage, et un beau rhum à la bonne franquette de tous les jours. (je tiens à souligner que pour ma critique pour ce whisky, j’ai tenté de rester un objectif, or il s’agit aussi du salaire que j’ai reçu pour le poisson ramené à la suit d’une excursion de pêche à 20km des cotes de la Martinique, alors l’expérience est probablement d’un ou deux pourcents sur la note)

Patrick 75%
Belle chaleur au nez, canne brûlée. Arrivée en bouche chaleureuse marquée par le chêne brûlé et la canne… qui se transforme malheureusement en quelque chose de désagréable rappelant les toilettes chimiques bleues. La finale permet de récupérer quelques points avec une saveur de canne brûlée. Ne serait-ce de la « twist » bizarre au niveau du goût, aurait pu se mériter 10 points de plus.

Clarke’s Court Superior Light Rum

43% alc./vol.
Iles Grenades. Rhum âgé de moins d’un an et vieilli en ex-fûts de bourbon et de whisky.

RV 78%
Canne de Noël et vodka. Porte très bien son nom de Light rum, car mis à part son aspect liquoreux et son arrivée un peu plus aigre, sa finale et son développement général n’est pas des plus palpitant. La seconde gorgée, quoiqu’un peu moins monotone, viens confirmer l’ennui de ce rhum. Un « next please » qui fait peut-être le travail en cocktail, mais pas à capella.

Patrick 79%
Sent l’eau. Bon, il y a des traces de canne dans l’eau. Goûte l’eau et le sucre. Pas vraiment de finale. Globalement, un verre d’eau sucré et alcoolisé. Rien de désagréable, doit être utile pour les cocktails et les chauds après-midi d’été.

Brugal 1888

40% alc./vol.
République Dominicaine.

RV 78.5%
Nez de rhum industriel ayant séjourné dans les fruits un peu trop longtemps; une pile d’abricots dans un complexe industriel et chimique. Sur la langue, le rhum est acerbe et sec, s’étend rapidement mais pénètre peu. Finale toute aussi sèche, le butane redoutable se pointe en finale. Avec de la patience et beaucoup d’oxygène, se corrige légèrement mais trop peu,trop cher et trop tard; vraiment pas mon style pour un rhum au même prix ou plus cher que les Favorite Cœur de Rhum et Dos Madeiras 5+5.

Rhum Bielle Marie-Galante

50% alc./vol.
Guadeloupe.

RV 90%
Une très large palette pour une grande toile. Fortement agricole avec la terre de la canne et de l’ananas pas trop sucré. Belle profondeur sans être exubérant, l’arrivée est aussi dans les tropiques avec du lait de coco et de la goyave et un pourcentage d’alcool qui se sent. Finale on pourrait difficilement plus sucrée dans la trempe des meilleures rhums de la série.

Bielle Rhum Vieux 2003

55% alc./vol.
Guadeloupe. Brut de fût.

RV 86.5%
Mi-cane mi-caramel avec une l’odeur des premières branches de végétaux derrière une industrie de sucre. En bouche, Leger en texture et lourd de cane épicée, c’est davantage la finale qui est appréciable avec un début fort en canne, puis un tournant vers un sirop de cane, menthe et cassonade. Un peu léger en finale, mais très bien malgré tout, meme si j’aurais aimé sentir un peu plus l’impact du pourcentage pour ce rhum cask strength.

Barbancourt 5 Star

40% alc./vol.
Haîti. 8 ans d’âge.

RV 87.5%
Nez appétissant d’orange et de cerise. Livre peu en bouche, mais avec une douceur de caramel qui transite suavement vers le sucre. Conclut par une belle finale sucrée et végétale. Une belle surprise, avec une propreté rarement rencontrée dans les rhums industriels.

Bacardi Rhum 8 ans

40% alc./vol.
Bahamas.

RV 80%
Industrie de pétrochimique ou de traitement de gaz de butane pour briquet. Sur la langue rien ne se passe (ou si peu), mais la finale d’orange, quoique passagère, vient corriger le mauvais nez, avec aussi des teintes de caramel. Ne choque pas, passe assez bien un fois le nez conquis mais pas pour le genre à être fier à servir à des connaisseurs. À garder pour mélangé avec du 7up.

Patrick 80%
Au nez, la cassonade que l’on s’attend d’un rhum traditionnel, minus la plupart des épices, remplacées par eeeh, de l’eau et du butane? Au goût par contre, une belle chaleur sucrée nous emplit la bouche. Cassonade, fruits rouges, un peu de caramel. Idéal lorsqu’il fait chaud et qu’on ne veut pas casser la tête et aussi pour en prendre un verre de trop tellement il est doux et inoffensif. Un excellent choix pour s’initier aux rhums, mais le connaisseur l’utilisera pour faire les meilleurs Mohitos en ville!

Bacardi Superior

40% alc./vol.
Cuba.

RV 74%
C’est un rhum ça? Sérieusement, c’est de l’Aquafina assaisonnée au rhum, n’est-ce pas? Au nez, on est presque plus proche du gin (coupé à 75% d’eau) que du rhum. Sur la langue, il est visqueux, avec une pointe de sucre et de menthe. En finale il y a un peu plus d’épice, mais ça se calme assez rapidement. Bon d’accord, il ne peut pas faire peur à beaucoup de monde, mais comme rhum, c’est un peu fort d’oser l’affubler du qualificatif Superior; mais convient peut-être amplement à la catégorie de gens représentée par les initiales de ce produit.

Patrick 75%
Au nez, quelques épices rappelant le gin. Au goût, l’approche rappelle aussi le gin, mais le sucre blanc vient rapidement éteindre toute propension à être savoureux. Les normes de qualité suivies pour créer ce rhum sont incroyablement élevées, mais il est dommage que la filtration finale visant à le rendre blanc lui enlève aussi presque toute saveur. Sans faute, sans vraiment de goût non plus; De toute façon, son objectif est de servir de base aux cocktails, cocktails qui attirent majoritairement une clientèle qui ne viendra jamais visiter ce site. Bref, on s’en fout un peu.

