DYC Pure Malt

40% alc./vol.
Whisky espagnol

André 75%
Un whisky pour être bu et non dégusté qui sans être désagréable n’a peut-être seulement la prétention de s’afficher Pure malt. Le nez est direct et sans trop de sophistication; beaucoup d’influences des grains de céréales et du fût, on fait dans la simplicité sans flafla, des odeurs facilement identifiables et un taux d’alcool qui ne brusque pas personne; céréales maltées, miel, vanille… voilà… La bouche est diluée et sans trop de passion, quelques notes mentholées un peu bizarre en approche, genre herbe mouillée, puis les mêmes saveurs du nez. Sensation légèrement oaky et astringente en finale de bouche qui précipite la finale… ce qui n’est pas une mauvaise affaire en soi dans le présent cas. La finale est alcoolisée, épicée et astringente. J’imagine qu’avec du Ginger Ale l’été sur la terrasse à Madrid ou Barcelone ça doit être bon, mais dans la bouche d’un Nord-Américain qui vit 8 mois par an au froid, bin, ce n’est pas bon…

Patrick 80%
Un jeune whisky trop dilué, mais sa légèreté est probablement agréable sous le climat de l’Espagne. Sinon en cocktail. Nez : Léger parfum marqué par les céréales mouillées, un peu de bois, une touche épicée et de l’alcool. Bouche : Céréales mouillées, bois brûlé, un peu d’épices. Et pas mal d’eau. Finale : Courte, marquée par l’eau et l’alcool.

Navazos Palazzi Spanish Grain Whisky

53.5% alc./vol.
Palo Cortado Single Cask, Cask strength 2014, bottle 285 of 300. Rare whisky espagnol vieilli pour une période de 4 à 6 ans, composé d’un mashbill de 100% de maïs espagnol vieilli dans des fûts Valdespino Palo Cortado.

André 78%
Traverser Monument Valley en fin de journée en écoutant Chris Cornell chanter ‘’Get yourself a car and ride it all alone’’. Rectiligne et straight forward, les grains de céréales séchés et la vanille du bois de chêne, le maïs et le caramel, la banane, les fruits à chair, les noix. Le whisky gagnera à respirer un bon quart d’heure afin de stabiliser les arômes et éliminer un peu de l’alcool agressif. La bouche est plus épicée et plus musclée, on ressent aussi que l’alcool est jeune et un peu fougueux, les saveurs n’apportent aucune surprise supplémentaire que celle humées au nez hormis les quelques fruits rouges rappellant le sherry, des notes de café au lait peut-être. Finale épicée et poivrée, les grains séchés et un soupir de sherry fruité. Une performance à la Josée Chouinard (les plus jeunes cherchez des vidéos sur YouTube), une entrée en scène respectable ou la jupette de céréale virevolte au vent avant que plus rien n’aille et que ça dérape sur le derrière. Pour l’expérience de la découverte par contre, un beau voyage à pays des alcools Espagnols.

Patrick 79%
Ça commence bien, mais ça finit en queue de poisson. Au début, un succulent dessert, mais qu’on a oublié sur le rond du poêle, et qui a cramé un peu trop. Nez: Intense caramel, vanille, bananes mais surtout crème caramel! Est-ce un whisky ou un dessert? Bouche : La crème caramel rencontre le bourbon! Un beau mélange de sucre, de caramel, de vanille, d’épices et de bois brûlé. Finale: Courte et sèche, marquée par le bois brûlé.

Nomad Outland Whisky

41.3% alc./vol.
Ce whisky né et vieilli en Ecosse – et éventuellement fini à Jerez en Espagne. Ce double processus de vieillissement unique en enfreint les règles de la SWA pour la définition d’un « scotch » : il s’agit donc d’un « whisky » aux termes de la loi européenne, et non un « scotch ». Le spiritueux est fabriqué à partir de 30 whiskys de malt et de grain du Speyside, âgés entre 5 et 8 ans. Le whisky est ensuite envoyé à Jerez, où il subit une finition pour un minimum de 12 mois en fûts de Pedro Ximénez, dans la cave de Nomad des caves González Byass.

