Hazelburn 12 ans

46% alc./vol.
Hazelburn est le dernier né de la distillerie Springbank. Sa première distillation eu lieu en 1997 et la première mise en bouteille en 2005. Il porte lui aussi le nom d’une distillerie locale disparue en 1925. Le malt est intégralement séché à l’air chaud, et la maturation se fait à 100% dans des fûts de Bourbon. La distillerie pratique une curieuse et unique double distillation et demie ; la troisième distillation est en effet effectuée à partir d’un mélange des distillats issus de la première et de la deuxième distillation. Le whisky produit n’est pas filtré à froid, ni coloré artificiellement.

André 86.5%
Toast multi-grains légèrement brulées, caramel chauffé, chocolat noir. Bouche épurée (triple distillation ?) avec une belle wave très particulière où se démarquent avec ferveur la présence du bois du fût, les notes chocolatées et un genre de raisins des Glenfarclas (particulièrement du Glenfarclas 40 ans). Finale tranquille, remontée par le taux d’alcool où les influences boisées et de chocolats au caramel s’entrelacent amoureusement.

RV 82.5%
La fille du boulanger: pas les mêmes gênes que le reste de la famille, mais des traits déjà observés dans le village des whiskies. Au nez, on s’y méprendrait presqu’avec le caramel et le bois ultra-carbonisé du Auchentoshan 3 Woods, quoiqu’avec du miel (en respirant profondément) et le raisin du Glenfarclas. Il conserve sa noirceur au goût avec du porto et du chocolat, puis le bois caramélisé qui reprend le dessus avant d’être conclu par un aftertaste de pin et cèdre, pas tout à fait étranger à Springbank. En souvenir, j’en garde néanmoins un caramel brûlé presque aigre, un peu comme si l’on avait fait un vatted de Jura, de Springbank et de Glenfarclas. Pas mauvais, tout de même différent de sa sœur Springbank, mais rien d’original.

Patrick 88%
Nez suave et riche. Arômes maltée, vineuse avec une touche boisée. Au goût, toujours les le malt et les fruits, des cerises avec un raisin vineux. La finale est d’une longueur moyenne, mais laisse une agréable sensation de chaleur en bouche. Le tout est parfaitement balancé. Sans être une superstar par sa complexité, il est facile d’approche et se mérite des points supplémentaires car en fermant les yeux, j’avais l’impression de me retrouver dans un chalet au fond du bois, assis près du feu.

0 thoughts on “Hazelburn 12 ans

  1. Pour une raison obscure, je trouve qu’il sent étrangement la tequila, voire même une margarita, avec une bonne dose de sel autour du verre. C’est très inspirant. Au goût, on retrouve encore la margarita, mais servie dans une barrique. C’est doux et très boisé, avec un soupçon de réglisse rouge. Je le comparerais à un gars de shop gentil et honnête, mais qui manque un peu de raffinement. 85%

Leave a Comment

English EN Français FR