Appleton Estate Master Blenders’ Legacy

43% alc./vol.

RV 87%
Belle profondeur pour ce rhum de fête foraine. Dans la suite des Appleton Estate, donc de bon goût, mais assez conservateur. Toutefois de la cerise apparait au nez et en bouche, et la finale est attrayante, avec de la pomme au caramel et un peu de cane a sucre et de sucre d’orge. Rien d’extraordinaire (surtout pour le prix) mais loin d’être mauvais.

Appleton Estate 21 ans

43% alc./vol.

RV 87.5%
Très beau caramel savamment dosé avec le chêne qui semble toujours teinté d’une bonne rasade de bourbon vanillé. L’orange à peine perceptible au nez détonne en bouche. La finale est toute de caramel, un peu trop industrielle (crasseuse) mais la finale est un très bel exercice de balance entre le caramel et de la sève chaude et suave. Savant mais un peu moins dans ma palette, la qualité est toutefois indéniable.

Appleton Estate 12 ans

43% alc./vol.

RV 81%
Comme sa petite sœur, j’y détecte toujours le caramel et les pommes, mais cette fois-ci avec davantage de profondeur, ce qui reste l’ensemble plus appétissant. L’arrivée est moelleuse malgré que le sucre brûlé y soit trop fort, et ce que l’aftertaste laisse comme souvenir. Après le profil de son superbe nez, je suis déçu du reste de la silhouette.

Patrick 84%
Notes de cassonade et de chêne brûlé au nez. En bouche, l’arrivée en bouche est marquée par le chêne brûlé, suivi par la cassonade et le fruit. Finale agréable s’étirant sur une saveur rappelant un rye. Bien équilibré, un bon rapport qualité/prix.

Appleton Estate V/X

40% alc./vol.
Jamaique. Blend de rhums provenant de mélasses distillés et âgés dans d’ex-fûts de Jack Daniels.

RV 80%
Caramel et pommes rouges très sucrées, en bouche on oublie un peu les saveurs mais on retient la chaleur de celui-ci. L’arrivée est sympathique avec de la mélasse, et la finale est légèrement brûlée. Sans être vraiment efficace, il s’agit d’un petit rhum inoffensif mais agréable, qui tient plus du confortable que du sportif.

Patrick 80%
Nez riche et suave, sans nécessairement grand relief toutefois. Au goût, délicieuse cassonade fruitée qui explose agréablement en bouche. Finale malheureusement un peu trop courte.

Angostura 5 ans Premium

40% alc./vol.
Trinidad et Tobago

RV 75%
Caramel brûlé anonyme, trop discret à des milles olfactif. L’arrivée, à l’image du nez, est très douce malgré que l’on puisse y détecter des épices, du bout des lèvres. Par contre, tout s’effondre en finale avec un goût de ballounes 3 jours après l’anniversaire, et l’aftertaste pèche par le même goût désagréable. Ouch.

Patrick 79%
Chêne brulé et touche de fumée au nez, avec un peu de poussière? Au goût, riche caramel et touche de vanille me rappelant les sundaes au caramel de McDonalds. Finale chaleureuse avec touche feuillue. Agréable, bien équilibré. Sans faute majeure, mais manque de relief…. Idéal pour l’amateur de McDonalds. Tiens plus du burger régulier que du Big Mac toutefois

Zoladkowa Gorzka

40% alc./vol.
Vodka polonaise aromatisée aux herbes.

RV 78%
Quench aux raisins et épices. Rye sur la drogue, ou boisson bizarre à la Carolina Catdaddy. Sirop pour la toux à saveurs d’épices, avec une finale on ne peut plus bizarre de raisins et de navets. À la limite de l’intéressant, mais doit rapidement tomber sur le coeur.

Wyborowa Exquisite

40% alc./vol.
À base de seigle.

RV 89%
Au nez, épices, terre et champignons bien balancés. Toujours les épices en bouche et finale assez longue, sur des épices lustrées telle la cannelle, toute en douceur et subtilité. Une belle preuve que la vodka peut être appréciée pour soi même, en dehors des mix, et non à peine sortie du congélateur. Un réel plaisir à regarder, mais pas autant que celui de la découvrir nue dans son verre, et le souvenir de l’aftertaste est quand à lui très hot.

Wyborowa Vodka

40% alc./vol.
Rye, Pologne, 1823. À base de seigle, distillée 3 fois.

RV 81%
Citronnée et fraîche au nez, elle arrive rapidement et explose des le début de la finale. L’aftertaste quant à lui présente un retour vers le citron, qui reste assez longtemps. Une autre belle vodka d’initiation, avec un brin de personnalité, mais sans la classe de son exquise sœur.

U’lukva Vodka

40% alc./vol.
Pologne. À base de brains, distillée en petites batches.

RV 82%
Seven Up mais comme si on lui avait ajouté du sucre, avec une texture en bouche très très lustrée et juteuse. Par contre, le goût est très éthéré et transparent, même si on peut y trouver une vanille très lointaine. La finale est plus ronde, avec un étrange mélange de poivre et cassonade dans une belle balance. À 61$, un peu chère, mais peut-être convenable pour ceux qui aiment les vodkas fines sans trop de personnalité.

Ultimát Vodka

40% alc./vol.
Bielsko-Biala, Pologne. À base de blé, de seigle et de patates.

RV 86%
Difficile à définir au nez, tire un peu partout, dans les épices, les fruits et même légèrement sur la fumée. Très douce en bouche, mais garde une belle caresse d’épices sucrées en finale. Elle s’éteint ensuite suavement quoiqu’un peu trop rapidement. Une chaude et puissante pluie d’été, sans tonnerre ni éclair mais avec un impressionnant couvert de nuages, suivie d’un bel arc-en-ciel.