André 84%
Le sherry du nez a la même exubérance que Richard Patterson dans ses ateliers de whisky. Fruits séchés, grains de popcorn salé nappés de chocolat et de caramel fondu vendu au Burk Barn, une touche de sherry sec et astringent, abricots séchés, dattes, oranges, vanille. La texture en bouche est unique, goulue, presque collante de sucre. La bouche développera les mêmes éléments du nez. C’est très compact et compressé, presque brut et sans subtilité comme présentation. Je suis tourmenté entre la sensation de se dire ‘’maudit que ça se boit bien’’ et ‘’maudit que c’est pas subtil’’… Donc, très porté sur les fruits séchés, les dattes, les prunes, caramel salé et sécheresse du sherry. Mais l’ensemble général est très collant et sirupeux comme texture. La finale est très douce, fruitée et longue avec une rétro-olfaction épicée et sèche. J’ai rarement été si ambivalent pour donner une note. Ce whisky est définitivement unique. La touche de sherry typique de Patterson est sans ambiguïté, mais le manque de subtilité général est un peu agaçant. Par contre, l’envie de se taper ce whisky verre après verre est forte tellement ça se déguste facilement. Pour les amateurs de whisky à la dent sucrée, ce whisky dessert est pour vous!

Patrick 83%
La publicité ne ment pas, ce whisky est extrêmement intense en terme de xérès. Par contre, il semble que le whisky soit un peu trop jeune pour être vraiment très bon. Nez : Sucre et cassonade, avec des raisins secs, des fruits mûrs et un peu de chêne brûlé et une belle touche de vanille. Bouche : Toujours les raisins secs et les fruits mûrs avec une bonne dose de vanille et un peu de cassonade chaleureuse. Finale : D’une belle longueur et chaleureuse.

W. Premiers Special Reserve

40% alc./vol.
Whisky Espagnol

André 76%
Un mélange d’alcool aromatisé au chocolat au lait, au miel et au caramel. On ne fait pas dans la complexité ici… En bouche, on a dilué l’alcool et la texture est disparate et vraiment diluée. On ressent qu’on a encore affaire à un alcool quelconque mais la texture est fluide comme de l’eau, goûte l’eau assaisonnée et se bois aussi comme de l’eau. Caramel, miel, chocolat, noix. Finale légèrement fruitée, noyée dans le caramel… et de courte longueur et c’est bien ainsi. Un low shelf whisky, qui mérite de demeurer sur les low shelf.

Patrick 81%
Une belle surprise de la part d’un whisky « low shelf » local.  Agréable si on a le goût de ne pas se casser la tête, genre quand on est vacances sur le bord d’une plage espagnole!  Nez : Parfum de whisky artificiel.  Caramel et quelques notes de céréales mélangées.  Bouche : Vrament en mieux en bouche que ce que le nez laissait présager.   Orge, épices, chêne, un peu de vanille et quelques fruits pour compléter le tout.  L’ensemble n’a pas grand relief, mais demeure intéressant.  Finale : D’une longueur moyenne, sucrée et marquée par les céréales.

Martin 74%
Malt ambré très général. Nez: Vague d’alcool devant un souffle de café latte et de chocolat blanc. Quand même bien. Un peu de vanille et de caramel, rien pour chier par terre. Bouche: Texture très insipide et unidimensionnelle. Noix, vanille et caramel. Choco-noisette. Me rappelle curieurement les genres d’imitations marbrées de Nutella européennes. Finale: Assez courte, peu d’épices, peu de céréales, beaucoup trop de sucre. Équilibre: Je ne sais pas trop comment ils en sont arrivés à ce résultat insolite, mais on dirait presque que ce n’est pas vraiment un whisky, un peu comme le After Dark indien.

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