Troïka Premium Vodka

40% alc./vol.
Diageo, Canada.

RV 77%
Nez très légèrement vanillé, au nez on ne peut s’attendre à grand-chose. Attaque hâtive légèrement fumée, avec des épices qui prennent du temps à ouvrir. Finale à mi-chemin entre le genièvre et la menthe, avec un tout petit peu d’épices. Pas désagréable, le genre de vodka qu’on retrouve dans le fond de l’armoire à boisson de mononcle, qui est loin de nous impressionner mais quand on s’attend à trouver la Vodka de Kuyper entre une vieille bouteille d’Harfang des Neiges et d’une autre de Beefeater et qu’on tombe sur Troïka, on lui trouve presque des qualités. Par contre, en nous l’affichant sur sa bouteille, Troïka nous démontre que l’appelation « Premium vodka » ne doit pas être régulée, du moins pas au nez de la qualité.

Tag no5 Vodka

40% alc./vol.
Canada.

RV 85%
Ressemblant à la Iceberg, la menthe et le 7up sont olfactivement sexy. L’arrivée de genièvre doux est savoureuse, avec un arriere-gout de menthe, tout en puissance. Du vrai dentifrice sucré en bouteille, un peu trop directe mais ne tombera pas dans l’oubli.

Svedka Vodka

40% alc./vol.
Suède.

RV 81%
Même servie tiède, le nez demeure très clair, et le grain froid et austère amène peu. En bouche, la poussière de ciment est sèche, et le genièvre, pour une rare fois, élégant. La finale est très propre, et cette vodka doit être particulièrement appréciée dans les drinks. Toutefois, je préfère mes vodkas plus goûteuses.

Stolichnaya Elit

40% alc./vol.
Filtré à -18 degrés celcius pour enlever toute impureté.

RV 86%
De la grande qualité indéniable, mais à réserver pour les amateurs de vodka ultra clean. Vraiment douce, on y découvre pas vraiment le grain à la base du spiritueux. Afin de mieux la gouter, n’hésitez pas à la prendre en grosses gorgées pour mieux savourer la légère arrivée de poivre blanc. Propre, encore plus en seconde gorgée, le doux poivre se mêle aux pommes avec élégance. Puisqu’une vodka, par définition, ne devrait rien goûter, ses médailles sont bien méritées, mais dans mon cas, c’est un peu trop parfait comme liquide.

Stolichnaya Vodka

40% alc./vol.
Столичная, Russie, 1901. À base de grain de blé et de seigle.

RV 80%
Effluves de cassonade et traces de vanille. S’installe doucement en bouche mais ne bouge pas beaucoup, et se termine sur une finale particulièrement longue avec de douces épices, hélas sans grands soubresauts. Une soirée tranquille au creux du divan devant une comédie: pas désagréable de temps à autre mais il y a beaucoup mieux à faire de son temps et de ses yeux. Ou de ses papilles.

Snow Leopard

40% alc./vol.
Pologne. Vodka de grain (épeautre) distillée 4 fois en petites batches. 15% des revenus de sa vente vont à des fonds pour la préservation de la faune sauvage.

RV 86%
Très fruitée, à se demander si c’est légal de l’être autant sans devoir indiquer la notion Aromatisée. Au nez, baies rouges et bleuets pas mûrs. L’arrivée en bouche débute tranquillement sur le même ton de fruit, mais un peu moins consistant qu’à l’odorat. En début de finale, les bleuets deviennent très sucrés, et s’étendent sur une assez bonne longueur. Surprenante et suave, vraiment agréable pour quelqu’un qui n’aime pas les vodkas où le genièvre est un peu trop fort. Monocorde mais en harmonie, elle doit aussi être appropriée pour les cocktails malgré son goût prononcé.

Still Waters Single Malt Vodka

40% alc./vol.
Concord, Ontario, 2009. Une des seules single malt vodka, distillée 3 fois et faite à partir d’orge canadien. Batch 1205, embouteillée en 2012.

RV 89%
Sève, orge et citrouille, avec une odeur prononcée de new make whisky (whisky directement sorti de l’alambic) non tourbé. La même chose peut se retrouver au goût, alors que la sève se veut un peu plus douce qu’au nez, et la citrouille davantage en confiture que crue. La finale est un peu plus typique mais toute aussi délicieuse. Une très belle vodka comme je les aime, très typée sans paraître forcée, et par sa ressemblance avec les whiskies single malt, un médium entre les deux liquides que je ne peux qu’apprécier. Pour un premier essai, c’est très réussi et sans contredit, le travail qui reste à faire n’en est pas un de correction mais de perfectionnement.

Patrick 90%
Nez: Orge et sève de bouleau, avec une touche de courges et de miel.  Bouche : On dirait plus un new make de whisky qu’une simple vodka!  Orge mielleux et fruits tropicaux, le tout offrant une très agréable sensation en bouche.  On remarque surtout ce qui n’y est pas : la désagréable saveur d’alcool de la quasi-totalité des vodkas.  Finale : Sèche et courte, comme il se doit pour une bonne vodka.  Balance : L’une des rares vodkas que je boirais straight (surtout l’été).  Simplement excellent, le genre de produit pour réconcilier l’amateur de spiritueux bruns avec le genre.

Smirnoff Raspberry

40% alc./vol.

RV 75%
En partant, difficile de faire pire que l’originale. L’arrivée est tout en framboise, comme la bouche et l’aftertaste. Se boit bien, comme la vodka-jus-d’orange de party de CÉGEP…. mais comme drink de petite soirée tranquille où l’on peut s’entendre penser, beaucoup trop aromatisée, qui donne l’impression qu’on pourrait faire la même chose (ou mieux) avec un blender, des framboises, de la Smirnoff originale et un filtre à café.

Smirnoff 4D 13F

40% alc./vol.
4 fois distillée et 13 fois filtrée, avec un pourcentage d’alcool plus élevé.

RV 77%
Nez trop tranquille avec la même cerise que l’originale, mais beaucoup plus éthérée. Arrivée en bouche presque nulle, et le genièvre est parti se cacher pour être remplacé par une fumée presque transparente. Malheureusement, une fois dissipée, en finale on retrouve ce genièvre sortant de la fumée, mais toutefois un peu plus calme. Merci à Frigidaire et Brita pour leur belle tentative partiellement réussie d’élever l’une des moins bonne vodka à un niveau acceptable.

Smirnoff Red Vodka

37.5% alc./vol.
Russie, 1860. Distillée trois fois, et étrangement à seulement 37.5%.

RV 69%
Est-ce que c’est de l’eau? Au nez, à part un léger cerise, on ne peut déterminer. En bouche, un vague croissante à rythme régulier trop prévisible nous amène vers une finale épicée, où le genièvre beaucoup trop fort s’empare des papilles, de manière fort peu élégante. Très voire trop ordinaire. À garder pour ses mix, sans aucun plus.

Skyy Vodka

40% alc./vol.
San Francisco, USA, 1992. À base de grain.

RV 78%
Olives et poivre, mais si éloignés qu’ils nous semblent isolés sur une île inatteignable. L’olive se poursuit au palais pour laisser place à l’amidon et les épices. La finale est par contre trop courte. Pas le genre de vodka qui aurait convaincu les frères Anglin de tenter de s’échapper de l’île maudite d’Alcatraz.

Sïku Glacier Ice

40% alc./vol.
Hollande. À base de grain et d’eau du glacier de 60000 ans Qualerallit Sermia, du Groeland.

RV 83%
Léger 7UP, vanille et menthe fraîche, qui du nez sur poursuit sur le palais jusqu’en finale. Variations plutôt subtiles donc facile d’approche, douce en bouche avec un petit saut maitrisé en finale qui davantage ravit que perturbe. Une belle vodka en douceur pour apprivoiser les demoiselles plus craintives de faire face à un alcool agressif et antisocial, mais qui comme dans le cas de Sïku, en tête en tête reposé est plein d’attentions.

M.A. Signature Vodka

40% alc./vol.
Montréal, Canada. Vodka à base de grains canadiens avec infusion de cucurma longa qui permettrait d’éviter la gueule de bois du lendemain.

RV 85%
Une vodka encore plus clean que sa bouteille (superbe), et que je ne classerais pas dans les vodkas aromatisées, car l’herbe est très subtile, certainement plus que le goût de genièvre de certaines mauvaises vodkas. Au nez, sent la vodka normale quoiqu’on y trouve un fin soupçon d’herbes qui deviennent sucrées (presque bonbon) en respirant. Arrivée ultra clean, l’alcool prend du temps pour sortir de la texture moelleuse mais elle finit néanmoins à s’installer doucement. Elle descend ensuite très bien, toujours de manière ultra clean, et la chaleur y est. Une vodka surprenante qui avec la Pur Vodka, est un signe encourageant que le Québec est capable de beaucoup mieux que l’infecte Kamouraska.

Shelter Point Stillmaster Vodka

40% alc./vol.
Canada. Vodka canadienne faite à base de single malt.

RV 87.5%
D’emblée, de la sélection du grain jusqu’au nom de la vodka, la comparaison avec l’ontarienne Stillwater single malt vodka est inévitable. Tout d’abord au nez, le grain est évident, mais se révèle un peu moins sucré que la Stillwater, avec un peu de vinaigre me faisant penser à certains corn whiskey. Du vinaigre on tombe dans le beurre en bouche, avec le malt qui pousse une chaleur surprenante, comme si cette vodka était à 50% d’alcool. La finale est pas mal plus intéressante, avec un beau mélange de grain légèrement poussiéreux, de citron et de sucre, le tout dans une bonne longueur. Quelques années plus tôt j’aurais crié au génie (comme je l’ai fait avec Stillwater) mais cette Stillmaster est suffisamment différente pour qu’on ne la qualifie pas de copie, et qu’on lui donne une note loin d’être honteuse, quoiqu’un peu inférieure.

Schenley Silver Wedding

40% alc./vol.
Schenley Distilleries, Canada.

RV 76%
Très lointain bonbon peppermint, beaucoup trop claire et discrète. Assez clean, mais bien épicée avec finale transparente. Pas le genre qu’on déguste fièrement mais tout de même buvable.

Russian Prince

40% alc./vol.
Bacardi, Canada. Distillée trois fois.

RV 75%
Sucrée et subtile au nez, pour la vodka la moins dispendieuse au Québec, qui par dessus le marché vient dans une bouteille de plastique, elle promet olfactivement d’être pas si pire. L’arrivée en bouche commence par un feuillu sucré de trèfle tirant faiblement du côté du genièvre aigre, et en finale tout se gâche, avec une transition vers la menthe, malheureusement suivie d’une attaque rapide d’alcool, et d’un aftertaste qui ne laisse que le bout de la langue perplexe qu’une aussi belle lancée se termine de manière aussi lamentable. C’est le genre de bouteille qu’on aimerait pouvoir affubler de l’épithète de grande incomprise exquise, mais qui ne livre pas. Toute une agace.

Reyka Iceland Vodka

40% alc./vol.
Islande. Filtrée dans la roche de lave.

RV 84.5%
Doit respirer assez longtemps avant de produire des effluves notables de feuilles, de groseilles et de cerises de terre un peu timide par rapport à l’omniprésence de la pierre de cap (tuf) et la craie. Très discrète arrivée en bouche avec la pierre qui se poursuit, mais beau crescendo de sucre et d’épices en finale, subtile et très clean. Les roches volcanique de la filtration savent très bien contrôler les rênes des saveurs qui se font présentes sans toutefois être overpowering. Le chemin de la subtilité peut parfois donner de meilleurs résultats que celui de l’audace. Peut-être un peu trop calcaire à mon goût, mais bien découpée en phases précises, parfaite pour évaluer les subtilités de développement de cette alcool.

Rain Vodka

40% alc./vol.
Frankfurt, Kentucky, USA. Composée de blé blanc 100% organique et distillée par la Buffalo Trace, fabricant du réputé George T. Stagg Straight Kentucky Bourbon.

RV 84.5%
Feuillue, à mi-chemin entre la menthe et les feuilles de cactus; très verte avec un poivre discret, comme sa petite pointe d’amidon. En bouche, la menthe cette fois très douce et sucrée se poursuit mais n’évolue pas beaucoup, par contre en finale ce sont les épices et la pierre qui se réveillent assez bruyamment pour prendre le palais. L’aftertaste de retour sur l’amidon est léger, presque trop, mais je préfère davantage une telle vodka qui ne laisse qu’un souvenir éthéré à celle qui peut laisser un désastre de genièvre ou de plastique persistant. Comme vodka d’introduction, cette ondée tranquillement parfumée de fin d’été réveille juste assez les sens pour continuer les expériences et découvertes.

Polar Ice Vodka

40% alc./vol.
Toronto, Canada. Distillée 4 fois, au nom assez commun: Polar Bear existe aussi en Russie et en Australie, mais il ne s’agit du même producteur.

RV 75%
Assez uniforme au nez avec une impression de canne de noël. Totalement absente en bouche, mais un aftertaste presqu’appréciable de seigle plastifié. Avec un manque assez évident de personnalité, sans être mauvaise, quand un des points forts est d’être l’un des moins chère…on passe vite à autre chose.

Pur Vodka Ultra Premium

40% alc./vol.
Rougemont, Québec. Fabriqué entièrement au Québec. À noter que son nom n’est que Pure coïncidence avec le nom du site (qui existait avant la vodka).

RV 82.5%
Pelure de pomme avec un peu de genièvre, assez contrôlée avec un petit arrière-nez de miel. Les pommes glissent sur la langue mais se transforment en propane et en tôle. La finale est de son côté un peu plus dosée et conventionnelle. Une vodka locale bizarre, qu’il convient d’acheter pour tous les mix d’été, qui est correcte bue straight (donc qui mérite bien entendue d’être appelée Premium) mais tant qu’à moi, il y a encore place à amélioration pour s’éloigner de la finale un peu trop métallique.

Myer Farm Vodka

40% alc./vol.
Ovid, Finger Lakes Region, New York. Fabriqué à partir de blé doux d’hiver cultivé sur la ferme même.

RV 79%
Nichée dans un coin perdu des Finger Lakes, le doigt est peu subtilement levé, mais pas bien haut. Dès le nez je crains que l’expérience soit sèche, autant pas le sucre en grain très prononcé que la vanille acerbe. Toute aussi brutale en bouche, elle se révèle suffisamment longue cuivrée… et malheureusement avec un léger goût de genièvre.

Moskovskaya Osobaya Vodka

40% alc./vol.
Московская особая водкаInde, Russie, 1894.

RV 81%
Doux parfum suave, lustré et sucré. Arrivée épicée en bouche mais n’est pas supportée par un scénario très varié, même si la finale le se révèle pleine d’épices, sans le sucre promis au nez. Pas du tout désagréable, vaut mieux que les mix mais pas de là à être avidement recherchée, un film avec un trailer du tonnerre qui déçoit. Mais quel nez!

Luksusowa Vodka

40% alc./vol.
Pologne, 1928. À base de patates.

RV 85%
Au nez: sucrée et végétale. Tenace en bouche, avec finale épicée, amidonnée et légèrement fumée. Un bon standard typé, parfait comme départ sans faire crisser ses pneus dans l’aventure de la découverte des vodkas. Une autre belle polonaise sans contredit.

Lucky Bastard Vodka

40% alc./vol.
Saskatchewan, Canada.

RV 83%
L’honnêteté au-delà de la flamboyance. Dentifrice à la menthe qui pique le nez (un peu comme la Newfoundland’s Iceberg) dans un arrière-fond de grain de blé. Plus lourd sur les papille qu’une vodka sans nom, la finale croquante retourne à la menthe. Pas la plus longue ou la plus originale sur le marché mais franc, avec un haut coefficient de mixabilité.

Lockhouse Vodka

40% alc./vol.
Buffalo, USA. Faite à partir de vins de la région de Niagara.

RV 88%
Une vodka plein de nez qui mérite un Glencairn pour sentir la petite pointe de Cabernet Sauvignon (à la base du spiritueux) par-dessus l’odeur plus habituelle du grain. Belle arrivée sèche et pointée de vanille, avant une finale un peu courte, mais dont la douceur du raisin s’exprime avec agilité. À l’image de la vodka de Stillwaters, pour une distillerie qui moût son grain avec une perceuse (« drill ») modifié, c’est étonnant mais à ne pas manquer.

46 Peaks Vodka

40% alc./vol.
Lake Placid Spirits, New York, USA. Faite à partir de patates et de l’eau du Lake Placid.

RV 83%
Une montée difficile mais un bon potentiel de mixabilité. Doux parfum de menthe lointaine et de fécule de maïs lointain, on est loin de l’air des montagnes et des patates des Adirondacks. Sec en bouche, la menthe est très forte avec un peu de feuille à l’automne. Plus douce en finale, la menthe est assez gentile, c’est assez, voire trop tranquille.

Vodka de Kuyper

40% alc./vol.
Montréal, Canada.

RV 66%
Bonbon peppermint et crème de menthe au nez, on croirait presque qu’ils ne lavent pas leurs équipements entre leurs batches. Absente en bouche, si ce n’est que léger relent de crème de menthe. Au goût ça s’empire, avec pointe de genièvre et toujours la crème de menthe. Ne peut déplaire à personne quand on manque de personnalité et l’on ne fait rien. La Benriach 16YO des vodka. Don’t call us we’ll call you. Next please.

Kissui Vodka

40% alc./vol.
Riz, Kyôtô, Japon.

RV 88%
Peu originalement, la référence au nez est facile à faire avec un riz au jasmin doucement parfumé. Dès la première effluve on sait qu’on est loin d’une smirnoff cheap avec plusieurs odeurs bien balancées. Lent développement d’épices en bouche en épices exotiques mais belle finale sucrée, style rhubarbe trempée dans le pot de sucre. Très agréable et surprenante, on dirait presqu’elle aurait été assaisonnée. Une belle pièce de théâtre un peu plus zen que les kabukis qu’elle arbore.

Ketel One

40% alc./vol.
Schiedam, Hollande, 1671.

RV 82.5%
Grain (orge) légèrement fumée, très clean. Le grain se poursuit en bouche, sans grand changement jusqu’en finale, mis à part une augmentation de la fumée et du grain brûlé, malgré qu’à la déglutition un rapide éclair d’alcool se fasse sentir avant de mourir tranquillement sur le grain omniprésent. Difficile de comprendre la grande réputation de cette dernière, car même si elle est très bien balancée et possède un aftertaste tout en douceur, elle ne cause pas beaucoup de surprise. Un peu trop conservatrice, mais quand on cherche une valeur sûre qui peut nous satisfaire sans nous challenger, c’est un très bon choix.

Kapintaska Captain’s Polish Vodka

40% alc./vol.
Lublin, Pologne. 4 fois distillée à partir de grain, du pays où (selon son étiquette) la vodka est née.

RV 87.5%
Odeur d’herbes et de lys poussant en milieu humide et trace de cassonade assez intrigante. Arrivée en bouche tout en sucre, qui change vers la sauce à la menthe, mais qui en finale se retransforme en sucre. Début d’aftertaste assez ordinaire de bleuets pas mûrs, mais après une minute c’est la cassonade qui revient et qui meure très tranquillement. Une très belle vodka à plusieurs phases, très intéressante, qui sous son nez légèrement austère cache une petite coquine à laquelle on se prête volontairement à ses jeux.

Kamouraska Vodka

40% alc./vol.
Montréal, Canada.

RV 59%
Ça part mal: lointaine menthe, mais déjà un traître relent de gin monte au nez. Très feuillue en bouche mais assez égale; si seulement c’était rester ainsi. Malheureusement, un amer pissenlit brulé et la cerise moisie s’empare de la finale, et relâche malheureusement pas assez tôt, pour être seulement agrémenté d’un petit goût de feuilles ayant passées l’hiver sous la neige. Avec une bouteille affichant un total de 7 mots différents, je m’attendais pas à grand-chose, au maximum une base pour des drinks; j’ai maintenant peur que ça puisse les gâcher. Mis à part pour dégivrer les serrures et pour montrer ce qu’est une mauvaise vodka, je ne peux trouver autre utilité. là où il y a du jonc sur le bord de l’eau en algonquin? Quant à moi, j’aimerais savoir les mots que les algonquins utilisent pour signifier là où il y a vodka coulant en évier.

Iceberg Vodka

40% alc./vol.
Terre-Neuve, Canada. Distillée 3 fois et fait à partir de maïs et d’eau provenant d’Icebergs naturels.

RV 82.5%
Menthe très fraîche, pâte dentifrice Aquafresh: ça sent la salle d’attente du dentiste! Arrivée en bouche légèrement sucrée, mais la menthe reprend le dessus. Par contre, c’est le genièvre en début de finale, heureusement sauvé par les épices piquant le bout du nez pendant assez longtemps en aftertaste. Une jolie blonde au pieds froids: son petit défaut caché en début de finale est pardonné par le reste de ses prouesses. Enfin une Canadienne qui ne se contente pas de la note de passage!

Hidden Marsh Distillery Bee Hot Flavored Vodka

40% alc./vol.
Vodka de grain aromatisée aux piments Habaneros et Jalapenos.

RV 82%
Pas besoin d’indiquer Flavored Vodka parce que jamais on pourrait la prendre pour une vodka straight. Piments forts concentrés, vraiment bizarre et loin de la vodka. Arrivée très (très très très) chaude, avant de retourner plus tranquillement vers la terre et le piment vert plus doux. Finale pas très longue ce qui peut être judicieux pour un liquide de la sorte, cette « vodka », à l’image du Fireball à la cannelle, est un produit de niche, mais une expérience tout à fait particulière.

Grays Peak Small Batch Vodka

40% alc./vol.
Distillée 5 fois et filtrée au charbon par la Lake Spirits Co, à Princeton, MN.

RV 78%
Sans dire « à éviter » c’est une vodka de bien piètre expérience. Très gênée, on croirait sentir de l’eau et un fond dentifrice séchée. En bouche même chose, même l’alcool est peu viril, et la finale de menthe est toujours trop gênée. Le meilleur des résumés est de la boire à température pièce, où l’on croirait avoir à faire avec une vodka gelée sans goût.

Grey Goose

40% alc./vol.
France

RV 81%
Parfumée mais très éthérée olfactivement, il faut presque y plonger le nez dedans avant de sentir la moindre des choses. Même chose et bouche, quoiqu’avec un léger pierreux, qui s’intensifie en début de finale, avant de se calmer et ne laisser pas grand souvenir. A l’image de la cuisine française, cette vodka se targue souvent d’être la plus aimée au monde, mais à mon humble avis elle est beaucoup peu trop peu aventureuse et trop aristocratique. Qui ne risque rien ne peut se contenter que de la normalité. En un mot: antiexotique, donc parfaite pour les mix, mais quand même passe bien seule.

Finlandia

40% alc./vol.
Helsinki, Finlande. À base d’orge à six rangs et d’eau glaciaire pure.

RV 82%
Feuille de fraisier et vanille déposé sur de la neige fraîche. La vanille se poursuit au goût, avec un cola bizarre. En finale, il y a quelque chose d’insaisissable, un peu à l’image du scotch Jura Superstition, avec bien sûr une vanille mais aussi un léger sucre brûlé. L’aftertaste est quant à lui un peu plus standard, mais étire tout de même la même vanille, cette fois plus fraîche. Un peu inoffensive, mais passe très bien dans les drinks, et à défaut d’avoir du vermouth pour votre martini se prendre très bien seule.

Crystal Head Vodka

40% alc./vol.
Newfoundland, Canada. Filtrée dans 500 000$ de diamants (même si on dit que ça n’aurait pas d’impact sur le goût), et publicisée par l’acteur Dan Aykroyd.

RV 77.5%
Crème de menthe assez sucrée avec arrière trace de genièvre, pas des plus invitant: avant d’y goûter on a peur d’être tombé sur un produit davantage primé pour son contenant que son contenu. Arrivée en bouche sur un mélange de dentifrice et d’épices près du gin, et la finale est presqu’entièrement conçue d’un vinaigre subtilement épicé, toutefois remplacé en aftertaste par un poivré masquant celui-ci. Une fois terminée, à remplir d’eau pour la rendre aussi utile que remplie de vodka. Une belle bouteille (mais c’est tout).

Ciroc Vodka

40% alc./vol.
France. Distillée 5 fois et fabriquée entièrement à base de raisins.

RV 80.5%
Genièvre et poudre de jus de raisin. En bouche ce sont les raisins très verts qui prennent toute la place; pas surprenant que l’association mondiale de vodka ne l’aime pas car une vodka devrait être davantage sans saveur que cette dernière. Très clean, ce n’est pas mon genre de vodka mais force est d’admettre qu’il s’agit d’un bon produit. De plus, elle me semble toute indiquée pour les martinis, il me semble qu’elle fitterait bien avec l’olive.

Chopin Vodka

40% alc./vol.
Pologne. Fabriquée à base de patates.

RV 83%
Sucrée, amidonnée, un peu de raisin et de betterave, un nez varié mais peut-être un peu bizarre. Et même poussiéreuse comme certains bourbons. L’arrivée est très léger, le poivre se faisant attendre et restant trop doux. La finale n’est pas vraiment dans ma palette avec son goût de genièvre et de betterave, mais comporte toutefois un bel équilibre.

Chase Islay Whisky Cask Vodka

46% alc./vol.
United Kingdom. Fabriquée à base de patates et vieilli en ex-fût de Laphroaig, titrant à 46%.

RV 81%
En laissant respirer longuement, dès le nez je ne m’attend plus à une vodka straight, indubitablement la fumée devrait obliger le distillateur à ajoutée le terme aromatisée à sa vodka. Plus aux allures d’une vodka de grain qu’à base de patates, le genièvre et l’arrivée sèche sont ordinaires, mais la finale de fumée et même de tourbe est intéressante. Pas très subtile et à 65$, une Blue Ice Vodka et 2 onces de Laphroaig Quarter Cask obtiendrait sensiblement le même résultat passable.

Patrick 89%
Nez: Définitivement de la vodka, mais avec une subtile pointe de fumée.  Bouche: Intéressant!  Une vodka avec du punch!  Le côté sucré de la patate semble toujours présent, mais recouvert par une belle touche de fumée de tourbe.  Finale:  C’est rendu à la finale que nous découvrons réellement l’impact du vieillissement addtionnel.  La finale est longue, fumée et tourbée.  Balance: Ceux qui s’attendent à un whisky « light » seront déçus.  Ceux qui s’attendent à une vodka vont faire un méchant saut!  L’ensemble est tout de même très bien réussi, et je vais m’en acheter une bouteille sans hésiter.  Une belle découverte, un beau cadeau original pour ceux qui pensent avoir tout goûté!

Brooklyn Republic

40% alc./vol.
Brooklyn, USA. Distillat à base de grain de la Brooklyn Spiritis LLC.

RV 82%
La Finlande à Brooklyn. Super sucrée à l’imitation de vanille, l’arrivée est calme, très calme. Peu de sucre et encore plus de vanille en bouche, cette vodka manque toutefois de volume, sonore et spatial. Finale un peu trop standard de dentifrice, pas mauvaise mais pas assez particulière.

Boru Vodka

40% alc./vol.
Irlande. Distillée 5 fois et filtrée au charbon.

RV 87%
Cerises sauvages et écorce de pin assez évidents en olfaction. Arrivée en bouche en érable fumée qui explose en début de finale, un peu courte mais avec un excellent aftertaste de sève de pruche. Note to self: à essayer comme remontant après une longue journées de 6 barils devant la bouilleuse.

Blue Ice Vodka

40% alc./vol.
Rigby, USA, 2001. À base de patates de l’Idaho.

RV 90%
Réellement typée au nez, on a vraiment l’impression de sentir des patates rouges tel que ce l’était a l’origine, bien amidonnées. Par contre, une fois en bouche, la pelure tombe et l’amidon s’expansionne pour ensuite faire la transition vers les épices attaquant quelque peu sauvagement en début de finale. Retour sur les pelures de patates en aftertaste, légèrement terreuse. Terriblement efficace, peut-être pas la plus distinguée, mais sa franchise et sa typicité lui valent d’excellent points. Mon standard pour les vodkas à base de patates.

Belvedere Orange

40% alc./vol.
Vodka avec macération d’orange.

RV 78%
Orangeade. Rien d’autre que l’orange, l’orange et l’orange au nez. Peut-être du grain? Non, juste de l’orange. Au goût, démarre de manière plus discipliné, et en bouche le grain prend toute la place, toutefois de façon moins intéressante que la Belvedere originale. La finale est sèche et ne laisse qu’un arrière-goût d’orange qui semble plus forcé (et malheureusement aigre) qu’autre chose. Un mauvais exemple de vodka aromatisée.

Belvedere Intense

50% alc./vol.
Vodka embouteillée à 50% au lieu du 40% habituel.

RV 85%
Poivre, feuilles de rosiers et cassonade, le tout dans un mélange hétéroclite mais invitant. L’arrivée est très goûteuse, avant une vague de poivre croissante et intense. La finale prend un bref virage chimique avant de retourner dans les pétales de rose. Une bonne vodka, un peu chère, mais probablement appropriée pour donner un petit kick de plus à des drinks.

Belvedere

40% alc./vol.
Rye, Żyrardów, Pologne, 1980

RV 84%
Aigre-douce au nez, avec des épices qui se battent avec un sucre brun. Commence par une belle vague sucrée, suivie par des betteraves et des feuilles de carottes, se terminant sur un sucré légèrement amidonné. Une symphonie très bien rythmée mais sans grande apothéose de mouvements; un peu trop calme a mon goût.

Alberta Pure

40% alc./vol.
Alberta, Canada. Distillée 3 fois et conçue avec des grains de la prairie canadienne et de l’eau des glaciers des rocheuses.

RV 83%
Menthe assez pure avec une pincée de sel, étrange (sans être désagréable) pour une vodka. En bouche, tout commence par la pierre, suivi d’un soupçon de poivre. L’aftertaste est doux, un peu trop tranquille, mais de très bon goût avec des feuilles et de la menthe, et de belle longueur. D’accord, probablement pas une grande vodka, à un prix dérisoire et qui vient dans une bouteille anonyme de plastique, mais pas honteuse avec une belle chaleur d’aftertaste. Une pièce bien chauffée, ne possédant le romantisme d’un feu de foyer, mais vraiment confortable.

Absolut Mandarin

40% alc./vol.
Ahus, Suède, 1879.

RV 87.5%
Panoplie d’agrumes: orange, orangeade, mandarine, pamplemousse et même un peu de citron. Heureusement, en respirant et jusqu’à dans la gorge, elle est beaucoup plus en nuances jouant entre les agrumes et le grain, et peut-être même un peu de boisée, sûrement plus près de l’originale que le Pears, et l’anis toujours bien attenué. Bel assemblage qui saurait plaire en même temps à l’amateur de vodka qu’aux demoiselles à la rechercher d’un petit drink sympathique.

Absolut Pears

40% alc./vol.
Ahus, Suède, 1879.

RV 80%
Poires bien sûr, mais pommes vertes avec un peu d’eau de rose, qui s’effacent à mesure que le liquide repose. Les pommes glissent sur la langue avec un peu plus de corps que la vodka straigth. L’anis de l’Absolut original est fortement amadoué mais on dirait que ça balance trop entre vouloir rester fidèle à l’original et prendre totalement le goût en contrôle.

Absolut Vodka

40% alc./vol.
Ahus, Suède, 1879. À base de grains de blé d’hiver.

RV 82.5%
Grain en proéminence, violette sucrée très douce et seigle lointain. Arrivée forte en alcool et légèrement poivrée mais l’anis est un peu trop fort en finale. Heureusement, en aftertaste le poivré reprend le dessus pour venir corriger le tout. Comme une Corolla qu’on donne à un adolescent: vriaiment franche, efficace, elle fait plaisir mais ce n’est pas ce modèle qui va le faire réellement capoter, à moins qu’on l’équipe de fruits ou autres.

Eight Below

40% alc./vol.
Grimsby, Ontario. Vodka assaisonnée au vin de glace.

RV 82.5%
Vraiment raisineux, le début est très clair mais le kick d’alcool est partiellement apprivoisé, malgré qu’en finale il subsiste toujours un mordant, mais plus doux que la normale. À la toute fin, il y a une poussée de genièvre, heureusement a peine perceptible. Une autre vodka d’introduction, peut-être la meilleure à ce chapitre par sa facilité d’approche, mais trop amadoué à mon goût personnel.

Milford Single Malt

43% alc./vol.
Wilson Distillery, Dunedin, New Zealand, fermée en 2000.

André 78%
Goût mentholé à la fin, mais finale trop abrupte, comme les montagnes de Nouvelle-Zélande.

RV 80%
Caramel brûlé, plastifié (pas du vinyle). Finale très courte, sauf un peu de sherry. Un peu de sucre à la longue.

Patrick 81%
Caramel brûlé, en effet. Bois brûlé. Chêne. Vinyle? Un peu de sherry et toffee. Un peu mentholé.

Michel Couvreur 12 ans Overaged

54% alc./vol.
Échantillon de la société Michel Couvreur pour le Club de scotch whisky de Québec. Vatted de 54 single malts, non filtré à froid, de 12 à 27 ans provenant de 16 distilleries différentes, embouteillé à son taux naturel de 54%.

André 88%
Puissant sherry, alcool frénétique et avide de se faire valoir. Léger caramel et crème brûlée. Une fois qu’il a respiré, le tout prends finalement place, tout comme les musiciens d’un orchestre se préparant pour un concert. Le sherry, en particulier, est d’une profonde complexité. Très plein au nez, on sent que c’est un whisky qui a beaucoup à offrir. Arrivée puissante et fruité, et l’alcool lui, s’est évaporé comme par magie. Le taux d’alcool y est, mais discret et poli, laissant la place aux arômes afin qu’ils s’installent librement en finale. Le caramélisé sort beaucoup plus après ±15 minutes après avoir respiré.

RV 86%
Fruité, dates et caramel, assez frais sans l’être trop. L’arrivée est beaucoup plus en caramel et en fruits mûrs, puis il explose en finale avec un bon aftertaste sur la langue, qui tire presque sur le cigare. Difficile à classer, à quelque part entre les bourbons, les canadiens et les single malt. Un genre de whisky qui profiterais peut-être d’un vieillissement en baril particulier style Islay cask avec plus de tourbe.

Patrick 87%
Nez assez riche, vineux, fruité et malté. Au goût, xérès et léger malt en finale. Simple et agréable. Me rappelle un Aberlour A’bunadh…

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